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	<title>Piret-Magazine n°111 &#8211; Piret-Magazine</title>
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	<description>Un site de la famille Piret-Meurs</description>
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		<title>Hommage à Catherine Piret</title>
		<link>https://www.meurs.be/2018/09/30/285/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Sep 2018 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°111]]></category>
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					<description><![CDATA[Témoignage de Christelle, Lucie et Gilles Je ne vais pas passer en revue tous les bons souvenirs que nous avons avec maman, nous n’aurions clairement pas assez de temps pour cela… Mais je voudrais plutôt vous demander de penser au meilleur souvenir que vous avez eu avec elle, faites-le, maintenant<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2018/09/30/285/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Témoignage de Christelle, Lucie et Gilles</h1>
<p>Je ne vais pas passer en revue tous les bons souvenirs que nous avons avec maman, nous n’aurions clairement pas assez de temps pour cela…</p>
<p>Mais je voudrais plutôt vous demander de penser au meilleur souvenir que vous avez eu avec elle, faites-le, maintenant et dans le futur, et souriez, souriez d’avoir eu ce moment avec elle.</p>
<p>La prochaine fois que vous entendrez une chanson entrainante, fredonnez les paroles, car elle aurait continué à le faire pour se donner et nous donner du courage, de la joie, de la bonne humeur</p>
<p>La prochaine fois que vous entendrez un rythme endiablé, levez vous et allez danser, dansez jusqu’à n’en plus sentir vos pieds, comme elle l’aurait fait.</p>
<p>On fera tout ce qu’on peut pour que tu sois fière de nous maman, on pensera toujours à toi, tu seras toujours près de nous dans toutes les décisions que nous prendrons. On fera en sorte que nos petits nounous se souviennent de toi et de tout ce que tu as déjà fait pour eux.</p>
<p>Accueillez toujours les membres de votre famille à bras ouverts, comme elle nous l’a appris.</p>
<p>On ne mangera peut-être plus aussi bien à la ferme mais on fera tout, maman, pour que grâce à tout ce que tu nous as appris on dise un jour « on ne mange pas si mal à la ferme, merci tonton Mimich » et on pensera tous, tout bas : « merci tante Catherine »</p>
<p>Et, maman, cette dernière phrase de papa : « Si j’avais su que je t’aimais autant, je t’aurais aimée encore d’avantage. »</p>
<p> </p>
<h1>Texte des frères et sœurs</h1>
<p>Catherine notre sœur :</p>
<p>Haute comme trois pommes, chaussée de bottes de sept lieues, tu partais à la conquête du jardin, tu suivais papa dans les étables : déjà une fille de la terre !</p>
<p>Tu n’avais pas ton pareil pour ramener parrain de Baulers lorsqu’il faisait une fugue, pour apprivoiser les chats de la ferme ou rentrer dans la maison les portée de chiots, au grand désespoir de maman.</p>
<p>Tu ne savais pas encore lire que tu grimpais sur une chaise pour mettre le disque de « Minnie petite souris » d’Henri Salvador en dansant sur la chaise ; grâce à toi, nous avons appris la chanson par cœur.</p>
<p>Ta discrétion  ne cachait pas du tout ta gentillesse, ta chaleur humaine, ta générosité, ta ténacité au travail et surtout ton courage.</p>
<p>Nous te voyons encore rire, danser, t’occuper de tes petits enfants.</p>
<p>Tu vas nous manquer, Chère Catherine, nous te gardons dans notre cœur. </p>
<p>Nous aimons penser que tu es partie danser avec les étoiles.</p>
<p> </p>
<h1>De Jean-François …</h1>
<p><strong><em>A l’accueil </em></strong>:</p>
<p>Il y a des musiques qui vous accompagnent durant toute votre vie. Catherine avait six ans à l’époque de Procol Harum, A Whiter shade of pale, et ce morceau que nous venons d’entendre est toujours resté parmi ses préférés. Notez que cette musique n’est pas que profane, elle a quelque chose de spirituel et trouve sa place pour introduise notre célébration, car elle est inspirée d’un morceau de  Jean Sébastien Bach, le musicien le plus spirituel, sans doute, de l’histoire de la musique.</p>
<p> </p>
<p>Cette célébration est un cadeau spirituel fait par Michel et ses enfants qui ont choisi des chansons comme elle les aimait. Comme le pain et le vin vont devenir pour nous souvenir de toute la vie de Jésus, pour nous bénir et nous donner la paix ; ainsi ces musiques vont devenir pour nous mémoire de Catherine et signes sensibles de la paix que le Seigneur veut nous donner dès que l’amour est présent, et il est aujourd’hui présent très fort.</p>
<p> </p>
<p>Catherine, tu as chanté la vie, tu as écrit une belle page d’Evangile. Nous te confions au Seigneur pour mieux te garder dans notre cœur.</p>
<p> </p>
<p><strong><em>A l’homélie </em></strong><strong>:</strong></p>
<p>Chaque vie est une mélodie. Chacun chante la vie à sa façon. C’est la mélodie de la vie intérieure, la façon d’accueillir la vie, qui est personnelle à chacun. Catherine a chanté la vie bien fort. Comme croyants, nous avons l’espérance que cette mélodie ne se perd pas à la fin d’une vie : Dieu a écouté cette mélodie, et il en garde la mémoire, cette mélodie chante en lui. Dieu est notre allié dans le souvenir, il est notre joker pour que la symphonie ne soit jamais oubliée.</p>
<p> </p>
<p>Nous l’espérons, nous le savons, puisque cette mélodie continue de chanter en nous plus fort que jamais. La mélodie de Catherine s’est imprégnée dans nos mémoires, elle est inoubliable. Chacun en connaît un couplet, certains en connaissent plusieurs, et tous ensemble nous nous souvenons du refrain. Ainsi, elle reste présente.</p>
<p> </p>
<p>Comme dans la parabole, Catherine a semé. Beaucoup. Généreusement, sans calculer, comme le semeur de la parabole. Tout n’a pas poussé : il y a des terrains durs, il y a des ronces et des épines dans la vie, il y a parfois un soleil écrasant. Mais elle n’a pas renoncé ! L’amour est le plus fort et trouve toujours une bonne terre, et ce qu’elle a semé a germé dans sa famille, dans son entourage, chez ses amis. Chacun sait, le trente pour un, le soixante, ou le cent pour un grain.</p>
<p>Elle a jeté des semences d’optimisme : Catherine a semé partout une confiance dans la vie. Elle a semé des sourires, de l’hospitalité : elle avait le sens de l’accueil. Elle a semé de l’esprit de famille : on se souvient des rassemblements des  cousins qui ont eu lieu à la ferme de Vieux-Genappe ; mais là, elle n’était pas la seule, Michel et leurs enfants ont aussi beaucoup donné. Des semences de courage : elle était tenace à la tâche, vigoureuse au travail. Des semences de vérité, car elle était vraie, spontanée, sans arrières pensées. Discrète, elle ne se mettait pas en avant, mais on pouvait compter sur elle et ses initiatives. Efficace. Elle a semé des pas de danse, elle aimait bouger, chanter, elle a semé de la joie, de la légèreté. Elle a semé dans l’écoute et le respect de chacun, avec un cœur maternant, prenant soin des malades et des cœurs blessés. Elle a semé du bonheur, pour tous, et les animaux ont eu leur part de sa tendresse, car elle les aimait beaucoup. Gille lui a fait le plus beau compliment, qui résume tout cela : elle pensait au bonheur des autres avant le sien. Son grand et vrai bonheur a été de rendre les autres heureux.</p>
<p> </p>
<p>C’est ainsi que, spontanément, elle a semé l’évangile, et accompli la volonté de Dieu qui veut que nous soyons heureux par l’amour donné.</p>
<p> </p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Alphonse Ballieu et La Libre Belgique clandestine</title>
		<link>https://www.meurs.be/2018/09/15/282/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Sep 2018 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°111]]></category>
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					<description><![CDATA[Alphonse Ballieu et La Libre Belgique clandestine   Le Rif tout dju n° 543 de mars-avril 2018, sous le titre « La Résistance par la plume »,  présente un article sur l’aventure des Nivellois et de La Libre Belgique clandestine, 1915-1918. Parmi les personnes citées, il y a Alphonse BALLIEU, qualifié de<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2018/09/15/282/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Alphonse Ballieu et La Libre Belgique clandestine</h1>
<p> </p>
<p style="padding-left:30px;"><strong>Le <em>Rif tout dju</em> n° 543 de mars-avril 2018, sous le titre « La Résistance par la plume »,  présente un article sur l’aventure des Nivellois et de <em>La Libre Belgique</em> clandestine, 1915-1918. Parmi les personnes citées, il y a Alphonse BALLIEU, qualifié de « Nivellois bon teint ».</strong></p>
<p> </p>
<p>Lorsque l’imprimeur Wittemberg qui a déjà pris bien des risques, refuse de continuer en 1917, Alphonse Ballieu a été contacté par Jules Donnez, « colonne vertébrale de l’acheminement du journal depuis la capitale, qui possède de solides attaches à Nivelles ». Une série d’arrestations venaient d’avoir lieu en décembre 1916, et la publication du n° 101 était fort compromise. Je cite :</p>
<p> </p>
<p>« Donnez s’attache à trouver un nouvel imprimeur. Ce sera Alphonse Ballieu qu’il achève de convaincre rapidement malgré les responsabilités de ce dernier, marié et père de neuf enfants.</p>
<p>« Installé depuis 1902 à Bruxelles au 13 Chaussée de Louvain, mais Nivellois bon teint, l’imprimeur <u>Alphonse Ballieu</u> compte parmi les résistants les plus actifs. Il met à disposition du réseau ses compétences professionnelles et ses machines. Les collaborateurs du journal clandestin fonctionnent comme un véritable réseau de résistance, utilisent des pseudonymes, s’organisent en cellules, recrutent des courriers, le tout étant strictement cloisonné pour éviter les recoupements. Malgré ces précautions, Ballieu sera arrêté en novembre 1917 suite à une dénonciation et ne recouvrera la liberté qu’après l’Armistice. » (page 47).</p>
<p> </p>
<p>Il est également question de l’imprimeur Havaux chez qui Alphonse Ballieu avait fait son apprentissage.</p>
<p> </p>
<p>Jean-François Meurs</p>
<p> </p>
<p>Note: Alphonse BALLIEU, fils de Philibert Ballieu et Marie LEBON, né à Nivelles le 10 avril 1872, décédé à Saint Josse ten Noode le 30 juin 1946, a épousé à Nivelles le 13 janvier 1903 Lydie Tamigneaux (voir <a href="https://www.meurs.be/index.php?mod=articles&amp;ac=commentaires&amp;id=61">généalogie Tamigneaux</a>)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La ferme du Clocher</title>
		<link>https://www.meurs.be/2018/09/15/283/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Sep 2018 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°111]]></category>
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					<description><![CDATA[La ferme du Clocher   Jacqueline Humblet, épouse de Paul Thomas (voir descendance Joseph Tomas), a passé six années dans cette ferme de Solre-sur-Sambre. Une grande partie des notes qui suivent sont reprises textuellement du livre de Jean-Marie Parmentier consacré à cette ferme (1).   Cette grosse ferme en carré<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2018/09/15/283/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>La ferme du Clocher</h1>
<p> </p>
<p style="padding-left:30px;"><strong><em>Jacqueline Humblet, épouse de Paul Thomas (voir <a href="https://www.meurs.be/print.php?mod=articles&amp;ac=commentaires&amp;id=78">descendance Joseph Tomas</a>), a passé six années dans cette ferme de Solre-sur-Sambre. Une grande partie des notes qui suivent sont reprises textuellement du livre de Jean-Marie Parmentier consacré à cette ferme (1).</em></strong></p>
<p style="padding-left:60px;"><img decoding="async" alt="" src="https://www.meurs.be/modules/galerie/images/LaFermeDuClocher_282.jpg" width="400" /></p>
<p> </p>
<p>Cette grosse ferme en carré a été construite entre 1792 et 1803 par Charles Halbreck, notable de l’endroit, et son épouse Florence Dujardin. Les travaux de construction se terminent par l’édification d’un porche surmonté d’un clocher remarquable qui donnera son nom à la ferme bien assise au milieu de ses 72 hectares. Plusieurs générations de Halbreck se succéderont avant que la ferme ne passe à d’autres familles.</p>
<p> </p>
<p>En 1947, c’est Maurice Humblet (1904-1982) et son épouse Georgette Fontaine (1903-1989) qui reprennent le bail de cette ferme. Ils y resteront jusqu’en 1953.</p>
<p> </p>
<p>Ils étaient originaires de la région, de la ferme du Bois-le-Comte à Buvrinnes. Comme souvent à l’époque, on vivait d’abord dans la ferme des parents, en attendant une ferme à remettre. Leurs trois ainés naquirent dans la ferme familiale : Annie (1928-2016), Jean-Marie (1931) et Paulette (1933). Ils eurent alors l’opportunité de reprendre une ferme à Quévy-le-Petit, et là, après une pause de 5 ans, la famille s’agrandit de nouveau avec Jacqueline (1938), Colette (1939) et Jacques (1942-2015).</p>
<p> </p>
<p>Au terme de leur bail à Quévy, l’occasion leur fut donnée de reprendre la ferme du Clocher et ses <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f62f.png" alt="😯" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> hectares. C’est ainsi qu’un beau jour de 1947, le Clocher vit arriver une nouvelle jeunesse : l’aînée avait 17 ans et le plus jeune 5 ans.</p>
<p> </p>
<p>Le Clocher raconte : <em>« Je me suis replongé dans l’ambiance des grandes familles d’autrefois. Il faut dire que Madame Humblet avait de la classe, avec une ascendance plutôt vieille France, ancrée dans les traditions de la noblesse que la république laïque avait bien bousculée.</em></p>
<p><em>« Pour le matériel, par contre, on n’arrêtait pas le progrès. Les nouveaux arrivants avaient toujours des chevaux, mais aussi un tracteur FORDSON, avec des roues en fonte et en fer, et comme carburant, du fuel et du pétrole lampant. Je ne vous dis pas le vacarme auquel il a fallu m’habituer.</em></p>
<p><em>« Il y avait déjà 25 vaches, et pour aider au boulot, sans compter les saisonniers, un ouvrier à demeure, voire deux au début de leur installation. »</em></p>
<p> </p>
<p>L’accent fut mis sur la production du beurre dans un contexte difficile. Les mesures prises après la guerre, notamment la libre entrée des huiles d’oléagineux en Belgique, avaient favorisé la production de margarine au détriment du beurre. … Le Sillon Belge se battit avec acharnement pour la défense des agriculteurs mais il fut impossible de faire marche-arrière.</p>
<p> </p>
<p>Heureusement, au Clocher soufflait de nouveau le vent de la fraîcheur, de l’insouciance, dans l’esprit de l’après guerre. La jeunesse allait de l’avant. Les filles étaient coquettes, la ferme accueillante.</p>
<p> </p>
<p>Chaque année, la ferme recevait des mouvements de jeunesse. Les enfants se mêlaient aux scouts et aux guides qui logeaient au-dessus de l’étable.</p>
<p> </p>
<p>Cette jeunesse participait à la vie du village. Il y avait, au café de la gare, une petite salle qui leur servait de repère, pardon, de club de jeunes. Les soupirants se mirent à conspirer, et les jeunes convolèrent.</p>
<p> </p>
<p>Alors que le jeune roi Baudouin venait tout juste de monter sur le trône, Annie épousa un agriculteur de Merbes-le-Château : Odon Leclercq. Son frère Jean-Marie épousa Yvonne Baudson, d’une ferme de Hantes-Wihéries. Ils étaient bien décidés à reprendre eux aussi une ferme, ce qu’ils firent à Silenrieux d’abord, puis à Walcourt. Paulette épousa Maurice Poucet qui développa les Ets Somville, un magasin de matériaux, dans l’ancienne sucrerie.</p>
<p> </p>
<p>Et voilà la génération des ainées déjà partie. Ces années « bonheur », qui ont leur part de souvenirs de famille, furent pimentées de clins d’œil artistiques. Madame Humblet a transmis son goût de la peinture à sa fille Paulette. Celle-ci n’aurait pas pu vivre au clocher sans croquer sa silhouette au début des années cinquante (2).</p>
<p> </p>
<p>Côté technique, le machinisme évolue : un tracteur JOHN DEERE avec de très petites roues à l’avant, puis un LANZ BULLDOG, sont arrivés à la ferme.</p>
<p> </p>
<p>En 1954, Maurice Humblet opte pour une ferme plus petite à Fosses la Ville. Et c’est le cœur gros que les plus jeunes, Colette et Jacqueline, doivent quitter le Clocher et leurs amies. Jacqueline restera dans l’agriculture qui la mènera plus tard, avec son mari, en France dans la Nièvre.</p>
<p> </p>
<p>Colette a gardé la mémoire et bien des souvenirs de leur adolescence à l’ombre du clocher. Sa sœur et elle avaient suivi leurs études primaires et la première partie du secondaire à la Sainte Union, juste à côté.</p>
<p> </p>
<p>Nul doute que si Colette devait croiser le Clocher encore aujourd’hui, elle lui soufflerait dans l’oreille : « Ce fut pour nous, les jeunes, une période formidable et insouciante … et partir en pleine adolescence vers d’autres cieux nous a beaucoup perturbées ».</p>
<p> </p>
<p>Les 6 enfants Humblet sont tous devenus parents et grands-parents… (3).</p>
<p> </p>
<p>(Texte sélectionné ou résumé par JF Meurs)</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Notes :</p>
<ul>
<li>Jean Marie PARMENTIER, <strong>Si le Clocher pouvait parler</strong>, Deux siècles d’agriculture en Wallonie, Imprimé sur les presses de Empain Solutions Graphiques SPRL à Binche, juin 2018. L’auteur écrit dans le Sillon Belge. A certains moments, il fait parler le Clocher comme une personne vivante.</li>
<li>Le livre présente une photo d’un tableau du Clocher peint par Paulette, et qui se trouve actuellement chez sa sœur Colette à Ath.</li>
<li>Suivent trois paragraphes énumérant partiellement la descendance, mais rien au sujet de la famille de Paul Thomas et Jacqueline.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MEURS Donat Joseph</title>
		<link>https://www.meurs.be/2018/09/15/284/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Sep 2018 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°111]]></category>
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					<description><![CDATA[MEURS Donat Joseph Donat Joseph (1) MEURS, né à Soignies le 11 avril 1810. Fils de Pierre Meurs (Naast 18 décembre 1764, Soignies le 14 octobre 1828, fils de Thiry Meurs) débitant de bière, et Marie-Joseph LEMPEREUR, Cabaretière, mariés en 1809. Il est décédé à Liège le 23 novembre 1867,<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2018/09/15/284/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>MEURS Donat Joseph</h1>
<p>Donat Joseph (1) MEURS, né à Soignies le 11 avril 1810. Fils de Pierre Meurs (Naast 18 décembre 1764, Soignies le 14 octobre 1828, fils de <a href="https://www.meurs.be/index.php?mod=articles&amp;ac=commentaires&amp;id=73">Thiry Meurs</a>) débitant de bière, et Marie-Joseph LEMPEREUR, Cabaretière, mariés en 1809.</p>
<p>Il est décédé à Liège le 23 novembre 1867, Major d’artillerie, domicilié à Liège, rue d’Hemricourt, veuf de Louise Joséphine Antoinette Eugénie JAMME (2) dite Eugénie. Au moment de son décès, il était sous-directeur de la fonderie de canons, et c’est le Capitaine Wolff, qui fait la déclaration de décès, qui le remplacera provisoirement.</p>
<p> </p>
<p>Il avait épousé à Liège le 11 septembre 1851 (3) Louise Joséphine Antoinette Eugénie JAMME, nommée couramment Eugénie, née à Liège le 5 septembre 1819, fille de Jean-François JAMME (4), propriétaire, présent au mariage, et de Marie Joséphine Antoinette LAGUESSE, décédée le 2 décembre 1829. L’acte dit que Donat était domicilié à Soignies (5), ne connaissant rien au sujet de ses aïeux, et signale que le mariage a été autorisé par arrêté royal du 17 août 1851.</p>
<p> </p>
<p>Le couple est resté sans enfant.</p>
<p> </p>
<p>Il a fait carrière militaire dans l’artillerie, à Liège. Il semble avoir fait une carrière assez exemplaire.</p>
<p> </p>
<p><strong>Sa carrière</strong></p>
<ul>
<li>1832, 31 juillet, nommé aspirant d’artillerie le 31 juillet</li>
<li>1834, 12 février, nommé Sous lieutenant d’artillerie</li>
<li>1834, 16 mars, placé à la 8<sup>e</sup> Batterie d’artillerie de campagne</li>
<li>1834, 27 mars, placé à la 3<sup>e</sup> Batterie d’artillerie de campagne</li>
<li>1839, 5 février, nommé Lieutenant d’artillerie</li>
<li>1844, 31 (janvier), détaché au cours d’équitation</li>
<li>1844, 29 novembre, détaché à l’Ecole militaire</li>
<li>1846, 16 août, nommé Capitaine de 2<sup>e</sup> classe désigné pour servir à la 7<sup>e</sup> Division montée du 2<sup>e</sup> régiment d’artillerie</li>
<li>1848, 5 août, nommé Capitaine Commandant désigné pour servir à la 7<sup>e</sup> Division montée du 2<sup>e</sup> Régiment d’artillerie</li>
<li>1851, le 7 août, autorisation de mariage</li>
<li>1854, 12 décembre, nommé Instructeur désigné pour servir au 2<sup>e</sup> Régiment d’artillerie</li>
<li>1861, 20 juillet, nommé Major, désigné pour le 3<sup>e</sup> Régiment (commandant le personnel des troupes à Charleroy)</li>
<li>1863, 24 décembre, ordre de rejoindre son régiment</li>
<li>1866, 8 février, désigné par l’Etat Major de l’armée pour être sous directeur à la fonderie de canons</li>
</ul>
<p> </p>
<p><strong>Tiré d’un rapport, sans date :</strong></p>
<ul>
<li>Manière dont il sort et connaissances acquises par lui : sort avec zèle et intelligence ; possède les connaissances requises d’un bon officier d’artillerie.</li>
<li>Conduite et manière de vivre : Très bonne, très régulière.</li>
</ul>
<p> </p>
<p>Donat Joseph écrit sa demande d’autorisation de mariage le 5 juin 1851. Celle-ci lui est accordée par arrêté royal du 17 juin suivant. Le Ministre de la Guerre lui accorde l’autorisation de mariage à Bruxelles le 6 septembre 1851.</p>
<p> </p>
<p>Pour pouvoir contracter mariage, un officier doit répondre à plusieurs conditions, et notamment jouir de suffisamment de revenus pour le train de vie exigé. Raison pour laquelle le couple Donat Meurs et Louise Joséphine Antoinette Eugénie Jamme demandent une inscription hypothécaire, au profit du gouvernement, grevée sur un ensemble d’habitations situées au Boulevard de la Sauvenière à Liège, numérotées 94, 94bis et 96 (6). Cette propriété et les immeubles appartiennent à sa future épouse, les n° 94 et 94bis étant en indivision avec le frère de celle-ci. Cette inscription hypothécaire entraîne une expertise grâce à laquelle nous connaissons la valeur estimée de la propriété. Elle s’élève à 110.875 francs.</p>
<p> </p>
<p>Le 24 août 1851, Donat verse la somme de 850 francs à la caisse des veuves et orphelins d’officiers du corps auquel il appartient (La 3<sup>e</sup> Division territoriale, le 2<sup>e</sup> Régiment d’artillerie), comme il est exigé, afin de compter au nombre des participants de cette caisse.</p>
<p> </p>
<p>Une enquête a lieu pour connaître la situation financière des futurs, leur statut social et la moralité. On trouve dans le dossier conservé au Musée de l’Armée, une lettre du Bourgmestre de Liège, Mr Pierco, reflétée dans celle du Chef de corps, ainsi que des billets donnant l’avis de chefs militaires.</p>
<p> </p>
<p>« Le chef de corps fait connaître que la future appartient à une famille très honorable et qu’outre la pension exigée, elle a en perspective l’héritage de ses parents ; l’officier de son côté est l’héritier naturel d’un oncle célibataire (7) qui jouit d’une fortune honnête.</p>
<p>Le Général Major et l’Inspecteur général émettent également un avis favorable.</p>
<p>Le Capitaine Meurs produit à l’appui de sa demande les titres en vertu desquels sa future possède la moitié indivise dans une propriété divisée en 4 habitations avec jardin, située à Liège. Cette propriété est évaluée par expertise à la somme de 110.875 frs. ; elle est quitte et libre de toutes charges et la propriétaire consent à ce que le Gouvernement prenne hypothèque pour garantie du revenu exigé par le gouvernement.</p>
<p>Le Bourgmestre de Liège déclare que Mlle Jamme jouit ainsi que ses parents de l’estime et de la considération publique, tant sous le rapport de la moralité que sous celui du rang qu’ils occupent dans la société.  Il déclare en outre qu’il est de notoriété publique que les parents de cette demoiselle possèdent une fortune qui leur permet d’assurer à chacun de leurs deux enfants le revenu de 1200 francs fixé par le règlement. »</p>
<p> </p>
<p>Enfin, la future épouse doit signer une déclaration dans laquelle elle renonce à suivre son mari dans certaines circonstances :</p>
<p> « Je soussignée, m’engage à ne pas suivre mon mari en campagne, dans les camps ou les cantonnements. E. Jamme ».</p>
<p>En novembre 1868, le frère d’Eugénie veut sortir de l’indivision, et le couple met en vente l’immeuble n° 96 hypothéqué au Bd de la Sauvenière. Il sera vendu en février 1859. Entretemps, les courriers vont se croiser, car Donat Meurs pensait devoir reporter l’hypothèque sur un autre immeuble qu’il se proposait d’acheter.</p>
<p> </p>
<p>« Gand le 8 novembre 1858. Monsieur le Ministre, En exécution de l’arrêté royal du 23 juillet 1848, il a été pris inscription hypothécaire à Liège le 28 mai 1851, sur une propriété divisée en quatre habitations et jardins située Boulevard de la Sauvenière portant les numéros 94, 94bis et 96, d’une superficie totale de deux mille cent quatre-vingt mètres, dont ma femme est propriétaire avec son Frère. Voulant sortir de l’indivision, je viens vous prier, Monsieur le ministre, de vouloir consentir à la radiation de l’inscription hypothécaire et à la vente de l’immeuble qu’elle grève. Mon épouse et moi, nous nous engageons à fournir hypothèque sur la maison n° 96 que nous avons rachetée en 1852. »</p>
<p> </p>
<p>Les choses se résolvent grâce au notaire Renoz qui éclaircit la situation, et au Ministre qui dispense Donat, en sa qualité d’officier supérieur &#8211; par sa conduite et sa manière de servir -, de prendre une nouvelle hypothèque. La main-levée est finalement accordée le 20 novembre 1859.</p>
<p> </p>
<p>Jean-François Meurs</p>
<p>Avec mes remerciements :</p>
<ul>
<li>à Mme Thérèse Deguent qui m’a contacté pour m’envoyer l’acte de décès de Donat Joseph Meurs et qui m’a permis de retrouver la trace de ce porteur du nom Meurs. Elle travaille sur le patronyme JAMME.</li>
<li>à mon neveu Valéry Letroye qui est allé au Musée de l’Armée pour photographier le dossier de Donat Joseph Meurs</li>
</ul>
<p> </p>
<p>Notes</p>
<ul>
<li>On trouve Donat Joseph LEMPEREUR comme témoin lors du mariage religieux des parents, sans doute frère de Marie-Josèphe. Etait-il le parrain de son neveu ? Je n’ai pas consulté les registres paroissiaux de Soignies.</li>
<li>Acte de décès, déclaration par Matthieu Auguste Wolff, âgé de 45 ans, Capitaine commandant d’artillerie, domicilié à Liège, et Gustave Laguesse, cousin, âgé de 24 ans, artiste peintre, domicilié à Bruxelles. Laguesse est le patronyme de la mère d’Eugénie Jamme.</li>
<li>Témoins du mariage : Charles Adolphe Joseph LECOCQ, âgé de 45 ans, Colonel commandant le 2<sup>e</sup> régiment d’artillerie ; Jean Laurent MICHEEL, 41 ans, Major d’artillerie, sous directeur de la manufacture d’armes de l’Etat ; Charles Joseph JAMME, avocat, âgé de 39 ans ; Emile Victor Arnold LAGUESSE, 36 ans, ingénieur au corps des mines, cousin de l’époux.</li>
<li>Le père et la fille sont domiciliés à Liège, Boulevard de la Sauvenière.</li>
<li>Donat était toujours domicilié à Soignies, et les publications du mariage ont eu lieu à Soignies le 31 août et le 7 septembre.</li>
<li>Il y a un 94ter qui n’apparaît que dans l’acte d’expertise, mais qui doit consister en dépendances, et n’est pas repris comme habitation.</li>
<li>Je n’ai pas pu identifier cet oncle fortuné … S’agirait-il de ce Donat Joseph Lempereur, frère de sa mère, cf. note 1 ci-dessus ?</li>
</ul>
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