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Index des articles > Piret-Magazine n°8 > De la “Petite Cense” au “Beau Château”.

De la “Petite Cense” au “Beau Château”.
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De la “Petite Cense” au “Beau Château”.

J’avais douze ans quand mes parents ont quitté la “Petite Cense” au Bois du Sépulchre à Nivelles (1) et repris la ferme appelée “Beau Château” à Boussu. Cette reprise s’est faite au mois de mai, cependant, mes parents n’y ont emménagé qu’en décembre. Ferdinand, François et moi, nous sommes restés près de trois mois seuls à Boussu pour assurer les travaux de la fenaison.

Je me souviens que je suis partie là-bas le 28 juin, l’école à peine finie (2). Je devais me débrouiller pour faire la cuisine sur un poêle qui marchait au bois : il n’y avait pas de charbon. Un jour, les patates n’arrivaient pas à cuire parce que l’eau ne bouillait pas assez... Une autre fois, je devais cuire des petits pois. Maman m’avait dit qu’on les jetait “à la dernière minute” dans l’eau bouillante, sans trop préciser qu’il fallait qu’ils cuisent quand même. Nous les avons mangés croquants ! Heureusement qu’ils étaient tout frais, venant du jardin. Une autre fois encore, j’ai du faire du cacao avec de l’eau parce qu’il n’y avait pas de lait...

Une nuit, je me suis réveillée à cinq heures du matin. Je n’ai pu tenir, il fallait que je me lève, tant la solitude me pesait. J’ai traversé toutes les prairies, jusqu’aux oseraies, près de la “Cache du Prince”, pour aller rejoindre Ferdinand qui fauchait déjà.

Nous avons fauché, fané et ramassé 17 hectares de foin, et quand nous avons eu fini, il était déjà 8 heures du soir. Nous étions contents de pouvoir nous reposer. Mais nos parents ont téléphoné, à moins que ce ne soit Ferdinand qui les ait appelés pour leur dire que nous avions fini : il fallait rentrer à Nivelles sur le champ ! Ferdinand a attelé le char et nous sommes partis, en route toute la nuit. J’avais tellement froid que je me suis mise sous le matelas. Au petit jour, François, qui avait pris un vélo, est allé au-devant pour rassurer les parents en signalant que nous arrivions.

À partir du mois de septembre, je suis allée à l’école à Boussu. Il m’est arrivé de devoir prendre le train pour rentrer à Nivelles. Il fallait d’abord prendre le tram à Saint-Ghislain pour aller jusqu’à Mons. La première fois, j’ai bien cherché longtemps avant de trouver l’entrée de la gare de Mons ! J’ai embarqué dans un wagon plein d’ouvriers et j’étais très mal à l’aise. Après avoir changé à La Louvière, je suis enfin arrivée à Nivelles Nord d’où il y avait encore trois quarts d’heure à pied pour arriver à la Petite Cense. Mais je ne me rappelle plus si on m’y attendait ou pas...

Récit d’Odile Tamigniau, 1991
Recueilli par Jean-François Meurs

 

  1. C’était la ferme familiale des Tamigneaux, près du Bois du Sépulchre. La reprise a eu lieu sans doute après la mort de l’oncle Remy Tamignaux, décédé subitement le 3 septembre 1924.
  2. Odile allait à l’école du béguinage (souvenir de Marie Louise Piret).
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