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	<title>Piret-Magazine n°071 &#8211; Accueil</title>
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	<description>Un site de la famille Piret-Meurs</description>
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		<title>Jehan le Victorieux et la victoire de Wörringen</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/05/06/106/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°071]]></category>
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					<description><![CDATA[Jehan le Victorieux et la victoire de Wörringen Comme ancêtre de Jean sans peur, Jean 1er Duc de Brabant et de Limbourg figure dans la généalogie Meurs. Ce portrait trouvé dans le « Rif tout dju » de janvier 2007 me paraît vivant et suggestif. À la fin de l’article,<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/05/06/106/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Jehan le Victorieux et la victoire de Wörringen</h1>
<blockquote>
<blockquote>
<p>Comme ancêtre de <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=commentaires&#038;id=25">Jean sans peur</a>,<strong> Jean 1er  Duc de Brabant </strong>et de Limbourg <strong>figure dans la généalogie Meurs</strong>. Ce  portrait trouvé dans le « Rif tout dju » de janvier 2007 me paraît  vivant et suggestif. À la fin de l’article, on trouve un tableau généalogique  de cette famille.</p>
<p align="right">Jean-François Meurs</p>
</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p>     En  1261, quand mourut le duc Henri III, son fils aîné, infirme de corps et  d’esprit, fut exclu de la succession au profit du cadet. Le poil blond, les  yeux bleus, très vifs, Jehan était un solide athlète, casse-cou mais  chevaleresque, rimeur distingué mais politique sagace et administrateur  équitable. Il était de première force aux sports de son époque, épée, lance,  chasse à courre. Les guerres étaient fréquentes en ce temps-là, mais courtes et  dans l’entretemps, le duc courait les tournois en France ou en Allemagne. Quand  il entrait en lice, bannière claquante, avec son escorte d’écuyers et de  ménestrels, aux accents vibrants des trompettes, c’étaient remous, froufrous et  commérages dans les tribunes pavoisées où les nobles dames et gentes demoiselles se penchaient pour mieux voir. </p>
<p>
       Il  régnait depuis quelque dix ans quand on lui rapporta que sa sœur Marie, reine  de France, était inculpée d’avoir empoisonné le dauphin, né d’un premier  mariage de Philippe le Hardi. Cette nouvelle mit Jehan en verte rage, grinçant  des dents et rompant en petits morceaux un bâton qui se trouvait là. Jurant de  venger l’honneur de sa maison, il bondit en selle et fila vers Paris, suivi  d’un seul valet. Le ménestrel qui rima plus tard ses exploits, conte qu’il  arriva chez sa sœur déguisé en moine, et la confessa de ses péchés. Convaincu  de l’innocence de Marie, il s’en fut à la cour provoquer en combat quiconque  oserait en douter. Qu’on s’imagine ce géant blond surgissant au vieux Louvre et  jetant sa défroque pour se dresser en cotte de mailles, l’arme au côté, l’œil  brillant de colère. Dans Lohengrin, le héraut et les trompes doivent lancer  trois fois leur appel, afin que vienne « un chevalier pour Elsa de Brabant »,  mais ici, le champion s’en vint de lui-même. Son beau-frère, le roi Philippe,  l’apaisa d’ailleurs incontinent car l’affaire avait fini par un non-lieu pour  la reine, et son accusateur finit ses jours au bout d’une corde à Montfaucon. </p>
<p>
       Mais  nous avons dit que Jehan gouvernait bien, et défendait avec intelligence les  intérêts des Brabançons. Grâce à la grand’route de Bruges à Cologne,  transitaient par Bruxelles et Louvain les draps de Flandre, les brocards  florentins, les vins d’Espagne et de Porto, les produits d’Angleterre et  d’Orient débarqués sur les quais de Bruges, tandis qu’à l’inverse arrivaient  les gros chargements de blé venus des plaines de l’Europe Centrale et les  merveilles des armuriers liégeois. Le Brabant avait donc intérêt vital à voir  régner la paix et la sécurité sur toute la rive gauche du Rhin. Ce n’était pas  le cas, et le duc était obligé d’intervenir à tout propos dans les querelles  des seigneurs rhénans. </p>
<p>
        Survint l’affaire de la succession du Limbourg. Ce duché était une sorte  de petit territoire stratégique autour de la vieille ville de même nom, perchée  sur un rocher qui domine la Vesdre et les hauts plateaux ardennais. Comme  toujours au Moyen Âge, cette succession provoque un merveilleux imbroglio de  droits contradictoires, d’ambitions et de rapacités. Le duc de Brabant  s’empressa de racheter les droits de l’héritier légitime, trop faible pour les  faire valoir lui-même.</p>
<p>
        Jehan partit au début de 1288. A Maestricht, les Rhénans tentèrent de  l’arrêter par de nouvelles palabres, mais bientôt ils se dérobèrent. Jehan se  mit à leurs trousses et marcha vers Cologne. Son arrivée au Rhin se fit en  grande joie, les chevaliers menant leurs destriers jusqu’au poitrail dans l’eau  du fleuve, en poussant des hurlements d’allégresse. Puis, on investit la  forteresse de Wörringen, au Nord de Cologne, ce qui força les rhénans  d’accourir à la rescousse. </p>
<p>
       Le 4  juin, Jehan de Brabant et ses quinze mille hommes acceptaient la bataille  contre vingt-cinq mille adversaires. Le duc avait groupé au centre la fleur de  sa chevalerie, aux ailes ses alliés. Les chevaliers attendaient le choc sur  leurs étalons frémissants. Jehan leur cria : <em>« Je vous devancerai  tous, étant le mieux monté. Vous aurez soin que je ne sois pris ni par  derrière, ni par les flancs. Pour ceux qui me viendront en face, c’est affaire  à moi : je me battrai à mon honneur. Que si vous me voyez tourner bride ou  me rendre, je vous enjoins à l’instant de m’occire ! ».</em></p>
<p>
        L’attaque, déclenchée à cinq heures du matin, se dessinait à l’aile  gauche. Jehan perdit patience, réclama sa bannière, et partit, panache au vent,  les lions d’or brillant sur le champ de sable de sa cotte d’armes. La  chevalerie chargea derrière, en masse bien serrée. Le choc : grands cris,  bruit de ferraille, les grandes épées brandies à deux mains tombent drues sur  les heaumes. La mêlée est ardente et longue.<br />
       À  trois heures, les trompes de Brabant éclatent, triomphales. Jehan le victorieux  inclut dans son blason le lion rouge de Limbourg et prend pour devise  nouvelle : « Louvain au riche duc, Limbourg à qui l’a conquis. »</p>
<p>
       Dans  un tournois, six ans plus tard, soit en 1294, il reçut un coup de lance au  bras. L’infection se mit dans la blessure et fit périr, en pleine force, Jehan  1er, duc de Brabant. </p>
<p align="right">Jean Marin, article dans La Libre Belgique<br />
  Reproduit dans « Rif tout dju » n°  461, janvier-février 2007</p>
</p>
<p><center><br />
<img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/jehan1er01.jpg"> <img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/jehan1er02.jpg"> <br />
<img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/jehan1er03.jpg"><br />
</center></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Généalogie Meurs: Jean Meurs, notre plus lointain ancêtre</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/04/10/99/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°071]]></category>
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					<description><![CDATA[Jean MEURS Venu de la Gueldre Autrichienne ou de la région de Bavai en France ? Nous ne connaissons ni le lieu, ni la date de sa naissance. Il est décédé entre 1708 (naissance de son fils Thirij) et 1713 (remariage de son épouse). Il épouse Catherine STASSIN, fille de<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/04/10/99/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style>
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<h1 style='text-align:justify'>Jean MEURS</h1>
<h2 class="style1">Venu de la Gueldre Autrichienne ou de la région de Bavai en France ?</h2>
<p style='text-align:justify'>Nous ne<br />
connaissons ni le lieu, ni la date de sa naissance. Il est décédé entre 1708<br />
(naissance de son fils Thirij) et 1713 (remariage de son épouse). </p>
<p style='text-align:justify'>Il épouse Catherine STASSIN, fille de Ghislain et de Catherine FOURNEAU, née à Naast le<br />
14 octobre 1670 et y décédée le 18 janvier 1728.<br />
Jean Meurs et Catherine Stassin ont eu au moins quatre enfants baptisés à Naast :</p>
<ol style='margin-top:0cm' start=1 type=1>
<li>Jeanne (Jeanne Catherine), née le 25<br />
février 1700 (ss Jean FRANCOIS et Marie-Jeanne STASSIN), décédée à Naast le 30 juin<br />
1760. Elle épouse à Horrues le 19 août 1727 Thomas LEFEBVRE (témoins Philippe<br />
Joseph PLETAIN et J.B. DUBOIS). Thomas Lefèbvre était tailleur et demeurait<br />
près de l&rsquo;église. Le couple a fait baptiser 6 enfants à Horrues :</p>
<p class="MsoNormal" style='margin-left:36.0pt;text-indent:-21.0pt'>
1.1. Marie Joseph, née le 26 juillet 1728 (ss Conrard ROUSSEAU de Naast et Marie Apolline DEFOSSEZ de Naast)</p>
<p class="MsoNormal" style='margin-left:36.0pt;text-indent:-21.0pt'>
1.2. Martin, né le 8 septembre 1730 (ss Martin BORREMANS et Jenne FRIART)</p>
<p class="MsoNormal" style='margin-left:36.0pt;text-indent:-21.0pt'>
1.3. Marie-Catherine, née le 10 décembre 1732 (ss Nicolas URBAIN et Jenne Michel LELIEVRE)</p>
<p class="MsoNormal" style='margin-left:36.0pt;text-indent:-21.0pt'>
1.4. Jean-Joseph, né le 30 avril 1735 (ss Thierry MEURS et Marie Appoline DEFOSSEZ, tous deux de Naast)</p>
<p class="MsoNormal" style='margin-left:36.0pt;text-indent:-21.0pt'>
1.5. Jean-Baptiste, né le 13 juin 1738 (ss Jean-Baptiste DUBOIS et Marie Madeleine BLONDEAU)</p>
<p class="MsoNormal" style='margin-left:36.0pt;text-indent:-21.0pt'>
1.6. Arnould, né le 16 avril 1741 (ss Arnould Constantin CONIAUX et Catherine Joseph FRANCOIS)</p>
</li>
</ol>
<ol style='margin-top:0cm' start=2 type=1>
<li>
Marie-Magdeleine, née le 2 octobre 1702 (ss Anthoine GHIO et Marie Magdeleine DEFFAUT ?), pour laquelle je ne trouve aucune trace.</li>
<li>Jean-François, né le 10 janvier 1706 (ss Jean-François HORLET et Marie Catherine COCLET), pour lequel je ne trouve aucune trace.</li>
<li><b>Thiry</b>, né le 24 août 1708, <b>notre ancêtre, qui suit</b> (ss Tirij DELMOTTE et Jeanne Marie HORLET)</li>
</ol>
<p style='margin-left:0cm;text-align:justify'>Catherine Stassin, veuve, épouse en secondes noces, à Naast, le 28<br />
novembre 1713, Conrard ROUSSIAU ou Rousseau (Témoins : Jeanne Moers et<br />
Martin Guarite). Sans descendance (connue).</p>
<p>Remarques :</p>
<ol style='margin-top:0cm' start=1 type=1>
<li style='text-align:justify'>On ne trouve aucun Meurs comme parrain des<br />
     enfants, tandis que l’on trouve au moins une fois le patronyme Stassin,<br />
     celui de la mère. D’où l’hypothèse que Jean Meurs est isolé, sans famille<br />
     proche.</li>
<li style='text-align:justify'>A la seconde génération, on trouve Thiry comme<br />
     parrain, mais aucun des autres frères et sœurs ; par contre, on<br />
     trouve Conrard Rousseau, le second époux de Catherine Stassin.</li>
<li style='text-align:justify'>Thiry est graphié de plusieurs manières,<br />
     notamment Thirij … </li>
<li style='text-align:justify'>Alphonse Gilbert (1854-1939), pharmacien,<br />
     petit-fils de Marie-Thérèse Meurs (la « tante de Dinant » à<br />
     Baulers), est l’auteur de plusieurs carnets distribués dans différentes<br />
     branches de la famille, dans lesquels il recense, de mémoire, les très<br />
     nombreux descendants de son arrière-grand-père Jean-François Meurs de<br />
     Ronquières, dit couramment « Djan Meûs ». Il varie dans ses<br />
     introductions, et il n’est pas toujours fiable. Ainsi, il inverse les<br />
     enfants des deux épouses de Jean-François, il comporte de nombreuses<br />
     erreurs de prénoms, des confusions (par exemple, il fait de Jean-Baptiste<br />
     Meurs, médecin à Braine-le-Comte, un fils de Jean Meurs de Ronquières,<br />
     alors qu’il s’agit d’un petit fils de Charles-Eloi). J’ai pu voir au moins<br />
     quatre carnets rédigés de sa main, dans quatre familles différentes, et<br />
     ces notes ne concordent pas toujours. Voici deux de ces<br />
     introductions :</p>
<p class="MsoNormal" style='margin-left:36.0pt;text-indent:-21.0pt'>4.1.  Les fondateurs de la<br />
famille Gilbert sont : du côté maternel Jean Meurs dit Djean Meus vers<br />
1750 époux Gréer et Piérart venu croit-on de l’Autriche, en tout cas de Moers<br />
en Gueldre autrichienne, (ndlr : Moers ou Mörs se prononce Meurs) s’est<br />
rendu en France puis à Ronquières où il s’est marié deux fois et a eu 19<br />
enfants… (daté de 1925)</p>
<p class="MsoNormal" style='margin-left:36.0pt;text-indent:-21.0pt'>4.2.  La famille Djean Meus,<br />
on la croit d’origine autrichienne habitant Moers vers 1700. Ce pays (comme le<br />
nôtre) dépendant de l’empire d’Autriche. Après l’annexion de cette province<br />
(Gueldre) Jean Meurs vint habiter Ronquières dans une ferme qui existe encore,<br />
se maria deux fois… (Original daté de 1930, en possession de Simone Meurs, qui<br />
a recueilli les archives de la branche de Virginal, Vincent Meurs)</p>
<p style='margin-left:36.0pt;text-align:justify'>La Gueldre autrichienne (Geldern) se situe<br />
près de la Gueldre Hollandaise (Gelderen), et on y trouve la ville et le comté<br />
de Mörs, transcrit Moers en allemand et en flamand, et habituellement Meurs en<br />
français (Les Comtes de Meurs). Il est possible et même probable, selon moi,<br />
qu’Alphonse Gilbert a fait lui-même le rapprochement entre le nom de famille et<br />
la ville. Il faut donc rester prudent. D’autre part, c’est à Jean Meurs de<br />
Ronquières qu’il pense, et pas au grand père de celui-ci. S’il a recueilli une<br />
tradition ancienne, il court-circuite au moins deux générations. Mais derrière<br />
les approximations, comme souvent, on peut penser qu’il y a un fond de vérité.</p>
</li>
</ol>
<ol style='margin-top:0cm' start=5 type=1>
<li style='text-align:justify'>Armand Meurs, de Tubize (1918-2000), a entendu<br />
     son père Lié Meurs (qui ne racontait pas beaucoup !) dire que<br />
     l’ancêtre Jean Meurs était un soldat, venu lors de la première ou seconde<br />
     occupation autrichienne. De fait, pendant le 17<sup>ème</sup> siècle, les<br />
     troupes autrichiennes affrontent Louis XIV lors de la guerre de succession<br />
     d’Espagne. Et l’affrontement a lieu dans la région de Seneffe, du Roeulx<br />
     et de Soignies – Naast (Steenkerque). Lié Meurs est petit-fils de<br />
     Félicien.</li>
<li style='text-align:justify'>Pierre Piette (1916-2002), descendant de<br />
     Maximilien Meurs, tenait une version similaire : « originaire de<br />
     la Gueldre Autrichienne » ; mais dans quelle mesure n’est-il pas<br />
     contaminé par les écrits d’Alphonse Gilbert, qu’il a connu ? Il<br />
     parlait d’ailleurs de Jean Meurs de Ronquières, ignorant encore à l’époque<br />
     le Jean Meurs de Naast ainsi que Thiry. Il pensait même que les enfants<br />
     aînés avaient pu naître ailleurs qu’en Belgique.</li>
<li style='text-align:justify'>Pierre Piette dit aussi que Jean Meurs avait fait<br />
     des études et qu’il parlait français, alors que, dans la famille, tout le<br />
     monde s’exprimait en wallon. Il écrit à son cousin François Meurs le 7<br />
     septembre 1978 : « J’ajouterai pour la petite histoire qu’à la<br />
     ferme de Ronquières on parlait le français. Une cousine Hélène Meurs qui<br />
     avait vécu à Bruxelles était fille de Polydore Meurs et avait résidé en sa<br />
     jeunesse à la ferme « Jean Meuse » et disait qu’on y parlait<br />
     français. Quand j’étais jeune et que je parlais à table, tante Marie Meurs<br />
     me disait que cela ne se faisait pas (pour les enfants) et que son<br />
     grand-père, Jean Meurs, obligeait au silence en tapant de son couteau la<br />
     table à côté de son assiette en disant : « taisez-vous<br />
     Nicolas » (ou encore : « Nicolas, vous parlerez quand vous<br />
     aurez mangé »). Il était sans doute le plus bavard, mais cela se disait<br />
     en français. Un siècle plus tard, la race n’avait pas amélioré »… Je<br />
     lui ai entendu raconter une version à peine différente, mais qui met en<br />
     relief le contraste entre l’usage du français au milieu du wallon :<br />
     « Lorsque la tante Marie, qui s’exprimait toujours en wallon,<br />
     racontait certains faits et dits, elle passait abruptement du wallon au<br />
     français lorsqu’elle citait son grand-père, lui faisant dire : <i>Nicolas,<br />
     vous parlerez quand vous aurez mangé</i> ; et, imitant l’ancêtre,<br />
     elle frappait la table avec son couteau. ». Pierre Piette ajoute, à<br />
     l’appui de cette culture française, que « Jean Meurs avait fait son<br />
     séminaire à Bavai, commencé tout au moins ».</li>
</ol>
<p style='margin-left:36.0pt;text-align:justify'>Notez également la prononciation wallonne<br />
du patronyme : « Meûs ». Que l’on retrouve dans une citation rapportée<br />
par Pierre Piette : « <i>A Scaussènes, des Meûs, y n’da t’ôssi spais<br />
qu’d’èle pwèye d’yerbe</i> », « A Ecaussinnes, des Meurs, il en<br />
pousse aussi dru que du poil d’herbe ».</p>
<p style='margin-left:36.0pt;text-align:justify'>Le cousin Pierre Piette est un témoin<br />
privilégié, puisqu’il a vécu avec sa tante Marie, la dernière en vie des<br />
petits-enfants de Jean Meurs de Ronquières. Il avait une mémoire phénoménale et<br />
j’ai toujours pu vérifier l’exactitude de ce qu’il racontait. Son père était<br />
connu pour être présent à tous les enterrements dans la famille, s’attardant le<br />
dernier, connaissant tout le monde… </p>
<ol style='margin-top:0cm' start=8 type=1>
<li style='text-align:justify'>L’hypothèse d’un émigré, voire d’un soldat, est<br />
     plausible. Parmi mes ancêtres Piret, j’ai découvert Etienne Wandor,<br />
     prononcé et aussi transcrit Vandor, provient de « Glaive en<br />
     Prusse », selon la déclaration de son petit-fils, lors du décès de<br />
     son père. Il s’agit probablement de Kleve, en français Clèves, à la<br />
     frontière hollandaise, c’est-à-dire la même région que Mörs. Etienne<br />
     Wandor s’est établi à Feluy vers 1700, et ce n’est vraiment pas loin de<br />
     Naast.</li>
<li style='text-align:justify'>La revue Entre Senne et Soignes » n° 67,<br />
     1990, p. 3 parle du régiment du Comte de Wrangel installé dans la province<br />
     de Gueldre en 1702 (date proche de celle de l’apparition de l’ancêtre).<br />
     Cette unité fait partie du prestigieux régiment des Gardes Wallonnes attachés<br />
     à la personne du roi d’Espagne lui-même… Est-ce une piste ?</li>
<li style='text-align:justify'>Que Jean Meurs ait des liens avec la France n’est<br />
     pas impossible. Au cours de mes recherches, je suis entré en lien deux<br />
     généalogistes Meurs de France, appartenant tous les deux à la même souche.<br />
     Ils remontent jusqu’à un ancêtre qui a vécu à la même époque que notre<br />
     Jean, de Naast, et qui fait souche dans la région de Bavai en France,<br />
     c’est-à-dire à moins de 100 km de Naast. On peut faire le recoupement avec<br />
     l’affirmation de Pierre Piette qui dit que « Djan Meurs » a fait<br />
     son séminaire à Bavai. Il suffirait peut-être de remonter une génération<br />
     pour faire le lien ?…</li>
<li style='text-align:justify'>Enfin, on trouve la présence du patronyme Meurs à<br />
     Mons en 1550 (Josine Meurs, venant du Nord de la France), à Bousval dès<br />
     1633 (trois sœurs s’y marient), à Nivelles dès 1711 ; et le patronyme<br />
     Moers (transcrit parfois Meurs, par Popp par exemple, ce qui est un indice<br />
     de la prononciation du nom Moers) à Feluy, puis à Nivelles, autour de<br />
     1800. Le patronyme est rare, mais il on le trouve donc en Belgique avant<br />
     l’apparition de Jean Meurs à Naast.</li>
</ol>
<p align="right">Jean-François  Meurs</p>
</p>
<h1 style='text-align:justify'>Thiry MEURS</h1>
<h2 class="style1">Il épouse une descendante des ducs de Bourgogne…</h2>
<p>Affaire à suivre dans <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=commentaires&#038;id=73">l&rsquo;article suivant</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Généalogie Meurs: Thiry, fils de Jean Meurs</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/04/10/100/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°071]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.meurs.be/?p=100</guid>

					<description><![CDATA[Thiry MEURS Il épouse une descendante des ducs de Bourgogne… Baptisé à Naast le 24 août 1708 (ss Thiry DELMOTTE et Jeanne Marie CORNET) et y décédé le 25 juillet 1770. Il épouse à Naast le 1 juin 1757 (témoins : Pierre Joseph Papleux et Charles Garitte) Marie Agnès PAPLEUX,<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/04/10/100/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
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<h1>Thiry MEURS</h1>
<h2 class="style1">Il épouse une descendante des ducs de Bourgogne…</h2>
<p>Baptisé à Naast le 24 août 1708 (ss Thiry DELMOTTE et Jeanne Marie CORNET) et y décédé le 25 juillet 1770. Il épouse à Naast le 1<br />
juin 1757  (témoins : Pierre Joseph Papleux et Charles Garitte) <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=commentaires&#038;id=84#MarieAgnesPAPELEUX">Marie Agnès PAPLEUX</a>, fille de <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=commentaires&#038;id=84#GillesPAPELEUX">Gilles Papleux/Papeleux</a> et de <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=commentaires&#038;id=84#MarieThereseBUISSERET">Marie Thérèse BUISSERET</a>, née à<br />
Braine-le-Comte le 28 janvier 1730 et décédée à Naast le 24 juillet 1768.</p>
<p>Dont, baptisés à Naast :</p>
<ol>
<li><b>Jean-François</b>, né le 11 avril 1758 (ss Jean-François Malbecq et Catherine Thérèse Papleux), <b>notre ancêtre, qui suit.</b></li>
<li>Marie-Caroline, née le 5 août 1759 (ss Pierre Joseph Papleux, jeune homme, et Marie Caroline Draguet, jeune fille de cette paroisse).
<p>Epouse à Soignies le 21 janvier 1784 Jean-Baptiste DESMETTE, né à Soignies le 28 août 1742. Sans postérité.<br />
Jean-Baptiste Desmette était veuf d’un premier mariage, et il est l’ancêtre du célèbre Docteur Jules BORDET, bactériologiste, prix Nobel, qui a donné son nom<br />
au célèbre hôpital Bordet de Bruxelles.</p>
</li>
<li>Charles Joseph Eloi, né le 1 décembre 1760 (ss Charles François Draguet et Marie Anne Malbecq).
<p>Il deviendra marchand de grains à Braine-le-Comte, et notable de la ville. Il épouse Marie-Henriette MEURET en<br />
1781. Dont : 3.1. (Maximilien) Vincent, marchand de grains et brasseur, postérité, 3.2. Marie Caroline, épouse de Jean-Baptiste DEMOL, postérité, 3.3.<br />
Marie Joseph, célibataire, 3.4. Jean-Baptiste, médecin, échevin de Braine-le-Comte. Postérité par sa fille Anna Thecla, qui épouse le notaire<br />
Mélot, de Flavion. Il ne subsiste plus de représentant du patronyme Meurs dans cette lignée.</p>
</li>
<li>Marie Augustine, née le 20 juillet 1762 (ss Charles François Joseph Draguet et Marie Augustine Papleux).
<p>Elle épouse Jean-Joseph DEROYER à Soignies. Sans descendance.</p>
</li>
<li>Pierre, né le 18 décembre 1764 (ss Jean Joseph Carin et Jeanne Françoise François).
<p>Cabaretier à Soignies. Il épouse 1° en 1809, Marie-Joseph LEMPEREUR. De ce mariage : Donat Joseph MEURS né<br />
à Soignies en 1810, dont je perds la trace. <br />
Pierre Meurs épouse 2° en 1827, Rosalie ANTHOINE, dont Alexandrine, née en 1827, apparemment sans postérité.</p>
</li>
</ol>
<p>Thiry MEURS a eu des possessions à Naast, puisqu&rsquo;il est cité plusieurs fois lors de la délimitation de possessions. On trouve :</span></p>
<ol>
<li>Dans le recueil des biens et rentes de l&rsquo;Eglise Saint Martin à Naast (1764) : « Marie Jeanne<br />
Fauconnier… laquelle doit noeuf livres l&rsquo;an de rente franche sur trois journels<br />
de terre gisant sur le faurieux seigneur d&rsquo;ottignies tenant …  à tirij meurs au<br />
lieu du sieur de la ramée, la ditte rente remboursable etc.</li>
<li>Dans le même recueil,<br />
au folio 35 : « La veuve nicolas delhauve laquelle doit quattre livres l&rsquo;an<br />
de rente franche sur sa maison et héritage à naast contenant un demij journel<br />
ou environ tenant à la cimetière dudit naast, à tirij meurs et au chemin de<br />
naast à mignault échéante au noël. »</li>
<li>Dans les Fondations et réductions, Naast 1767 : « Tirij meurs au lieu des héritiers Joquet et<br />
conparchoniers lesquels doivent trois sols quattre deniers l&rsquo;an de rente non<br />
franche sur un journel de terre prit en trois journels et demij sur le faurieux<br />
tenant au Sr dejette, au Seigneur de thieusies et au fosset du faurieux. »<br />
(note en marge : cette rente est remboursée le 30 xbre 1767 par tirij meurs,<br />
J.B. malbecq, J.F. malbecq, J.B. Delauve).</li>
<li>Parmi les Fondations de l&rsquo;Eglise St Martin, échéance à la St Remy, en 1764 : « Un demi bonnier de<br />
terre appartenant à l&rsquo;Eglise St Martin situé sur le champs du Moulin tenant aux<br />
Escholiers de Mons, à Thiri Meurs, à la ruelle de Glatimont et au chemin du<br />
Moulin à Soignies »</li>
</ol>
<p>Le Plan cadastral de Naast, dressé par Popp (vers<br />
1850/1860), mentionne Vincent MEURS, médecin à Braine-le-Comte, comme<br />
propriétaire de l&rsquo;Article 446, à savoir : section C  n° 2, une terre d&rsquo;une<br />
contenance  de 79,90 ares. Vincent Meurs est fils de Charles Eloy, et donc petit<br />
fils de Thiry Meurs. En fait, c&rsquo;est Jean-Baptiste, autre fils de Charles Eloy,<br />
qui est médecin. Ce titre de propriété est peut-être un reste d&rsquo;héritage ?</p>
<p>Thiry Meurs a fait partie des notables de Naast,<br />
puisqu&rsquo;il signe des actes en tant qu&rsquo;échevin de la Seigneurie d&rsquo;Ottignies à<br />
Naast, avec le mayeur. Le fait de signer est d&rsquo;ailleurs indice d&rsquo;un certain<br />
degré d&rsquo;instruction : à l&rsquo;époque, tous ne savent pas signer, loin de là.</p>
<p>Par son épouse Marie Agnès Papeleux, les Meurs sont<br />
descendants des ducs de Bourgogne, par un fils bâtard (mais bien doté !)<br />
de Jean sans peur, second Duc de Bourgogne. Et donc, rattachés aux rois de<br />
France, ce qui permet de remonter jusqu’à Charlemagne, et au-delà, jusqu’à<br />
Pepin de Bref.</p>
<p align="right">Jean-François  Meurs</p>
</p>
<h1 style='text-align:justify'>Jean-François MEURS</h1>
<h2 class="style1">Père de 19 enfants à Ronquières</h2>
<p>Affaire à suivre dans <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=commentaires&#038;id=74">l&rsquo;article suivant</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Généalogie Meurs: Jean-François, fils de Thiry Meurs</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/04/10/101/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°071]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.meurs.be/?p=101</guid>

					<description><![CDATA[Jean-François MEURS, dit Jean Meurs Père de 19 enfants à Ronquières Fils de Thiry Meurs et Marie-Agnès Papeleux. Baptisé à Naast le 11 avril 1758, décédé à Ronquières le 11 janvier 1845. Cabaretier à Naast, puis fermier à Ronquières, à la « Cinse Djan Meûs ». On disait « Djan<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/04/10/101/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css">
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</style>
<h1>Jean-François MEURS, dit Jean Meurs </h1>
<h2 class="style1">Père de 19 enfants à Ronquières</h2>
<p>Fils de Thiry Meurs et  Marie-Agnès Papeleux. Baptisé à Naast le 11 avril 1758, décédé à Ronquières le  11 janvier 1845. Cabaretier à Naast, puis fermier à Ronquières, à la  « Cinse Djan Meûs ». On disait « Djan » (Jean). Selon des  témoignages, il s’exprimait en français, alors que tous les enfants parlaient  wallon. </p>
<p>Il épouse en premières  noces, à Ronquières le 28 novembre 1780 (Témoins Pierre Joseph STEVENS, fils de  cense et Jean Joseph PIERART, fils de Cense. Dispense de deux bans),  Marie-Joseph PIERART, « fille de cense », fille de Charles et  Marie-Joseph CAMBIER, née à Ronquières le 10 avril 1755 (probablement, selon  Jean Detournay, à moins qu’elle ne soit la fille de Jean-Joseph PIERART et Marie  Joseph PIERART de Ronquières, née à Ronquières le 10 mars 1758, ss François  Joseph PIERART et Marie Joseph PIERART). </p>
<p>Dont : </p>
<ol>
<li>Marie-Thérèse, née à Naast le 30 septembre 1781,  décédée à Baulers le 4 novembre 1845<br />
<blockquote>
<p>Nb :  On l’appelait la « tante de Dinant » parce qu’elle avait épousé  Charles GILBERT et habitait la « Ferme de Dinant » à Baulers (ferme  Piret actuellement). C’était une auberge relais à l’entrée de la ville de  Nivelles, où l’on payait l’octroi. Le couple a eu 13 enfants, et est à  l’origine d’une très nombreuse descendance, notamment à Seneffe. Son  petit-fils, Alphonse Gilbert, pharmacien, est l’auteur de carnets où il recense  les nombreux descendants de Jean Meurs de Ronquières. Marie-Thérèse est ancêtre  de l’oncle Jules PAESMANS (voir Piret Magazine numéro 2, p. 27 et suivantes).</p>
</blockquote>
</li>
<li>Benoît, né à Naast le 20 mars 1783, décédé à  Ronquières le 17 janvier 1857.<br />
<blockquote>
<p>Dit « Benoît d’èle  Drugnode », du nom de la ferme de la Drugnode, sur Ittre, qu’il occupera,  et son fils Pierre-Cornelis après lui. Il épouse Marie-Thérèse TIELEMANS, fille  de cultivateur. Il est l’ancêtre des Meurs de Buzet et de la famille Meurs de  France, près de Soissons (Oulchy), dont Philippe Meurs, né en 1972. Ancêtre  aussi de Michel Reynens, époux de Sylvie Mabille (voir descendance Piret). </p>
</blockquote>
</li>
<li>Pierre, né à Ronquières le 27 décembre 1784, décédé  à Ronquières le 30 mai 1867, cultivateur à Ronquières, « rentier »,  sans alliance.
</li>
<li>Célestine, appelée souvent Amélie, née à Ronquières  le 11 novembre 1786, décédée à Feluy le 5 février 1869<br />
<blockquote>
<p>On l’appelait la « tante du Tombois », ou « du Bo’  d’Hauru ». Le Tombois est une petite ferme qui se trouve à hauteur du plan  incliné de Ronquières, et qui était exploitée par la famille PAUL, dont Pierre  PAUL, qui épouse Célestine. Ils eurent 7 enfants, dont plusieurs restèrent  célibataires. Seule Sylvie, qui épouse son cousin Maximilien Gilbert (fils de  Marie-Thérèse Meurs, ci-dessus), a une descendance nombreuse. </p>
</blockquote>
</li>
<li>Jean-Baptiste, né à Ronquières le 27 novembre 1788,  + Ronquières le 13 août 1804 (25 thermidor an 13) âgé de 16 ans<br /><BR>
  </li>
<li>Catherine, née à Ronquières le 4 janvier 1791,  décédée à Soignies le 6 novembre 1862.<br />
<blockquote>
<p>Elle épouse à Soignies Alexandre  MOTQUIN, tonnelier, dont elle aura 7 enfants, mais la descendance ultérieure  est peu nombreuse. Elle sera commerçante à Soignies. </p>
</blockquote>
</li>
<li><a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=commentaires&#038;id=122">Marie Rosalie</a>, née à Ronquières le 11 mars 1793,  décédée à Ecaussinnes d’Enghien le 6 avril 1872 (chez sa fille Sidonie).<br />
<blockquote>
<p>La tante dite « de  Champmaret » : elle a épousé Jean-Joseph DECHIEF, et la famille a  occupé la cinse dite « de Champmaret » à Ronquières, sur les  hauteurs, à la limite de Bornival et de Feluy, non loin du plan incliné. Elle  est à l’origine d’une descendance prolifique, qui a essaimé beaucoup dans les  environs immédiats, aux Ecaussinnes et à Feluy, dont de nombreux porteurs du  nom de « Dechief ». </p>
</blockquote>
</li>
<li>Jean François ° Ronquières le 11 mars 1793, jumeau  de Marie Rosalie, sans alliance.<br />
<blockquote>
<p>Jean-François, parfois appelé  François, était sourd. Il a vécu chez ses sœurs Marie-Thérèse et Rosalie. </p>
</blockquote>
</li>
<p>Note: L’accouchement des 2 derniers enfants &#8211; des jumeaux &#8211; a du mal se  passer, car les 2 enfants ont été baptisés tout de suite par le chirurgien  accoucheur, comme le signale l’acte de baptême dans les registres paroissiaux.  Marie Joseph PIERART meurt peu après la naissance.</p>
</p>
</ol>
<p>Jean-François épouse en  secondes noces à Ronquières le 8 septembre 1793 (témoins Pierre Joseph MEURS et  Jean François GREER) Jeanne Rosalie GREER, née à  Ittre le 25 mai 1767 (ss Nicolas Joseph  WARBECQ et Jeanne Françoise SIRJACQUE), décédée à Ronquières le 1er  janvier 1850, fille de Nicolas et Marie Barbe MATTE. Dont 11 enfants :</p>
<ol start="9">
<li><strong>Maximilien</strong> né à Ronquières  le 18 juin 1794, décédé à Ecaussinnes Lalaing le 19 janvier 1875.<br />
<blockquote>
<p>Il a exploité la  ferme de Scouflény à Ecaussinnes Lalaing. De son épouse Angélique DUBOSQUEILLE,  il a eu cinq filles. Dans sa vieillesse, il s’est retiré à « La  Bassée », à Ecaussinnes-Lalaing. <strong>Ancêtre  de la famille Meurs d’Obaix</strong> par sa fille <strong>Désirée</strong>, qui épouse son cousin <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=commentaires&#038;id=76">Jean-Baptiste</a>, fils de Vincent (voir  ci-dessous n° 13). On disait parfois Maximilien « dè Scaussènes »  (Ecaussinnes). Sa fille Victoire est auteur de la nombreuse descendance Dejean  (Braine-le-Comte), et des Petersbroeck (agents de change Petercam). La plus  jeune des filles, Aurélie, est à l’origine de la famille Piette. </p>
</blockquote>
</li>
<li>Marie-Joseph, née  à Ronquières le 6 août 1795, décédée à Ittre le 26 février 1887.<br />
<blockquote>
<p>On l’appelait « la tante de  Baco » parce qu’elle avait épousé Fidèle HIERNAUX, qui portait ce surnom,  comme occupant de la ferme dite « de Baco » à Huleux, sous Ittre.  Dont descendance nombreuse à Ittre : Hiernaux et Gailly. Parmi les  descendants Hiernaux, Gérard Gilot, époux de Paule Plasman (généalogie Piret)  et Sabine Gilot, épouse de Frédéric Meurs (descendance de Vincent, ci-dessous,  branche d’Obaix, où l’on trouve encore le plus grand nombre de représentants du  noms Meurs)</p>
</blockquote>
</li>
<li>Charlotte, née à  Ronquières le 26 juin 1797<br />
<blockquote>
<p>Elle a épousé Jean-Baptiste  Nicaise, et n’a pas eu d’enfants. Avec son mari, elle a tenu « la  Bascule », ferme auberge à Waterloo. Elle a élevé son neveu (Jean)  François PAUL, fils de Célestine Meurs. </p>
</blockquote>
</li>
<li>Albert, né à  Ronquières le 7 août 1798, décédé à Ronquières le 25 août 1866<br />
<blockquote>
<p>On le surnommait Albert  « D’èl Vau », parce qu’il cultivait une ferme au lieu-dit « Al  Vaux » à Ronquières, proche de Fauquez &#8211; Virginal. Il sera échevin de  l’état civil à partir de janvier 1852. Il avait épousé Catherine STEVENS, fille  de cultivateurs, dont il aura 10 enfants, parmi lesquels Elise Meurs, ancêtre  des Dubois et Wargnies. Pas de postérité au nom de Meurs.</p>
</blockquote>
</li>
<li><strong><u>Vincent</u></strong> né à Ronquières le 21  janvier 1800, décédé à Virginal le 13 novembre 1875. <strong>Qui suit. </strong><br />
<blockquote>
<p>On disait « Vincent de  Vèznau » parce qu’il occupait une ferme à Virginal (en wallon Vèznau). La  famille occupera cette ferme durant environ 150 ans, Il est l’auteur d’une très  nombreuse descendance, parmi lesquels les Bailleux et Druet. Il est <strong>l’ancêtre de la famille Meurs d’Obaix</strong> par son fils <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=commentaires&#038;id=76">Jean-Baptiste</a>, lequel épouse en secondes noces sa cousine Désirée  Meurs, fille de Maximilien (voir ci-dessus en n° 9). C’est dans sa descendance que le nom Meurs subsiste  le mieux.</p>
</blockquote>
</li>
<li>Félicien, né à Ronquières le 21 mai 1801, décédé à Ronquières le 14 juillet 1888<br />
<blockquote>
<p>On le surnommait « Lapin Djan  Meurs », fut maréchal et cultivateur. Il épouse à Ronquières Nathalie  MEYNART, fille de cultivateurs, dont il aura 12 enfants (dont 4 morts en  bas-âge), mais une descendance ultérieure peu nombreuse. Armand Meurs, le  dernier représentant du nom Meurs issu de cette branche vient de s’éteindre en  2000.</p>
</blockquote>
</li>
<li>Justine, née  le … juin 1803, décédée à  Ecaussinnes-d’Enghien le 10 mars 1834.<br />
<blockquote>
<p>Elle meurt jeune. Elle avait  épousé Philibert VAN DER ELST, négociant et boucher, qui, une fois veuf, devint  entrepreneur de travaux publics à Molenbeek-St-Jean avec son frère. Je perds la  trace des enfants, qui ont probablement été élevés par la famille Van der  Elst : on ne conserve aucun souvenir de ceux-ci dans la famille  Meurs ; or, les liens étaient habituellement très forts et sont encore  repérables après 3 générations (par exemple dans les listes d’adresses). J’ai  quelques indications à propos du plus jeune, Néré Van der Elst, qui fait le  métier de changeur, et qui s’expatrie un beau jour à Constantinople (San  Stefano) où ses enfants font souche en épousant des personnes au nom grec, tout  en gardant la nationalité belge (traces dans les registres de population de  Bruxelles).</p>
</blockquote>
</li>
<li>Nicolas, né à  Ronquières le 29 octobre 1805, décédé à Ronquières le 7 mars 1883.<br />
<blockquote>
<p>Paul Nicolas, surnommé  « Colas Djan Meûs », probablement parce que c’est lui qui a succédé à  son père dans la petite ferme de Ronquières. Il épouse à Feluy Victoire  MEYNART, fille de gros censiers. Ancêtre des Delvienne. La descendance actuelle  se situe surtout à Marche-les-Ecaussinnes. Il subsiste quelques porteurs du nom  de Meurs à Vermand et Saint-Quentin en France. </p>
</blockquote>
</li>
<li>Virginie, née à  Ronquières le 4 septembre 1807, décédée à Nivelles le 18 novembre 1838.<br />
<blockquote>
<p>Elle épouse Nicolas DELIGNE, de  Nivelles, boulanger, dont elle a trois enfants. Décédée jeune. Postérité peu  nombreuse et presque entièrement éteinte.</p>
</blockquote>
</li>
<li>Floris(te)  Charles, né à Ronquières le 18 mai 1809, décédé à Cambron-St-Vincent le 15 mars  1882.<br />
<blockquote>
<p>« Mononc de Cambron ».  Son fils aîné, Polydore, fut concierge au palais royal, « copain » du  roi Léopold II. Son fils Elie a occupé la ferme de « Bel Air » à  Ecaussinnes ; il est l’ancêtre des Querton, par son 1er  mariage, et l’ancêtre des Corbisier, par son remariage avec sa cousine Florence  Meurs, fille de Nicolas. La descendance est nombreuse, mais le nom de Meurs  s’est éteint dans cette lignée.</p>
</blockquote>
</li>
<li>Augustine, née à  Ronquières le 30 juin 1811, décédée à Ronquières le 4 juillet 1839, sans  alliance. </li>
</ol>
<p><a name="CensDjanMeus"></a></p>
<h2 class="style1">La cense Djan Meûs</h2>
<p>Elle se trouve isolée au  milieu des prairies. On y accède par un petit chemin au départ de la route qui  longe le canal, à peu près à hauteur de Fauquez. Mais ce chemin est  nouveau ; il existe depuis la construction de la nouvelle route.  Autrefois, on y arrivait par un autre côté : cf le témoignage de Pierre  Piette, qui compare la carte militaire au 1/10.000e datant d’avant  1950 et la carte IGM actuelle. <br />
  Lors de la construction du  canal, du remblai a été déposé dans la prairie, comblant le fossé (où il y  avait peut-être une source ?). Depuis, il y a de l’humidité dans la maison  (témoignage Luc Mary, qui a racheté la maison il y a plusieurs années).  Autrefois, la maison dominait la vallée. </p>
<p>  <center></p>
<table>
<tr>
<td><center><br />
<a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=5&#038;id_img=44"><img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/JeanMeurs02Small.jpg" /></a><br />Jean-Baptiste Meurs<br />Cliquer sur l&rsquo;image pour agrandir</center></td>
<td><center><br />
<a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=5&#038;id_img=45"><img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/JeanMeurs01Small.jpg" /></a><br />Jean-Baptiste Meurs<br />Cliquer sur l&rsquo;image pour agrandir</center></td>
<td><center><br />
<a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=5&#038;id_img=46"><img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/JeanMeurs03Small.jpg" /></a><br />Jean-Baptiste Meurs<br />Cliquer sur l&rsquo;image pour agrandir</center></td>
</tr>
</table>
<p>  </center></p>
<h2 class="style1">Les origines</h2>
<p>En 1978, avant que les  recherches généalogiques aux archives ne soit entamée, Pierre Piette écrivait,  en parlant de Jean Meurs de Ronquières (on ignorait tout des racines, deux  générations au moins à Naast) : </p>
<p>« Quant à l’origine de  la famille, la Gueldre autrichienne, il ne peut s’agir que de ce que le Comité  belge du Rhin appelait la Haute Gueldre, voisine de la Gueldre hollandaise. La  Gueldre autrichienne correspond à la zone de la Rhénanie par où le Rhin entre  en Hollande. <br />
  Maximilien, 8e enfant  (<em>en fait, il est le 9e !, ndlr</em>), était né en 1794.  L’aînée de la famille environ 10 ans plus tôt, soit en 1784 (<em>en fait, 1781,  ndlr</em>), et Jean Meurs vers 1764 ou plus tôt encore (<em>en fait 1758, ndlr</em>)  puisqu’il avait fait son séminaire à Bavai (commencé tout au moins). <br />
  À cette époque la Rhénanie  n’était pas encore prussienne mais relevait sans doute de l’évêché de Munster  ou de Cologne. Les évêques étaient « grands électeurs » qui élisaient  l’empereur germanique. Celui-ci résidait à Vienne et était traditionnellement  Habsbourg. Ce n’est que sous Napoléon que celui-ci a prononcé la dissolution de  la confédération germanique et que l’empereur de Vienne, son beau-père en  l’occurrence, s’est appelé empereur d’Autriche.<br />
  La Belgique était donc à  l’époque, puisque possession Habsbourg de Vienne, autrichienne, et la Gueldre  rhénane aussi. <br />
  Les révolutionnaire français  sont entrés en Belgique en 1792 et ont conquis le pays définitivement en 1794  (Fleurus) année de la naissance de Maximilien. Il serait intéressant de savoir  si les aînés, du 1r mariage, sont déjà nés en Belgique (<em>la réponse est oui,  et on peut remonter deux générations à Naast, ndlr</em>).</p>
<p align="right">Jean-François  Meurs</p>
</p>
<h1>Vincent MEURS</h1>
<h2 class="style1">Vincent de Vèznau ne manquait pas d’humour…</h2>
<p>Affaire à suivre dans <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=commentaires&#038;id=75">l&rsquo;article suivant</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Généalogie Meurs: Vincent, fils de Jean-François Meurs</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/04/10/102/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°071]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.meurs.be/?p=102</guid>

					<description><![CDATA[Vincent MEURS Vincent de Vèznau ne manquait pas d’humour… Vincent Joseph Philibert Meurs, 13ème enfant de Jean-François Meurs, et 5ème enfant de Jeanne-Rosalie GREER, sa seconde épouse. Il est né à Ronquières le 21 janvier 1800, à la veille d’un siècle nouveau, mais peut-être n’en avait-on pas conscience avec la<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/04/10/102/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css">
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</style>
<h1><strong>Vincent MEURS</strong></h1>
<h2 class="style1">Vincent de Vèznau ne manquait pas d’humour…</h2>
<p>Vincent Joseph  Philibert Meurs, 13ème enfant de Jean-François Meurs, et 5ème  enfant de Jeanne-Rosalie GREER, sa seconde épouse.</p>
<p>Il est né à  Ronquières le 21 janvier 1800, à la veille d’un siècle nouveau, mais peut-être  n’en avait-on pas conscience avec la même force que nous avons pris conscience  de l’an 2000, puisque son acte de naissance porte la date du 2 Pluviose de l’an  huit de la République Française. Quoiqu’il en soit, il s’agissait d’une époque  troublée…</p>
<p>Il est décédé à  Virginal le 13 novembre 1875. </p>
<p>Dans la famille, il  était devenu « Vincent de Vèznau » parce qu’il exploitait la ferme  d’Henrimont à Virginal, qui se dit en wallon : « Vèznau »</p>
<p>Il épouse à  Virginal le 23 janvier 1833 (témoins : Maximilien Joseph Meurs,  cultivateur, âgé de 38 ans, Floriste Charles Joseph Meurs, cultivateur, âgé de  vingt deux ans, frères de l’époux, domiciliés à Ronquières, de Emmanuel Joseph  Dusausoy, secrétaire communal, et de Charles Denayer, garde-champêtre) :  Amélie LEJOUR, née à Bornival le 11 août 1809, fille naturelle de Marie-Barbe  Lejour, cultivatrice. Amélie est décédée à Ronquières chez sa fille Lucie et  son gendre Jules Meurs le 28 décembre 1897 dans sa 89ème année. </p>
<p>Ils eurent 10  enfants, tous nés et baptisés à Virginal : </p>
<ol>
<li>Pierre Joseph, né le 13 novembre  1833, marié, avec descendance.</li>
<li>Silvie Ghislaine, née le 29 mars  1835, décédée à Virginal le 3 août 1849, âgée d’environ 14 ans.</li>
<li><strong>Jean Baptiste, né le 2 août  1836, décédé à Bellecourt le 22 août 1905, marié deux fois, avec descendance,  qui suit</strong></li>
<li>Charlotte, née le 8 mai 1839,  décédée à Bornival le 1er janvier 1891, mariée avec Vincent Ballieu,  <a href='http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=gestion&#038;faire=edit&#038;id=113'>dont descendance</a>.</li>
<li>Nicolas Joseph, né le 10 octobre  1840, décédé à Virginal le 4 août 1917, sans alliance.</li>
<li>Firmin Ghislain, né le 11 février  1842, décédé à Virginal le 11 mai 1916, marié, avec descendance.</li>
<li>Victor, né le 9 septembre 1843,  décédé à Nivelles le 4 septembre 1925, curé doyen de Wavre</li>
<li>Emile, né le 10 août 1845, décédé  à Virginal le 10 septembre 1846, âgé de 13 mois</li>
<li>Marie, née le 23 mai 1847 (ou le  20 ?), décédée à Mons le 1er juin 1912, mariée avec Alphonse  Lenoir, dont descendance.</li>
<li>Lucie, née le 16 octobre 1849 (ou  le 15 décembre ?), décédée à Nivelles en 1920 ; mariée avec son  cousin Jules Meurs, sans descendance.</li>
</ol>
<p>Vincent Meurs est  vraisemblablement arrivé à la ferme de Virginal par son mariage en 1833 avec  Amélie Lejour, fille unique de Marie-Barbe Lejour, laquelle n’a pas eu d’enfant  issu de son mariage avec Pierre-Joseph COMPAS, occupant de cette ferme. Bon  nombre des garçons de « Djan Meûs » (Jean Meurs, de Ronquières) ont  épousé des filles de gros fermiers des environs – par exemple Nicolas, qui  épouse Gertrude Meynart de Feluy, ou Maximilien qui épouse Angélique  Dubosqueille d’Ecaussinnes -. Vincent a sans doute exploité la ferme de  Henrimont (parfois Henriamont) avec son beau-père ; un indice : ils  déclarent ensemble le décès de Marie-Barbe Lejour. </p>
<p>Quatre générations  Meurs se sont succédés dans cette ferme sur une durée de 150 ans, si bien  qu’elle porte plus couramment le nom de « ferme Meurs » :</p>
<ol>
<li>Vincent </li>
<li>Firmin, et son frère Nicolas,  resté célibataire</li>
<li>Jules Meurs</li>
<li>Simone Meurs, épouse de Marcel  HAULAIT</li>
</ol>
<p>Vincent n’était pas  propriétaire de cette ferme, mais il avait quelques biens, déjà vers  1850 : 3 bons hectares de prés sur Virginal, au lieu-dit  « Passavant », 1 hectare ½ de verger au « Petit Rapois »  sur Ittre, et 11 hectares sur lesquels était bâtie une maison sur le territoire  de Ronquières, à la limite de Virginal.</p>
<p>En 1873, le 7 février,  il fait encore l’acquisition (pour 14.740 francs « en bonnes espèces  métalliques ») d’une maison de ferme avec cour et verger nommée  « ferme à Jean Druet », bâtie sur un terrain de deux hectares, neuf  ares et nonante centiares, située à deux pas de la ferme qu’il exploite. Le  propriétaire était le Baron Georges Snoy demeurant à Braine-le-Château, qui  avait acquis le bien, en 1854, de Ghislain Delcorde et son épouse Marie  Florence Meynart de Virginal, qui l’avaient eux-mêmes acheté à Pierre Joseph Godeau  de Virginal en 1852. Vincent Meurs occupait  déjà la maison au moment de l’achat. </p>
<p>Dans la famille, on  appelait cette fermette « la petite maison dans la prairie », et on  se plaît à rappeler que Vital et Omer, enfants de Firmin, y sont nés pendant qu’on  refaisait le corps de logis de la grande ferme. Nous savons donc qu’une  transformation importante de la ferme Meurs eut lieu dans les années 1882-83.  Cet agrandissement correspond à la période où l’on commence à employer les  engrais chimiques : les rendements augmentaient, et l’on ajoutait souvent  un étage au corps de logis, destiné au grain. </p>
<p><center><br />
<a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=6&#038;id_img=47"><img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/VincentMeurs001Small.jpg"></a><br />
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</center></p>
<p>Amélie Lejour a  quitté Virginal le 21 mai 1896 pour se fixer à Ronquières, chez sa fille Lucie  et son gendre Jules Meurs, sans enfants, qui habitaient au centre, près de  l’église. C’est là qu’elle est décédée. </p>
<p>Le cadastre de Popp  renseigne qu’elle possédait personnellement une maison accolée à la collégiale  de Nivelles. Le cadastre date de 1850 environ, et à cette époque, Vincent Meurs  vivait toujours, ce n’est donc pas suite à son veuvage qu’elle possédait cette  maison. C’est là que Pierre Meurs, le fils aîné, ira habiter et tenir un  commerce de graines avec son épouse Julienne Decock. </p>
<p>Les Lejour ont été  des fermiers importants à Bornival et Ittre un siècle plus tôt, mais il est  difficile de dire, les documents &#8211; s’ils existent &#8211; sont encore à découvrir,  s’ils étaient encore d’importants propriétaires à l’époque. Mais ils ont été  alliés aux de Lalieux (même souche que les de Lalieux de la Rocq, voir note *1),  aux Moriaux/Moreau, aux Delamotte, des grandes familles terriennes du coin. </p>
<p>A propos de Vincent  Meurs, je tiens encore une anecdote qui m’a été rapportée par Philippe  Despontin. C’est sa grand mère Laure Lenoir, fille de Marie Meurs et Alphonse  Lenoir, qui la racontait. Elle concerne Victor Meurs, le futur doyen de Wavre,  qui fêtait à la ferme, avec quelques compagnons de séminaire, la réussite d’un  examen (Etait-ce la fin des études au séminaire, ou la fin des études à  l’Université de Louvain ?). Victor remontait de la cave paternelle les  bouteilles de vin que les ecclésiastiques vidaient avec enthousiasme sous l’œil  du papa. À ce moment, un domestique entre et annonce que le veau qui vient de  naître ne veut pas boire :</p>
<ol>
<li>Patron,  èl via n’vû nî beûre ! Qu’èst-ce qui faut fé ? </li>
</ol>
<p>Et Vincent Meurs  qui contemplait la scène avec quelque inquiétude pour sa cave répond :</p>
<ol>
<li>Fèyéz-li ène tonsure ! (*2).</li>
</ol>
<p align="right">Jean-François Meurs</p>
</p>
<p>(*) Notes :</p>
<ol>
<li>J’ai retravaillé la généalogie <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=commentaires&#038;id=65">publiée par René Goffin</a> mais qui avait été établie par Mr Emile de Lalieux</li>
<li>Patron, le veau   ne veut pas boire ! Que faut-il faire ? … Faites-lui une  tonsure !</li>
</ol>
<h1>Jean-Baptiste  MEURS</h1>
<h2 class="style1">Jean-Baptiste, fermier du Comte de Baudémont</h2>
<p>Affaire à suivre dans <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=commentaires&#038;id=76">l&rsquo;article suivant</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Généalogie Meurs: Jean Baptiste, fils de Vincent Meurs</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/04/10/103/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°071]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.meurs.be/?p=103</guid>

					<description><![CDATA[Jean-Baptiste MEURS et Désirée MEURS Désirée MeursCliquer sur l&#8217;image pour agrandir Jean-Baptiste MeursCliquer sur l&#8217;image pour agrandir La ferme du Dieu d’en bas à Bellecourt Jean-Baptiste est fils de Vincent Meurs et Amélie LEJOUR, né à Virginal Samme le 2 août 1836, décédé à Bellecourt le 22 août 1905. D’abord<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/04/10/103/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css">
<!--
.style1 {color: #FF6600;}
-->
</style>
<h1>Jean-Baptiste  MEURS et Désirée MEURS</h1>
<p><center></p>
<table>
<tr>
<td><center><br />
<a href="https://www.meurs.be/images/publiques/DesireeMeurs01.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/DesireeMeurs01Small.jpg" /></a><br />Désirée Meurs<br />Cliquer sur l&rsquo;image pour agrandir</center>
</td>
<td><center><br />
<a href="https://www.meurs.be/images/publiques/JeanBaptisteMeurs02.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/JeanBaptisteMeurs02Small.jpg" /></a><br />Jean-Baptiste Meurs<br />Cliquer sur l&rsquo;image pour agrandir</center>
</td>
</tr>
</table>
<p></center></p>
<h2 class="style1">La ferme du Dieu d’en bas à Bellecourt</h2>
<p>Jean-Baptiste est fils de Vincent Meurs et Amélie LEJOUR, né à Virginal Samme le 2 août 1836, décédé à Bellecourt  le 22 août 1905. D’abord cultivateur à la ferme d’Eve à Baudémont, sous Ittre,  tout près de la chapelle du « Bon Dieu qui croque », puis fermier à  Bellecourt, à la « ferme du Dieu d’En Bas », qui appartenait au comte  de Baudémont, Léon ‘t Serstevens.</p>
<p>Jean-Baptiste &eacute;pouse en premi&egrave;re noce Ad&egrave;le Ghislaine Matot, n&eacute;e &agrave; Nivelles le 21 f&eacute;vrier 1831, d&eacute;c&eacute;d&eacute;e le 8 ao&ucirc;t 1870, fille de Jean-Baptiste Matot (voir plus bas). Ils eurent trois enfants dont :<br />
  <strong>1/ Joseph</strong>, n&eacute; &agrave; Ittre le 12 août 1866, <strong>qui suit</strong>.<br />
  <strong>2/ L&eacute;on</strong>, n&eacute; &agrave; Ittre le 21 janvier 1869.<br />
  <strong>3/ ???</strong>, morte née.</p>
<p>Il &eacute;pouse en secondes  noces sa cousine germaine D&eacute;sir&eacute;e Meurs, originaire d&rsquo;Ecaussinnes. D&eacute;sir&eacute;e  avait 32 ans. <br />
  Jean-Baptiste et D&eacute;sir&eacute;e ont eu  cinq enfants : <br />
  <strong>1/ Jules D&eacute;sir&eacute;</strong>, n&eacute; &agrave; Ittre le 21 septembre 1873, d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave;  Obaix le 3 novembre 1939, inhum&eacute; &agrave; Fayt-lez-Manage, mari&eacute; avec post&eacute;rit&eacute;, grand  p&egrave;re de l&rsquo;auteur de cet article.<br />
  <strong>2/ Edmond</strong>, n&eacute; &agrave; Ittre le 14 avril 1875, d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Bellecourt le  24 mai 1888, &acirc;g&eacute; de 13 ans. Il avait pris froid sur le champ et est mort de  maladie pulmonaire.<br />
  <strong>3/ Jeanne</strong>, n&eacute;e &agrave; Ittre le 25 d&eacute;cembre 1877, d&eacute;c&eacute;d&eacute;e &agrave;  Ecaussinnes Lalaing le 9 novembre 1944. Mari&eacute;e avec post&eacute;rit&eacute;.<br />
  <strong>4/ Oscar</strong> Ghislain, n&eacute; &agrave; Ittre le 8 septembre 1879, mort &agrave;  Bellecourt le 7 f&eacute;vrier 1882 d&rsquo;un accident, &eacute;cras&eacute; par la roue du char qui a  gliss&eacute; contre la borne d&rsquo;entr&eacute;e de la cour.<br />
  <strong>5/ Marie</strong>, n&eacute;e &agrave; Bellecourt le 13 mars 1882, d&eacute;c&eacute;d&eacute;e &agrave;  Nivelles, mari&eacute;e, avec post&eacute;rit&eacute;. </p>
<p>  <center><br />
Le couple Jean-Baptiste Meurs et Désirée Meurs,<br />
avec leurs trois enfants, Jules, Jeanne et Marie, <br />
et les deux fils du premier mariage de Jean-Baptiste : <br />
Joseph et Léon.<BR><br />
<a href="https://www.meurs.be/images/publiques/JeanBaptisteMeurs03.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/JeanBaptisteMeurs03Small.jpg" /></a><BR><br />
Assis de gauche à droite : Joseph Meurs, Jean-Baptiste Meurs, Désirée Meurs<BR><br />
Debout, idem : Marie Meurs, Léon Meurs, Jules Meurs, Jeanne Meurs<BR><br />
<br />Cliquer sur l&rsquo;image pour agrandir</center></p>
<h2 class="style1">Jean-Baptiste, fermier du Comte de Baudémont</h2>
<p>Jean-Baptiste a  d’abord occupé la ferme, ou plutôt « relais » d’Eve, proche de la  chapelle du « Bon Dieu qui Croque », à la limite de Nivelles et Ittre  Baudémont. C’était plutôt une auberge sur la route des pèlerins qui se rendent  à Hal. Eve est sans doute écrit pour Aive (du latin « aqua », lieu où  il y a de l’eau), mot dont on a oublié le sens (*1). Déjà en 1980, il n’en  restait plus qu’un pan de mur au milieu des orties.</p>
<p><center></p>
<table>
<tr>
<td><center><br />
<a href="https://www.meurs.be/images/publiques/BonDieuQuiCroque.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/BonDieuQuiCroqueSmall.jpg" /></a><br />Chapelle du « Bon Dieu qui Croque »<br />Cliquer sur l&rsquo;image pour agrandir</center>
</td>
<td><center><br />
<a href="https://www.meurs.be/images/publiques/JeanBaptisteMeurs01.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/JeanBaptisteMeurs01Small.jpg" /></a><br />ce qui reste du « relais d’Eve » en 1986<br />Cliquer sur l&rsquo;image pour agrandir</center>
</td>
</tr>
</table>
<p></center></p>
<p>Son beau-père,  Jean-Baptiste Matot, occupait une petite ferme à 200 mètres de là environ,  appelée « Le Petit Bois » ou « Bois Moulin », voire encore  « ferme Matot » (*2). </p>
<p>Jean-Baptiste Meurs  a ensuite repris la ferme dite « du Dieu d’En Bas » à Bellecourt,  ainsi nommée à cause de la chapelle qui se trouve juste en face de l’entrée. On  raconte que lorsqu’il est allé payer son fermage au Comte de Baudémont, Léon ‘t  Serstevens, celui-ci lui a demandé « comment ça allait », lui et sa  famille. Alors, Jean-Baptiste a expliqué qu’avec sa grande famille, la maison  était trop petite et la ferme aussi. De fait, Oscar venait de naître, ce qui  faisait 6 enfants à nourrir et élever. Alors, le Comte lui a proposé de  reprendre la ferme de Bellecourt (*3). </p>
<p>Il y est arrivé en  1880 : le bail est signé le 7 mai 1879 ; Amélie Lejour, mère de  Jean-Baptiste, se porte caution. Mais on changeait habituellement de ferme en  mars. Le bail dit que les terres pourront être occupée après la levée des  récoltes ordinaires de 1879, et que les bâtiments, cours, jardins et  houblonnières pourront être occupés à partir du 1er mai 1880. </p>
<p>La grange a brûlé  en septembre de cette année-là. Jules, qui avait 7 ans, a été envoyé à pied  annoncer la chose chez Aur&eacute;lie et  Marie Meurs, sœurs de Désirée, à la Bassée, à Ecaussinnes-Lalaing. Angélique Dubosqueille vivait encore. Le gamin est resté chez les tantes au  moins toute l’année, et est allé à l’école à Ecaussinnes (*4). </p>
<p>Jean-Baptiste  rencontrait fréquemment le Comte de Baudémont pour payer ses fermages, soit à  Baudémont, soit à Bruxelles. Il faisait le trajet à pied. Les archives  familiales conservent un carnet dans lequel sont inscrites les sommes reçues.  Il commence à la date du 28 décembre 1888, et l’on constate que la somme versée  ce jour-là concerne plusieurs années, à savoir l’échéance de 1887 et des  arriérés de 1883. Le 25 avril 1894, Mr Léon t’Serstevens accorde une diminution  de 300 francs à cause de la mauvaise récolte de 1893. Entre les années 1895 et  1898, Jean-Baptiste tarde à payer l’assurance incendie. Il s’en acquitte en  novembre 1899. A partir de 1900, c’est toujours l’épouse t’Serstevens, née  Léontine Lyon, qui reçoit et signe. Jean-Baptiste paie pour la dernière fois le  16 mai 1905 ; il est décédé le 22 août suivant. C’est sa veuve qui paie  ensuite jusqu’en février 1914. Enfin, c’est Jules Meurs qui paie à partir du 2  décembre 1914. </p>
<p>Lorsqu’il est  décédé en 1905, Jean-Baptiste venait de signer un nouveau bail qui avait pris  cours en date du 4 août 1904. Ce bail n’était pas transmissible aux héritiers  et il n’a été continué qu’au profit de la mère. </p>
<p>Lorsque Jules  projette de se marier, en 1913, sa mère décide de lui abandonner les années de  bail auxquelles elle avait encore droit. Dans une lettre datée du 10 novembre  1913, la propriétaire en parle, et souligne la satisfaction qu’elle a toujours  eue de Désirée Meurs :</p>
<p><em>Chère Madame, Je suis charmée de pouvoir vous féliciter  du prochain mariage de votre fils auquel je souhaite le bonheur et la  prospérité, et puisque vous désirez lui céder les 2 années de bail que vous  avez encore à faire dans ma ferme, je vous prie de vous adresser à Mr le  Notaire Taymans afin que cette affaire soit bien en règle.</em><br />
    <em>J’espère, chère Madame, que vous continuerez toujours à  habiter ma ferme où vous avez été une fermière <u>modèle</u>, et je vous envoie  à tous l’assurance de mes meilleurs sentiments. </em><br />
    <em>L. t’Serstevens, née Lyon. </em></p>
<p>Désirée se met  d’accord avec la propriétaire pour résilier son occupation le 1er  mars 1914. Reste à liquider la communauté ayant existé entre Jean-Baptiste et  elle :  on décide de vendre le  mobilier garnissant la ferme, ainsi que les récoltes formant une valeur active,  et de partager à l’amiable ; à cette fin, on évalue la valeur des travaux  de culture, des labours, semences et récoltes croissantes. Des arbitres sont  désignés par les parties, à savoir la mère, le frère et les deux sœurs,  assistées et autorisées par leurs maris respectifs. On ne parle pas des deux  demi-frères Joseph et Léon. Les archives ne conservent que le projet de  tractation, et n’est pas daté. </p>
<p>Le 30 décembre  1913, Désirée signe avec son fils un accord selon lequel Jules sous-loue le  bail jusqu’à expiration de celui-ci, avec l’accord de la propriétaire ; il  paiera les impôts à partir du 1er janvier 1914, et Désirée ne lui  demande aucune indemnisation pour les fumures, vu les services rendus à la  communauté par Jules durant toutes les années passées. Il y a peut-être eu contestation,  puisqu’on trouve un autre document signé le 1er février 1915 où elle  déclare avoir reçu de son fils Jules la somme de 735 francs pour indemnité de  fumure et semences lors de la reprise. </p>
<h2 class="style1">Désirée Meurs</h2>
<p>Le mariage entre  cousins germains était chose courante à l’époque ; dans la famille Meurs,  je trouve pas moins dix couples de cousins germains, ce qui implique 20 cousins  et cousines ! La plupart du temps, il s’agit d’un veuf ayant des enfants,  et c’est une cousine, connue de ces derniers, qui prend la place de  la maman. </p>
<p>Désirée avait 32  ans quand elle s’est mariée. On raconte qu’un maître de carrière de Feluy, veuf  avec deux enfants, était venu la demander en mariage. Quand elle a demandé  l’avis de son père, Maximilien, il avait répondu qu’elle avait tout son temps  pour réfléchir : « c’ès’t in veûf, gna rî qui prèsse »,  « c’est un veuf, rien ne presse ». Peu après, Jean-Baptiste est venu  faire la même demande, accompagné de ses deux enfants Joseph et Léon. Cette  fois là également, Désirée, un peu troublée, a demandé à son père :  « Qu’est-ce què d’dwès fé ? », « Qu’est-ce que je dois  faire ? ». Alors, il a répondu : « C’coup-ci, fèyez c’què  vos vléz ! », « cette fois-ci, faites ce que vous  voulez ! » (*5). Et c’est ainsi que Désirée, qui ne voulait pas être  fermière est devenue « censière ».</p>
<p>Désirée était une  fine couturière, et elle avait ouvert, à la ferme paternelle, à Scouflény  (Ecaussinnes) un atelier où les jeunes filles du village venaient apprendre à  coudre. C’est elle qui a appris le métier à sa sœur Marie. Celle-ci a eu plus  tard un petit atelier avec quelques ouvrières, et elle allait vendre des robes  jusqu’à Bruxelles. « Désirée n’était pas fermière dans l’âme, et elle a du  faire le métier, tandis que sa plus jeune sœur Aurélie, qui aimait les chevaux  et ne rêvait que de la ferme, n’a pas pu faire la fermière » (*6). </p>
<h2 class="style1">Jean-Baptiste Matot,</h2>
<p>Jean-Baptiste  Matot, père de la première épouse Adèle Matot, a sans doute vécu avec son  beau-fils Jean-Baptiste Meurs, et avec Désirée Meurs,  à la ferme de Bellecourt. Son acte de décès,  le 13 juillet 1880 le suggère : c’est Jean-Baptiste Meurs,  « beau-fils du défunt », qui fait la déclaration de décès. L’acte le  qualifie de « rentier » et atteste qu’il est domicilié à Bellecourt.</p>
<p>Il s’était marié deux  fois. Veuf assez tôt d’Amélie Debroux, il a 28 ans quand il se remarie en 1832  avec Albertine Wilputte (Ittre le 20 mai 1797, Ittre le 21 juillet 1870), dont  il aura trois enfants nés à Ittre : Pauline, Jean-Baptiste et Gustave (*7). </p>
<h2 class="style1">Anecdotes</h2>
<p>La ferme de  Bellecourt se trouvait dans un creux de vallée, au bout d’un chemin de terre,  encaissé, à l’écart du centre, souvent boueux. Pour aller à la messe le  dimanche, la famille partait en sabots avec ses vieux vêtements et se changeait  chez Hyacinthe Descamps ou Decamps, qui venait à la ferme comme client. Les  vêtements du dimanche restaient chez lui. Ce Hyacinthe avait deux filles, Laura  et Augusta. Après la mort de Jean-Baptiste, le 22 août 1905, il a plu 17  dimanches consécutifs (*6).</p>
<p>Lors d’une canicule,  le beurre ne prenait pas. Un voisin a donné le conseil de faire boire du  vinaigre aux vaches. Et ça marchait. Le vétérinaire s’était étonné qu’on ne  l’appelait plus, et a posé la question. Il aurait répondu qu’il connaissait le  remède, en ajoutant : « mais ce n’est pas un remède de  vétérinaire » (*6). </p>
<p>On conserve (*8) des  bordereaux de livraison de la bière dans les années 1911-1913. Désirée Meurs  s’approvisionnait en ½ tonneaux de bière chez Jules Carlier-Lechien de Fayt,  qui livrait des bières provenant de la « Brasserie de l’Amitié » et  de la « Brasserie et Malterie St Roch ». Cette dernière produisait de  la brune grisette et de la saison. Comme on peut s’en douter, la consommation  double durant les mois de juillet à septembre. </p>
<p>A la mort de  Jean-Baptiste, on dresse un inventaire (*8) des biens de la ferme, chevaux,  bétail, basse-cour, matériel agricole, récoltes et meubles. Onze chevaux, dont  une jument de 20 ans « hors d’usage », pour une valeur de 5050  francs. Douze vaches, génisses, taureau et veaux pour une valeur de 3865  francs. Truies, nourrains et gorets pour 470 francs. Le matériel agricole pour  une valeur de 1226 francs. Les récoltes en froment, seigle, avoine et  betteraves pour 3182,25 francs. Les meubles et ustensiles de ménage pour 466,50  francs. Le total fait 14.464,75 francs. Un autre inventaire de 1908 monte à  15.000 francs. Y a-t-il eu contestation ? c’est probable de la part des  beaux-frères Barbier et Buidin. Le tout est divisé en quatre parts, pour  Désirée, Jules, Jeanne et Marie. </p>
<p align="right">Jean-François  Meurs</p>
</p>
<p>(*) Notes : </p>
<ol>
<li>Voir le mot français « évier », les  lieux-dits Aywailles, ou Aywières, et les diverses formes wallones comme  « eûwis » à Obaix, « eûmwe » en aclot, etc.</li>
<li>Voir l’ouvrage de Tarlier et Wauters, et le cadastre  de Popp.</li>
<li>Témoignage de Paul Meurs, son petit-fils.</li>
<li>Peut-être jusqu’à la fin de ses primaires ?  Témoignages de Pierre Piette et Paul Meurs.</li>
<li>Témoignage de Pierre Piette. Madeleine Buidin  raconte la même anecdote, mais c’est la mère qui intervient.</li>
<li>Récit de Madeleine Buidin.</li>
<li>Jean-Baptiste Matot, fils de Louis Joseph Matot ( +  Nivelles le 17 juillet 1827) et Séraphine Mercier, bouchère (toujours en vie en  1832) ; né à Nivelles le 20 octobre 1804, aubergiste, décédé inopinément à  Bellecourt le 13 juillet 1880. <br />
Epouse en 1ères noces Marie Claire Amélie Debrou ;  dont : </li>
<ol>
<li>Jean-Joseph, né à Nivelles, cultivateur à Ittre, qui  épouse à Ronquières en 1866 Charlotte Thunus</li>
<li>Adèle Ghislaine, née à Nivelles le 21 février 1831, d&eacute;c&eacute;d&eacute;e le 8 ao&ucirc;t 1870. </li>
</ol>
</ol>
<ol>
Epouse en secondes noces Albertine Wilputte, fermière, née à Ittre le 20  mai 1797, fille de Jean Joseph Wilputte (+ Ittre le 21 septembre 1815 et de  Brigitte Albertine Cuisenaire (+ Ittre le 28 janvier 1832) ; dont :</p>
<ol start="3">
<li>Pauline Joseph Ghislaine, née à Ittre le 16 octobre  1833</li>
<li>Jean-Baptiste, né à Ittre le 22 octobre 1834, y  décédé en 1864 ; témoin au mariage de sa sœur Adèle avec Jean-Baptiste  Meurs</li>
<li>Gustave Ghislain, né à Ittre le 9 janvier 1937.</li>
</ol>
</ol>
<ol start="8">
<li>Archives familiales</li>
</ol>
<h1>Joseph  Meurs</h1>
<h2 class="style1">Une fameuse gifle pour le fils prodigue</h2>
<p>Affaire à suivre dans <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=commentaires&#038;id=77">l&rsquo;article suivant</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Généalogie Meurs: Joseph, fils de Jean-Baptiste Meurs</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/04/10/104/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°071]]></category>
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					<description><![CDATA[Joseph Meurs, fils de Jean-Baptiste : Une fameuse gifle pour le fils prodigue C’est l’histoire d’un enfant qui avait la bougeotte et qui est allé au Tonkin. Tribulations d’une famille de fermiers entre 19ème et 20ème siècles. Joseph Meurs Cliquer sur l&#8217;image pour agrandir Joseph MEURS, fils de Jean-Baptiste MEURS<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/04/10/104/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css">
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</style>
<h1>Joseph  Meurs, fils de Jean-Baptiste : </h1>
<h2 class="style1">Une fameuse gifle pour le fils prodigue</h2>
<p><strong><em>C’est l’histoire d’un enfant qui  avait la bougeotte et qui est allé au Tonkin. Tribulations d’une famille de  fermiers entre 19ème et 20ème siècles.</em></strong></p>
<p align="center"><a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=7&#038;id_img=54"><img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/JosephMeurs01Small.jpg" /></a></p>
<p align="center"><strong>Joseph Meurs</strong> <br />
  Cliquer sur l&rsquo;image pour agrandir</p>
<p>Joseph MEURS, fils  de Jean-Baptiste MEURS et Adèle MATOT, est né à Ittre le 12 août 1866. Son  frère Léon est né à Ittre le 21 janvier 1869. La mère, Adèle, est décédée le 8  août 1870, peu après avoir accouché d’une fille mort-née. La condition  d’orphelin explique peut-être le caractère instable et quelque peu  « fantasque » de Joseph …</p>
<h2 class="style1">« L’esprit du voyage me domine »</h2>
<p>Mais revenons à  Joseph, « personnage principal » de notre récit. Dans la famille, on  se souvient du « tonkinois », un homme jovial et fantasque. Un  « olibrius », selon l’expression qu’utilisait habituellement son  demi-frère Jules Meurs. Il avait en tout cas le goût des voyages. C’est probablement  après avoir déserté l’armée qu’il s’est engagé dans la légion étrangère. Et un  beau jour, voilà qu’une partie de son rêve se réalisait : il s’embarquait  pour le Tonkin en passant par l’Afrique. Il est parti d’Oran en octobre 1888,  il avait 22 ans. La veille, il a écrit à ses parents une lettre qui a été  conservée dans les archives de famille :</p>
<p><em>Oran, le 22 octobre 1888</em></p>
<p><em>Chers Parents,</em></p>
<p><em>Je m’embarque demain pour le Tonkin. Dieu sait si j’en  reviendrai, car 100 qui partent, 90 au moins ne reviennent plus. Je viens donc  vous souhaiter un éternel bonheur et une heureuse prospérité. </em><br />
    <em>Je profite de la même occasion pour vous demander pardon  de tout ce que je vous ai causé de peines et de chagrins. </em><br />
    <em>Je serai toujours dans tous les cas au moins deux ans  sans revenir en Afrique.</em><br />
    <em>Le petit voyage que je vais faire est de 4.000 lieues et  50 jours en mer (très beau). </em><br />
    <em>Si j’en reviens, j’aurai vu 3 grandes parties du monde.  Il n’en restera plus que deux à voir, je serai plus qu’à moitié, et si la santé  me le permet, je les verrai toutes les cinq, et j’y ajouterai même l’Australie.</em><br />
    <em>Chers parents, l’esprit de voyage me domine et je ne peux  rester en place. Je suis un véritable aventurier qui ne demande qu’à trotter de  droite à gauche.</em><br />
    <em>Je peux cependant vous dire qu’en revenant cette fois du Tonkin  (si j’en reviens), je viendrai vous voir avant de partir pour un autre  continent. </em><br />
    <em>Encore une fois pardonnez-moi, ce n’est pas ma faute,  c’est plus fort que moi. Je sais que je laisserai un jour ma peau pendant mes  voyages, mais le sacrifice étant fait depuis longtemps, cela ne m’effraye plus,  car étant devenu fataliste, je dis que l’homme ne meurt qu’une fois et à la  place marquée d’avance.</em><br />
    <em>J’embrasse frères et sœurs de tout mon cœur et leur  souhaite toute sorte de bonheur ainsi qu’à vous chers et bien aimés parents. </em></p>
<p align="right"><em>Joseph Meurs</em></p>
<p>En  post scriptum<em> : Des compliments et  peut-être mes adieux à Albert Alardin, Nicolas, et à la famille Decamps </em>(1)<em>. Si je le peux, je vous donnerai des nouvelles de la Chine.</em></p>
</p>
<h2 class="style1">Une réintégration rapide et vigoureuse</h2>
<p>Joseph est rentré  du Tonkin au moment de la moisson. Son père, Jean-Baptiste, était occupé à  décharger une charrée dans la grange, et Joseph est monté sur le char pour le  saluer. Il a reçu une gifle qui l’a renvoyé par terre. Il n’était pas encore  relevé que son père était déjà en bas, lui tendant sa fourche, pour le faire  remonter sur la charrée, avec pour seuls mots : « montèz à l’coupète  yè dèskèrtchî ! », « montez là-haut et déchargez ! ».</p>
<p>Fameuse gifle sans  doute, car Jean-Baptiste avait de très grandes mains, « le double des  miennes », disait Jules Meurs en montrant les deux paumes de ses mains  étendues collées l’une contre l’autre. François Meurs, son petit-fils,  refaisait le même geste lorsqu’il racontait l’anecdote restée célèbre. Cette  version apocryphe du « retour du fils prodigue » me paraît bien dans  le ton de l’éducation rude de l’époque ! Il est difficile de ne pas y voir  malgré tout l’affection blessée d’un homme réputé taciturne et peu  démonstratif… qui avait tout de même conservé la lettre d’adieu de son fils. Et  en tout cas, c’était une façon de dire qu’il avait toujours sa place à la  maison !</p>
<p>Est-ce que cette  gifle a guéri notre aventurier ? Il a continué de voyager, mais c’était en  Belgique : il envoyait des cartes postales plaisantes à ses nombreuses  cousines, ce qui prouve son attachement sincère à la famille. On sait aussi  qu’il allait rendre visite à ses tantes d’Ecaussinnes, à la Bassée, parce qu’on  raconte qu’on faisait disparaître les « belles chaises » qui étaient  fragiles : Joseph était corpulent, et quelques unes avaient cédé sous son  poids. </p>
<p>Fréquemment, il lui  arrivait de grosses colères. Il s’excusait ensuite auprès de sa femme ou des  autres, en disant que c’étaient les fièvres du Tonkin qui le reprenaient…</p>
<h2> </h2>
<h2 class="style1">Le sens du commerce</h2>
<p>Il a commencé à  bâtir sa « fortune » en vendant des bonbons, probablement du  réglisse, devant la grille d’un charbonnage avec une petite charrette à  brancards ; et comme il était interdit de stationner, il demandait à  quelqu’un de donner un va et vient à la charrette pendant qu’il encaissait. On  ne pouvait rigoureusement pas l’accuser de stationner ! Il faisait la  réclame de ses bonbons en disant que, grâce à eux, on n’avalait pas de charbon…  Il est vrai que quand on est occupé à sucer, on serre les lèvres et on ouvre  moins la bouche ! </p>
<p>Il a épousé <strong>Léontine ROBIN</strong>. Je n’ai aucune  indication sur le lieu du mariage, ni sur l’identité plus complète de celle-ci.  Elle vivait encore en 1944. Le couple n’a pas eu d’enfants. </p>
<p align="center"><a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=7&#038;id_img=55"><img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/LeontineRobinSmall.jpg" /></a></p>
<p align="center"><strong>Léontine Robin</strong> <br />
  Cliquer sur l&rsquo;image pour agrandir</p>
<p>On retrouve Joseph  à Namur en 1905 : on le voit sur une carte postale légendée  « Namur-Citadelle – Intérieur de la laiterie <em>Au Moulin Rouge</em> ». Il est attablé sur la terrasse meublée de  tables rondes et de chaises pliantes, avec deux autres personnages ; l’un  d’eux est peut-être sa femme ? Trois autres sont attablés un peu plus  loin. Au milieu des deux groupes, un garçon porte un plateau avec une bouteille  et des verres. C’est manifestement une pose. En arrière-fond, une scène devant  une baraque en bois sur laquelle on voit un décor peint : un moulin à  vent, des montagnes, un lac, des maisons. Il y a un acteur sur la scène, avec  un piano et son pianiste. Sur la droite, un préau fait de tôles ondulées. Un  cachet en rouge au verso de la carte postale nous renseigne que Joseph Meurs  est le propriétaire du Moulin Rouge, Café &#8211; Restaurant. Il annonce, à la date  du 3 juin 1905, un « concert permanent, instrumental et vocal, Répertoire  de Famille ». Le cachet de la poste est du 6 juin. </p>
<p align="center"><a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=7&#038;id_img=56"><img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/JosephMeurs02Small.jpg" /></a></p>
<p align="center"><strong>Le Moulin Rouge</strong><br />
  Cliquer sur l&rsquo;image pour agrandir</p>
<p>Avec son épouse  Léontine Robin, il a tenu un magasin au centre de Namur. Il semble que c’était  « <em>Aux petits prix</em> ».  François Meurs, son neveu, allait leur rendre visite au moment où il faisait  son service militaire à Namur, en 1939. Il déposait sa valise chez eux quand il  voulait aller faire un tour en attendant l’heure où il fallait rentrer à la  caserne. Joseph et Léontine accueillaient aussi Robert Buidin, un autre neveu,  fils de Jeanne Meurs, qui était à l’orphelinat à Namur. Une photo ancienne, sur  carton, montre Joseph et Léontine devant leur magasin, sans doute de lingerie  et tissus, au milieu de badauds. Devant eux, il y a des mannes en osier et des  vêtements exposés. </p>
<p align="center"><a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=7&#038;id_img=57"><img decoding="async" src="http://www.meurs.be/images/publiques/JosephMeurs03Small.jpg" /></a></p>
<p align="center"><strong>Joseph et Léontine</strong><br />
  Cliquer sur l&rsquo;image pour agrandir</p>
<p>On raconte que  lorsqu’il a vendu son commerce, il faisait visiter le fonds à l’acheteur. En  montrant sur un rayon un lot de marchandise, il déclare « il y en a  autant ». L’autre vérifie, c’était exact. Il a fait la même chose pour  deux ou trois lots, jusqu’à ce que l’autre cesse de vérifier. À partir de ce  moment, Joseph a commencé à en rajouter jusqu’à doubler les nombres. Il  s’amusait. </p>
<p>Une fois veuve,  Léontine est allée vivre à Bruxelles. Elle y tenait un magasin de lingerie et  aunages appelé « A la Poupée », « mercerie-bonneterie  française », au 39, rue Victor Hugo à Schaerbeek. Les archives familiales  conservent une toute petite carte de visite de 4 cm x 3 cm parfumée aux  « Fleurs de Perse ».</p>
<p align="right">Jean-François  Meurs</p>
</p>
<p>(1) Joseph fait sans doute allusion à  Hyacinthe Decamps, qui avait deux filles, Laura et Augusta. Cette famille était  très amie. Comme le chemin qui allait de la ferme du Dieu d’En-Bas était  souvent très boueux, toute la famille Meurs laissait chez eux ses vêtements  « du dimanche » : c’est là qu’ils s’habillaient pour aller à la  messe, et ils se changeaient après pour rentrer à la ferme. </p>
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