Un article de Jean-François Meurs

J’ai rassemblé dans ce fichier une série de chansons wallonnes que l’on chantait autrefois lors des fêtes de famille, mariages, communions, etc. On peut trouver la plupart de ces chansons et même certaines partitions sur l’Internet, mais j’ai cru bon de rassembler ici celles qui faisaient partie du répertoire familial. Il faut reconnaître qu’on a de moins en moins l’occasion de les chanter, et qu’il y a de moins en moins de personnes qui comprennent encore la langue. Avec une exception : « Ele pètite gayole » connue internationalement grâce à sa reprise par Julos Beaucarne, et que je ne reproduit pas ici.

Telle ou telle chanson faisait partie du répertoire spécialement d’une ou plusieurs personnes de la famille. J’ai indiqué le chanteur vedette selon ce que je sais : cela n’exclut pas que la chanson ne fût interprétée par d’autres.

Parmi mes sources, il y a les deux carnets de chansons de Julia Tamigneaux, véritables oeuvres d’art de calligraphie ! La plupart de ces chansons sont en français : je les avais publiées dans une série de « Piret Magazines » sur papier, avec un commentaire. J’ai ressaisi toutes ces chansons sur mon ordinateur. J’hésite à les placer sur le web, mais je peux le faire s’il y a des amateurs. Je le ferai peut-être par petites doses …

Je possède aussi un troisième carnet, de l’écriture des filles Piret de Baulers, principalement de Tante Marie-Louise et de Tante Odile, et parfois de Cousine Octavie Briart-Dubois.

Parmi les chanteurs de la famille, je mets en première place papa, François Meurs, qui aimait beaucoup chanter pour amuser, et qui avait une belle voix. Dans ses archives, je retrouve toute une série de chansons en wallon et des chansons de l’époque Tino Rossi, etc. Son wallon oscille entre le parler du Centre (il était de Fayt-lez-Manage) et celui de Nivelles. Il était le seul à connaître « èl musiciyen », sur un air canaille, et « èm’ pètite gate adoréye », avec un air romantique.

Pour ce qui est de « l’orthographe », je n’ai pas toujours respecté celle adoptée par les originaux (en particuliers les chansons de François Loriaux, en dialecte Carolo), soit pour les rendre plus compréhensibles aux usagers du parler aclot, soit parce que les interprètes eux-mêmes adaptaient spontanément le texte au parler local, de Nivelles, ou de La Louvière. Parfois, j’ai essayé de respecter l’orthographe dite « Feller », qui standardise la transcription des différents parlers wallons, de Mons à Liège en passant par Nivelles et Namur. Pour faciliter la compréhension à la lecture, il faut faire chanter les sonorités dans sa tête.

Catégories : Piret-Magazine n°112

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