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	<title>Piret-Magazine n°002 &#8211; Piret-Magazine</title>
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	<description>Un site de la famille Piret-Meurs</description>
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		<title>La saveur de la vie (quelques tranches)</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/04/09/93/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°002]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est toujours avec la même joie que nous rendons visite à tante Colette. Mais cette fois, c&#8217;est en qualité de reporters pour « PIRET MAGAZINE » ! En professionnels (!) nous avions annoncé notre visite, et en professionnelle, tante Colette nous avait préparé une excellente tarte aux pommes : introduction idéale à<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/04/09/93/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est toujours avec la même joie que nous rendons visite à tante Colette. Mais cette fois, c&rsquo;est en qualité de reporters pour « PIRET MAGAZINE » ! En professionnels (!) nous avions annoncé notre visite, et en professionnelle, tante Colette nous avait préparé une excellente tarte aux pommes : introduction idéale à notre reportage, et dont nous vous livrons les secrets à la page suivante.<BR><br />
<BR><br />
Pendant trois heures, nous avons parlé de sa vie, si riche en événements heureux et malheureux. Ceux-ci nous ont laissé l&rsquo;image d&rsquo;une fille, une femme, une épouse, une mère et une grand-mère essentiellement heureuse, même si elle ne cache pas des moments d&rsquo;enfance difficile, des révoltes, et même si le monde (elle reste toujours fort à l&rsquo;écoute) et son évolution lui donnent parfois le vertige aujourd&rsquo;hui.<BR><br />
<BR><br />
Voici un petit aperçu de sa vie.<BR><br />
<BR><br />
A l&rsquo;âge de 5 ou 6 ans, tante Colette part vivre à Nivelles chez son grand-père Ferdinand Tamigneaux, qui est seul, et elle ne passe que les week-ends à la maison. C&rsquo;est à 14 ans qu&rsquo;elle retrouve la vie de famille.<BR><br />
Elle fait ses primaires comme tous les enfants de son âge, ou presque, car elle passe les examens de 6ème en même temps que ceux de 5eme, avec des résultats évocateurs : première de classe, elle frustrait les petites bourgeoises de la ville; il fallait donc évincer la concurrente &#8230;<BR><br />
Ce furent ensuite trois années de « moyennes », toujours aussi « brillantes », et, croyait-on, la fin des études. De 14 à 18 ans, elle travaille dur, comme les autres, à la ferme, se cachant de temps en temps dans la garde-robe pour lire.<BR><br />
L&rsquo;étonnement de la petite fille qui se rend en ville pour la première fois (c&rsquo;est à Anvers, en 1921, pour les voeux de la tante 0dile Tamigneaux) et qui déclare à sa maman qu&rsquo;il y a tant de femmes aux fenêtres (vous l&rsquo;avez compris, il s&rsquo;agissait des mannequins en vitrine), a laissé la place à la détermination d&rsquo;une jeune fille.<BR><br />
<BR><br />
Viennent alors trois années d&rsquo;études dans notre capitale, pour décrocher un diplôme de régente ménagère. L&rsquo;Institut Ménager-Agricole se situe au Heysel : elle voit la construction des fameux palais dans le parc. Une ferme est liée à l&rsquo;école : il faut laver les cochons et traire les vaches&#8230;<BR><br />
Le diplôme en mains, c&rsquo;est la vie professionnelle qui commence Un premier emploi chez les Soeurs de la Providence à Gosselies qu&rsquo;en 1939. Il faut supporter les remarques désobligeantes de 1a directrice. Mais tante Colette en profite pour accroître ses compétences grâce aux échanges entre collègues.<BR><br />
De 1939 à 1957, c&rsquo;est à 1&prime; « Atelier d&rsquo;Apprentissage Reine Astrid » à Nivelles qu&rsquo;elle enseigne. En 1944, elle se marie, et il faut lors affronter une loi absurde interdisant aux femmes mariées d&rsquo;enseigner dans une école libre. Heureusement, la Directrice prend sur elle de passer outre&#8230;<BR><br />
En 1957, l&rsquo;école de Nivelles ferme ses portes, et elle reprend le chemin de Bruxelles, où elle enseignera chez les « Filles de Sagesse », rue du Mérinos.<BR><br />
<BR><br />
Après 23 ans de carrière, c&rsquo;est la retraite bien méritée.<BR><br />
Il y a tant de sujets que nous n&rsquo;avons pas évoqués : les péripéties des enfants de la ferme, les voisins amoureux, la guerre, le mariage, les enfants, la maladie, l&rsquo;amitié, la maison aménagée petit à petit, etc.<BR><br />
<BR><br />
On peut encore lui rendre visite&#8230;<BR><br />
<BR><br />
<center>Colette et Jacques Piret</center><BR><br />
<BR><br />
<img decoding="async" src="https://www.meurs.be/images/publiques/TanteColette.jpg"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Poulet farci « à pouf »</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/04/09/94/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°002]]></category>
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					<description><![CDATA[Le poulet farci « à pouf » Fig. 74. — Préparation du poulet pour galantine (1). Après avoir vidé le poulet, le fendre par les reins, sans abîmer la peau sur les côtés. Séparer la chair de la carcasse. La Farce pour poulet de 2 Kg « à pouf » : noisette moulues, hachis<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/04/09/94/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<table width="700px">
<tr>
<td colspan="2">
<h1 align="center">Le poulet farci « à pouf »</h1>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<div align="center"><img decoding="async" src="https://www.meurs.be/images/publiques/PouletGalantine1.jpg" />
      </div>
<table border=1>
<tr>
<td>Fig. 74. — Préparation du poulet pour galantine (1).<br />
<i>Après avoir  vidé le poulet,  le  fendre par  les  reins,<br />
sans  abîmer la peau  sur  les côtés.<br />
Séparer la chair de la carcasse.</i></td>
</tr>
</table>
</td>
<td>
<p><strong><u>La Farce</u></strong> pour poulet de 2 Kg « à pouf » : noisette moulues, hachis de veau, foies de volaille (les passer au beurre pour qu&rsquo;ils raidissent afin de pouvoir les moudre), jambon cuit, 1 cuillère à soupe de cognac.</p>
<p><strong><u>La cuisson</u></strong> : on peut rôtir ou cuire à l&rsquo;eau.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p><u><strong>L&rsquo;accompagnement</strong></u> : </p>
<p>Pommes gaufrettes chauffées au four.</p>
<p>Pour le poulet rôti : des fruits (poires,  airelles&#8230;) </p>
<p>Pour le poulet cuit à l&rsquo;eau : plusieurs  variétés de salades, pour donner de la couleur. </p>
</td>
<td>
<div align="center"><img decoding="async" src="https://www.meurs.be/images/publiques/PouletGalantine2.jpg" />
        </div>
<table border=1>
<tr>
<td>Fig. 75. — Préparation du poulet pour galantine (2).<br />
<i>Dégager et  arracher  la carcasse ;<br /> désosser le restant de la volaille.<br /> Faire bien attention à ne pas déchirer la peau.</i></td>
</tr>
</table>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<div align="center"><img decoding="async" src="https://www.meurs.be/images/publiques/PouletGalantine3.jpg"/>
    </div>
<table border=1>
<tr>
<td>Fig. 76. — Préparation du poulet pour galantine (3).<br />
<i>Étaler la peau sur une mousseline ou serviette. Garnir de couches alternées de farce de porc, filets de volaille, lard, jambon et truffes.</i></td>
</tr>
</table>
</td>
<td></td>
</tr>
</table>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gaufres: à chacun sa vérité!</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/04/09/95/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°002]]></category>
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					<description><![CDATA[GAUFRES : A CHACUN SA VERITE ! ET A TOUS : BONNE ANNEE Ces recettes sont extraites du carnet de Tante Colette. Je les ai choisies parce qu&#8217;elles se signalaient par un nom qui nous renvoie, sauf confusion de ma part, à la famille &#8230; Gaufres de tante Maria 2<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/04/09/95/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>GAUFRES :</strong><br />
    <strong>A CHACUN SA </strong><strong>VERITE !</strong><br />
    <strong>ET A TOUS : </strong><strong>BONNE ANNEE</strong><strong> </strong></p>
<p><em>Ces  recettes sont extraites du carnet de Tante Colette. </em><br />
<em>Je les ai choisies parce  qu&rsquo;elles </em><em>se signalaient par un nom qui nous renvoie, sauf  confusion </em><em>de ma part, </em><em>à</em><em> la famille</em>   &#8230; </p>
<p><u><strong>Gaufres de tante Maria</strong></u><u> </u></p>
<table>
<tr>
<td>
    2 Kg 1/2 de farine <br />
    1 Kg l/2 de sucre cristallisé <br />
    1 L 1/2 de lait (3 X 1/2)
	</td>
<td>
    5 oeufs <br />
    15 gr de cannelle <br />
    2 paquets de sucre vanillé
	</td>
</tr>
</table>
<p>Faire tremper la levure dans  un peu de lait avec un peu de sucre. Mélanger la farine avec beurre, les  oeufs, la cannelle, le lait. Terminer par le sucre. <br />
  Faire une pâte un peu  plus épaisse que  pour les gaufres ordinaires mais à prendre à la cuillère. Laisser revenir environ 2h, graisser le  fer au fur et à  mesure avec un morceau de lard. </p>
<p><u><strong>Gaufrettes Olga</strong></u></p>
<p>
  500 gr de farine <br />
  350 gr de sucre <br />
  250 gr de beurre <br />
  Poudre à lever                      35 à 36  gaufrettes de 25 gr<br />
 (*)
 </p>
<p><strong><u>Galettes Jeanne Jeanfils</u></strong></p>
<p>  1 Kg de farine <br />
  500 gr de cassonade <br />
  500 gr de sucre blanc <br />
  500 gr de beurre <br />
  4 oeufs <br />
  6 à 8 paquets de sucre vanilliné ou un peu de liqueur </p>
<p><HR></p>
<p>
(*)  <em>Comme le fit remarquer Colette dès le n° 3 du Piret Magazine, on avait oublié de préciser à l&rsquo;époque, dans cet article, qu&rsquo;il fallait des oeufs. Nous profitons maintenant de cette réédition pour demander si quelqu&rsquo;un peut préciser la quantité d&rsquo;oeufs nécessaire dans cette recette Olga <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f600.png" alt="😀" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tarte aux pommes</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/04/09/96/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°002]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour une tarte aux pommes de 30 cm de diamètre environ : 150 gr de farine, 75 gr d&#8217;eau, 2 jaunes d&#8217;oeuf, 1 bon morceau de « beurre, soit l/3 du poids de la farine (c&#8217;est bien mieux, dit tante Colette, bien qu&#8217; l/4 suffise). Une bonne farine absorbe la moitié<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/04/09/96/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" src="https://www.meurs.be/images/publiques/TarteAuxPommes.jpg" /></p>
<p>Pour une <strong>tarte aux pommes</strong> de 30 cm de diamètre environ : 150 gr de farine, 75 gr  d&rsquo;eau, 2 jaunes d&rsquo;oeuf, 1 bon morceau de « beurre, soit l/3 du poids de la  farine (c&rsquo;est bien mieux, dit tante Colette, bien qu&rsquo; l/4 suffise).</p>
<p>Une bonne  farine absorbe la moitié de  son poids d&rsquo;eau. Alors, petit truc : économisez votre énergie,  pas besoin d&rsquo;aller chercher votre balance; mesurez l&rsquo;eau, et il ne faut pas  peser la farine !</p>
<p><u>Mode op</u><u>é</u><u>ratoire</u> : Dans un grand plat, mettez une certaine quantité de farine, creusez le  milieu, mettez-y la levure en morceaux, non délavée, 1 cuillère à soupe de sucre, une pincée de sel, l&rsquo;eau chaude (température du robinet). Recouvrez avec un peu  de farine et attendez que la levure travaille.<br />
Introduire  de l&rsquo;air dans la pâte (l&rsquo;oxygène fait agir la levure); ne pas pousser sur la pâte.</p>
<p><u>Petits  trucs</u> :<br />
Ne pas  mettre les blancs d&rsquo;oeuf dans la pâte : ils la durcissent ! Pour la tarte aux pommes : quand vous la sortez du  four, démoulez,  saupoudrez les pommes avec le sucre (3 cuillers à soupe pour les pommes aigres, 2 cuillers pour les douces) et remettez  la platine chaude au-dessus de la tarte : cela suffit à faire fondre le sucre sans qu&rsquo;il tombe au  fond.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sagesse d&#8217;un lecteur de journal</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/03/24/86/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°002]]></category>
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					<description><![CDATA[Untitled Document Sagesse d’un lecteur de journal 25 janvier 1923 – 26 avril 1989 Oncle Pierre… c’est difficile pour moi d’imaginer qu’il se soit absenté pour de bon. Les souvenirs restent vivaces comme du chiendent. Ainsi, cette image qui me remonte aussitôt à la mémoire et qu’on ne pourra pas<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/03/24/86/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"><br />
<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><br />
<head><br />
<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1" /><br />
<title>Untitled Document</title><br />
</head></p>
<p><body></p>
<h1>Sagesse  d’un lecteur de journal</h1>
<p>25  janvier 1923 – 26 avril 1989</p>
</p>
<p>Oncle Pierre… c’est difficile pour moi d’imaginer qu’il se soit absenté pour de bon. Les souvenirs restent vivaces comme du chiendent. Ainsi, cette image qui me remonte aussitôt à la mémoire et qu’on ne pourra pas extirper : oncle Pierre assis au bout de la table de Bois-de-Nivelles, ayant repoussé son bol de café, plongé dans son journal. L’homme ne se nourrit pas seulement de pain ! Rien ne le distrayait. Le  petit monde continuait de tourbillonner autour de lui : ses filles, tante  Agnès, et nous, les obaisiens, qui allions donner un bon coup de main à la  moisson. Ou alors, quand j’allais, avec Marie-Jeanne, tapisser ou coller des  lamelles de plomb pour transformer les vitres en vitraux… Et lui, il  s’absentait dans le Monde. Le travail de la ferme pouvait attendre. </p>
<p>Il y a des défauts qui sont surtout l’ombre  d’une qualité. Je ne le vois pas minutieux, soucieux du détail, comme ma petite  maman dans sa maison, amoureuse du fini ! Mais ce qui m’attire chez lui,  parce que cela porte en soi une grande vérité, c’est son obstination à s’élever  au-dessus des détails pour « philosopher ». Il faut parfois laisser  tomber un tas de choses qui alourdissent, qui ralentissent notre croissance, qui  mangent notre temps, ce temps qui nous manque toujours quand on est curieux de  tout comme il l’était. Je ne crois pas que le métier de fermier lui donnait sa  véritable stature. Il marchait volontiers à côté de ses sabots, il était  « philosophe fermier » plutôt que « fermier philosophe ».  C’est mon avis en tout cas. </p>
<p>D’ailleurs, j’entends, si j’écoute bien maman,  que notre grand-mère avec une tolérance (voire une faiblesse ?) pour ce  côté « contemplatif » de son Pierre. Avait-elle lu, avant qu’il ne  soit écrit, le fameux « Eloge de la Paresse » du chanoine  Leclerc ? Mais au fond, ne pratiquait-elle pas elle-même cette paresse  active de la lecture au milieu du travail ? </p>
<p>Je trouve qu’Oncle Pierre avait le profil moral  d’un sage : il pouvait ajouter son grain de sel aux grands débats  universels de la société moderne. Or, ce n’est pas facile d’être un sage  aujourd’hui : qui est encore capable, vu la complexité de notre monde, de  trier dans l’expérience vécue ce qui peut servir d’éclairage pour les  autres ? Je crois qu’il aimait ça, profondément, et qu’il n’aurait renoncé  pour rien à essayer de comprendre et de commenter. Ce qui germait dans sa tête,  c’est ça qui était important. Alors, il savait exprimer son avis, de cette  façon, obstinée elle aussi, sans laisser couper le fil de sa pensée,  s’expliquant d’une voix forte (ah, la voix des Piret !), secouant la tête,  répétant « non, non… ».</p>
<p>J’ajouterai sa sensibilité éducative, car il  était très attentif à ses filles, cherchant à leur apprendre quelque chose de  nouveau chaque jour, posant les « pourquoi ? », prenant la peine  d’expliquer. François lui doit beaucoup, je le sais : à Obaix, au milieu  de tous les garçons en pleine force physique et en pleine action, il n’était  pas facile de prendre sa place, de se faire valoir, surtout quand on est le  plus petit. Il allait volontiers à Bois-de-Nivelles, parce que là, Oncle Pierre  lui parlait, prenait au sérieux ses questions naïves ou son expérience  naissante, comptait sur lui et lui confiait des responsabilités. Il se sentait  valorisé, il existait. Cette pédagogie du cœur est tout de même le cœur de la  pédagogie, non ? </p>
<p>Non ne retenons pas Oncle Pierre, puisque,  d’une certaine façon, il a décidé de s’élever encore plus haut, de regarder les  choses avec une sagesse élargie. En tout cas, pour moi, avec ou sans journal, &#8211;  mais je crois que c’est plutôt avec ! -, il prend maintenant toute sa  stature. </p>
<p align="right">Jean-François</p>
</p>
<p align="center">
<a href="/images/publiques/OnclePierre.jpg" target="_blank" class="broken_link"><br />
<img decoding="async" src="/images/publiques/OnclePierreSmall.jpg"><br />
<BR />Cliquer pour agrandir.<br />
</a>
</p>
<p></body><br />
</html></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Calixte Soquette, époux de Flora Piret</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/03/24/87/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°002]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.meurs.be/?p=87</guid>

					<description><![CDATA[Untitled Document Calixte Soquette, 1924 &#8211; 1989 Sauvenière le 26 juin 1924, Mont-Godinne le 16 août 1989 Epoux de Flora Piret Pour ce petit mot sur Calixte, je suis allée recueillir les propos de papa et maman qui le connaissaient mieux que moi. Maman : C’était un homme très intelligent<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/03/24/87/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"><br />
<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><br />
<head><br />
<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1" /><br />
<title>Untitled Document</title><br />
</head></p>
<p><body></p>
<h1>Calixte  Soquette, 1924 &#8211; 1989</h1>
<p>Sauvenière le 26 juin 1924, Mont-Godinne le 16  août 1989<br />
  Epoux de Flora Piret</p>
</p>
<p>Pour ce petit mot sur Calixte, je suis allée  recueillir les propos de papa et maman qui le connaissaient mieux que moi.</p>
<p><strong>Maman</strong> : C’était un homme très  intelligent ! Si au début de son mariage avec Flora on l’a un peu méconnu,  avec le temps, on a apprécié toutes ses qualités. Il avait un sens profond de  la famille.</p>
<p><strong>Papa</strong> enchaîne : C’était un homme de  « mécanique ». Les machines à monter et à démonter étaient son fort  et il travaillait parfois tard dans la nuit. Il aimait beaucoup son métier.</p>
<p><strong>Maman</strong> : Il connaissait beaucoup de choses et se  souciait de tout, même de ce qu’il avait appris en humanités.</p>
<p><strong>Papa</strong> : Il tenait à ses idées.</p>
<p><strong>Michèle</strong> : T’as une anecdote à raconter ? </p>
<p><strong>Papa</strong>, en wallon : <em>Siya, siya</em> ! A  côté de chez Calixte et Flora habitait une famille fort démunie. Calixte, par  souci pédagogique, venait en aide à une des enfants, qui le suivait dans toutes  les besognes de la ferme. Elle s’appelait Lucia. <br />
  Ce jour-là, une génisse avait vêlé, toute  seule, dans la prairie, et le veau était magnifique. Je m’en vais le voir avec  Calixte et Lucia. En s’approchant de la génisse au bord de l’Orneau, on  n’aperçoit pas le veau. Il avait disparu !<br />
  Calixte crie : « Hé, Lucia, regarde  si <em>l’via est dins l’Ornia</em> !? »<br />
  Lucia, au lieu de longer les berges, saute  toute habillée dans l’Ornia et entame ses recherches avec de l’eau jusqu’au  nombril. « Je ne vois rien, <em>savè</em> Calixte », dit-elle en  remontant <em>frèche comme ène cane</em>. Et elle fait peur au <em>via qui  doûrmoût doulà</em> !<br />
  Le veau était retrouvé, mais on ne revit  plus Lucia ce jour-là !</p>
<p><strong>Maman</strong> : A Mont-Godinne, il avait beaucoup  d’amis et il était très courageux devant la maladie.</p>
<p><strong>Papa</strong> : Dans leur chambrée, les malades partageaient  toutes les gâteries qu’ils recevaient lors des visites. Et il n’était pas le  dernier pour taquiner les infirmières. </p>
<p>Il aimait ses animaux, ses chiens et chats, qui  le lui rendaient bien, eux qui sont restés silencieux lors de son grand départ  de la ferme. </p>
<p>…</p>
<p>Voilà comment j’ai entendu parler de Calixte,  comme je l’aimais bien. Et comme j’ai vu tant de monde à ses funérailles, je me  suis dit que tout le monde devait l’aimer. Comme Flora et ses enfants à qui,  pour terminer, nous envoyons un petit baiser.</p>
<p align="right">Michèle Plasman</p>
<p></body><br />
</html></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Généalogie Tamigneaux</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/03/24/89/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°002]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.meurs.be/?p=89</guid>

					<description><![CDATA[Dans ce second numéro du Piret-Magazine était paru la généalogie Tamigneaux. Jean-François ayant retravaillé récemment cette généalogie, elle a été mise à jour et est désormais publiée dans le Piret-Magazine n° 70. La version originale de cette généalogie n&#8217;étant donc plus d&#8217;actualité, vous ne la retrouverez pas dans cette réédition<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/03/24/89/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce second numéro du Piret-Magazine était paru la généalogie Tamigneaux.<BR><br />
<BR><br />
Jean-François ayant retravaillé récemment cette généalogie, elle a été mise à jour et est désormais publiée dans le <a href="https://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ref=70">Piret-Magazine n° 70</a>.<BR><br />
<BR><br />
La version originale de cette généalogie n&rsquo;étant donc plus d&rsquo;actualité, vous ne la retrouverez pas dans cette réédition du n° 2.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Tamineau « meuniers pendant 200 ans et plus&#8230; »</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/03/24/91/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°002]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.meurs.be/?p=91</guid>

					<description><![CDATA[Dans ce second numéro du Piret-Magazine était paru un article sur les Tamineau; une tradition de meuniers. Cet article a été enrichi par Jean-François et republié dans le Piret-Magazine n° 70.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce second numéro du Piret-Magazine était paru un article sur les Tamineau; une tradition de meuniers.<BR><br />
<BR><br />
Cet article a été enrichi par Jean-François et republié dans le <a href="https://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ref=70">Piret-Magazine n° 70</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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