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	<title>Piret-Magazine n°083 &#8211; Piret-Magazine</title>
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	<description>Un site de la famille Piret-Meurs</description>
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		<title>Tante Odile, de A à Z</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 May 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°083]]></category>
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					<description><![CDATA[Tante Odile, de A à Z Reprise, augmentée, de l’article du Piret Magazine n° 5 consacré à Tante Odile. A comme Arquennes, où elle est née le 10 avril 1916. Arquennes, premier point d’ancrage pour ses souvenirs, première maison à aimer, passionnément, comme toujours avec elle. On ne peut l’imaginer,<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2010/05/22/172/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
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<h1 class="style1">Tante  Odile, de A à Z</h1>
<p><em>Reprise, augmentée, de l’article du Piret Magazine n° 5 consacré à Tante  Odile. </em></p>
<p><strong class="style1">A</strong> <br />
<strong>comme Arquennes</strong>, où elle est née le 10 avril 1916.  Arquennes, premier point d’ancrage pour ses souvenirs, première maison à aimer,  passionnément, comme toujours avec elle. On ne peut l’imaginer, déjà, que  mobile, espiègle, avec son petit noeud de travers dans les cheveux en bataille  à force de courir dans la prairie et les cailloux du chemin, avec la bouche  mauve des mûres écrasées avec un plaisir goulu&#8230; “<em>Comprendre l’esprit de cette ferme de notre enfance, au milieu des  champs, de ses prairies, et de ses animaux familiers. Pays de la pierre</em>”. </p>
<p><em>“De quoi nous sommes  faits ? Nous, les Piret, et Odile Meurs-Piret&#8230; L’impact des choses, lieux où  nous sommes nés. Arquennes &#8230; au coin du bois pendant la guerre 1914-1918. </em><br />
    <em>Ce que nous avons vu,  entendu : la petite ferme, le Pont à Pierrots, la petite rivière au fond de la  maison de Suzane et Simone !</em><br />
    <em>Ce que nous avons vu,  les saisons, les arbres, les fleurs des bois, que nous avons senties, leurs  fruits que nous avons goutés.</em><br />
    <em>Le pain cuit, le  fumier, l’odeur des bêtes, le lait, le beurre frais. L’herbe mouillée, la chute  des feuilles, le printemps et tout son renouveau. Les couchers de soleil, la  pleine lune, le ciel étoilé. </em><br />
    <em>La route, l’école, la  mise au travail&#8230; avant de devenir argile durcie&#8230; Et ensuite “poussière pour  l’éternité, emportée par les vents”. Amen.”</em> (Carnet 1, octobre 1999). </p>
<p><strong>comme Action</strong> : une valeur première dans sa vie,  car si Odile aime comprendre, observer, apprendre, jamais elle n’en reste là.  Ce que l’on sait doit être mis en pratique ; les idées, la façon de voir, cela  s’incarne. Il faut agir. Sa “mystique”, c’est le concret !</p>
<p><strong class="style1">B</strong><br />
    <strong>Comme Baulers</strong>, bien sûr, ses “cailloux”, comme elle  aime le dire. Là aussi, comme partout où il y avait quelque chose à vivre  intensément, elle s’est attachée. </p>
<p><strong>Comme “bizelôte”</strong> : c’est ainsi que son papa  l’appelait, à cause de sa façon de courir partout, de mettre de l’agitation, de  rouler sa bosse curieuse de tout, imprévisible (le mot “bizelôte” vient sans  doute du mot gaulois “bisôn”, qui donne le liégeois “biser”, courir, driller,  s’élancer avec impétuosité, aller rapidement. Le dictionnaire aclot donne  “bîser”, courir follement, en parlant des vaches qui, harcelées par les  mouches, s’enfuient en battant l’air de leur queue. On reconnaît bien là  l’esprit de Bon Papa Piret, caustique, qui sanctionne d’un mot définitif !). </p>
<p><strong class="style1">C</strong><br />
    <strong>Comme</strong> <strong>Cicatrices </strong>: celles que la vie laisse chez chacun. En voici une  qu’elle confie, à propos de PaPaul, son fiancé, qui fut prisonnier en Allemagne  : “<em>A son arrivée, après cinq ans, ses  traits étaient devenus plus durs, plus anguleux &#8230; On aurait dit qu’il avait  perdu une partie de son être de 1940 &#8230; la bonne ! Celle qui fait les êtres  disponibles et tendres !</em>”</p>
<p><strong class="style1">D</strong><br />
    <strong>Comme Déménagements et  Décor</strong>. C’était  tante Odile qui orchestrait à Obaix les grandes opérations périodiques et  régulières de déménagements, nettoyages de printemps. Le grenier, la cave, les  chambres. Ces grands chambardements avaient pour but de ranger, de rafraîchir  &#8230; Bon gré mal gré, il fallait que les choses changent de place, poursuivies  par les brosses et les seaux d’eau. Plaisir des débroussaillages du verger, du  jardin. Opérations peinture et tapissage. Elle ne faisait pas tout, mais elle  mettait tout le monde en mouvement : l’art et le goût de faire faire&#8230; Si on  ne peut changer toute sa vie du jour au lendemain, on peut quand même changer  de <strong>Décor</strong>. Le mot est arrivé tout  seul et naturellement. Tante Odile aime faire du décor !</p>
<p><strong class="style1">E</strong><br />
    <strong>Comme Entière,  Enthousiaste et Energique</strong> : pas de demi-mesures ! Quand on y va, on y va ! Et on y va souvent ! à  fond ! Et tant pis pour les détails. Parmi les huit types proposés dans  l’Analyse du caractère” de Le Senne, le type “colérique” – attention, le mot  n’a pas la connotation que nous lui donnons aujourd’hui – correspond assez bien  : “Généreux, cordiaux, pleins de vitalité et d’exubérance. Optimistes,  généralement de bonne humeur, ils manquent souvent de goût et de mesure. Leur  activité est intense et fiévreuse, mais multiple. Ils s’intéressent à la  politique, aiment le peuple, croient au progrès et sont volontiers  révolutionnaires. Souvent doués d’aptitudes oratoires et pleins d’impétuosité,  ils sont des entraîneurs d’homme. Valeur dominante : l’action.”</p>
<p><strong class="style1">F</strong><br />
    <strong>Comme Franc-parler</strong>. Directe, ce n’est pas son genre de  tourner 20 fois sa langue dans sa bouche. Elle dit ce qu’elle pense au moment  où elle le pense et comme elle le pense. Elle pense tout haut, dans l’action.  D’où le versant inévitable d’une qualité indéniable : une vocation de  paratonnerre. Plus d’une fois étonnée de la réaction qu’elle avait provoquée. </p>
<p><span class="style1">G</span><br />
    <strong>Comme Généreuse</strong>. Cela va avec le reste. Elle donne  sans compter. Prenant le devants, cherchant à faire plaisir. “<em>J’aimais autant ne pas manger et aller vite  cueillir des cerises pour tout le monde, parce que j’avais vu qu’il n’y avait  pas de dessert</em>”, raconte-t-elle à propos de Baulers. </p>
<p><strong class="style1">H</strong><br />
    <strong>Comme Hospitalité</strong>. Le goût de recevoir. À Obaix, nous  étions nombreux, mais ceux qui venaient en plus, enfants ou adultes, cousins ou  voisins, n’étaient jamais “de trop”. Elle faisait asseoir sur le banc devant le  bol de café (Monseigneur Descamps a été traité de la même manière le jour du  baptême de Marie Antoinette), avec le fromage blanc, le pain remonté de la  cave, et le beurre de la ferme. Et quand il y en avait, le morceau de tarte au  sucre. Et à la fin de l’été, le bocal de cerises macérées dans l’alcool, ou la  liqueur d’angélique (il y avait un plant au fond du jardin). Tante Odile est  une version nordique de la “mamma” italienne. </p>
<p><strong class="style1">I</strong><br />
    <strong>Comme Imaginative,  Inventive</strong>. Porte  ouverte à la fantaisie. Combien de fois ai-je entendu l’oncle Paul dire :  “Qu’èst-ce què vo-z-avès co intvintè ?”. Oui, son imagination a toujours guidé  sa façon d’appréhender et d’aborder le monde et les autres. C’est une forme  bien particulière d’intelligence. A ce propos, voici un proverbe chinois  qu’elle m’a envoyé inscrit sur une bandelette de papier : “Ce qui compte  d’abord chez l’homme, c’est l’esprit qui l’anime. Loin derrière vient  l’intelligence”. </p>
<p><strong class="style1">J</strong><br />
    <strong>Comme Jeune</strong>. Car avec son goût du changement et  sa curiosité passionnée, elle reste remarquablement dans le coup. Et surtout,  elle prend volontiers parti pour les jeunes et elle les encourage.</p>
<p><strong class="style1">L</strong><br />
    <strong>Comme Lutteuse</strong>. Elle a toujours combattu, et se  résigner était bien la dernières chose à laquelle elle ne penserait même pas.  Même s’il a parfois fallu accepter, se conformer aux évènements &#8230;</p>
<p><strong class="style1">M</strong><br />
    <strong>Comme Mémoire</strong>. Dans le tourbillon de ce qu’elle a  vécu, elle a pris le temps d’enregistrer quantité d’anecdotes et de détails.  Une mémoire affective, mais souvent sûre, qui m’a permis d’identifier des  photos, et surtout de récolter beaucoup de récits autour des Piret de Baulers  et de Nivelles. Piret Magazine lui doit beaucoup.</p>
<p><strong class="style1">N</strong><br />
    <strong>Comme Nivelles</strong>. Le centre du monde selon Piret et  Tamigneaux. Avec la Cense de La Loge et la Petite Cense près du Bois du  Sépulchre, le faubourg de Soignies et le Panier Vert, le boulevard Charles Van  Pé, le tour de Sainte Gertrude et la collégiale, la tarte al djote et le  langage aclot, la quincaillerie Hanne, la Dodaine&#8230;</p>
<p><strong class="style1">O</strong><br />
    <strong>Comme Obaix</strong>. Trente ans à la ferme, dix ans à  la rue Commune, et les dix dernières années à la Commune, puis à la Buscaille.  “<em>Souvenirs&#8230; Pendant 30 ans, à la ferme  : ces 21 personnes à nourrir, l’obsession de la nourriture à prévoir. Une  nourriture saine et équilibrée, à petit budget. Dans ce rôle de mère, il  m’arrivait au cours d’insomnies, de réfléchir – non à Dieu – mais aux légumes,  viandes qu’il me fallait préparer le lendemain pour la smala&#8230; et ces idées  occupaient de nombreuses heures de la nuit. Dans ce rôle dépourvu de  spiritualité, je me traitais parfois d’imbécile ! Le désir d’offrir à ses  enfants des repas variés et joliment préparés me poussait à donner aux autres  tout ce que je possédais. Aventure originale ? En aucune manière : ces 30 ans  m’ont procuré une gamme de sensations, de situations que jamais je n’eusse  montées par mes propres moyens, quelle que fusse mon imagination&#8230; Et avoir  agréablement vécu ce temps des illusions ! Aujourd’hui, sans inquiétude de mon  avenir de vieux pensionnés, mais délicieusement inutile&#8230; excepté quand le  soleil luit, que le jardin m’appelle et qu’il fleurit !”</em></p>
<p><strong class="style1">P</strong><br />
    <strong>Comme Papaul</strong>. Une relation originale, de deux  être tellement différents, et bien au-delà de la tentation de la  complémentarité idéale. Chez elle, l’étincelle, l’intuition. Chez lui le cadre,  la mise en forme, qui canalise et qui permet une réalisation durable. </p>
<p><strong>Comme Papa Piret</strong>. Pour qui elle a un attachement  profond et critique, fait d’admiration pour son sens intransigeant de la  justice envers les “p’tits qu’on spotche”. Admiration aussi pour celui qui  n’avait aucun certificat d’études, mais qui s’est fait tout seul, autodidacte.  Tendresse pour un papa “original”, au réactions vives, imprévisibles, comme  elle ! Physiquement, Tante Odile est une Tamigneaux. De tempérament, elle est,  elle se sent, elle se revendique Piret. Elle écrit dans son carnet, pastichant  Jésus dans l’évangile de Jean : “<em>Qui me  voit voit mon papa !</em>”</p>
<p><strong class="style1">Q</strong><br />
    <strong>Comme Quitter</strong>. On la disait “Tante Mobile”, entre  autres à cause de ses déménagements, et de son besoin de changer. Et pourtant,  elle a eu difficile aussi de quitter. Quitter Arquennes. Quitter Baulers, une  enfance et une jeunesse heureuses. Quitter la ferme d’Obaix pour laquelle elle  avait tout donné. Quitter aussi le Borneau, mine de rien&#8230; Et si elle se  réjouissait de l’avenir, elle avait aussi difficile de quitter une époque. Elle  regrettait celle où le travail était une des clés de l’éducation. </p>
<p><strong class="style1">R</strong><br />
    <strong>Comme Repassage</strong>. “<em>A 20 ans, une fois par mois, le repassage des chemises de mes quatre  hommes, papa et mes trois frères. Dix minutes par chemise &#8230; en une heure,  cela faisait 6, et en un jour 48 (quarante-hui ! 4 x 3 chemises par semaine !).  Cela m’a donné la nausée chaque fois que s’annonçait la lessive !</em>”.</p>
<p><strong class="style1">S</strong><br />
    <strong>Comme Sentimentale et  Sociale</strong>. “Les Piret  sont sentimentaux”, répète-t-elle. Comprenez qu’ils n’agissent pas par calcul.  D’où une sensibilité “sociale”. Et oncle Ferdinand renchérit et la traite de  “socialiste” et même “communiste” ! Tante Odile a la fibre de l’engagement.  Mais comme elle le dit, elle a appris cela de son papa et de sa maman engagés  dans la vie paroissiale, dans Vie féminine. &#8230; Vie féminine : l’un de ses  combats. Pas féministe, elle n’y eut pas songé. Mais d’instinct, une femme qui  prend et qui tient sa place, sans vains états d’âme bourgeois sur le malheur  d’être née femme (loin de Simone de Beauvoir). </p>
<p><strong class="style1">T</strong><br />
    <strong>Comme Trépied</strong>. Bonne Maman Tamigneaux appelait  “le trépied” le trio que formaient ses trois filles Marie-Madeleine, Odile et  Célina. La première têtue et rétive, et la troisième qui faisait des bétises  (elle a bu du café à la buse de la cafetière et a eu la gorge brûlée). Célina  qui mettait au défi, jouait des tours. Elle faisait monter Odile dans l’arbre  puis faisait tomber l’échelle d’un coup de pied ; elle jetait le mouchoir  d’Odile dans les orties, puis la poussait quand celle-ci voulait le récupérer.  Lasse des disputes, Bonne Maman a décidé de les séparer. C’est ainsi qu’à  partir de 1921, Odile a passé près de deux ans chez les tantes Maria et Célina  Lavianne au Faubourg de Soignies. Bon Papa allait leur porter du beurre, des  oeufs, du fromage, ce qui était pour elles une aide pour vivre. Ainsi, Odile  est allée à l’école du Béguinage, tandis que Célina allait à Arquennes. </p>
<p><strong class="style1">U</strong><br />
    <strong>Comme Utopie</strong>. Dans le sens positif du mot : le  rêve d’autre chose, du meilleur, qui met en route, qui mobilise les forces. </p>
<p><strong class="style1">V</strong><br />
    <strong>Comme Vieillir</strong>. “<em>Lentement un jour vient où nous ne pouvons plus envisager une vie  active. Nous continuons à vivre, nous faisons de notre mieux avec ce que nous  sommes devenus, les activités au ralenti</em>.” Et encore : “<em>A septante ans, quand je me suis rendue  compte de la vanité des efforts que j’avais fait. Rien qu’en y songeant &#8230;  Est-ce une réussite ? Qui me le dira ?</em> &#8230;”</p>
<p><strong>Comme Vert</strong>. Certains ont la main verte, comme  on dit. Tout ce qu’ils plantent pousse. Tante Odile a le “pied vert” : comme  elle ne peut plus se baisser, elle tape les fleurs à repiquer sur la terre  remuée, et elle pousse avec son pied et sa pantoufle. Et tout repousse ! </p>
<p><strong class="style1">W</strong><br />
    <strong>Comme Watt</strong>, la puissance, l’énergie : voir  “Déménagement” et “Energique”&#8230;</p>
<p><strong class="style1">X</strong><br />
    <strong>Comme Xéranthème</strong>. À cause de son goût pour les  bouquets séchés. Les immortelles étaient suspendues au grenier, avec les épis de  blé. Dans le grand jardin d’Obaix, le long de la clôture, il y avait des  physalis ou alkékenges, qu’on appelle aussi lanternes chinoises, d’un beau  rouge. En fait, elle avait une passion pour tous les bouquets. C’est sa passion  du décor, son instinct de remodeler le monde, d’y laisser sa marque. La valeur  esthétique était parmi les premières chez elle. </p>
<p><strong class="style1">Y</strong><br />
    <strong>Comme Yeux</strong>. Si maman était, à la ferme  d’Obaix, l’oreille attentive qui écoute et garde tout en son coeur, Tante  Odile, ce sont ses yeux pour chercher comment faire plaisir, des yeux pleins de  curiosité.</p>
<p><strong class="style1">Z</strong><br />
    <strong>Comme Zakouski</strong>. Variée. Apéritive. </p>
<p align="right">Jean-François</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Eucharistie pour Tante Odile</title>
		<link>https://www.meurs.be/2010/05/22/173/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 May 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°083]]></category>
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					<description><![CDATA[Eucharistie pour Tante Odile 19 mai 2010   Introduction Tante Odile a beaucoup aimé cette église d’Obaix. Elle s’est réjouie lorsqu’elle fut repeinte, devenant plus lumineuse. Elle a surtout été active pour sa communauté paroissiale. Ainsi, elle a été tant qu’elle le pouvait cheville ouvrière de Vie Féminine. Sa foi<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2010/05/22/173/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
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<h1 class="style1">Eucharistie  pour Tante Odile</h1>
<p>  19  mai 2010</p>
<p> </p>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p>Tante  Odile a beaucoup aimé cette église d’Obaix. Elle s’est réjouie lorsqu’elle fut  repeinte, devenant plus lumineuse. Elle a surtout été active pour sa communauté  paroissiale. Ainsi, elle a été tant qu’elle le pouvait cheville ouvrière de Vie  Féminine. Sa foi a été active et entreprenante. </p>
<p>Cette  église est aussi le lieu où elle a prié ses joies et ses peines. Le baptême de  ses enfants, leurs mariages. Les funérailles d’Adolphe et de Papaul, ainsi qu’elle  l’appelait. Elle croyait très fort à cette communion entre tous les vivants, et  cette communauté mystérieuse avec ceux qui nous ont précédés dans le Seigneur. </p>
<p>Cette  eucharistie sera un témoignage de sa foi. En effet, non seulement elle est  présente derrière les textes et les chants choisis, mais nous entendrons des  prières qu’elle a écrites de sa main, certaines sont sorties de son imagination  fertile, d’autres simplement recopiées dans un carnet où elle notait ses  réflexions et qu’elle m’a confié il y a quelques années. </p>
<p><strong>Prière</strong></p>
<ul>
<li>Demandons à Jésus et à Dieu  son père, la grâce, car c’est un don, de devenir vrai, humble, conscients de  nos pauvretés, et d’être en humour devant l’épreuve.</li>
<li>Assiste tes enfants,  Seigneur, et montre à ceux qui te prient ton inépuisable bonté. C’est leur  fierté de t’avoir comme Créateur et Providence. Restaure ta Création et  protège-là. Ainsi soit-il. </li>
</ul>
<p><strong>Homélie</strong></p>
<p>La  vie de Tante Odile a été une illustration de ce texte de la multiplication des  pains. </p>
<p>Elle  me faisait un jour le commentaire du texte de la Genèse où Dieu donne à Adam  son commandement : “croissez, multipliez-vous”. Elle disait : “<em>allez ! multipliez vos bras !  Agrandissez-vous, soyez créatifs, imaginatifs !</em>” En faisant de grands  gestes avec ses bras. Elle pouvait bien parler ainsi, elle qui a tant travaillé  de ses bras et de ses mains, et qui se réveillait la nuit en pensant : comment  vais-je nourrir aujourd’hui toute la smala Meurs ? Il ne s’agissait pas  seulement de fournir les calories nécessaires pour refaire les forces, mais  d’accommoder les légumes et de préparer de bons petits plats qui feront  plaisir. </p>
<p>Elle  écrivait, dans ce carnet que j’ai évoqué : “<em>Avoir  considéré mes 84 ans et les multiples activités&#8230; comme un sport, et une vie  motivée qui peut passer pour de la suractivité&#8230; Notre communauté Meurs, 21  personnes à nourrir. Obligé que j’en fasse un petit peu plus, un petit peu plus  vite, et si possible toujours mieux</em>”. </p>
<p>Ce  qui était vrai de sa vie active l’était tout autant de sa vie affective et intellectuelle.  Elle ajoute un peu plus loin : “<em>J’aborde  ces nouveaux gribouillages avec cet esprit de m’améliorer, de réfléchir plus</em>.”</p>
<p>Ainsi,  sa vie a été un art de multiplier les pains, grâce à la générosité et au  partage. D’ailleurs, elle aimait une certaine interprétation du récit de  la  multiplication des pains : des  commentateurs expliquent que tous ces gens, qui sont des paysans, étaient  sûrement prévoyants, et qu’ils avaient toujours avec eux une besace qu’ils  cachaient dans leurs larges tuniques et leurs amples manteaux. Ils y mettaient  une poignée de dates et d’olives, un quignon de pain, une fiasque d’huile et  peut-être même une petite outre de vin&#8230; Et ils ne voulaient pas sortir tout  cela devant tout le monde, parce qu’ils n’avaient par envie de partager. Le  miracle de Jésus, est d’avoir fait comprendre l’avantage du partage : non  seulement on a en suffisance, mais c’est plus varié, et cela peut même créer  une atmosphère de fête. Et il a eu pour cela un petit complice merveilleux, un  enfant, un jeune garçon, qui ne jouait pas encore le jeu de l’égoïsme, mais  qui, spontanément, naïvement, a offert ses cinq pains et deux poissons. Et les  autres, alors, un peu honteux, mais aussi stimulés par les paroles  enthousiasmantes de Jésus, n’ont pas osé faire moins. Tout le monde s’est mis à  partager, et il y a eu finalement des surplus&#8230;</p>
<p>Bien  sûr, elle ne rejetait pas vraiment une multiplication inexplicable selon les  lois de la nature. Elle savait bien qu’avec Jésus il y a toujours plus que de  la psychologie humaine et autre chose que de la sociologie. Mais elle retenait  surtout de ce texte l’idée que le partage est plus fécond, permet d’aller plus  loin, crée un monde plus juste, plus fraternel, plus grand, plus abondant  aussi. </p>
<p>D’ailleurs,  elle a été cet esprit rebelle qui a toujours voulu jouer un autre jeu que celui  d’une société égoïste. </p>
<p>Cette  idée du partage, et l’idée aussi de grandir, de faire plus, de multiplier la  vie, a été ce qui l’animait dans son activité pour Vie Féminine, ici dans sa  chère paroisse d’Obaix, et jusqu’à La Louvière avec les dirigeantes du  mouvement. Elle se souciait de multiplier les bonnes idées, de multiplier les  contacts, de faire grandir les esprits en les ouvrant aux grandes idées de  l’Evangile. Je l’ai entendue plus d’une fois vitupérer et dire : “mais comment  peut-on avoir aussi petit esprit ?”, “comment peuvent-ils se contenter de vivre  si peu grand ?” Son féminisme était pratique : il fallait ouvrir, améliorer la  vie de beaucoup de femmes. Cela passait par la réflexion et par l’action. Sa  foi était sociale. Une foi qui voulait voir du changement concret sur le  terrain. Voir, juger, agir, elle reprend la méthode ouvrière du chanoine  Cardijn, mais elle enrichit la formule : “<em>observer-sentir-toucher,  juger, agir</em>&#8230;”</p>
<p>Elle  souriait à propos d’un chant religieux d’autrefois : “Je suis chrétien, voilà  ma gloire, &#8230; et mon soutien &#8230;”. Elle commentait : “<em>Il est plus facile de vénérer et de louer et de rendre le culte que de  ‘philosopher’. Aujourd’hui, il faut oeuvrer en témoin par un dialogue vrai, par  une collaboration faite d’expérience, par une fructueuse réflexion sur les  problèmes concrets de la vie quotidienne</em>.”</p>
<p>Sa  foi était sociale, et pas dogmatique. Les dogmes avec des formules arrêtées, il  n’y a rien de tel pour créer le doute ! ça fait douter. Mais dans une foi  sociale, il n’y a pas de place pour le doute : plus cela paraît difficile,  impossible, &#8211; mais plus cela paraît juste ! -, plus on est acculé à croire, à  faire confiance. Faire confiance à Dieu, et donc faire confiance aux humains  que Dieu a créés. Son optimisme était ancré dans sa foi en Dieu qui permet de  parier sur l’humanité.</p>
<p>C’est  pourquoi elle écrit : “<em>En vieillissant,  ma foi est renforcée. 1°, par les derniers jours de PaPaul. 2°, elle est moins  intellecuelle, plus dans le coeur, dans le corps et sa dignité</em>.” Et elle  ajoute : “<em>La foi, une nécessité à la  survie ! Qui apparaît comme une qualité d’être, une humanité plus grande, une  présence à soi et à l’autre élargie de patience critique et de mansuétude certaine</em>.”</p>
<p>Elle  voulait aussi une foi éclairée : “<em>Fréquenter  l’Eglise, “oui”, mais avec des prêtres et des laïcs compétents, qui ne séparent  pas la foi et la raison. Pari sur l’avenir ? Espoir et espérer</em>.”</p>
<p>Elle  écrit : “<em>Lire éveille l’âme</em>.” De la  même façon, elle savait que l’Evangile avait ce pouvoir fort d’éveiller son âme  à elle et les âmes des autres. </p>
<p>J’aime  bien cette vision de la foi comme un éveil à la vie. Tante Odile a vécu  “éveillée”, et même souvent émerveillée, car attentive aux petits miracles. Et  donc, la résurrection, cela fait longtemps qu’elle la vivait. Quand nous  penserons à elle, pensons qu’elle nous veut éveillés, si bien que notre  résurrection commencera dès aujourd’hui. </p>
<p align="right">Jean-François<br />
  Ce  19 mai 2010</p>
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