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	<title>Piret-Magazine &#8211; Accueil</title>
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	<description>Un site de la famille Piret-Meurs</description>
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		<title>Crayon généalogique NEUKERMANS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2020 20:53:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Famille Tamigneaux]]></category>
		<category><![CDATA[Piret-Magazine n°112]]></category>
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					<description><![CDATA[Article relatif aux ancêtres de Marie Colette HARGOT, épouse de Remi Joseph TAMIGNEAUX. Ils sont les parents de Ferdinand Tamigneaux, notre ancêtre. Dans la généalogie Tamigneaux / Hargot / Breda Le patronyme Le nom de Neukermans provient du mot « neuker », variante de « noker », le noyer, en flamand. Il est un<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2020/05/01/crayon-genealogique-neukermans/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right"><strong>Article relatif aux ancêtres de Marie Colette HARGOT, épouse de Remi Joseph TAMIGNEAUX. Ils sont les parents de Ferdinand Tamigneaux, notre ancêtre.</strong></p>



<p><em>Dans la généalogie Tamigneaux / Hargot / Breda</em></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Le patronyme</strong></p>



<p>Le nom de Neukermans provient du mot « neuker », variante de « noker », le noyer, en flamand. Il est un peu l’équivalent de Dugailler ou Gailly en wallon.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>I – Jacques NEUKERMANS</strong></p>



<p>Il est décédé à Petit-Enghien le 12 décembre 1692. Il avait épousé Pétronille DEVOS (ou de Vos), décédée après 1716. Dont, baptisés à Petit-Enghien&nbsp;:</p>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li>Jean, le 22 juillet 1667 (ss Jean de Vos et Adrienne Lotmans&nbsp;?)</li><li><strong>Jean François</strong>, le 25 février 1675 (ss Jean De Saeger et Jeanne Ernault), <strong>notre ancêtre, qui suit en II</strong></li><li>Adrienne, le 24 février 1679 (ss Pierre de Vos et Jeanne Hermans au nom de Adrienne Lotmans)</li><li>Pierre, le 28 janvier 1682 (ss Pierre de Vos et Catherine Neukermans)</li></ol>



<p>Et peut-être aussi&nbsp;(voir les parrains et marraines, ainsi que les écarts entre les naissances) :</p>



<ol class="wp-block-list" type="1" start="5"><li>Adrienne, le 26 décembre 1671 (en fait, l’acte dit « fille de Jacques Neukermans et Adrienne Devos, au lieu de Pétronille Devos, ce qui semble à une erreur) ; dans ce cas, elle serait décédée avant 1679, date de naissance d’une autre Adrienne.</li><li>Jacques Neukermans, né vers 1685, décédé à Petit Enghien le 1<sup>er</sup> mars 1742, âgé de 57 ans et quelques mois. Il épouse (en présence de Philippe Spinet et Elisabeth Ost) Catherine Hermans à Petit Enghien le 2 juillet 1713. Catherine est décédée à Petit-Enghien le 25 mai 1725. dont, baptisés à Petit Enghien :</li></ol>


<p style="padding-left: 80px;"><span>6.1. Adrien, le 23 novembre 1714 (ss Antoine Ven opdenboch et Pétronille Devos) </span><br /><span>6.2. Pétronille, le 26 août 1716 (ss Jean Neukermans et Pétronille Devos)</span><br /><span>6.3. Elisabeth, le 12 octobre 1720 (ss <strong>Jean-François Neukermans</strong> et Elisabeth Devos)</span><br /><span>6.4. Marie Josèphe, le 23 mars 1724 (ss Rumoldus de Goy, ou plutôt de Soey, et Marie Neukermans)</span></p>


<ol class="wp-block-list" type="1" start="7"><li>Jean-Baptiste. Décédé à Petit-Enghien le 23 février 1754, âgé d’environ 55 ans (donc, né vers 1699). Il épouse (en secondes noces) le 15 mai 1719 (en présence de Charles de Preter et Martin Panqain) Catherine Vander Linden. Dont, baptisé à Petit-Enghien&nbsp;:<ol><li>Jacques, le 20 juin 1720 (ss Jacques Neukermans et Suzanne de Brauwers)</li></ol></li></ol>


<p style="padding-left: 80px;"><strong>Généalogie DEVOS</strong></p>
<p style="padding-left: 80px;"><span> </span><span>1° Pierre Devos épouse à Petit Enghien le 26 avril 1713 Marie Breda (Témoins Charles de preter et Jacques Neukermans)</span></p>
<p style="padding-left: 80px;"><span>2° Elisabeth Devos, décédée à Petit Enghien le 25 juin 1768, veuve de Martin de Corte, âgée d’environ 80 ans (née vers 1688). Le mariage aurait eu lieu en 1709 (vérifier l’acte). Elle est marraine d’un des enfants de Jacques, avec notre ancêtre Jean-François Neukermans ; et on trouve Martin de Corte comme  parrain d’un des enfants de Jean-François. </span></p>


<p class="has-medium-font-size"><strong>II – Jean François NEUKERMANS</strong></p>



<p>Fils de Jacques Neukermans et Pétronille Devos, né à Petit-Enghien le 25 février 1675, y décédé le 30 mai 1734. Il épouse à Petit Enghien le 31 octobre 1701 Jeanne Marie LOISON (1), décédée à Petit Enghien le 16 juin 1745 (2). Dont, baptisés à Petit Enghien :</p>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li>Pétronille, le 2 janvier 1705 (ss Jacques Neukermans et Pétronille Devos)</li><li>Marie, le 10 août 1708 (ss Philippe Fauconnier et Marie Eijlenbosch)</li><li>Jacques, le 20 août 1711 (ss Jean François et Marie Jeanne Loisson)</li><li><strong>Marie Catherine</strong>, le 2 avril 1717 (ss Jean François Neukermans et Marie Catherine Boulle), <strong>notre ancêtre, qui suit en III</strong></li><li>Martin Joseph, le 15 février 1720 (ss Martin De Corte et Catherine Hermans)</li></ol>



<p>Notes :</p>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li>Les variantes du nom LOISON&nbsp;sont nombreuses : Loison, acte de mariage, 1701 ; Loisson, acte de baptême de Jacques, 1711 ; Louzon, baptême de Pétronille, 1705 ; Losson, baptême de Martin, 1720 et acte de décès de Jean-François, 1734 ; Lozan, sur son acte de décès, 1745, et sur l’acte de baptême de son petit fils Joseph Breda, fils de Guillaume Breda et Marie Catherine Neukermans, 1741.</li><li>L’acte de décès de Marie Jeanne dit qu’elle est «&nbsp;native de Bassily&nbsp;». Mais on ne trouve pas de Loison, Losson, Lozan ou Losan dans les registres de Bassily. On ne trouve que Lohan et Lison, et pas de Marie Jeanne. Par contre, je trouve le mariage d’un certain Antoine Loyson avec Cécile Antoine le 11 février 1701 à Oisquercq. Idem, je trouve un Antoine Loison qui paie un obit à Tubize de 1726 à 1742 (Annales d’Enghien, tome 1, 1999-2000, page 80).</li></ol>



<p class="has-medium-font-size"><strong>III – Marie-Catherine NEUKERMANS</strong></p>



<p>Fille de Jean-François NEUKERMANS et Jeanne-Marie LOYSON, épouse de Guillaume BREDA. Voir <a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/2020/05/01/crayon-genealogique-breda/" target="_blank">crayon généalogique Breda</a> (généalogie Tamigneaux / Hargot).</p>
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		<title>Crayon généalogique VERBAYS / VERBEYST</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2020 20:41:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Famille Tamigneaux]]></category>
		<category><![CDATA[Piret-Magazine n°112]]></category>
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					<description><![CDATA[Article relatif aux ancêtres de Marie Colette HARGOT, épouse de Remi Joseph TAMIGNEAUX. Ils sont les parents de Ferdinand Tamigneaux, notre ancêtre. Dans la généalogie Tamigneaux / Hargot / Breda Le patronyme On trouve une grande variété de graphies pour ce patronyme d’origine flamande, adapté à la Wallonie : VERBIJS,<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2020/05/01/crayon-genealogique-verbays-verbeyst/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right"><strong>Article relatif aux ancêtres de Marie Colette HARGOT, épouse de Remi Joseph TAMIGNEAUX. Ils sont les parents de Ferdinand Tamigneaux, notre ancêtre.</strong></p>



<p><em>Dans la généalogie Tamigneaux / Hargot / Breda</em></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Le patronyme</strong></p>



<p>On trouve une grande variété de graphies pour ce patronyme d’origine flamande, adapté à la Wallonie : VERBIJS, VERBEYST, VERBAIS, VERBAY, VERBAYST, VERBAEYS, etc. A Nivelles, le nom devient généralement VERBAIS.</p>



<p>Le <em>Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane</em> de Jules Herbillon et Jean Germain&nbsp; (édition du Crédit Communal, 1996) explique ce nom comme une forme contractée de «&nbsp;Van Robaeys&nbsp;», littéralement «&nbsp;de Roubaix&nbsp;», en néerlandais «&nbsp;Robaais&nbsp;». Donc : originaire de Roubaix.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>I – Robert VERBEYST / VERBAIS</strong></p>



<p>Décédé à Tubize le 27 septembre 1772&nbsp;. Il épouse à Bruxelles (en fait : Tubize) (témoins Nicolas Verbeyst et Gilles Maerseins&nbsp;?) le 9 janvier 1726, Jeanne PIGEOLET, fille de Josse Pigeolet et Marie Barbe HERMAN, née à Tubize le 18 avril 1701, y décédée le 20 janvier 1776. Dont, baptisés à Tubize&nbsp;:</p>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li>Nicolas, le 3 octobre 1726 (ss Nicolas Verbyst et Marie Barbe Herman). Il épouse à Tubize le 3 février 1761 Marie anne Cloquet.</li><li>Anne-Marie, le 13 janvier 1728.</li><li>Ferdinand, le 16 septembre 1729, baptisé sous condition à cause du danger de mort (ss André Joseph de Brou et Marie Béatrice Pigeolet).</li><li>Anne-Marie, le 12 mars 1731 (ss Michel Hoseph Hannicq et Marie Van Humbeek).</li><li>Jacques Joseph, le 6 janvier 1733 (Jacques Joseph Hannicq et Catherine Joseph Ferrier).</li><li>Catherine Joseph, le 23 janvier 1735</li><li>Jean-Baptiste, le 27 novembre 1736 (ss Jean Verbeÿst et Jeanne Marie Verbeÿst)</li><li>Pierre Joseph, le 28 décembre 1738 (ss Pierre Huet et Barbe Isabelle Debrou).</li><li>Jean Robert, le 31 décembre 1740, baptisé sous condition à cause du danger par Marie joseph Decarpentrie (ss Jean Baptiste Hannicq et Marie Bénédicte Huet).</li><li><strong>Barbe Isabelle, le 7 juin 1743, </strong>(ss Nicolas Verbeyst et Barbe Isabelle Debrou), <strong>décédée à Nivelles le 9 juillet 1818, épouse de Martin BREDA, notre ancêtre. Voir <a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/2020/05/01/crayon-genealogique-breda/" target="_blank">crayon généalogique Breda</a> (généalogie Tamigneaux / <strong>Hargot</strong></strong>).</li><li>Pierre Joseph Honoré, le 30 juin 1746 (ss Pierre Joseph Deman et Pétronille Heymans).</li></ol>
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		<title>Crayon généalogique BREDA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2020 20:40:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Famille Tamigneaux]]></category>
		<category><![CDATA[Piret-Magazine n°112]]></category>
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					<description><![CDATA[Article relatif aux anc&#234;tres de Marie Colette HARGOT, &#233;pouse de Remi Joseph TAMIGNEAUX.&#160;Ils sont les parents de Ferdinand Tamigneaux, notre anc&#234;tre. Dans la g&#233;n&#233;alogie Tamigneaux / Hargot / Breda Le patronyme Selon le &#171;&#160;Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane&#160;&#187;, de Jules HERBILLON et Jean GERMAIN, &#233;ditions du Cr&#233;dit<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2020/05/01/crayon-genealogique-breda/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right" style="text-align: right;"><strong>Article relatif aux anc&ecirc;tres de Marie Colette HARGOT, &eacute;pouse de Remi Joseph TAMIGNEAUX.&nbsp;</strong><strong>Ils sont les parents de Ferdinand Tamigneaux, notre anc&ecirc;tre.</strong></p>
<p><em>Dans la g&eacute;n&eacute;alogie Tamigneaux / Hargot / Breda</em></p>
<h2><strong>Le patronyme</strong></h2>
<p>Selon le &laquo;&nbsp;Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane&nbsp;&raquo;, de Jules HERBILLON et Jean GERMAIN, &eacute;ditions du Cr&eacute;dit Communal, 1996, le patronyme BREDA (avec des variantes) est pr&eacute;sent dans toute la Wallonie d&egrave;s les ann&eacute;es 1300, de Stavelot &agrave; Mons en passant par Li&egrave;ge. Il est peut-&ecirc;tre issu d&rsquo;un surnom de l&rsquo;ancien li&eacute;geois <em>bredair</em>, signifiant un &lsquo;long couteau&rsquo;. Mais &agrave; Mons, Bredas (1365) est utilis&eacute; comme pr&eacute;nom. Il peut aussi repr&eacute;senter un nom d&rsquo;origine, Breda, ville du sud des Pays-Bas, ou bien une d&eacute;pendance de Dottignies : cf. Godefroi de Breda en 1246.</p>
<p>On trouve de multiples graphies : BREDAE, BREDAL, BREDAEL, BREDART, BREDAT.</p>
<h2><span style="color: #ff9900;"><strong>I &ndash; Nicolas Breda</strong></span></h2>
<p>Il &eacute;pouse&nbsp;:</p>
<p>1&deg;, (1) Anne TILLIEU, d&eacute;c&eacute;d&eacute;e avant 1663, dont&nbsp;:</p>
<ol type="1">
<li>Christophe, baptis&eacute; &agrave; Marcq le 5 avril 1661 (ss Christophe Breda et Marguerite Tillieu), d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Hoves le 2 septembre 1716. Il &eacute;pouse &agrave; Hoves le 26 f&eacute;vrier 1696 Jeanne Marie NACHTERGAEL, dont, au moins, baptis&eacute;s &agrave; Hoves :</li>
</ol>
<p style="padding-left: 80px;">1.1. Adrien, le 8 mai 1697 (ss Marie Breda de Marcq)<br /> 1.2. Barbe, le 7 mars 1703<br /> 1.3. Catherine, le 25 septembre 1706 (ss Catherine Croain de Marcq)</p>
<p>2&deg;, Anne JORIS (2), fille de Nicolas Jooris et Agn&egrave;s DEGREVE, n&eacute;e &agrave; Marcq le 19 f&eacute;vrier 1634, dont, baptis&eacute;s &agrave; Marcq&nbsp;:</p>
<ol>
<li>Gertrude, le 19 f&eacute;vrier 1663 (ss Ernoldus Joris et Gertrudis Geri)</li>
<li>Marie, le 24 janvier 1669 (3)</li>
<li><strong>Michel BREDAL, le 5 juillet 1670 </strong>(ss Michel Steenaert et Anne Breda)<strong>, notre anc&ecirc;tre, qui suit en II</strong></li>
<li>Chr&eacute;tien BREDART, le 5 f&eacute;vrier 1672</li>
<li>Jeanne BREDAEL, le 28 octobre 1673</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Notes&nbsp;:</strong></p>
<ol type="1">
<li>Le mariage a sans doute eu lieu &agrave; Marcq, avant 1661 ?</li>
<li>Variantes : JOOR / JOORE / JOORIS / JORICQUE / JOORICKX</li>
<li>Sans doute est-ce elle qui &eacute;pouse Arnould Depreter le 9 novembre 1702 ?</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><strong>Crayon JORIS / JOOR / JOORIX / JOORICKX (1)</strong></p>
<p style="padding-left: 80px;"><strong>Nicolas JORIS</strong><span style="font-size: inherit;">&nbsp;&eacute;pouse Agn&egrave;s DEGREVE ou LEGREVE, d</span><span style="font-size: inherit;">ont, au moins, baptis&eacute;s &agrave; Marcq&nbsp;:</span></p>
<ol>
<li style="list-style-type: none;">
<ol>
<li style="list-style-type: none;">
<ol type="1">
<li><strong>Anne</strong>, le 19 f&eacute;vrier 1634 (ss Johan Vassart (2) et Anne Estassart), <strong>notre anc&ecirc;tre, &eacute;pouse de Nicolas Breda.</strong></li>
<li>Arnold, le 5 mai 1641</li>
<li>Arnold, le 6 mai &hellip; (3)</li>
<li>Marie, le 6 d&eacute;cembre 1646</li>
<li>Nicolas, le 23 mai 1649</li>
</ol>
</li>
</ol>
</li>
</ol>
<p style="padding-left: 80px;">&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 80px;"><strong>Notes :</strong>&nbsp;</p>
<ol>
<li style="list-style-type: none;">
<ol>
<li style="list-style-type: none;">
<ol type="1">
<li>JORIS est le nom flamand de Georges.</li>
<li>Vassart, si je lis bien la finale &hellip;</li>
<li>Il faudrait revoir les actes de naissance, ou au moins les tables registres paroissiaux, car l&rsquo;ann&eacute;e que j&rsquo;ai not&eacute;e est deux fois 1641, mais le n&deg; des actes est diff&eacute;rent&nbsp;: 63 et 86, ce qui veut dire un &eacute;cart d&eacute;j&agrave; cons&eacute;quent.</li>
</ol>
</li>
</ol>
</li>
</ol>
<h2><span style="color: #ff9900;"><strong>II &ndash; Michel Breda</strong></span></h2>
<p>Fils de Nicolas et Anne JORIS, baptis&eacute; &agrave; Marcq le 5 juillet 1670 et d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Petit-Enghien le 3 ao&ucirc;t 1710 (1). Il &eacute;pouse &agrave; Petit-Enghien le 6 mai 1705 (2) Adrienne STEENSTRAET, veuve d&rsquo;Adrien Bouvet, n&eacute;e &agrave; Bierghes et d&eacute;c&eacute;d&eacute;e &agrave; Petit-Enghien le 3 novembre 1742 (3). Dont, baptis&eacute;s &agrave; Petit-Enghien&nbsp;:</p>
<ol type="1">
<li><strong>Guillaume</strong>, le 19 juillet 1706 (ss Guillaume Bouvet et Anne Bredae), <strong>notre anc&ecirc;tre, qui suit en III</strong></li>
<li>Jeanne Marie, le 25 octobre 1709 ; elle &eacute;pouse le 18 mai 1738 Nicolas Hannart, de Rebecq (4).</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Notes&nbsp;:</strong></p>
<ol type="1">
<li>L&rsquo;acte de d&eacute;c&egrave;s de Guillaume Breda dit qu&rsquo;il est fils de Michel Breda &laquo;&nbsp;ex Hoves&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire provenant de Hoves. Or, on ne trouve pas trace de son bapt&ecirc;me &agrave; Hoves. Cependant, en examinant les parrains des Breda n&eacute;s &agrave; Hoves, on trouve qu&rsquo;ils proviennent de Marcq, ce qui permet de retrouver leur trace. Mais il est fort possible que la famille Breda qui nous int&eacute;resse ait op&eacute;r&eacute; un bref passage de Marcq &agrave; Hoves, avant d&rsquo;arriver &agrave; Petit-Enghien.</li>
<li>En pr&eacute;sente de &hellip; de Preter et Fran&ccedil;oise &hellip;</li>
<li>Adrienne Steenstraet avait &eacute;pous&eacute; en premi&egrave;res noces, &agrave; Petit Enghien, le 21 novembre 1702, Adrien BOUVET. On retrouve comme parrain de Guillaume Breda un certain Guillaume Bouvet, la marraine &eacute;tant Anne Bredae. De m&ecirc;me, la marraine de Jeanne Joseph et de Jean Baptiste, enfants de Guillaume, est Jeanne Fran&ccedil;oise Bouvet.</li>
<li>Jeanne Marie Breda et Nicolas Hannart sont parrain et marraine de leur neveu Nicolas Joseph baptis&eacute; en 1738, fils de Guillaume, voir ci-dessous.</li>
</ol>
<h2><span style="color: #ff9900;"><strong>III &ndash; Guillaume Breda</strong></span></h2>
<p>Fils de Michel Breda et Adrienne STEENSTRAET, baptis&eacute; &agrave; Petit-Enghien (1) le 19 juillet 1706 et y d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 30 janvier 1788 (2). Il &eacute;pouse&nbsp;:</p>
<p>1&deg; &agrave; Petit-Enghien le 9 octobre 1735 (t&eacute;moins Nicolas de pr&ecirc;tre et Jean delcroix) (3) Marie Catherine NEUKERMANS, fille de Jean-Fran&ccedil;ois Neukermans et Marie Jenne LOSAN (4), n&eacute;e &agrave; Petit-Enghien le 2 avril 1717, y d&eacute;c&eacute;d&eacute;e le 11 mars 1750, dont, tous baptis&eacute;s &agrave; Petit-Enghien&nbsp;:</p>
<ol type="1">
<li>Guillaume Joseph, n&eacute; le 11 septembre 1736, baptis&eacute; le 12 (ss Guiliaume Joseph Depreter fils de Pierre et P&eacute;tronille Neukermans fille de Jacques, tous deux de cette paroisse).</li>
<li>Nicolas Joseph, n&eacute; et baptis&eacute; le 30 ao&ucirc;t 1738 (ss Nicolas Hannart de Rebecq, &agrave; pr&eacute;sent de cette paroisse, et Jeanne Marie Breda, tante &agrave; l&rsquo;enfant, de cette paroisse, lesquels ont d&eacute;clar&eacute; ne savoir &eacute;crire).</li>
<li>Joseph, n&eacute; le 19 janvier 1741, baptis&eacute; le 20 (ss Nicolas Michel et Marie-Jeanne Lozan, grand-m&egrave;re maternelle &agrave; l&rsquo;enfant, de cette paroisse&nbsp;; le parrain a sign&eacute;, la marraine a d&eacute;clar&eacute; ne s&ccedil;avoir &eacute;crire, le p&egrave;re absent).</li>
<li><strong>Martin</strong> Joseph, baptis&eacute; le 30 janvier 1744 (ss Martin de Corte, de cette paroisse, et Marie Jeanne Lozan de Bassily), <strong>notre anc&ecirc;tre, qui suit en IV.</strong></li>
<li>Jeanne Joseph, n&eacute;e et baptis&eacute;e le 29 janvier 1747 (ss Jean Fran&ccedil;ois Tassignon et Jeanne Fran&ccedil;oise Bouvet)</li>
<li>Jean Baptiste, n&eacute; le 6 f&eacute;vrier 1750 (ss Nicolas Hannart de Rebecq et Jeanne Fran&ccedil;oise Bouvet). (5)</li>
</ol>
<p>2&deg; &agrave; Petit-Enghien, le 19 mai 1750 (t&eacute;moins Jean de rijke et Joseph ost), P&eacute;tronille CORNET, fille de Pierre (d&rsquo;Herfelingen) et Catherine MICHIELS (de Lembeek), jeune fille &acirc;g&eacute;e de 23 ans, n&eacute;e &agrave; Herfelingen (vers 1717) et d&eacute;c&eacute;d&eacute;e &agrave; Petit-Enghien le 17 mai 1778, &acirc;g&eacute;e de 59 ans. Dont, baptis&eacute;s &agrave; Petit-Enghien&nbsp;:</p>
<ol start="7">
<li>Marie Jacqueline (6), le 1 avril 1754 (ss Nicolas Hannart de Rebecq et Marie Anne Dubois de cette paroisse)</li>
<li>Jean-Fran&ccedil;ois, le 20 juillet 1756 (ss Jean Neve et Anne Marie Houmelrijck)</li>
<li>Marie Joseph, le 11 janvier 1759 (ss Joseph Bredat et Catherine Joseph Hannart)</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<ol type="1">
<li>Lettelingen en flamand.</li>
<li>Ou le 3 octobre 1787 ?</li>
<li>Guillaume , le p&egrave;re, ne signe pas, mais bien la maman, Marie Catherine, ainsi que les deux t&eacute;moins.</li>
<li>Variantes : Loison, Losson, Louson, Lozan.</li>
<li>D&eacute;c&egrave;s &agrave; Petit-Enghien le 1 juillet 1793 de Marie Fran&ccedil;oise Depr&ecirc;tre, 62 ans, fille de Pierre et Catherine Errant de Grand Enghien (ex magni &hellip;), &eacute;pouse de Jean-Baptiste Bredat.</li>
<li>Maria Jacoba, selon l&rsquo;acte en latin.</li>
</ol>
<h2><span style="color: #ff9900;"><strong>IV &ndash; Martin Breda</strong></span></h2>
<p>Martin Joseph, fils de Guillaume et Marie Catherine NEUKERMANS, baptis&eacute; &agrave; Petit-Enghien le 30 janvier 1744, et d&eacute;c&eacute;d&eacute;, &agrave; Nivelles le 13 juillet 1806 (1). &laquo;&nbsp;Faiseur d&rsquo;huile&nbsp;&raquo; (2), &laquo;&nbsp;batteur d&rsquo;huile&nbsp;&raquo;, ouvrier, journalier, demeurant Faubourg de Bruxelles (3).</p>
<p>On constate que Martin a beaucoup boug&eacute; : parti de Petit-Enghien, il se marie &agrave; Tubize o&ugrave; naissent les deux premiers enfants ; les trois suivants sont baptis&eacute;s &agrave; Braine-le-Comte ; les trois suivants &agrave; Ronqui&egrave;res ; enfin, il s&rsquo;installe &agrave; Nivelles.</p>
<p>Il &eacute;pouse &agrave; Tubize le 19 janvier 1768 Barbe Isabelle VERBIJS ou VERBAIS (4), fille de Robert et Jeanne PIGEOLET, n&eacute;e &agrave; Tubize le 7 juin 1743, d&eacute;c&eacute;d&eacute;e &agrave; Nivelles le 9 juillet 1818, &acirc;g&eacute;e de 76 ans (l&rsquo;acte de d&eacute;c&egrave;s la d&eacute;clare indigente). Dont&nbsp;:</p>
<ol type="1">
<li>Adrien, baptis&eacute; sans doute &agrave; Tubize vers 1769.</li>
<li>Jean Baptiste, baptis&eacute; &agrave; Tubize le 15 d&eacute;cembre 1770.</li>
<li><strong>Andr&eacute;</strong> Joseph <strong>dit Adrien</strong>, baptis&eacute; &agrave; Braine-le-Comte le 22 ao&ucirc;t 1773 (ss Jean Baptiste et Catherine Joseph Breda, tous deux de Petit-Enghien, le p&egrave;re absent). Cabaretier, demeurant &agrave; Nivelles rue de l&rsquo;Ev&ecirc;ch&eacute; (5). Marchand de lin (cf. acte de naissance de son fils Charles en 1807). Il &eacute;pouse &agrave; Nivelles le 16 brumaire an 6 (lundi 6 novembre 1797) Marie Marguerite TOURBE / TOURPE, n&eacute;e &agrave; Glabais le 7 octobre 1767, fille de Jacques et de Marie-Joseph Lebrun, de Glabais. Dont, n&eacute;s &agrave; Nivelles&nbsp;:</li>
</ol>
<p style="padding-left: 60px;">3.1. <strong>Adrien</strong> Joseph, le 29 brumaire an 6 (19 novembre 1797), d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Nivelles le 30 mars 1801 &acirc;g&eacute; de 3 ans.<br />3.2. <strong>Emelie</strong> (<strong>Am&eacute;lie</strong>), le 8 ventose an 8 (27 f&eacute;vrier 1800), d&eacute;claration assist&eacute;e par Emelie (sans doute Am&eacute;lie, sa tante) Breda, m&eacute;nag&egrave;re, 21 ans. Elle &eacute;pouse &agrave; Nivelles le 7 juillet 1825 Gaspar PETIT, de Nivelles, fils de Henri et Isabelle Pieters. Dont&nbsp;: Henri, n&eacute; &agrave; Nivelles, qui &eacute;pouse &agrave; Nivelles le 28 d&eacute;cembre 1895 Jos&eacute;phine Ghislaine Depriez, fille de Jean et Marie Fran&ccedil;oise Rossignol.<br />3.3. <strong>Joseph</strong>, le 25 brumaire an 11 (16 novembre 1802), d&eacute;claration assist&eacute;e par Anne Catherine Breda, 22 ans, fileuse.<br />3.4. <strong>Adrien</strong> Joseph, n&eacute; &agrave; Nivelles le 24 janvier 1805, d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Nivelles le 17 mai 1805, &acirc;g&eacute; de 4 mois.<br />3.5. <strong>Charles</strong> Ghislain, n&eacute; &agrave; Nivelles le 3 septembre 1807, d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Nivelles le 16 mars 1827, &acirc;g&eacute; de 19 ans, menuisier, faubourg de Namur.</p>
<ol start="4">
<li>Marie Th&eacute;r&egrave;se, n&eacute;e et baptis&eacute;e &agrave; Braine le Comte le 12 d&eacute;cembre 1775 (ss Jean Fran&ccedil;ois Maiforte et Marie Th&eacute;r&egrave;se Lekime, tous deux de Braine le Comte). D&eacute;c&eacute;d&eacute;e le 14 d&eacute;cembre 1775, &acirc;g&eacute;e de deux jours.</li>
<li><strong>Marie Th&eacute;r&egrave;se</strong> (6), n&eacute;e et baptis&eacute;e le 20 d&eacute;cembre 1776 (ss Jean Philippe Jauniau et Marie Th&eacute;r&egrave;se Lequime, tous deux de cette paroisse), d&eacute;c&eacute;d&eacute;e &agrave; Nivelles le 30 janvier 1837, <strong>&eacute;pouse de Jean HARGOT, notre anc&ecirc;tre (<a href="http://www.meurs.be/2020/08/10/hargot-macons-entrepreneurs/">voir cet article</a>)</strong>.</li>
<li>Am&eacute;lie Joseph, baptis&eacute;e &agrave; Ronqui&egrave;res le 27 ao&ucirc;t 1779, d&eacute;c&eacute;d&eacute;e &agrave; Nivelles le 23 f&eacute;vrier 1801, couturi&egrave;re.</li>
<li>Nicolas, baptis&eacute; &agrave; Ronqui&egrave;res le 24 janvier 1782, d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Ronqui&egrave;res le 9 f&eacute;vrier 1782.</li>
<li>Anne Catherine, baptis&eacute;e &agrave; Ronqui&egrave;res le 21 janvier 1783, d&eacute;c&eacute;d&eacute;e &agrave; Petit-Roeulx-lez-Nivelles le 26 juillet 1831. Fileuse (note : cf. D&eacute;claration &agrave; la naissance de Joseph, fils d&rsquo;Adrien, le 25 brumaire an 11, mardi 16 novembre 1802, elle a 22 ans). Elle &eacute;pouse 1&deg;/ &agrave; Nivelles le 24 pluviose an XIII (13 f&eacute;vrier 1805) Nicolas Joseph HARGOT, fils d&rsquo;Emmanuel et Marie Joseph Piron, cousin de notre anc&ecirc;tre Jean Hargot, n&eacute; &agrave; Nivelles en 1779, d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Petit Roeulx-lez-Nivelles le 12 novembre 1808&nbsp;; 2&deg;/ Jean Joseph ZEBIER, journalier, &laquo;&nbsp;fille de Martin Joseph et de feue Isabelle Verbas&nbsp;&raquo;.<br /> Du premier mariage :</li>
</ol>
<p style="padding-left: 60px;">8.1. Adrien Joseph Hargot, n&eacute; &agrave; Petit-Roeulx lez Nivelles le 28 mars 1808.<br />Du second :</p>
<p style="padding-left: 60px;">8.2. Nicolas Joseph Zebier, n&eacute; &agrave; Petit-Roeulx le 31 mars 1814, d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Petit-Roeulx-lez-Nivelles le 15 avril 1825.</p>
<ol start="9">
<li>Gertrude Joseph, qui &eacute;pouse &agrave; Nivelles le 2 f&eacute;vrier 1820 Pierre Joseph PLAES, d&rsquo;Ittre, fils de Marie Gertrude Plaes.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Notes&nbsp;:</strong></p>
<ol type="1">
<li>Le recensement de Nivelles fait en 1796 renseigne &agrave; l&rsquo;article 3914&nbsp;: Martin Breda, 60 ans, ouvrier, habitant Faubourg de Namur, inscrit &agrave; Nivelles en 1785, et donne dans la composition de sa famille&nbsp;: Isabelle Verbai, 50 ans, journali&egrave;re&nbsp;; Th&eacute;r&egrave;se Breda, 19 ans&nbsp;; Am&eacute;lie Breda, 16 ans&nbsp;; Catherine Breda, 14 ans. Les gar&ccedil;ons ne sont pas nomm&eacute;s. Sans doute sont-ils d&eacute;j&agrave; ailleurs, au travail &hellip; En 1802, il habite Saint Roch (d&eacute;claration de la naissance de Joseph, fils d&rsquo;Adrien).</li>
<li>Cf. bapt&ecirc;me de Marie Th&eacute;r&egrave;se n&eacute;e en 1776, acte de mariage de Anne Catherine avec Nicolas Joseph Hargot ; &laquo;&nbsp;fabriquant d&rsquo;huile&nbsp;&raquo; lors de la d&eacute;claration de son petit-fils Adrien, fils d&rsquo;Andr&eacute; Br&eacute;da le 29 brumaire an 6 ; &laquo;&nbsp;batteur d&rsquo;huile&nbsp;&raquo; &agrave; la d&eacute;claration de naissance de son petit fils Joseph le 25 brumaire an 11.</li>
<li>Il a sans doute pratiqu&eacute; plusieurs petits m&eacute;tiers, selon l&rsquo;acte de mariage et les actes de naissance de ses enfants, mais la plupart du temps, il est dit &laquo;&nbsp;faiseur d&rsquo;huile&nbsp;&raquo;.</li>
<li>Ou encore Verbeijst, Verbays, Verbas, etc.</li>
<li>Le nom de la m&egrave;re est graphi&eacute; &laquo;&nbsp;gervoise&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;gervaise&nbsp;&raquo; au lieu de Verbays.</li>
<li>La Table du Registre des bapt&ecirc;mes dit Marie Catherine pour Marie Th&eacute;r&egrave;se, baptis&eacute;e le 20 d&eacute;cembre 1776.</li>
</ol>
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			</item>
		<item>
		<title>Chansons wallonnes</title>
		<link>https://www.meurs.be/2020/05/01/chansons-wallonnes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2020 17:37:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°112]]></category>
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					<description><![CDATA[Un article de Jean-François Meurs J’ai rassemblé dans ce fichier une série de chansons wallonnes que l’on chantait autrefois lors des fêtes de famille, mariages, communions, etc. On peut trouver la plupart de ces chansons et même certaines partitions sur l’Internet, mais j’ai cru bon de rassembler ici celles qui<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2020/05/01/chansons-wallonnes/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right">Un article de Jean-François Meurs</p>



<p>J’ai rassemblé dans ce fichier une série de chansons wallonnes que l’on chantait autrefois lors des fêtes de famille, mariages, communions, etc. On peut trouver la plupart de ces chansons et même certaines partitions sur l’Internet, mais j’ai cru bon de rassembler ici celles qui faisaient partie du répertoire familial. Il faut reconnaître qu’on a de moins en moins l’occasion de les chanter, et qu’il y a de moins en moins de personnes qui comprennent encore la langue. Avec une exception : «&nbsp;Ele pètite gayole&nbsp;» connue internationalement grâce à sa reprise par Julos Beaucarne, et que je ne reproduit pas ici.</p>



<p>Telle ou telle chanson faisait partie du répertoire spécialement d’une ou plusieurs personnes de la famille. J’ai indiqué le chanteur vedette selon ce que je sais : cela n’exclut pas que la chanson ne fût interprétée par d’autres.</p>



<p>Parmi mes sources, il y a les deux carnets de chansons de Julia Tamigneaux, véritables oeuvres d’art de calligraphie ! La plupart de ces chansons sont en français : je les avais publiées dans une série de «&nbsp;Piret Magazines&nbsp;» sur papier, avec un commentaire. J’ai ressaisi toutes ces chansons sur mon ordinateur. J’hésite à les placer sur le web, mais je peux le faire s’il y a des amateurs. Je le ferai peut-être par petites doses …</p>



<p>Je possède aussi un troisième carnet, de l’écriture des filles Piret de Baulers, principalement de Tante Marie-Louise et de Tante Odile, et parfois de Cousine Octavie Briart-Dubois.</p>



<p>Parmi les chanteurs de la famille, je mets en première place papa, François Meurs, qui aimait beaucoup chanter pour amuser, et qui avait une belle voix. Dans ses archives, je retrouve toute une série de chansons en wallon et des chansons de l’époque Tino Rossi, etc. Son wallon oscille entre le parler du Centre (il était de Fayt-lez-Manage) et celui de Nivelles. Il était le seul à connaître «&nbsp;èl musiciyen&nbsp;», sur un air canaille, et «&nbsp;èm’ pètite gate adoréye&nbsp;», avec un air romantique.</p>



<p>Pour ce qui est de «&nbsp;l’orthographe&nbsp;», je n’ai pas toujours respecté celle adoptée par les originaux (en particuliers les chansons de François Loriaux, en dialecte Carolo), soit pour les rendre plus compréhensibles aux usagers du parler aclot, soit parce que les interprètes eux-mêmes adaptaient spontanément le texte au parler local, de Nivelles, ou de La Louvière. Parfois, j’ai essayé de respecter l’orthographe dite «&nbsp;Feller&nbsp;», qui standardise la transcription des différents parlers wallons, de Mons à Liège en passant par Nivelles et Namur. Pour faciliter la compréhension à la lecture, il faut faire chanter les sonorités dans sa tête.</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list"><li><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/djean-dnivelles/" target="_blank">D&rsquo;Jean d&rsquo;Nivelles</a></li><li><a href="http://www.meurs.be/du-temps-de-mgrand-mere/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Du temps dè m’grand-mère</a></li><li><a href="http://www.meurs.be/el-musiciyen/">El musiciyen</a></li><li><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/el-pidjonisse/" target="_blank">El pidjonisse</a></li><li><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/el-quezene-au-mambour/" target="_blank">El quezene au Mambour</a></li><li><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/em-feume-eyet-mmoto/" target="_blank">Èm feume èyèt m’moto</a></li><li><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/em-nivelles/" target="_blank">Em Nivelles</a></li><li><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/em-femme-est-trop-spaisse/" target="_blank">Em’ fèmme est trop s’paisse</a></li><li><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/i-faut-tchanter-fifine/" target="_blank">I faût tchanter, Fifine</a></li><li><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/il-a-casse-spupe/" target="_blank">Il a cassé s’pupe</a></li><li><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/je-nsuis-pas-dla-ptite-bire/" target="_blank">Je n’suis pas d’la p’tite Bîre</a></li><li><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/lintermint-de-mbelle-mere/" target="_blank">L’inter’mint dè m’belle mère</a></li><li><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/les-djoueux-dcautes/" target="_blank">Les djoueux d’cautes</a></li><li><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/sintez-comme-em-coeur-bat-lolote/" target="_blank">Sintèz comme èm cœur bat !</a></li><li><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/no-pauve-gatte-est-creveye/" target="_blank">No pauve gatte est crèvéye</a></li><li><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.meurs.be/parlatche-congolais/" target="_blank">Parlâtche congolais</a></li></ul>
</div></div>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Hommage à Catherine Piret</title>
		<link>https://www.meurs.be/2018/09/30/285/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Sep 2018 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°111]]></category>
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					<description><![CDATA[Témoignage de Christelle, Lucie et Gilles Je ne vais pas passer en revue tous les bons souvenirs que nous avons avec maman, nous n’aurions clairement pas assez de temps pour cela… Mais je voudrais plutôt vous demander de penser au meilleur souvenir que vous avez eu avec elle, faites-le, maintenant<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2018/09/30/285/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Témoignage de Christelle, Lucie et Gilles</h1>
<p>Je ne vais pas passer en revue tous les bons souvenirs que nous avons avec maman, nous n’aurions clairement pas assez de temps pour cela…</p>
<p>Mais je voudrais plutôt vous demander de penser au meilleur souvenir que vous avez eu avec elle, faites-le, maintenant et dans le futur, et souriez, souriez d’avoir eu ce moment avec elle.</p>
<p>La prochaine fois que vous entendrez une chanson entrainante, fredonnez les paroles, car elle aurait continué à le faire pour se donner et nous donner du courage, de la joie, de la bonne humeur</p>
<p>La prochaine fois que vous entendrez un rythme endiablé, levez vous et allez danser, dansez jusqu’à n’en plus sentir vos pieds, comme elle l’aurait fait.</p>
<p>On fera tout ce qu’on peut pour que tu sois fière de nous maman, on pensera toujours à toi, tu seras toujours près de nous dans toutes les décisions que nous prendrons. On fera en sorte que nos petits nounous se souviennent de toi et de tout ce que tu as déjà fait pour eux.</p>
<p>Accueillez toujours les membres de votre famille à bras ouverts, comme elle nous l’a appris.</p>
<p>On ne mangera peut-être plus aussi bien à la ferme mais on fera tout, maman, pour que grâce à tout ce que tu nous as appris on dise un jour « on ne mange pas si mal à la ferme, merci tonton Mimich » et on pensera tous, tout bas : « merci tante Catherine »</p>
<p>Et, maman, cette dernière phrase de papa : « Si j’avais su que je t’aimais autant, je t’aurais aimée encore d’avantage. »</p>
<p> </p>
<h1>Texte des frères et sœurs</h1>
<p>Catherine notre sœur :</p>
<p>Haute comme trois pommes, chaussée de bottes de sept lieues, tu partais à la conquête du jardin, tu suivais papa dans les étables : déjà une fille de la terre !</p>
<p>Tu n’avais pas ton pareil pour ramener parrain de Baulers lorsqu’il faisait une fugue, pour apprivoiser les chats de la ferme ou rentrer dans la maison les portée de chiots, au grand désespoir de maman.</p>
<p>Tu ne savais pas encore lire que tu grimpais sur une chaise pour mettre le disque de « Minnie petite souris » d’Henri Salvador en dansant sur la chaise ; grâce à toi, nous avons appris la chanson par cœur.</p>
<p>Ta discrétion  ne cachait pas du tout ta gentillesse, ta chaleur humaine, ta générosité, ta ténacité au travail et surtout ton courage.</p>
<p>Nous te voyons encore rire, danser, t’occuper de tes petits enfants.</p>
<p>Tu vas nous manquer, Chère Catherine, nous te gardons dans notre cœur. </p>
<p>Nous aimons penser que tu es partie danser avec les étoiles.</p>
<p> </p>
<h1>De Jean-François …</h1>
<p><strong><em>A l’accueil </em></strong>:</p>
<p>Il y a des musiques qui vous accompagnent durant toute votre vie. Catherine avait six ans à l’époque de Procol Harum, A Whiter shade of pale, et ce morceau que nous venons d’entendre est toujours resté parmi ses préférés. Notez que cette musique n’est pas que profane, elle a quelque chose de spirituel et trouve sa place pour introduise notre célébration, car elle est inspirée d’un morceau de  Jean Sébastien Bach, le musicien le plus spirituel, sans doute, de l’histoire de la musique.</p>
<p> </p>
<p>Cette célébration est un cadeau spirituel fait par Michel et ses enfants qui ont choisi des chansons comme elle les aimait. Comme le pain et le vin vont devenir pour nous souvenir de toute la vie de Jésus, pour nous bénir et nous donner la paix ; ainsi ces musiques vont devenir pour nous mémoire de Catherine et signes sensibles de la paix que le Seigneur veut nous donner dès que l’amour est présent, et il est aujourd’hui présent très fort.</p>
<p> </p>
<p>Catherine, tu as chanté la vie, tu as écrit une belle page d’Evangile. Nous te confions au Seigneur pour mieux te garder dans notre cœur.</p>
<p> </p>
<p><strong><em>A l’homélie </em></strong><strong>:</strong></p>
<p>Chaque vie est une mélodie. Chacun chante la vie à sa façon. C’est la mélodie de la vie intérieure, la façon d’accueillir la vie, qui est personnelle à chacun. Catherine a chanté la vie bien fort. Comme croyants, nous avons l’espérance que cette mélodie ne se perd pas à la fin d’une vie : Dieu a écouté cette mélodie, et il en garde la mémoire, cette mélodie chante en lui. Dieu est notre allié dans le souvenir, il est notre joker pour que la symphonie ne soit jamais oubliée.</p>
<p> </p>
<p>Nous l’espérons, nous le savons, puisque cette mélodie continue de chanter en nous plus fort que jamais. La mélodie de Catherine s’est imprégnée dans nos mémoires, elle est inoubliable. Chacun en connaît un couplet, certains en connaissent plusieurs, et tous ensemble nous nous souvenons du refrain. Ainsi, elle reste présente.</p>
<p> </p>
<p>Comme dans la parabole, Catherine a semé. Beaucoup. Généreusement, sans calculer, comme le semeur de la parabole. Tout n’a pas poussé : il y a des terrains durs, il y a des ronces et des épines dans la vie, il y a parfois un soleil écrasant. Mais elle n’a pas renoncé ! L’amour est le plus fort et trouve toujours une bonne terre, et ce qu’elle a semé a germé dans sa famille, dans son entourage, chez ses amis. Chacun sait, le trente pour un, le soixante, ou le cent pour un grain.</p>
<p>Elle a jeté des semences d’optimisme : Catherine a semé partout une confiance dans la vie. Elle a semé des sourires, de l’hospitalité : elle avait le sens de l’accueil. Elle a semé de l’esprit de famille : on se souvient des rassemblements des  cousins qui ont eu lieu à la ferme de Vieux-Genappe ; mais là, elle n’était pas la seule, Michel et leurs enfants ont aussi beaucoup donné. Des semences de courage : elle était tenace à la tâche, vigoureuse au travail. Des semences de vérité, car elle était vraie, spontanée, sans arrières pensées. Discrète, elle ne se mettait pas en avant, mais on pouvait compter sur elle et ses initiatives. Efficace. Elle a semé des pas de danse, elle aimait bouger, chanter, elle a semé de la joie, de la légèreté. Elle a semé dans l’écoute et le respect de chacun, avec un cœur maternant, prenant soin des malades et des cœurs blessés. Elle a semé du bonheur, pour tous, et les animaux ont eu leur part de sa tendresse, car elle les aimait beaucoup. Gille lui a fait le plus beau compliment, qui résume tout cela : elle pensait au bonheur des autres avant le sien. Son grand et vrai bonheur a été de rendre les autres heureux.</p>
<p> </p>
<p>C’est ainsi que, spontanément, elle a semé l’évangile, et accompli la volonté de Dieu qui veut que nous soyons heureux par l’amour donné.</p>
<p> </p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Alphonse Ballieu et La Libre Belgique clandestine</title>
		<link>https://www.meurs.be/2018/09/15/282/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Sep 2018 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°111]]></category>
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					<description><![CDATA[Alphonse Ballieu et La Libre Belgique clandestine   Le Rif tout dju n° 543 de mars-avril 2018, sous le titre « La Résistance par la plume »,  présente un article sur l’aventure des Nivellois et de La Libre Belgique clandestine, 1915-1918. Parmi les personnes citées, il y a Alphonse BALLIEU, qualifié de<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2018/09/15/282/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Alphonse Ballieu et La Libre Belgique clandestine</h1>
<p> </p>
<p style="padding-left:30px;"><strong>Le <em>Rif tout dju</em> n° 543 de mars-avril 2018, sous le titre « La Résistance par la plume »,  présente un article sur l’aventure des Nivellois et de <em>La Libre Belgique</em> clandestine, 1915-1918. Parmi les personnes citées, il y a Alphonse BALLIEU, qualifié de « Nivellois bon teint ».</strong></p>
<p> </p>
<p>Lorsque l’imprimeur Wittemberg qui a déjà pris bien des risques, refuse de continuer en 1917, Alphonse Ballieu a été contacté par Jules Donnez, « colonne vertébrale de l’acheminement du journal depuis la capitale, qui possède de solides attaches à Nivelles ». Une série d’arrestations venaient d’avoir lieu en décembre 1916, et la publication du n° 101 était fort compromise. Je cite :</p>
<p> </p>
<p>« Donnez s’attache à trouver un nouvel imprimeur. Ce sera Alphonse Ballieu qu’il achève de convaincre rapidement malgré les responsabilités de ce dernier, marié et père de neuf enfants.</p>
<p>« Installé depuis 1902 à Bruxelles au 13 Chaussée de Louvain, mais Nivellois bon teint, l’imprimeur <u>Alphonse Ballieu</u> compte parmi les résistants les plus actifs. Il met à disposition du réseau ses compétences professionnelles et ses machines. Les collaborateurs du journal clandestin fonctionnent comme un véritable réseau de résistance, utilisent des pseudonymes, s’organisent en cellules, recrutent des courriers, le tout étant strictement cloisonné pour éviter les recoupements. Malgré ces précautions, Ballieu sera arrêté en novembre 1917 suite à une dénonciation et ne recouvrera la liberté qu’après l’Armistice. » (page 47).</p>
<p> </p>
<p>Il est également question de l’imprimeur Havaux chez qui Alphonse Ballieu avait fait son apprentissage.</p>
<p> </p>
<p>Jean-François Meurs</p>
<p> </p>
<p>Note: Alphonse BALLIEU, fils de Philibert Ballieu et Marie LEBON, né à Nivelles le 10 avril 1872, décédé à Saint Josse ten Noode le 30 juin 1946, a épousé à Nivelles le 13 janvier 1903 Lydie Tamigneaux (voir <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&amp;ac=commentaires&amp;id=61">généalogie Tamigneaux</a>)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La ferme du Clocher</title>
		<link>https://www.meurs.be/2018/09/15/283/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Sep 2018 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°111]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.meurs.be/?p=283</guid>

					<description><![CDATA[La ferme du Clocher   Jacqueline Humblet, épouse de Paul Thomas (voir descendance Joseph Tomas), a passé six années dans cette ferme de Solre-sur-Sambre. Une grande partie des notes qui suivent sont reprises textuellement du livre de Jean-Marie Parmentier consacré à cette ferme (1).   Cette grosse ferme en carré<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2018/09/15/283/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>La ferme du Clocher</h1>
<p> </p>
<p style="padding-left:30px;"><strong><em>Jacqueline Humblet, épouse de Paul Thomas (voir <a href="http://www.meurs.be/print.php?mod=articles&amp;ac=commentaires&amp;id=78" class="broken_link">descendance Joseph Tomas</a>), a passé six années dans cette ferme de Solre-sur-Sambre. Une grande partie des notes qui suivent sont reprises textuellement du livre de Jean-Marie Parmentier consacré à cette ferme (1).</em></strong></p>
<p style="padding-left:60px;"><img decoding="async" alt="" src="http://www.meurs.be/modules/galerie/images/LaFermeDuClocher_282.jpg" width="400" /></p>
<p> </p>
<p>Cette grosse ferme en carré a été construite entre 1792 et 1803 par Charles Halbreck, notable de l’endroit, et son épouse Florence Dujardin. Les travaux de construction se terminent par l’édification d’un porche surmonté d’un clocher remarquable qui donnera son nom à la ferme bien assise au milieu de ses 72 hectares. Plusieurs générations de Halbreck se succéderont avant que la ferme ne passe à d’autres familles.</p>
<p> </p>
<p>En 1947, c’est Maurice Humblet (1904-1982) et son épouse Georgette Fontaine (1903-1989) qui reprennent le bail de cette ferme. Ils y resteront jusqu’en 1953.</p>
<p> </p>
<p>Ils étaient originaires de la région, de la ferme du Bois-le-Comte à Buvrinnes. Comme souvent à l’époque, on vivait d’abord dans la ferme des parents, en attendant une ferme à remettre. Leurs trois ainés naquirent dans la ferme familiale : Annie (1928-2016), Jean-Marie (1931) et Paulette (1933). Ils eurent alors l’opportunité de reprendre une ferme à Quévy-le-Petit, et là, après une pause de 5 ans, la famille s’agrandit de nouveau avec Jacqueline (1938), Colette (1939) et Jacques (1942-2015).</p>
<p> </p>
<p>Au terme de leur bail à Quévy, l’occasion leur fut donnée de reprendre la ferme du Clocher et ses <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f62f.png" alt="😯" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> hectares. C’est ainsi qu’un beau jour de 1947, le Clocher vit arriver une nouvelle jeunesse : l’aînée avait 17 ans et le plus jeune 5 ans.</p>
<p> </p>
<p>Le Clocher raconte : <em>« Je me suis replongé dans l’ambiance des grandes familles d’autrefois. Il faut dire que Madame Humblet avait de la classe, avec une ascendance plutôt vieille France, ancrée dans les traditions de la noblesse que la république laïque avait bien bousculée.</em></p>
<p><em>« Pour le matériel, par contre, on n’arrêtait pas le progrès. Les nouveaux arrivants avaient toujours des chevaux, mais aussi un tracteur FORDSON, avec des roues en fonte et en fer, et comme carburant, du fuel et du pétrole lampant. Je ne vous dis pas le vacarme auquel il a fallu m’habituer.</em></p>
<p><em>« Il y avait déjà 25 vaches, et pour aider au boulot, sans compter les saisonniers, un ouvrier à demeure, voire deux au début de leur installation. »</em></p>
<p> </p>
<p>L’accent fut mis sur la production du beurre dans un contexte difficile. Les mesures prises après la guerre, notamment la libre entrée des huiles d’oléagineux en Belgique, avaient favorisé la production de margarine au détriment du beurre. … Le Sillon Belge se battit avec acharnement pour la défense des agriculteurs mais il fut impossible de faire marche-arrière.</p>
<p> </p>
<p>Heureusement, au Clocher soufflait de nouveau le vent de la fraîcheur, de l’insouciance, dans l’esprit de l’après guerre. La jeunesse allait de l’avant. Les filles étaient coquettes, la ferme accueillante.</p>
<p> </p>
<p>Chaque année, la ferme recevait des mouvements de jeunesse. Les enfants se mêlaient aux scouts et aux guides qui logeaient au-dessus de l’étable.</p>
<p> </p>
<p>Cette jeunesse participait à la vie du village. Il y avait, au café de la gare, une petite salle qui leur servait de repère, pardon, de club de jeunes. Les soupirants se mirent à conspirer, et les jeunes convolèrent.</p>
<p> </p>
<p>Alors que le jeune roi Baudouin venait tout juste de monter sur le trône, Annie épousa un agriculteur de Merbes-le-Château : Odon Leclercq. Son frère Jean-Marie épousa Yvonne Baudson, d’une ferme de Hantes-Wihéries. Ils étaient bien décidés à reprendre eux aussi une ferme, ce qu’ils firent à Silenrieux d’abord, puis à Walcourt. Paulette épousa Maurice Poucet qui développa les Ets Somville, un magasin de matériaux, dans l’ancienne sucrerie.</p>
<p> </p>
<p>Et voilà la génération des ainées déjà partie. Ces années « bonheur », qui ont leur part de souvenirs de famille, furent pimentées de clins d’œil artistiques. Madame Humblet a transmis son goût de la peinture à sa fille Paulette. Celle-ci n’aurait pas pu vivre au clocher sans croquer sa silhouette au début des années cinquante (2).</p>
<p> </p>
<p>Côté technique, le machinisme évolue : un tracteur JOHN DEERE avec de très petites roues à l’avant, puis un LANZ BULLDOG, sont arrivés à la ferme.</p>
<p> </p>
<p>En 1954, Maurice Humblet opte pour une ferme plus petite à Fosses la Ville. Et c’est le cœur gros que les plus jeunes, Colette et Jacqueline, doivent quitter le Clocher et leurs amies. Jacqueline restera dans l’agriculture qui la mènera plus tard, avec son mari, en France dans la Nièvre.</p>
<p> </p>
<p>Colette a gardé la mémoire et bien des souvenirs de leur adolescence à l’ombre du clocher. Sa sœur et elle avaient suivi leurs études primaires et la première partie du secondaire à la Sainte Union, juste à côté.</p>
<p> </p>
<p>Nul doute que si Colette devait croiser le Clocher encore aujourd’hui, elle lui soufflerait dans l’oreille : « Ce fut pour nous, les jeunes, une période formidable et insouciante … et partir en pleine adolescence vers d’autres cieux nous a beaucoup perturbées ».</p>
<p> </p>
<p>Les 6 enfants Humblet sont tous devenus parents et grands-parents… (3).</p>
<p> </p>
<p>(Texte sélectionné ou résumé par JF Meurs)</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Notes :</p>
<ul>
<li>Jean Marie PARMENTIER, <strong>Si le Clocher pouvait parler</strong>, Deux siècles d’agriculture en Wallonie, Imprimé sur les presses de Empain Solutions Graphiques SPRL à Binche, juin 2018. L’auteur écrit dans le Sillon Belge. A certains moments, il fait parler le Clocher comme une personne vivante.</li>
<li>Le livre présente une photo d’un tableau du Clocher peint par Paulette, et qui se trouve actuellement chez sa sœur Colette à Ath.</li>
<li>Suivent trois paragraphes énumérant partiellement la descendance, mais rien au sujet de la famille de Paul Thomas et Jacqueline.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MEURS Donat Joseph</title>
		<link>https://www.meurs.be/2018/09/15/284/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Sep 2018 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°111]]></category>
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					<description><![CDATA[MEURS Donat Joseph Donat Joseph (1) MEURS, né à Soignies le 11 avril 1810. Fils de Pierre Meurs (Naast 18 décembre 1764, Soignies le 14 octobre 1828, fils de Thiry Meurs) débitant de bière, et Marie-Joseph LEMPEREUR, Cabaretière, mariés en 1809. Il est décédé à Liège le 23 novembre 1867,<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2018/09/15/284/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>MEURS Donat Joseph</h1>
<p>Donat Joseph (1) MEURS, né à Soignies le 11 avril 1810. Fils de Pierre Meurs (Naast 18 décembre 1764, Soignies le 14 octobre 1828, fils de <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&amp;ac=commentaires&amp;id=73">Thiry Meurs</a>) débitant de bière, et Marie-Joseph LEMPEREUR, Cabaretière, mariés en 1809.</p>
<p>Il est décédé à Liège le 23 novembre 1867, Major d’artillerie, domicilié à Liège, rue d’Hemricourt, veuf de Louise Joséphine Antoinette Eugénie JAMME (2) dite Eugénie. Au moment de son décès, il était sous-directeur de la fonderie de canons, et c’est le Capitaine Wolff, qui fait la déclaration de décès, qui le remplacera provisoirement.</p>
<p> </p>
<p>Il avait épousé à Liège le 11 septembre 1851 (3) Louise Joséphine Antoinette Eugénie JAMME, nommée couramment Eugénie, née à Liège le 5 septembre 1819, fille de Jean-François JAMME (4), propriétaire, présent au mariage, et de Marie Joséphine Antoinette LAGUESSE, décédée le 2 décembre 1829. L’acte dit que Donat était domicilié à Soignies (5), ne connaissant rien au sujet de ses aïeux, et signale que le mariage a été autorisé par arrêté royal du 17 août 1851.</p>
<p> </p>
<p>Le couple est resté sans enfant.</p>
<p> </p>
<p>Il a fait carrière militaire dans l’artillerie, à Liège. Il semble avoir fait une carrière assez exemplaire.</p>
<p> </p>
<p><strong>Sa carrière</strong></p>
<ul>
<li>1832, 31 juillet, nommé aspirant d’artillerie le 31 juillet</li>
<li>1834, 12 février, nommé Sous lieutenant d’artillerie</li>
<li>1834, 16 mars, placé à la 8<sup>e</sup> Batterie d’artillerie de campagne</li>
<li>1834, 27 mars, placé à la 3<sup>e</sup> Batterie d’artillerie de campagne</li>
<li>1839, 5 février, nommé Lieutenant d’artillerie</li>
<li>1844, 31 (janvier), détaché au cours d’équitation</li>
<li>1844, 29 novembre, détaché à l’Ecole militaire</li>
<li>1846, 16 août, nommé Capitaine de 2<sup>e</sup> classe désigné pour servir à la 7<sup>e</sup> Division montée du 2<sup>e</sup> régiment d’artillerie</li>
<li>1848, 5 août, nommé Capitaine Commandant désigné pour servir à la 7<sup>e</sup> Division montée du 2<sup>e</sup> Régiment d’artillerie</li>
<li>1851, le 7 août, autorisation de mariage</li>
<li>1854, 12 décembre, nommé Instructeur désigné pour servir au 2<sup>e</sup> Régiment d’artillerie</li>
<li>1861, 20 juillet, nommé Major, désigné pour le 3<sup>e</sup> Régiment (commandant le personnel des troupes à Charleroy)</li>
<li>1863, 24 décembre, ordre de rejoindre son régiment</li>
<li>1866, 8 février, désigné par l’Etat Major de l’armée pour être sous directeur à la fonderie de canons</li>
</ul>
<p> </p>
<p><strong>Tiré d’un rapport, sans date :</strong></p>
<ul>
<li>Manière dont il sort et connaissances acquises par lui : sort avec zèle et intelligence ; possède les connaissances requises d’un bon officier d’artillerie.</li>
<li>Conduite et manière de vivre : Très bonne, très régulière.</li>
</ul>
<p> </p>
<p>Donat Joseph écrit sa demande d’autorisation de mariage le 5 juin 1851. Celle-ci lui est accordée par arrêté royal du 17 juin suivant. Le Ministre de la Guerre lui accorde l’autorisation de mariage à Bruxelles le 6 septembre 1851.</p>
<p> </p>
<p>Pour pouvoir contracter mariage, un officier doit répondre à plusieurs conditions, et notamment jouir de suffisamment de revenus pour le train de vie exigé. Raison pour laquelle le couple Donat Meurs et Louise Joséphine Antoinette Eugénie Jamme demandent une inscription hypothécaire, au profit du gouvernement, grevée sur un ensemble d’habitations situées au Boulevard de la Sauvenière à Liège, numérotées 94, 94bis et 96 (6). Cette propriété et les immeubles appartiennent à sa future épouse, les n° 94 et 94bis étant en indivision avec le frère de celle-ci. Cette inscription hypothécaire entraîne une expertise grâce à laquelle nous connaissons la valeur estimée de la propriété. Elle s’élève à 110.875 francs.</p>
<p> </p>
<p>Le 24 août 1851, Donat verse la somme de 850 francs à la caisse des veuves et orphelins d’officiers du corps auquel il appartient (La 3<sup>e</sup> Division territoriale, le 2<sup>e</sup> Régiment d’artillerie), comme il est exigé, afin de compter au nombre des participants de cette caisse.</p>
<p> </p>
<p>Une enquête a lieu pour connaître la situation financière des futurs, leur statut social et la moralité. On trouve dans le dossier conservé au Musée de l’Armée, une lettre du Bourgmestre de Liège, Mr Pierco, reflétée dans celle du Chef de corps, ainsi que des billets donnant l’avis de chefs militaires.</p>
<p> </p>
<p>« Le chef de corps fait connaître que la future appartient à une famille très honorable et qu’outre la pension exigée, elle a en perspective l’héritage de ses parents ; l’officier de son côté est l’héritier naturel d’un oncle célibataire (7) qui jouit d’une fortune honnête.</p>
<p>Le Général Major et l’Inspecteur général émettent également un avis favorable.</p>
<p>Le Capitaine Meurs produit à l’appui de sa demande les titres en vertu desquels sa future possède la moitié indivise dans une propriété divisée en 4 habitations avec jardin, située à Liège. Cette propriété est évaluée par expertise à la somme de 110.875 frs. ; elle est quitte et libre de toutes charges et la propriétaire consent à ce que le Gouvernement prenne hypothèque pour garantie du revenu exigé par le gouvernement.</p>
<p>Le Bourgmestre de Liège déclare que Mlle Jamme jouit ainsi que ses parents de l’estime et de la considération publique, tant sous le rapport de la moralité que sous celui du rang qu’ils occupent dans la société.  Il déclare en outre qu’il est de notoriété publique que les parents de cette demoiselle possèdent une fortune qui leur permet d’assurer à chacun de leurs deux enfants le revenu de 1200 francs fixé par le règlement. »</p>
<p> </p>
<p>Enfin, la future épouse doit signer une déclaration dans laquelle elle renonce à suivre son mari dans certaines circonstances :</p>
<p> « Je soussignée, m’engage à ne pas suivre mon mari en campagne, dans les camps ou les cantonnements. E. Jamme ».</p>
<p>En novembre 1868, le frère d’Eugénie veut sortir de l’indivision, et le couple met en vente l’immeuble n° 96 hypothéqué au Bd de la Sauvenière. Il sera vendu en février 1859. Entretemps, les courriers vont se croiser, car Donat Meurs pensait devoir reporter l’hypothèque sur un autre immeuble qu’il se proposait d’acheter.</p>
<p> </p>
<p>« Gand le 8 novembre 1858. Monsieur le Ministre, En exécution de l’arrêté royal du 23 juillet 1848, il a été pris inscription hypothécaire à Liège le 28 mai 1851, sur une propriété divisée en quatre habitations et jardins située Boulevard de la Sauvenière portant les numéros 94, 94bis et 96, d’une superficie totale de deux mille cent quatre-vingt mètres, dont ma femme est propriétaire avec son Frère. Voulant sortir de l’indivision, je viens vous prier, Monsieur le ministre, de vouloir consentir à la radiation de l’inscription hypothécaire et à la vente de l’immeuble qu’elle grève. Mon épouse et moi, nous nous engageons à fournir hypothèque sur la maison n° 96 que nous avons rachetée en 1852. »</p>
<p> </p>
<p>Les choses se résolvent grâce au notaire Renoz qui éclaircit la situation, et au Ministre qui dispense Donat, en sa qualité d’officier supérieur &#8211; par sa conduite et sa manière de servir -, de prendre une nouvelle hypothèque. La main-levée est finalement accordée le 20 novembre 1859.</p>
<p> </p>
<p>Jean-François Meurs</p>
<p>Avec mes remerciements :</p>
<ul>
<li>à Mme Thérèse Deguent qui m’a contacté pour m’envoyer l’acte de décès de Donat Joseph Meurs et qui m’a permis de retrouver la trace de ce porteur du nom Meurs. Elle travaille sur le patronyme JAMME.</li>
<li>à mon neveu Valéry Letroye qui est allé au Musée de l’Armée pour photographier le dossier de Donat Joseph Meurs</li>
</ul>
<p> </p>
<p>Notes</p>
<ul>
<li>On trouve Donat Joseph LEMPEREUR comme témoin lors du mariage religieux des parents, sans doute frère de Marie-Josèphe. Etait-il le parrain de son neveu ? Je n’ai pas consulté les registres paroissiaux de Soignies.</li>
<li>Acte de décès, déclaration par Matthieu Auguste Wolff, âgé de 45 ans, Capitaine commandant d’artillerie, domicilié à Liège, et Gustave Laguesse, cousin, âgé de 24 ans, artiste peintre, domicilié à Bruxelles. Laguesse est le patronyme de la mère d’Eugénie Jamme.</li>
<li>Témoins du mariage : Charles Adolphe Joseph LECOCQ, âgé de 45 ans, Colonel commandant le 2<sup>e</sup> régiment d’artillerie ; Jean Laurent MICHEEL, 41 ans, Major d’artillerie, sous directeur de la manufacture d’armes de l’Etat ; Charles Joseph JAMME, avocat, âgé de 39 ans ; Emile Victor Arnold LAGUESSE, 36 ans, ingénieur au corps des mines, cousin de l’époux.</li>
<li>Le père et la fille sont domiciliés à Liège, Boulevard de la Sauvenière.</li>
<li>Donat était toujours domicilié à Soignies, et les publications du mariage ont eu lieu à Soignies le 31 août et le 7 septembre.</li>
<li>Il y a un 94ter qui n’apparaît que dans l’acte d’expertise, mais qui doit consister en dépendances, et n’est pas repris comme habitation.</li>
<li>Je n’ai pas pu identifier cet oncle fortuné … S’agirait-il de ce Donat Joseph Lempereur, frère de sa mère, cf. note 1 ci-dessus ?</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Paul Meurs &#8211; en captivité au Stalag I A</title>
		<link>https://www.meurs.be/2018/04/22/276/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Apr 2018 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°109]]></category>
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					<description><![CDATA[Stalag I A Oncle Paul Meurs en captivité En campagne J’avais été démobilisé et mis en congé fin décembre 1939. Le 10 mai 1940, j’ai reçu l’ordre de rejoindre mon régiment du côté de Gand. J’ai pris le train, qui a été plusieurs fois arrêté et dévié, et on est<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2018/04/22/276/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Stalag I A</h2>
<h1>Oncle Paul Meurs en captivité</h1>
<h2 class="style1">En campagne</h2>
<p>J’avais été démobilisé et mis en congé fin décembre 1939. Le 10 mai 1940, j’ai reçu l’ordre de rejoindre mon régiment du côté de Gand. J’ai pris le train, qui a été plusieurs fois arrêté et dévié, et on est arrivés à Tielt. Là, on m’a donné mon paquetage. J’ai reçu des cartouchières, mais jamais de fusil ! Nous étions un peu à l’abandon. Finalement, nous avons été regroupés pour former une batterie. Mon poste était conducteur des chevaux qui tiraient le canon. Mais après une visite médicale, à cause de mes rhumatismes articulaires, je me suis retrouvé comme servant au canon. Nous avons formé le convoi sur la place de Tielt et, finalement, j’ai été remplacé : on m’a envoyé comme homme à tout faire à la cuisine.</p>
<p>Nous avons été chargés dans un train en partance pour Dunkerque. Là, le commandant a demandé de la nourriture aux français. Ceux-ci ont refusé : ils voulaient d’abord nous faire monter en ligne. Dans ces conditions, le commandant a refusé, et nous nous sommes débrouillés avec ce que nous pouvions trouver. Nous avons subi le bombardement de Dunkerque, après quoi on nous a réexpédiés en Belgique, où nous avons été mieux encadrés. J’ai passé mon temps à la cuisine jusqu’à la capitulation. Notamment, je conduisais un tombereau avec lequel on transportait le ravitaillement.</p>
<h2 class="style1">Prisonniers de guerre</h2>
<p>Au moment de la capitulation, je me souviens qu’on logeait dans une école aux environs de Renaix. Une femme a voulu me faire entrer chez elle, et elle me proposait des habits civils, mais j’ai refusé, car on nous regroupait par régiments et on disait que nous allions être libérés ; nous attendions « le cachet ». Nous sommes restés un jour ou deux sur place, puis on nous a fait monter dans un convoi ; mon ami Albert Huque et moi avons pris place sur une cuisine ambulante jusqu’à Termonde. C’est là que nous nous sommes rendus compte que nous étions prisonniers.</p>
<p>On nous a mis dans des wagons vicinaux destinés aux marchandises jusqu’à la frontière hollandaise. Nous avons logé dans un dépôt de trams et c’est en tram qu’on nous a conduits jusqu’aux bateaux, des péniches, qui nous ont emmenés en Allemagne, sur le Rhin. On nous a donné deux pains blancs, et le voyage jusqu’à Emmerich a duré deux jours et deux nuits.</p>
<h2 class="style1">Le stalag aux confins de la Lituanie</h2>
<p>Dans la caserne, nous étions nombreux, regroupés par 40, avec un responsable pour la nourriture. Nous avons eu un pain pour 5 et de la soupe. Une partie des prisonniers a été rapatriée par train. J’ai été dirigé vers le Stalag 1 A [<em>Stalag vient de Stammlager, « camp principal »</em>], dont le camp de base était à Stablack, près de Königsberg, ville de Prusse orientale, située au-delà de la Pologne [<em>notamment le couloir de Dantzig, en polonais Gdansk</em>]. La ville a été attribuée à l’URSS lors des accords de Postdam et est devenue Kaliningrad en 1946. On est tout proche de la région de Memel [<em>Klaïpeda</em>] disputée entre la Lituanie, l’URSS et l’Allemagne.</p>
<p>Nous avons été immatriculés et nous sommes restés plusieurs jours au camp principal. Au début du mois de juillet, nous avons été répartis en « kommandos » ou groupes de travail, et dirigés vers Heidekrük. Le centre du kommando était Kreis. On avait demandé des terrassiers, mais l’interprète a mal traduit par « fermier », et c’est ainsi que je me suis d’abord retrouvé à construire une route, aménager les fossés, les écoulements … Par la suite, les agriculteurs de l’endroit venaient échanger leurs travailleurs prisonniers contre des fermiers de métier. Mais beaucoup se proposaient pour l’échange parce qu’ils espéraient une meilleure nourriture. L’hiver, j’étais toujours à charger du gravier que les fermiers devaient transporter dans leurs charriots.</p>
<p>En mai 1941, j’ai du travailler aux champs de tourbe. Ensuite, nous avons été remplacés par des russes ou des polonais.</p>
<h2 class="style1">Le travail dans les fermes</h2>
<p>En août 1941, nous avons été dirigés par petits groupes dans les fermes. Du 15 août à la Toussaint, j’ai gardé les vaches : il n’y avait pas de clôtures aux prairies. Le matin, on me conduisait, ce n’était pas loin de la ferme, et je recevais une tartine pour 9 heures. On m’apportait le dîner, et le soir, vers 4 heures et demie 5 heures, la fermière et sa fille venaient traire avec moi les 17 vaches. Je recevais encore un bol de lait et une tartine. A 7 heures, nous rentrions à la ferme avec les cruches sur une charrette à bras.</p>
<p>A la Toussaint, j’ai été dirigé vers une ferme où je travaillais seul, mais nous étions cantonnés, Albert et moi, avec deux français, dans une vieille maison du village. La place était un peu juste. L’aumônier des camps venait parfois nous voir. Nous y sommes restés jusqu’en juillet 1944.</p>
<p>La ferme faisait 10 hectares avec 4 vaches et 2 veaux. On y cultivait du seigle et de l’avoine. Surtout, il y avait l’élevage des oies. Tout l’hiver, il fallait « carder » les plumes pour le duvet. On plumait les animaux à sec et il fallait d’abord séparer les petites plumes duveteuses des autres. Pour celles-ci, il fallait arracher la partie duveteuse de ce qui était dur.</p>
<p>C’est un pays où il peut faire très froid ; les températures de moins trente étaient courantes, et cela descendait parfois jusqu’à moins quarante. Il y avait régulièrement un mètre de neige. Il fallait donc aussi couper du bois, déraciner les souches, faire des meules de fagots.</p>
<p>Les rapports avec les habitants étaient corrects : il y en avait plus de bons que de mauvais. Nous étions respectés, pourvu qu’on travaille, et nous recevions notre nourriture à la table des fermiers. Nous mangions à peu de choses près la même chose qu’eux : du pain, du saindoux, etc.</p>
<h2 class="style1">La famille des fermiers</h2>
<p>La fermière, Hélène Micheel, mais on disait Lina, m’a écrit après la guerre parce qu’elle voulait retrouver un frère resté prisonnier par ici. Il est finalement rentré après un an, et elle m’a écrit à nouveau pour me le dire. Plus tard, la famille a fuit l’Allemagne de l’Est, avant la fermeture du « rideau de fer ». Ils avaient vendu leur ferme et leurs petits biens. Elle est venue jusqu’à Obaix en 1956.</p>
<p>Des choses restent gravées dans ma mémoire, comme la mort de la grand-mère : on l’avait déposée dans l’aire de grange pour qu’elle soit « au frais ». Le jour de l’enterrement, je suis allé avec le grand-père au cimetière qui était un monticule de sable parce qu’on ne pouvait pas creuser profondément sans atteindre la nappe d’eau ! Elle a été placée entre deux de ses fils, et ma bêche est passée à travers le cercueil de l’un d’eux. Il en est tombé une poignée de poussières…</p>
<p>Le grand-père était débrouillard et savait tout faire. Il m’a appris des trucs de bourrelier, pour réparer les « goreaux » [<em>ndlr : les colliers des chevaux</em>]. Il fabriquait des briques de terre et il a lui-même ajouté ainsi une épaisseur aux murs de sa maison.</p>
<h2 class="style1">L’Arrivée des russes en 1944</h2>
<p>En juillet 1944, nous avons évacué une première fois : les russes arrivaient. Il fallait faire des tranchées. En septembre, nous avons été affectés à une autre ferme. Nous étions cinq, Albert était toujours avec moi. Cette ferme avait 5 chevaux et 20 vaches. L’un de nous s’occupait des cochons.</p>
<p>En janvier 1945, l’exode a repris. Les allemands fuyaient et avaient très peur. Les français sont partis pour leur compte, ils ont pris le risque. Albert et moi sommes restés avec les fermiers : la femme, ses filles et un gamin. Ils n’auraient pu conduire les chars. Je ne sais plus exactement les directions que nous avons prises, sauf pour Lodsen, Lòdz en Pologne, un peu plus bas que Varsovie et plus à l’ouest. Je vois une plaine avec quatre routes en croix. Trois convois se rejoignent en une énorme colonne, comme les affluents d’un fleuve, et les fermiers qui s’efforcent de rester groupés par villages.</p>
<p>En fin de compte, nous avons été rattrapés par les russes le 17 février. Alors, nous avons été conduits dans toutes sortes de directions. Certains prisonniers ont été rapatriés plus vite parce qu’ils savaient marcher. Moi, j’avais un pied blessé à cause d’une mauvaise godasse et je n’ai pas pu suivre. Je suis resté en arrière avec d’autres que je ne connaissais pas et j’ai d’abord abouti dans un camp duquel les prisonniers avaient été évacués. Il était occupé par des russes blessés ou malades. Pour finir, nous avons été soignés, nous étions « sauvés » : la vie avait changé, nous recevions des soins et de la nourriture. Nous étions déjà début avril ! La nuit, nous devions aller à deux chercher de l’eau à la rivière, avec un cheval et un tonneau. Nous faisions deux à trois voyages sous la garde d’un soldat russe. Pourquoi cela se faisait-il seulement la nuit, je n’en sais rien.</p>
<p>Nous avons beaucoup souffert avec les russes. C’étaient de vrais sauvages : ils sortaient de leurs cabanes misérables où ils n’avaient rien, aucun confort. Ils découvraient tout et ils étaient comme fous. Ils dévalisaient tout ce qu’ils pouvaient. Ils embarquaient les meubles pour leur pays. Ils dépouillaient tout le monde. « Ur ! ur ! », « heure ! » Ils ne connaissaient que ce mot là, et ils réclamaient les montres pour leur pays. Ils arrachaient les bagues, les bijoux, et même les dents en or ! J’avais laissé pendre ma montre, suspendue à sa chaîne, dans mon caleçon, et elle a échappé à une première fouille. C’était une bêtise, car ils ont quand même fini par la trouver et c’était courir un risque insensé : comme je ne voulais rien donner, je me suis retrouvé avec le canon du pistolet sur l’estomac, poussé vers un fossé. J’ai bien cru que c’était fini. Ils fouillaient les porte-feuilles, détruisaient les photos. J’ai quand même pu sauver le mien, qui me venait de mon grand-père Théodore Mainil. Les Allemands, au moins, avaient respecté nos objets personnels.</p>
<p>J’aime mieux quatre ans chez les Allemands qu’un mois chez les Russes !</p>
<p>Nous avons été conduits dans une caserne, une dizaine de Belges et de Français, et nous partagions une écurie avec des prisonniers allemands, eux d’un côté, nous de l’autre. Il n’y avait pas de communication entre nous ; pourtant, nous avions appris suffisamment leur langue. Nous les ignorions, pas de partage. Nous recevions peu à manger : du café le matin, du pain, de la soupe. On profitait de la corvée patates pour manger des pommes de terre crues. Une sentinelle nous embêtait : elle nous reconduisait de la cuisine à notre paillasse et venait nous rechercher aussitôt, pour rien, par plaisir. Un jour, on est venu nous dire que, si nous pouvions marcher 25 km, nous pourrions prendre le bateau. A mi-parcours, on nous a fait rebrousser chemin en disant qu’il n’y avait pas de bateau : je ne sais même pas si c’était vrai.</p>
<p>Au début de mai, tous les prisonniers qui restaient ont été rassemblés et logés dans des maisons. Nous allions dans les campagnes ramasser des betteraves qu’on trouvait encore, et que nous faisions cuire dans des baignoires en zinc récupérées dans les maisons bombardées. On obtenait un sirop qu’on mettait sur notre pain. D’autres groupes sont venus nous rejoindre via la caserne d’Insterburg où on les regroupait.</p>
<h2 class="style1">Le retour</h2>
<p>Le 27 juin, nous sommes partis d’Insterburg. Nous avons fait 25 km à pieds vers Gumbinnen, puis un voyage en train qui a duré deux ou trois jours, je ne sais même plus exactement, et nous avons été remis aux autorités anglaises. Encore un jour de train vers la Hollande où nous sommes restés deux jours pour la « désinfection ». Après quoi nous avons été expédiés vers Herbestal où on nous a fait passer un interrogatoire. C’était le 3 juillet. J’ai été démobilisé et j’ai reçu 500 francs.</p>
<p>A partir de là, on ne s’occupait plus de nous, il fallait se débrouiller. Pour aller de Bruxelles-Nord au Midi, on ne nous a pas fait payer le bus, sans doute parce qu’on voyait bien qui nous étions, dépenaillés, avec des pièces provenant de tous les uniformes : belges, français, russes, anglais… Je suis allé au local de la JOC pour téléphoner. D’abord chez le cousin Piette de Bruxelles, pour qu’il prévienne à Obaix avec ménagements.</p>
<p>Puis à Baulers. Odile faisait le pain. Elle a couru jusqu’à la gare et elle est arrivée à Obaix avant moi. Lorsque je suis arrivé à 1h ½ elle m’attendait avec François et « Petit Paul » dans ses bras. Il y avait une dizaine de prisonniers qui rentraient à Pont-à-Celles, et tous les bras qui s’agitaient à la fenêtre, cela faisait du mouvement !</p>
<p>Nous sommes revenus par le sentier qui traverse les prairies, par le moulin, mais les nouvelles vont vite ! Quand nous sommes arrivés à la maison, il y avait déjà des gens qui venaient aux nouvelles.</p>
<p>Le curé Cuvelier est arrivé. Je me suis mis à genoux devant lui pour demander sa bénédiction.</p>
<p> </p>
<p><em>Récit recueilli par JF Meurs</em></p>
<p><em>1990, 50 ans après</em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Michelle Plasman &#8211; Ils ont débarqué !</title>
		<link>https://www.meurs.be/2018/04/22/277/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Apr 2018 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°109]]></category>
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					<description><![CDATA[1944 Ils ont débarqué ! Ce matin, il fait doux, les fleurs s’égaillent dans le jardin en pagaille, un oiseau passe en criant, le chat s’étire sur la terrasse. Je rêve… Et comme tous, aujourd’hui, en 1994, parlent de libération, je laisse voguer au fil de mes souvenirs, ce temps de<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2018/04/22/277/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>1944</h2>
<h1>Ils ont débarqué !</h1>
<p style="padding-left:90px;"><em>Ce matin, il fait doux, les fleurs s’égaillent dans le jardin en pagaille, un oiseau passe en criant, le chat s’étire sur la terrasse. Je rêve… Et comme tous, aujourd’hui, en 1994, parlent de libération, je laisse voguer au fil de mes souvenirs, ce temps de ma petite enfance … J’avais quatre ans.</em></p>
<p> </p>
<p>Lillois, 1944. Papa installe un fil entre le mur de l’étable et celui de la maison avec de gros crampons. Je me demande s’ils n’existent pas encore ? Comme à la ferme, c’est le boulot qui prime avant tout, j’imagine que c’est une nouvelle corde à linge. Plausible : Maman ne devra plus courir au jardin pour mettre sécher le linge ; la buanderie est à deux pas. Mais voilà, il est si haut, ce fil, que je ne pourrai jamais aider Maman… Et même elle, il lui faudra sûrement une échelle ou tout au moins une chaise pour y arriver ! il faut quelques éclaircissements …</p>
<ul>
<li>Non, dit Papa, je vais te le dire, mais tu dois te taire et ne le répéter à personne, c’est une antenne pour le poste.</li>
<li>Ah ? Et pourquoi ne peut-on pas le dire ?</li>
<li>Nous allons écouter Londres, car ils vont débarquer ! …</li>
<li>???</li>
</ul>
<p> </p>
<p>Et on essaye d’écouter Londres. Crch crch … Tiou tiou tiou … De toute façon, je n’y comprends rien. <em>Les prunes sont cuites, la confiture est prête</em>. Que de choses étranges dans ce monde des grandes personnes. Seule me reste dans l’oreille la voix qui venait de Londres. Qui étaient ces « ils » dont ils parlaient en chuchotant ? D’où venaient-ils ?</p>
<p>Ils viendraient en traversant la mer que je n’avais jamais vue.</p>
<p> </p>
<h2 class="style1">Dans le ciel</h2>
<p>Papa expliquait avec Roger que là-bas, de l’autre côté de la mer, les falaises étaient blanches, qu’il y avait du brouillard, car « les autres » étaient encore très forts. Les avions venaient de là-bas, on les appelait « les avions de la RAF ».</p>
<p>Des « forteresses volantes » nous survolaient, accompagnées de chasseurs qui les protégeaient. Elles volaient bas et nous faisaient trembler à l’intérieur. Papa et mon grand-père commentaient :</p>
<ul>
<li>Ils vont pilonner l’Allemagne. Ils volent bas pour ne pas se faire repérer par les radars.</li>
</ul>
<p>Et si les allemands les attaquaient ? Et si elles laissaient tomber leur chargement sur nous ? Elles étaient si bas ! … On avait déjà vu ça, une nuit où les anglais avaient mitraillé le train à 500 mètres de chez nous et que nos parents nous transbahutaient d’un côté à l’autre de la chambre pour éviter les rafales des mitrailleuses. Et une autre fois, un après-midi, quand j’avais deux ans et que je faisais la sieste.</p>
<ul>
<li>Non, pas d’angoisse, c’est pas pour nous, la guerre est presque finie.</li>
</ul>
<p> </p>
<h2 class="style1">Une armée blanche</h2>
<p>Ah ouiche ! La guerre est presque finie : quelques nuits plus tard, « ils » sont venus voler les cochons. Mais comment étaient-ils entrés ? Alors que tous les soirs, Papy faisait le tour, son gros trousseau de clés à la main ; il fermait toutes les portes, bergerie, poulailler, porcherie, étable, écuries, et les deux barrières. Le carré était reformé, le monde de mon enfance pouvait dormir en paix, Papy avait fermé les portes et lâché le chien.</p>
<p>Et voilà, malgré cela, « ils » étaient entrés, avaient tué les cochons sur place, les avaient traînés dans la prairie jusqu’au Vert chemin et puis, Ffft, plus personne, plus de traces …</p>
<p>Qui étaient-ils ? Papy et les autres accusaient l’armée blanche. En v’là une autre, à présent ! Je connaissais l’allemande, la belge, la française, dite en déroute, l’anglaise qui se trompait de cible, et la japonaise qui avait massacré l’américaine à Pearl-Harbour ; l’italienne et celle de Rommel en Afrique, enfin, …, dans le désert. Première fois de ma vie que j’entends parler de cette armée-là. Ils pestaient, à cause de la perte des deux cochons, mais ne semblaient pas trop inquiets par cette armée qui « travaillait » dans l’ombre.</p>
<ul>
<li>A quoi faire ?</li>
</ul>
<p>Il valait mieux que les petites filles ne s’occupent pas de ça !</p>
<p>On renforça la porte extérieure par une barre de fer, bien lourde et bien solide, posée dans des encoches tout aussi solides, avec Papy, tout était toujours très costaud ; c’était réparé. On n’entrerait plus, sinon, « i pèrdrinent leû fusik ! » Un double canon de chasse, je l’avais vu ! Rassurée par leurs bonnes paroles, et le fusil, je repris mon bon sommeil.</p>
<p> </p>
<h2 class="style1">Les curieuses machines dans le ciel</h2>
<p>Un jour, ça y est, ils ont débarqué. Chez nous, ils sont contents, mais pas très sûrs de la chose, parce que cet été là, de curieuses machines envahissent le ciel. C’est une nouvelle arme, cela s’appelle V1. Ces avions font un drôle de bruit, leur moteur ne tourne pas bien. Papa me prend à part un après-midi où il en passe un pour me dire que quand j’entendrai le moteur de ces engins s’arrêter, je devrais vite courir à la cave. Cette cave où Marraine ne veut pas descendre en cas d’alerte, de peur d’être ensevelie, et où nous descendons sans remords, l’abandonnant en haut sous son plafond en béton du vestibule. Egoïstement, je pense &#8211; pas trop rassurée – que nous jouissons d’une double protection puisqu’elle est là-haut, et qu’elle pourra nous tirer d’affaire en cas d’éboulement.</p>
<p>Voilà justement que ce sale engin cale son moteur. Mon cœur suit et cale aussi, mes jambes se font toutes molles. Puis, il redémarre. Ouf ! Ce n’est pas pour nous !</p>
<p>Si vous voulez mon avis de petite fille, ces V1 ne me paraissent pas très sérieux, ils sont bourrés de vieilles ferrailles, même des fers à repasser, toutes sortes de choses qui peuvent faire mal et même tuer, mais ils sont sans pilotes. Comment voulez-vous que ça marche ? Leur moteur cafouille, rien à voir avec les forteresses volantes et les chasseurs.</p>
<p> </p>
<h2 class="style1">Les américains sont là</h2>
<p>Je l’avais bien deviné. Les voilà, ils sont là, les américains. Les tanks, les Jeeps en file sur la route, il y en a jusqu’au « Tabarin », toute une colonne. Au coin de la grange, avec Papy, je regarde ; ils m’enlèvent, je passe de bras en bras, ils sont grands, ils ont des casques avec des filets, ils rient et ils ont de grandes et belles dents. Je vole, et ils m’emmènent vers un tank tout fleuri de roses roses. J’ai un peu peur de ce tank et je demande à retrouver les plus petits mais très solides bras de mon grand-père. Je suis très fière d’avoir vu un tank de près.</p>
<p>Quelques jours après, Papy distribuait de la bière à un camion d’anglais. Il m’envoya chercher des provisions à la cave. Etienne reçut et mangea, sans les chiquer, tous les « chewing-gum », ce qui me sembla un crime de lèse-chewing-gum. Ils étaient comme ceux que l’on reçoit dans les pompes à essence actuellement. Ils avaient un délicieux goût de menthe et duraient très longtemps, mais ne pouvaient en aucun cas être avalés. Pauvre petit frère qui venait de les avaler et sans doute pauvre Michelle qui avait raté la distribution !</p>
<p>Il y eut après cela encore d’autres inquiétudes, la guerre n’était pas finie. Parfois, je pense à ces soldats si souriants dont je garde le visage en mémoire. Que sont-ils devenus ? Ont-ils pu regagner leur pays ? Sont-ils encore vivants ? La bataille des Ardennes ne les a-t-elle pas fauchés ? Pourquoi ? Pourquoi ? Et comment bâtir un monde de fraternité et de liberté ?</p>
<p>Se battre pied à pied, avec le cœur et la tendresse contre les formes d’intolérance et d’injustices, contre la misère du monde. Garder volonté d’espérance en ce « bon » qui existe en tous.</p>
<p> </p>
<p>Cré nom di dji ! … sâroût timps dè r’lèver nos mantches èyè d’ratchî dins nos mains !!!</p>
<p> </p>
<p style="text-align:right;"><em>Michelle Plasman</em></p>
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