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	<title>Piret-Magazine n°084 &#8211; Piret-Magazine</title>
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	<description>Un site de la famille Piret-Meurs</description>
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		<title>Hommage à Roger Volon</title>
		<link>https://www.meurs.be/2010/09/28/174/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°084]]></category>
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					<description><![CDATA[Roger Volon 1931-2010 Papa de Didier, &#233;poux de Marie-Antoinette Meurs. &#8220;Il fut un p&#232;re et un grand-p&#232;re exemplaire, bon, humble, g&#233;n&#233;reux et atentionn&#233;. Il a voulu faire de sa vie un service rendu avec joie et simplicit&#233;.&#8221; &#160; Quelques mots de la part de ses petits-enfants recueillis au cours des<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2010/09/28/174/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Roger  Volon</h1>
<p><strong>1931-2010</strong></p>
<p><em>Papa de Didier, &eacute;poux de Marie-Antoinette Meurs. </em></p>
<blockquote>
<p> &ldquo;Il fut un p&egrave;re et un grand-p&egrave;re exemplaire,  bon, humble, g&eacute;n&eacute;reux et atentionn&eacute;. Il a voulu faire de sa vie un service  rendu avec joie et simplicit&eacute;.&rdquo;</p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Quelques mots de la part de ses petits-enfants recueillis au cours des  fun&eacute;railles&#8230;</em></p>
<blockquote>
<p>C&rsquo;&eacute;tait un grand-p&egrave;re disponible, qui servait  volontiers de chauffeur pour l&rsquo;un ou pour l&rsquo;une. Ses petits-enfants soulignent  avec amusement un trait caract&eacute;ristique : ses coups de klaxon avant de passer  sous un pont, ou en arrivant dans un passage dangereux. </p>
<p>Il insistait sur les &eacute;tudes. Il faisait r&eacute;p&eacute;ter  les le&ccedil;ons ou aidait aux devoirs : il semblait s&eacute;v&egrave;re, mais finalement, il  avait raison : il avait le souci de la r&eacute;ussite de ses petits-enfants.</p>
<p>Il faisait volontiers les travaux du m&eacute;nage :  passer l&rsquo;aspirateur, peler les l&eacute;gumes. Cela lui avait valu le surnom de  &ldquo;Roger-matic&rdquo;. </p>
<p>Il aimait travailler au jardin, prenait soin  des l&eacute;gumes. Il en &eacute;tait fier.</p>
<p>Il emmenait ses petits enfants dans l&rsquo;appartement  en Espagne, et cela laisse bien des souvenirs. </p>
<p>Et sa petite moustache grise&#8230; </p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hommage à Tante Colette</title>
		<link>https://www.meurs.be/2010/09/28/175/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°084]]></category>
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					<description><![CDATA[Tante Colette et l&#8217;esp&#233;rance. Le jour des fun&#233;railles d&#8217;oncle Ferdinand, apr&#232;s l&#8217;eucharistie au cours de laquelle nous avions &#233;voqu&#233; sa vie et ce qu&#8217;il &#233;tait pour nous, tu m&#8217;as attrap&#233; par la manche et tu m&#8217;as dit, avec ta voix Piret cat&#233;gorique et forte : &#8220;Et &#224; mon enterrement, pas<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2010/09/28/175/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Tante  Colette et l&rsquo;esp&eacute;rance.</h1>
<p>Le jour des fun&eacute;railles d&rsquo;oncle Ferdinand,  apr&egrave;s l&rsquo;eucharistie au cours de laquelle nous avions &eacute;voqu&eacute; sa vie et ce qu&rsquo;il  &eacute;tait pour nous, tu m&rsquo;as attrap&eacute; par la manche et tu m&rsquo;as dit, avec ta voix  Piret cat&eacute;gorique et forte : &ldquo;Et &agrave; mon enterrement, pas de tout &ccedil;a !  Parlez-nous de l&rsquo;esp&eacute;rance !&rdquo;. Depuis lors, &ccedil;a fait des ann&eacute;es, &agrave; cause de toi,  j&rsquo;ai l&rsquo;oreille qui se dresse lorsque j&rsquo;entends le mot &ldquo;esp&eacute;rance&rdquo;, et je suis  attentif &agrave; tous ceux qui parlent de l&rsquo;esp&eacute;rance dans les livres, dans les  romans. J&rsquo;ai recueilli des textes, des r&eacute;flexions. je t&rsquo;en offre quelques uns. </p>
<p>L&rsquo;esp&eacute;rance, c&rsquo;est en premier lieu l&rsquo;attente. C&rsquo;est  se mettre dans une attitude d&rsquo;accueil. Quelqu&rsquo;un doit venir, quelque chose doit  arriver. On tourne le regard et le coeur vers l&rsquo;avenir. Attente d&rsquo;une personne,  attente d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement. Que l&rsquo;on ne voit pas. En espagnol, attendre se dit  &ldquo;esp&eacute;rer&rdquo;, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre mot, et m&ecirc;me en Fran&ccedil;ais, on peut dire &ldquo;je  t&rsquo;esp&egrave;re pour demain&nbsp; soir&rdquo;&#8230; </p>
<p><strong>L&rsquo;esp&eacute;rance, c&rsquo;est  Dieu qui vient &agrave; notre rencontre</strong></p>
<p>Quand tu me parles d&rsquo;esp&eacute;rance, il s&rsquo;agit bien  de la conviction que cette vie est attente, accueil d&rsquo;une autre vie. C&rsquo;est  l&rsquo;esp&eacute;rance chr&eacute;tienne. La conviction que Dieu vient &agrave; notre rencontre. Mais  j&rsquo;aime dire que ce n&rsquo;est pas seulement le jour de notre mort : Dieu vient tous  les jours. Nous disons facilement que &ldquo;nous allons &agrave; la rencontre de Dieu&rdquo;, en  pensant que nous allons vers un pays infini, vers l&rsquo;au-del&agrave;. En fait, c&rsquo;est  plut&ocirc;t cet infini, cet absolu qui vient &agrave; notre rencontre. Et cela, tous les  jours. Si nous ne croyons pas qu&rsquo;il vient tous les jours, ce n&rsquo;est pas la peine  d&rsquo;attendre. </p>
<p>Nous devrions concevoir notre vie comme si nous  &eacute;tions toujours &agrave; na&icirc;tre. Et cela, m&ecirc;me &agrave; 60, 70, 80 et m&ecirc;me 100 ans. Penser  que nous sommes des pr&eacute;matur&eacute;s et que nous n&rsquo;avons pas fini de nous d&eacute;velopper.  Mais cela ne nous est pas spontan&eacute;. Nous pensons que nous n&rsquo;avons plus rien, ou  plus grand chose &agrave; d&eacute;couvrir. L&rsquo;esp&eacute;rance est donc le privil&egrave;ge des enfants.  L&rsquo;esp&eacute;rance, pour nous, devient un travail. D&rsquo;autant plus que je ne sais pas  grand chose concernant ce pays infini o&ugrave;, selon Sa promesse, je serai  transplant&eacute; &#8230; Je ne suis pas s&ucirc;r, mais j&rsquo;esp&egrave;re. </p>
<p><strong>La racine, mod&egrave;le de  l&rsquo;esp&eacute;rance</strong></p>
<p>Marie No&euml;l, femme po&egrave;te, prend l&rsquo;image de l&rsquo;arbre  et identifie l&rsquo;esp&eacute;rance aux racines : &ldquo;La racine n&rsquo;est qu&rsquo;esp&eacute;rance, mont&eacute;e  patiente dans le noir, vers le jour qu&rsquo;elle ne sait pas et ne verra jamais,  vers la fleur qu&rsquo;elle ne sait pas et que sa nuit allaite.&rdquo; Je te vois encore,  Tante Colette, dans la grange de Scoote, &agrave; Ittre, te lever au moment des  intentions de pri&egrave;re, et &eacute;voquer de ta voix forte ton papa et ta maman, mes  grands parents Adolphe Piret et Julia Tamigneaux, et puis tes fr&egrave;res et soeurs  d&eacute;c&eacute;d&eacute;s&#8230; Un peu comme s&rsquo;ils &eacute;taient la colonne vert&eacute;brale invisible mais  indispensable et solide de la famille.</p>
<p>Dans &laquo;&nbsp;esp&eacute;rance&nbsp;&raquo;, il y a optimisme, qui n&rsquo;est ni na&iuml;vet&eacute;, ni  pur aveuglement, ni ang&eacute;lisme. Car enfin, quand on vit un peu, il ne faut pas  longtemps pour qu&rsquo;on en prenne plein la figure, et quand on est vieux, on a re&ccedil;u  bien des coups de b&acirc;ton. L&rsquo;optimisme na&iuml;f et aveugle serait sot. Cependant, je  me dis que le pessimisme ce n&rsquo;est vraiment pas tr&egrave;s malin. &Agrave; choisir, il vaut  mieux cultiver l&rsquo;optimisme. </p>
<p>L&rsquo;Esp&eacute;rance n&rsquo;est donc pas un embellissement de l&rsquo;avenir, mais elle fuit  le cynisme. Elle n&rsquo;a rien &agrave; voir avec &laquo;&nbsp;tout va s&rsquo;arranger&nbsp;&raquo;, mais  elle combat les &laquo;&nbsp;tout est fichu&nbsp;&raquo;. L&rsquo;Esp&eacute;rance, elle nous est  souvent donn&eacute;e par ces gens qui font face au malheur, &agrave; la maladie, &agrave; la  souffrance, et qui en m&ecirc;me temps sentent leurs forces se d&eacute;cupler et leur go&ucirc;t  de servir propuls&eacute;, pour offrir encore aux autres des moments de joie. Elle est  un regard lucide qui ne projette aucune angoisse, m&ecirc;me pas sur le malheur.  C&rsquo;est un regard qui s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve, qui donne &agrave; chanter m&ecirc;me dans les larmes. </p>
<p><strong>Accueillir l&rsquo;avenir et  recevoir ce que l&rsquo;on poss&egrave;de</strong></p>
<p>J&rsquo;ai lu quelque part, j&rsquo;ai oubli&eacute; de noter o&ugrave;, cette r&eacute;flexion :  &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai appris que l&rsquo;avenir n&rsquo;appartenait qu&rsquo;&agrave; lui-m&ecirc;me et aucun devin ne  pourra venir &agrave; bout de ma grande amie, l&rsquo;esp&eacute;rance&nbsp;&raquo;. L&rsquo;esp&eacute;rance est une  amie. J&rsquo;aime bien cette fa&ccedil;on de voir. </p>
<p>Pour Martin Steffens, un philosophe actuel l&rsquo;esp&eacute;rance est la capacit&eacute;  de recevoir ce que l&rsquo;on poss&egrave;de d&eacute;j&agrave;. Je cite&nbsp;: &ldquo;Le drame de l&rsquo;homme n&rsquo;est pas de manquer :  c&rsquo;est de ne pas recevoir pleinement ce qu&rsquo;il a. Chaque jour pourrait ainsi se  clore par l&rsquo;&eacute;vocation reconnaissante des &ecirc;tres qui nous sont confi&eacute;s et dont le  go&ucirc;t, par habitude, se perd. Pour retrouver ce go&ucirc;t, il faut passer de l&rsquo;espoir  &agrave; l&rsquo;esp&eacute;rance qui sont deux attitudes diff&eacute;rentes face &agrave; la vie. L&rsquo;espoir est  attente de ce qui n&rsquo;est pas encore, l&rsquo;esp&eacute;rance est <strong>attention &agrave; ce qui se donne</strong>. Celui-ci voit l&rsquo;avenir, celle-l&agrave; le  pr&eacute;sent. Et quand le d&eacute;sespoir d&eacute;bouche parfois sur une d&eacute;ception, l&rsquo;esp&eacute;rance,  elle, reste r&eacute;ception de ce qui, d&eacute;j&agrave;, se donne.&rdquo; (Martin Steffens, les  Essentiels, La Vie 3378, 27 mai 2010). </p>
<p><strong>Dieu aussi esp&egrave;re, et  il se met en col&egrave;re</strong></p>
<p>Finalement, ce qui me para&icirc;t le plus &eacute;clairant,  c&rsquo;est le fait de d&eacute;couvrir que Dieu lui aussi esp&egrave;re : il croit en nous, et il  nous attend&#8230; C&rsquo;est l&rsquo;image de la Parabole du fils prodigue. Il esp&egrave;re en nous  et avec nous comme nous nous mettons en attitude esp&eacute;rante avec un enfant ou un  adolescent qui ne grandit plus bien, qui vit l&rsquo;&eacute;chec, avec l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve qui a difficile,  qui est perdu et ne trouve pas son chemin&#8230; Dans la vie, il faut beaucoup  esp&eacute;rer. </p>
<p>Parmi mes lectures sur l&rsquo;esp&eacute;rance, encore une  trouvaille. Elle est de Saint Augustin. Il dit que &laquo;&nbsp;L&rsquo;esp&eacute;rance a deux enfants tr&egrave;s  beaux&nbsp;: ils s&rsquo;appellent le courage et la col&egrave;re&nbsp;&raquo;. L&agrave;, je pense que  cela te ressemble, ch&egrave;re Tante Colette, et cela ressemble &agrave; tous les  Piret&nbsp;: le courage, et la capacit&eacute; de se mettre en col&egrave;re&hellip; Tante Odile  racontait les col&egrave;res tout &agrave; fait justifi&eacute;es de Bon papa Piret quand les grands  spotchaient les petits&hellip; J&rsquo;entends encore ta voix indign&eacute;e s&rsquo;&eacute;lever pour  protester contre des injustices. J&rsquo;esp&egrave;re toujours conna&icirc;tre ces &laquo;&nbsp;col&egrave;res  de Dieu le P&egrave;re&nbsp;&raquo;&nbsp;! </p>
<p align="right">Jean-Fran&ccedil;ois</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Carnets de Tante Odile, Carnet 1 &#8211; part 1</title>
		<link>https://www.meurs.be/2010/09/28/176/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°084]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.meurs.be/?p=176</guid>

					<description><![CDATA[Les carnets de Tante Odile     Carnet de 1999   Ecrire, c’est faire naître et susciter une autre présence que son “Moi”.     Ø  &#8230; de Quoi nous sommes faits, nous, les Piret, et O. Meurs-Piret ? L’impact des choses, des lieux où nous sommes nés, Arquenne &#8230;<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2010/09/28/176/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="WordSection1">
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><b><span lang="nl-be" style="font-size:20pt;" xml:lang="nl-be">Les carnets de Tante Odile</span></b></p>
<p><b></b></p>
<p><b></b></p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><b><span lang="nl-be" style="font-size:18pt;" xml:lang="nl-be">Carnet de 1999</span></b></p>
<p><b></b></p>
<p><b></b></p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><b><span lang="nl-be" style="font-size:18pt;" xml:lang="nl-be"></span></b></p>
<p><b> </b></p>
<p><b></b></p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:212.4pt;text-align:justify;"><i><span lang="nl-be" style="font-size:14pt;" xml:lang="nl-be">Ecrire, c’est faire naître et susciter </span></i></p>
<p><i></i></p>
<p><i></i></p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:212.4pt;text-align:justify;"><i><span lang="nl-be" style="font-size:14pt;" xml:lang="nl-be">une autre présence que son “Moi”.</span></i></p>
<p><i></i></p>
<p><i></i></p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">&#8230; de Quoi nous sommes faits, nous, les Piret, et O. Meurs-Piret ? L’impact des choses, des lieux où nous sommes nés, Arquenne &#8230; au coin du bois pendant la guerre 1914-1918. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Ce que nous avons vu, entendu &#8230; La petite ferme, le Pont-à-Pierrots, la petite rivière au fond de la maison de Suzanne et Simone ! </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Ce ne nous avons vu : les saisons, les arbres, les fleurs des bois, leurs fruits que nous avons goutés, sentis.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Le pain cuit, le fumier, l’odeur des bêtes, le lait, le beurre frais. L’herbe mouillée, la chute des feuilles, le printemps et tout son renouveau. Les couchers de soleil, la pleine lune, le ciel étoilé. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">La route, l’école, la mise au travail&#8230; avant de devenir &#8230; argile durcie. Et ensuite “poussière pour l’éternité, emportée par le vent”. Amen !</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Ce <i>dimanche 3/10/99</i>. Gouy, dans le silence, les bruits confus de la circulation des automobiles, le toc-toc des souliers au piétinement de l’étage, les voix aigues du “duo” Marie – Germaine. Dans mon 39 m2 quand un furtif rayon de soleil a tout inondé de lumière, &#8230; j’écoute le murmure du vent dans les sapins agités et &#8230; attends &#8230; ? Attendre, (avec) comme fond : le tic tac du réveil qui me dit et me répète le rythme du temps à “perdre” ou à remplir de mon mieux avec patience et parfois de l’angoisse. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Soudain, une traînée de ciel bleu apparaît dans le ciel gris des nuages amenés du sud&#8230; C’est l’automne&#8230; Je rêve et puis je me suis entendue fredonner la “Petite Musique de Nuit”&#8230; Souvenir&#8230; Même silence&#8230; même attente en pleine nuit&#8230; 3h. Le matin, à St Raphaël à Louvain, l’exigence de mon aîné alité voulant sa radio et <b>cette</b> musique &#8230; peut-être un de ses derniers caprices !!!!! </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Le mien ? qui saura le définir ?</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Mon bic, ce papier, ces compagnons de mes explosions intérieures, sont devenus “amis et distraction”, consolation ? dans un bouillard d’idées, de souvenirs – succession d’éclairs dans la grisaille des jours solitaires. Le monde organisé est devenu chaos d’idées, ou la vision du laisser-faire ? !!</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Et proclamer l’UNICITE de Dieu et Jésus le prophète et sa parole qui suggère de fonder les rapports entre les hommes sur l’Amour ? </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">5/10/99</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. Le soleil qui chaque matin fait revivre la vie, fait risette cet après midi. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Fière de mes enfants qui sont restés simples malgré compétence et statut social intéressant et une vie plus facile, plus agréable, et aptitude de s’épanouir selon ses dons !</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Alors, foin de mes sottes nostalgies&#8230; effacer épreuves et difficultés grâce au temps qui sait si bien soigner lui aussi blessures et affronts&#8230; L’espérance née avec les années qui passent et guérit. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">J’aime mon silence &#8230; mon bic. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">D’ailleurs, tous les maux dits avec les mots, c’est autant d’espace que ça laisse à la réflexion, et voir la pensée et la sensibilité de l’autre. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">“Le soleil” d’Edmond Rostand : “Ô Toi, dont la lumière éclaire chaque demeure, se divise et demeure entière, ainsi que l’Amour Maternel.” (un reste de mes années d’école!). Et l’intuition de St François d’Assise aboutit à ma réflexion aujourd’hui, qui réjouit mon coeur face à la nature. La <u>lumière</u>, le <u>vent</u>, les oiseaux, mes petites bêtes que j’aime observer&#8230;</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Le Vent souffle où il veut</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Et toi, tu entends sa voix</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Mais tu ne sais pas d’où il vient</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Et tu ne sais pas où il va, le Vent. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:212.4pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Demain sera différent d’hier. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Les rappports entre les individus et entre les groupes se transforment. (Pour) résoudre le problème, nos politiciens ont recours à la croissance et à la consommation. Toujours “les sous” le nerf de la guerre. Oui, au respect de l’autre. <u>L’eau</u>, la <u>terre</u>, le <u>feu</u>, <u>l’air</u> sont les seuls éléments, l’héritage pour nous, les hommes de tout l’univers. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">A l’homme d’aujourd’hui, moi en premier, souvent angoissée de l’a-venir” !? Et que serait le danger, un repli dans l’isolement, le repli de toute activité !! (Merci à cette gastro-entérite qui me permet de faire le point des 2 semaines passées). Dans l’incertitude des idées qui me sont venues, entre accepter les idées reçues d’hier, poursuivre dans la même direction, ou préparer demain ? Comment ? </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Envoi de Piret Magazine ce <i>mardi 12/10/99</i> à Aurélie (préparation de travaux de fin d’année). <b>Piret Magazine</b> n’a pas que des petites histoires à raconter, ni trop les “départs”, les naissances, les mariages, les déménagements. Drames ou joies ont toujours le même frisson à nous dire. Mais il entend donner vie à une galerie de personnages dont il rassemble les liens qu’ils entretiennent ! Il nous fait vivre et connaître ce que fut au quotidien “pas banal”, ce monde paysan du 20<sup>e</sup> siècle, “défilé rétro” mais parfois piquant&#8230; les origines “Piret”.</span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Les vrais papas sont ceux qui aiment ce qu’ils font. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></i></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Dimanche 18/10/99</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. La veille du départ de Valérie pour le Bénin. Le soleil est là et aujourdhui est une belle journée. Ecrire, c’est faire et susciter une autre présence que “mon moi”. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Dimanche 31/10</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. Reprise dans la tourmente des souvenirs, des peurs, des chocs. L’après 10 mai 1940. “<i>Résister</i>”. Thème des travaux (de) fin rhéto d’Aurélie : 1945. Le retour de Papaul et sa lutte pour “survivre”.</span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Lundi 1<sup>e</sup> novembre 2009</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. La visite au cimetière. C’est un de trop ! Remis au 11 novembre prochain. Pourtant, tout paraît calme dans le 39 m2&#8230; mais tous les morts proches continuent de rôder, avides à me remplir l’esprit. Adolphe, Philippe, Robert, Françoise, Cécile, tous des jeunes pleins de promesses. Mon papa, maman. Jules Paesman, Adelson, Joseph Thomas. Paul et François. Marie Madeleine, Pierre, Ferdinand, Agnès. Les neveux comme Eric Thomas. Bernadette et Sr Cécile. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Obaix, la petite école, la salle des fêtes, le cercle des amis. Loin de tout cela. Et inconscients du bonheur qu’ils créaient. (Ils) semaient les joies transcendantes du travail manuel&#8230; qui nous apparaît aujourd’hui un luxe inaccessible !! (trop vieux, je sais). </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Ce mercredi 11/11/99</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. &#8230; Nous sommes au bord de l’abîme. Les pays riches, en route vers l’Europe. Toutes les stratégies, décisions, forcer les portes des institutions, mettront encore un temps fou, si nous renonçons à lutter pour nos idées, nos courages encore et toujours “des projets”. Toujours prêts et vigilants, avec une ultime volonté et énergie. Vivre et vaincre pour voir l’Europe !</span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">S’identifier à la mentalité, au paysage de Gouy, aux promenades sans coquelicots ni fleurs des champs. Eté difficile, trop chaud, moche. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></i></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Voir, écouter, écrire, c’est </span></i><b><i><span lang="nl-be" style="font-size:14pt;" xml:lang="nl-be">exister</span></i></b><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. </span></i></p>
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<p><i></i></p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">C’est aussi l’immense travail pour reviser tous les travers de la “Société de consommation et du Marché capitaliste”. La maladie, la vieillesse, la pauvreté offensent Celui que nous prions, le Seigneur notre Dieu.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">&#8230; Ce ne sont pas des idées morbides, mais novembre, la visite des cimetières, voir tous les monuments encore accessibles aux souvenirs, proches de leurs vies. Chaque tombe, culte à la mémoire de nos défunts les plus proches. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Travailler est sans doute le meilleur moyen de lutter contre les souvenirs&#8230; contre tout ce que vous avez aimé, rêvé. “Rester fidèle à soi-même” face au vide de certaines journées. Comment faire face à l’avenir ? </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Il a fallu vivre la communauté d’Obaix pour découvrir les forces et les réalités des familles et des majorités qui vous rendent &#8230; (<i>ndlr : il manque un mot</i>) et qui travaillent pour modeler votre destin. “Apprivoiser ses peines et ses joies” pour tenir débout. Seule à décider, à faire preuve de courage et &#8230; d’indépendance. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Au coeur du silence, dans la grange (<i>de Gouy où elle réside alors, ndlr</i>), cette masse rude de pierres, briques et bois mal équarri, &#8230; l’Esprit Saint, l’esprit de famille, glissaient “Dans le Vent”.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Le meilleur souvenir de cette fin de siècle, de 83 années de vie, dans cet avaloir d’adaptation parfois douloureuse, parfois de parfait bonheur, dans une évolution qui, aujourd’hui, me dépasse ! Les abandons d’amitiés qui ont semé le parcours de tante Mobile.</span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Ce 11.11.99</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">, dans l’attente d’Irène&#8230; Je n’ai jamais demandé ni fortune, ni grand âge ! (Mais) que je garde l’intelligence nécessaire pour faire face à l’avenir, nécessaire pour trouver le chemin de la paix et savoir discerner le bien et le mal. C’est mon plus sincère souhait, malgré échec non voulu, malgré votre bonne volonté. Par exemple :</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:70.8pt;text-align:justify;"><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Le souvenir de la première visite de Papaul, après ses cinq années de captivité en Prusse orientale ; enfermé dans un mutisme, assorti de son regard poliment narquois quand, par quelque réflexion, il déstabilisait son entourage ! “Ses petites guêtres jaunes de 1936 !”. </span></i></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">On a l’impression d’avoir été utile. La différence de génération ne m’intéresse pas. J’aime les jeunes tels qu’ils sont. D’ailleurs, j’ai la conviction que si les adultes n’avaient pas démissionné, on connaîtrait beaucoup moins de violence ! </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Face à la vie, de toute façon, &#8230; la poussière tombe ! </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">La couleur que j’aime : blanc – vert brun – ocre. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Débouchant sur la solitude, sans projet, une somme d’interrogations envahit notre tête où cohabitent “sens de la vie”, la mienne, et perspective de la mort, ouvrant le champ à tous les possibles.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">À la recherche de la liberté : et les conditions de libre arbitre ? Recherche sans trève et résolument optimiste, “consciente des autres”, digne, simple, sans orgueil excessif ! C’est le sens donné à ma vie. “Je suis”. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">L’éducation religieuse d’un temps qui a fait son temps. Epais manteau de formalisme et conception surannée. Aujourd’hui, fini l’obligation de la messe dominicale. L’enfant choisit au moment de son choix volontaire, le temps de se former et de comprendre. “Je suis”. Me connaître.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Dieu n’est pas solitaire, la voie la plus simple de la connaissance de Dieu, c’est observer l’humain, “l’autre”, désir de communion, relation d’amour entre les hommes, et la Trinité – comme art de vivre. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Je suis&#8230; Tante Mobile, en 2000, 84 ans. Comprendre le lieu des sentiments, comprendre leurs signes et les réactions auxquelles ils donnent lieu. C’est trouver l’humain, l’homme. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Je suis celle que mon enfance a faite, ce que maman et papa, une famille nombreuse, des études moyennes dirigées par les Soeurs de l’Enfant Jésus, sévères, m’ont fait apprendre : plus de savoirs que de plaisirs, le travail de l’esprit et des mains, l’initiative face à la réalité sociale. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">(<i>ndlr : en voyant les photos qui passent de famille en famille pour faire un choix</i>) : Ittre, 1999. Là se sont réunis l’esprit des morts – rappelés par tante Colette – afin que l’au-delà soit présent au coeur de l’ici-bas. Un symbole : les jeunes bâtisseurs au pied de l’autel, la pyramide de terre grattée dans la terre battue de la grange par leurs toutes petites mains, entourée de cailloux, la plume de poule en garnissait le sommet. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Que Dieu bénisse cette famille Piret, et qu’ainsi se renouvelle notre Alliance avec Lui. Que le Seigneur soit avec nous comme il fut auprès de nos ancêtres. Qu’il ne nous abandonne pas. Qu’il incline nos coeurs vers Lui, afin que nous marchions sur le chemin où vit son nom. (assistance priante et émue). </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Les deux gros cochons à la broche seront consommés lors du gigantesque repas dans la cour de la ferme. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:88.8pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Symbol;" xml:lang="nl-be"><span>·<span style="font:7pt 'Times New Roman';">         </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">ndlr : pendant l’eucharistie, lors de la fête Piret à Ittre, Cyril et Remi, 4 ans ½, et d’autres enfants ont fait, juste devant l’autel, un tas avec la terre battue de la grange, y ont planté une plume, et l’ont entourée de murs de poussière et de cailloux</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Hier et aujourd’hui, le rôle de l’église, par la voix du curé (<i>de Gouy</i>) Marc Leplat : il cite les saints comme exemple, et leur témoignage adressé à nous, ses fidèles. Attention &#8230; ; les journaux, maintenant, proposent des modèles à leurs lecteurs. Mais les héros à admirer, à imiter, ça ne court pas les rues. Enjoliver la réalité, ou taire l’essentiel. A votre jugement !</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Consommation et jouissance. Nous n’avons pas conquis plus de liberté. Ces géants d’aujourd’hui (Microsoft, Time Warner, Bertelsmann, Virgin, Walt Disney) sont les nouveaux déguisements du capitalisme.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Aujourd’hui être chrétien ? Rien ne sert de trop parler de religion. Mais simplement la vivre. La force de l’exemple. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Les arbres. Mon carré de peupliers à Gouy. Pour symboles de la vie. L’arbre ancre ses racines dans un monde souterrain, à partir d’une seule petite graine. Il traverse la terre, il s’élance vers le ciel par ses branches. Ce sont les trois régions fondamentales de toute vie. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">L’arbre donne alors l’image de la sagesse, de la puissance. Tous les moments de notre vie, de la naissance à la mort, sont rattachés à la symbolique.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">J’aime mes arbres, dont j’aperçois les cîmes. Ils dressent dans le vent leurs branches dénudées par la pluie, la neige, la glace. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Tempête du grand âge : solitude. Mais trouver de quoi nous émerveiller. La première neige, un soleil couchant à travers les troncs d’arbres dénudés. Etre heureux dans les grands espaces et les larges horizons. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Le plus dur n’était pas d’arriver à Obaix en Hainaut, mais de quitter Baulers, Nivelles en Brabant. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Tous ceux qui m’ont connue tous savent bien que je cultive volontiers le coq à l’âne. Volontairement parfois. C’est à mon avis la meilleure façon de rompre les chiens quand une émotion risque de devenir trop envahissante, trop dure. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Aujourd’hui, pouvoir m’orienter parmi les idées et dans “mon histoire”. Le marquer, le rythmer&#8230; le sortir de la monotonie. La fête, c’est cela : l’anti-quotidien. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Pour moi, toute la tradition n’a de sens que dans une perspective de rajeunissement permanent. Reste accueil, bienveillance, bonté et porte ouverte aux “jeunes” surtout. Service fidèle à l’Eglise pour ENSEMBLE oeuvrer longtemps, sincèrement. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Décembre 1999</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. Un frère des écoles chrétiennes de Nivelles, reçu chaque année par maman (poules et beurre pour tombola) : </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:70.8pt;text-align:justify;"><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Celui qui prie élève son âme (sensibilité, pensée)</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"> : long bras vers le ciel.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:70.8pt;text-align:justify;"><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Celui qui ne prie pas se damne</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"> : bras vers le sol.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Avec ses grands bras, cela nous impressionnait. Il nous devançait avec son vélo et nous attendait. C’est loin tout ça, mais ça marquait ! </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">10/12/1999</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. La vérité est au fond d’un puits, pas au fond du fumier ! </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Quand vous causez avec quelqu’un, n’écoutez pas ce qu’il dit mais ce qu’il pense.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Croire en “Dieu”. Il n’existe aucune argumentation scientifique qui prouve à 100 % l’existence de Dieu. En dernier ressort, chacun doit prendre une décision personnelle. Le grand penseur Pascal m’y a fait penser : “Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas”. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">&#8230;</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Le siècle passé, 20<sup>e</sup>, a été une génération de lutte contre la religion. C’est plus intéressant que l’indifférence. Celle-ci est beaucoup plus grave : alors, les sectes arrivent. Pour y faire face : la vie des chrétiens comme exemple ou témoignage, comme François d’Asise. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Le Concile de Jean XXIII, 1962 : Ouvrez les fenêtres, ouvrez les portes, nous devons sortir et aller à a rencontre des hommes. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Mais les églises ont tendance à se replier, se centrer sur le culte. Il faut redistribuer des rôles (des biens ?).</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">&#8230;</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">L’idée de Dieu change : non plus puissant, père, mais miséricorde, Dieu ouvre ses entrailles pour nous. Respecter les religions des autres en approfondissant la religion chrétienne, la nôtre. </span></p>
</p>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Carnets de Tante Odile, Carnet 1 &#8211; part 2</title>
		<link>https://www.meurs.be/2010/09/28/177/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°084]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.meurs.be/?p=177</guid>

					<description><![CDATA[Les carnets de Tante Odile     Carnet de 1999 (suite)   Ø  L’an 2000. Rêver, des journées à ne rien faire et squatter un arbre en forêt : mon rêve.   Ø  Le nouvel an est arrivé et, surprise, cette femme, la femme de Cerfontaine, amie ou exemple de<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2010/09/28/177/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="WordSection1">
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><b><span lang="nl-be" style="font-size:20pt;" xml:lang="nl-be">Les carnets de Tante Odile</span></b></p>
<p><b></b></p>
<p><b></b></p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><b><span lang="nl-be" style="font-size:18pt;" xml:lang="nl-be">Carnet de 1999 (suite)</span></b></p>
<p><b></b></p>
<p><b></b></p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">L’an 2000</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. Rêver, des journées à ne rien faire et squatter un arbre en forêt : mon rêve. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Le nouvel an est arrivé et, surprise, cette femme, la femme de Cerfontaine, amie ou exemple de courage, volonté, savoir faire ? Elle attendait immobile, les yeux interrogateurs, auscultant avec nostalgie ce par quoi, par qui avaient été formés ces hommes, nos maris, fermiers dans l’âme, mais si peu réceptifs, question regards. Je pus voir la sincérité de son intention &#8230; , la simplicité intelligente que j’ai toujours respectée. Bonne après-midi. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Au-delà des mots &#8230; écrire ouvre en grand les fenêres sur des perspectives, des sentiments insoupçonnés, révélant des pensées, des émotions que vous ne pensiez pas entretenir au fond de vos tripes. C’est par exemple quand je me sens démunie &#8230; que je suis forte pour décider, je suis née rebelle quand acculée devant l’évidence qu’il n’y a pas d’autre solution. &#8230; PARTIR &#8230; Frappée par l’obligation de la dépendance, passage difficile : dépendre ! C’est accepter, c’est le destin. Reste l’ironie, reste l’élégance du désespoir de se voir seule !???</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Les difficultés &#8230; la souffrance intérieure, la rébellion contre ce qui vous heurte dans le quotidien de votre vie, et le mépris secret pour tous ceux dont les préoccupations mercantiles régissent leur vie&#8230; et la mienne. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Partir, sans explication de fond, dans le secret de mes vraies pensées, ce miroir des apparences dans lesquelles j’ai toujours vécu. Premier devoir de vigilance envers soi-même, envers les autres !!!</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Alors, PARTIR.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Ce 21/1/2000</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. Les russes, sur <u>les fronts</u> russes&#8230; J’entends encore l’horreur complète de ce que Papaul avait enduré et comment il y avait survécu. Il ne l’a jamais oublié !</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">90 % de nos politiciens prennent la décision d’envoyer d’autres gens à la guerre. “Je suis ici, tu iras là-bas!” Où ? <u>Pourquoi</u> ? </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Si nous n’avons pas le courage de descendre au fond de nous-mêmes pour <b><u>décider</u></b> de nos actes, <u>nous laissons libre cours aux autres</u>, à l’établissement de notre pensée, de nos actes personnels !!!</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">(<i>ndlr pour ce qui suit : Tante Odile avait accepté de visiter les personnes âgées d’un hôme de Gouy</i>) Soyez-en certains : toute la déshumanisation du monde aujourd’hui, laquelle est arrivée dans la plus petite organisation, tel que les ENTREPRISES-HOMES pour personnes âgées. Le fric toujours, l’argent, et le MOI, POUR MOI.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Ma conscience s’en est accrue, ce service est des plus nécessaires : visiteurs des malades, des personnes âgées, dans ces casernes à fric. Si nous ne sommes pas convaincus de son utilité, si nous n’avons pas la patience d’écouter, de voir les luttes de l’autre pour survivre, il ne nous sera pas aisé d’accomplir l’effort menant à les rencontrer.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Entre passé et présent, quel fossé&#8230; et un pas tremblant vers l’Avenir. Pauvres enfants, s’ils n’ont pas compris l’apprentissage de la patience, de l’écoute des uns et des autres, de partager (nos luttes, nos difficultés à vivre). </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Tout fait partie de ma joie de vivre, j’essaye simplement de travailler (à mon rythme), d’y prendre plaisir et d’apprendre encore quelque chose, à façonner un regard sur le monde. Empreint de la sagesse de mes 84 années certes, mais lucide encore pour le choix de mes engagements. Tante Mobile. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Louer un studio ou un appartement à 84 ans ? Tout le monde dit (que je vais y) gagner en facilités, indépendance&#8230; La déconfiture est un plat qui se mange froid. Et seule. Pourquoi ?</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Une maison, un jardin&#8230; La terre, elle, n’est pas sourde et muette. Ses 4 saisons, tu sèmes, (cela) germe, pousse, mûrit, récolte, s’endort, se réveille, te réveille à un renouveau. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Ce jeudi 24/2/2000</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. Lire, écrire, c’est s’obstiner. C’est mon refus de m’ennuyer ! C’est l’énergie à mettre en route, parfois pour des choses, des moments qui vous dépassent &#8230; et, étonnée devant une réussite inespérée, continuer, rêver, commencer et recommencer, erreur et réussite. A Dieu vat ! </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Jean XXIII, lui, demandait à l’Eglise “de se regarder dans le miroir de l’Evangile”. Art de vivre &#8230; dans la docilité et donne la force de vivre dans l’Esprit de Jésus et son chemin à suivre. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">L’Evangile ne peut inspirer qu’une société douée de qualités humaines&#8230; comme nous sommes loin d’une rapacité de l’argent &#8230; tout vrais paysans que nous sommes, si dure est notre vie, c’est l’Amour qui domine, l’Amour solidarité entre nous. L’Amour simple de la terre qui nous nourrit. L’Amour des enfants qui nous protège de sombrer dans nos vieux jours. L’Amour de nos petits enfants qui nous réjouissent par leurs joies de vivre. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">1er mars 2000</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. Un peu de recul&#8230; 1976&#8230; en quittant la ferme. Douloureuses questions. Pourquoi ? Pour qui ? Comment ? </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">C’est de cela qu’il s’agit, même s’il s’impose et donne à “la Ferme, la Maison” le rôle central. (Voilà) pourquoi je suis Tante Mobile. “La Maison”, bulle enchantée des joies, des malheurs qui guettent. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">1946-1976. Par hasard, vous passez rue du Village n° 115, Obaix. Vous jetez un<span>  </span>oeil furtif sur la cour&#8230; vous voyez de nombreux enfants, tous leurs jeux, vous entendez leurs cris de joie ! jouer avec des riens, jouer vraiment, jouer à devenir grands&#8230; Et après le départ “des parents”, on a fait le deuil de 30 années de vie passionnante à vivre, survivre. Réussir leurs santés, leurs avenirs&#8230; Voir mourir notre aîné et &#8230; quand chacun de nous, fiancés ou mariés, comme notre François&#8230; se disputent ? Et deux forces s’affrontent, celle de la vie et celle de la destruction. La force de vie vous échappe, il reste deux enfants trompés par la vie inconnue pour chacun&#8230; Et deux parents angoissés ! </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">1973-74-75-76- &#8230; 1973&#8230; La veillée. Je reprenais mon fils – enfin dans sa chambre&#8230; Il était revenu, enfin ; Seule, 3h du matin, Louvain, St Raphaël. Le froid gagna mes os. J’ai fait mienne sa respiration. Nous avons sombré ! Tout me semble lourd, arrêté. Les autres sont des étrangers, j’éprouvais une hâte, je voulais, je voulais, je ne comprenais pas, follement lasse. Je m’enfonce, respirer, mon instinct me dit, m’avertit. Je ferme les yeux, j’ai très froid. Tous m’importunent. Détournant les yeux. S’il vous plaît, laissez-moi. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Déclin de l’amour ? Surplus d’exigences ? ou la réalisation de Soi &#8230; d’où le danger de recentrage sur le rapport à soi et &#8230; DANGER. Adaptation de mesure. Et faire quoi de sa propre vie ? Une oeuvre extraordinaire ou s’ennuyer, déprimer ? Et on s’investit ailleurs. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">2 mars 2000</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. Visite inattendue et rappel de souvenirs drôles, et sentiments forts ! C’est mener “Un bon combat”, le Bon combat”.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">3 mars 2000</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. Visite obligatoire au Hôme “La Peupleraie” que moralement je ne peux plus abandonner. Je me suis bien malgré moi engagée envers la paroisse, pour la représenter en tant que “visiteur des malades”.</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Les soins palliatifs, c’est la prise en charge de la personne atteinte d’une affection incurable et soignée à domicile en fin de vie. Soins, traitements anti-douleur dont le recours demande l’hospitalisation. C’est la prise en charge plus conviviale, plus familiale dans une “unité centrée sur le confort de la fin de vie”&#8230; Des soins donnés à notre Pa Paul par la Croix jaune et blanche de Nivelles. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">L’An 2000 ne s’ouvre pas sur le meilleur, ni sur le pire des mondes. L’ère du moralisme hygiénique : rouler pépère, faire du sport, ne pas fumer en public, manger des fibres, boire modérément, faire l’amour couvert&#8230; Et faire de sa vie une oeuvre extarodinaire !!!</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Et &#8230; Pour composer notre bonheur, il faut y faire entrer celui des autres (Comtesse de Ségur). Pour cette année 2000, mes souhaits : que votre porte aussi reste grande ouverte pour qu’y entrent à profusion amitiés, joies, et tous les petits bonheurs de vos rencontres. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">(<i>15 mars 2000</i>) Et ma grande soeur Paule est parie rejoindre tous ceux, nombreux, de nos proches, proches de notre coeur qui bat la berloque. Aujourd’hui, seule, isolée dans 39 m2. Il me reste à aimer. À <b><u>attendre</u></b> les visites personnalisées. Mon frère Fred, mes soeurs ; sans jamais être envahissants&#8230; Tartes, fleurs en bouquet annonçant les saisons, ajoutant au plaisir de la rencontre. Il me reste&#8230; il me reste&#8230; ? à attendre ! Quoi ? Nous étions 5 à fêter nos 80<span>  </span>printemps. Nous sommes 4 soeurs + 1 frère ! Le bon Dieu aura bientôt fini de veiller sur la série Piret ! </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">&#8230;</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">La vie que j’ai vécue, fait/est que je ne comprends pas celle que Paule n’a pas vécue ! Ce n’est pas possible de sonder les coeurs meurtris et je ne peux expliquer les raisons de cette impossibilité&#8230; Et ça crée de la souffrance qu’il faut cacher&#8230; la défaite et la victoire ne sont jamais là où vous pensez ! &#8230; insondable Moi. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">&#8230;</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Se mêler des autres en restant soi-même. Drôle de principe croyez-vous ? C’est rester <u>Piret</u>. ! Principe de droiture, d’ouverture à l’autre, écoute, travail. Travaux d’ensemble pour tous. Relation à l’autre, esprit de fraternité. Echanger et prier. Vivre seule m’est très dur. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Laisse, </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Laisse faire en toi le travail du vide</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">De ce vide où Dieu et PaPaul repose</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Fidèle à la promesse du 7<sup>e</sup> jour&#8230;</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Jaillira la fontaine vive</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Alors ?</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Sans même que tu le saches,</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">L’Esprit avec toi renouvellera le temps que tu passes</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Et ce sera à tout jamais</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"><span>   </span>La sérénité</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"><span>               </span>(quoiqu’il arrive)</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
<p> </p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Annonce du mariage de Frédéric Meurs en juillet. Félicitations. C’est maintenant, aujourd’hui, demain et toujours. C’est vous deux qui êtes concernés face à l’à venir. Le construire à deux, main dans la main. Les meilleurs voeux de bonheur de Tante Odile&#8230;</span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Jeudi 23 mars 2000</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. &#8230; Quand vous avez dix ans, tout est dans vous, dans votre âme, dans votre esprit &#8230; dans votre coeur &#8230; dans vos envies, dans votre être, dans votre conscience, dans vos vérités. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Mon premier cahier est intitulé “Le Mysère de ma Vie”. Voilà, je l’ai trouvé. “Il est difficile de vivre seule”. Mais retourner en arrière comme je le fais depuis ce 39 m2 dans la grange où je suis remisée&#8230;</span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">“Parler de la pauvreté” &#8230; la maladie de lapauvreté que l’on traîne avec soi. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Changer de maisons, de villages, c’est parfois être maladroit dans ce que tu décides, ce que tu es. Mais avec la Paix retrouvée, le silence et <u>aucun</u> <u>regret</u> du parcours et des décisions prises. Aucun regret ne m’effleure, car joies et souffrances font le plus merveilleux bouquet coloré de souvenirs MEURS-PIRET. “J’AI VECU”. Amen. Ma prière ce soir, 23h15’.</span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Vendredi 24 mars</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. L’IMAGINATION est plus importante, plus grande que le SAVOIR (Einstein). Mais primordiale est l’intelligence du coeur, du Bien, du Beau et du Bon. (Ce qui est médiocre me déplaît !). </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Samedi 25 mars</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. Messe de mariage de Laurent Wéry &#8230; que restera-t-il des Pirets?, de la gentillesse d’Alfred ? Bonne route !</span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Samedi 1<sup>e</sup> avril</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. Une semaine &#8230; deux semaines que “ma grande” soeur Paule est partie et a pris le bon chemin du repos, de la plénitude et de la paix éternelle&#8230; Ses enfants, ses petits enfants, ces “jeunes pousses” vont grandir. Ils feront revivre le blé, ils seront renommés comme le bon vin &#8230; ?!</span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Onze années en différents hômes. Femme forte et bien armée dans sa foi, elle a gardé “Tout ce qui lui appartenait” dans son coeur, en sécurité, dans la confiance. Une belle âme. Ton souvenir me console. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">9/4/2000</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. Ah ce P.S.C. aujourd’hui affadi à la sauce sans sel, se permet de supprimer son “C” de chrétien pour nager avec les courants fous de l’économie de marché. Gare à nous, les pauvres, les petits&#8230; (tous des Blair-istes). </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Croire en Dieu quand tout va bien, c’est facile. Mais le silence, un lieu de prière, de vide en soi, est aussi un lieu d’épreuves et un lien avec ma foi. &#8230; Prier ensemble.</span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Recevoir les claques de la vie, quand les tuiles vous tombent dessus, les départs de ceux que vous avez aimés&#8230; quand les malheurs s’accumulent. Tout n’est plus si évident. &#8230; ! C’est le moment du choix : un laisser-aller sans espoir et se lamenter ; ou se remettre à la Providence de Dieu ! Là est le mystère d’une vie. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Pâques 2000 </span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">! Le repos me déprime. Fini les voyages. Restent quelques médiocres projets. Enfermée dans mon 39 m2. Je vis entourée de locataires que je ne connais pas. C’est heureusement bien : je n’aime pas être envahie. Une parole en trop et ça se retourne sur vous comme le bac “su l’pourcha”. Chacune a ses défauts, ce n’est pas mal&#8230; le monde serait tellement monotone. J’aime observer les gens vivre&#8230; cela me permet de voir les longueurs de leur savoir, les faiblesses, leurs réactions. Je peux réapprendre à connaître contrée et mentalité, on échange un salut hâtif, on écoute, on envoie des signes on échange du regard. Chaque village est un visage. Gouy est étrange, familier, wallons, flamands et italiens se côtoient. Mais il faut s’y faire et comme dans la traditon “curieux comme des djoûnes dè gates”, spotchant le français d’un “wè” pour “oui” qui heurte l’oreille. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Ma vraie détente aujourd’hui, là je suis encore heureuse, c’est la musique, parce que la musique est belle comme la nature et élève l’âme, elle a une vérité comme la foi, une force, de l’éternité. Trop âgée malheureusement pour des déplacements ! &#8230; Mon seul regret ! </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Les cloches sont parties à Rome ce jeudi. Il a été suivi d’un chemin de croix émouvant. Et ce matin, les cloches sont venues entre les nuées de pluie et un soleil malade. Pour terminer la journée, la messe à Trazegnies avec Irène. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><b><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">23/4/2000</span></i></b><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. Un petit bout de papier – une phrase d’un ami – des poésies – une idée d’un écrivain parfois m’ont permis de faire un pas de plus dans ma vie. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Un petit moment de bonheur quand je vois mes 5 pettis enfants, qui grandissent, évoluent bien. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Les Mystiques ou Grands Spirituels, Etres libres, ont traversé plusieurs traversées douloureuses. Mais sont capables de grandeur. Et moi, je les admire ! sans les égaler. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Mercredi 25 avril</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">. Visite au hôme “La Peupleraie”. Et que Dieu m’en garde, pour moi. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Prochainement séparatisme et confédéralisme. Laisser faire et prendre patience. Affaiblissement de la représentation de la Belgique au niveau international en tant que pays. Conséquence : fini la paix communautaire. Les partis flamands conduisent en douceur la Belgique vers un divorce douloureux (contre nous, la population !!!!!). </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">La “Tante Mobile”, baptisée ainsi la 1<sup>e</sup> fois par Piret Magazine – le responsable Jean-François Meurs – appartient, lui, à la fois à mon histoire, et à une nécessité de survivre. Mais à l’époque de cette trouvaille, personne n’était à même de ME comprendre, de voir de près mon vécu&#8230; à la recherche de donner un sens à ma vie, avec les pauvres moyens que toute l’existence m’a offerte. </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Ces gribouillages m’ont permis de faire très souvent le point final, et formuler les griefs m’a souvent apaisée, ainsi que râler à chaque visite de mes enfants. Quel rabat-joie cette vieille maman de 84 ans, quelle râleuse diront-ils&#8230; Je m’en fiche, je ne serai plus là !!!</span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Reconstruire un semblant de vie&#8230; <b>retourner</b> à <b><u>Obaix</u></b>, une dernière envie folle. Est-ce la bonne idée ? </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Le plus éprouvant après le départ de Paul est surtout la solitude, souvent mal vécue. Ecorchée comme un petit chat écorché. Toute proche de l’état dépressif quand vient le froid, le noir&#8230; l’hiver quoi ! </span></p>
</p>
<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Les relations avec les enfants, qui ne comprennent pas toujours. La recherche d’un nouvel équilibre de vie qui vous fourvoie sur des relations difficiles. Trouver un peu d’espoir et d’énergie pour reprendre la route seule. Il faut trouver la recette en soi-même. Ne pas se laisser enfermer dans le passé. Une tâche, une activité.</span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Ce <i>samedi 6 mai 2000</i>. Râler &#8230; ramer &#8230; facettes juxtaposées, à divers moments de votre existence, dont votre expérience de vie, votre vécu s’avère parfois dur, dur. Les espoirs déçus. Chargée de douloureux souvenirs, griffée par de multiples accrochages sociaux, raillée sans discernement, susceptible, la lucidité nous entraîne à paraître “juge et partie”. Tiraillée par les écoutes, les observations du monde qui vous entoure. Vous n’êtes pas dupe, vous êtes vieille, laide, emmerdante, idiote à recycler. Encombrante. </span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;"><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be"></span></p>
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<p class="Sansinterligne" style="margin-left:36pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span lang="nl-be" style="font-family:Wingdings;" xml:lang="nl-be"><span>Ø<span style="font:7pt 'Times New Roman';">  </span></span></span><i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">Vendredi 10 mai</span></i><span lang="nl-be" xml:lang="nl-be">, <i>à 5h du matin</i>&#8230; Il y a 60 ans, les premières bombes nazies attaquaient le champ d’aviation de Nivelles. <i>Mardi 14 mai</i>, 10h, 11h et 12h du matin, bombes et bombes incendiaires pleuvaient sur le centre de Nivelles et sa belle collégiale romane, brûlant la châsse de Ste Gertrude. <i>Mercredi 15 mai</i>. Les bombes achevaient leur sale oeuvre, brûlant, tuant. Les jeunes se réunissaient au parc de la Dodaine, Jules Paesman, Fred, Pierre étaient de ce départ vers le midi de la France. </span></p>
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