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	<title>Piret-Magazine n°099 &#8211; Piret-Magazine</title>
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	<description>Un site de la famille Piret-Meurs</description>
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		<title>Le curé doyen Victor Meurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2014 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°099]]></category>
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					<description><![CDATA[Le curé doyen Victor Meurs Victor Joseph Meurs, septième enfant de Vincent Meurs et Amélie Lejour, est né à Virginal Samme le 26 septembre 1843 et décédé à Nivelles le 4 septembre 1925. Entré au Grand séminaire de Malines, il y obtient son diplôme de théologie le 28 septembre 1865.<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2014/05/21/241/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 class="style1">Le curé doyen Victor Meurs</h1>
<p>Victor Joseph Meurs, septième enfant de <a href="https://www.meurs.be/index.php?mod=articles&amp;ac=commentaires&amp;id=75">Vincent Meurs</a> et <a href="https://www.meurs.be/index.php?mod=histoires&amp;ac=commentaires&amp;id=5">Amélie Lejour</a>, est né à Virginal Samme le 26 septembre 1843 et décédé à Nivelles le 4 septembre 1925. Entré au Grand séminaire de Malines, il y obtient son diplôme de théologie le 28 septembre 1865. Il y est ordonné prêtre le 19 septembre 1868.  Il reçoit son diplôme de théologie de l’Université Catholique de Louvain le 1er octobre 1868.</p>
<p> </p>
<p><center><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="Victor Meurs" height="809" longdesc="Victor%20Meurs" src="https://www.meurs.be/modules/galerie/images/VictorMeurs1_270.jpg" width="517" /><br /><b>Victor Meurs</b></center></p>
<p> </p>
<p>Il sera d’abord professeur au Collège de Basse-Wavre du 7 septembre 1870 au 21 mai 1875. Il est ensuite vicaire de la paroisse des Saints Nicolas et Jean l’évangéliste à Nivelles du 22 mai 1875 au 22 septembre 1881. Il est curé d’Ohain, paroisse St Etienne, du 23 septembre 1881 au 19 juin 1885. Il devient curé doyen de Wavre, paroisse St Jean Baptiste le 20 juin 1885 ; il y fêtera ses 25 ans de présence en 1910. En 1912, on lui propose le titre de chanoine de Saint Rombaut. Il décline la proposition, s’estimant trop vieux, et il renonce à sa charge de doyen, qui se termine le 25 juin 1912. Il se retire alors à Nivelles où il sera aumônier des sœurs Conceptionnistes du 26 juin 1912 jusqu’à sa mort le 4 septembre 1925. Son faire-part de décès le cite comme Chevalier de l’ordre de Léopold.</p>
<p>On connaît peu de choses au sujet de son apostolat comme professeur d’abord au Collège de Basse-Wavre, puis comme vicaire à St Nicolas à Nivelles. En 1880, il paye sa cotisation pour devenir membre honoraire de la « Société du denier des écoles catholiques, paroisse Ste Gertrude » (Musée de Nivelles n° 5224).</p>
<p>Comme doyen de Wavre, il aura le souci de l’enseignement de la jeunesse. D’une part, il soutient le Collège de Basse-Wavre et l’école des sœurs de la Providence de Peltre (Alsace) ; d’autre part, il multipliera les démarches pour convaincre les Frères des Ecoles Chrétiennes d’ouvrir un collège à Wavre. On peut dire qu’il est un des fondateurs du Collège Saint-Jean Baptiste dont il bénit la première pierre le 17 mars 1897. Le 10 octobre 1898, il fit venir son professeur de Louvain, le futur Monseigneur Mercier, pour bénir les locaux construits ; lui-même célébrait la messe solennelle, assisté de son neveu prêtre, Louis Meurs.</p>
<p>Une page de la revue du Collège St Jean Baptiste le décrit ainsi : « Sous un extérieur réservé, Monsieur le Doyen Meurs cachait un cœur de père compatissant à toutes les infortunes, secourant avec une discrétion extrême les pauvres honteux, sachant adresser les paroles qui apportent un baume aux souffrances les plus aiguës. Dans certaines épreuves pénibles, il ne proféra jamais aucune parole de blâme et il parvint même à excuser tout au moins l’intention. »</p>
<p>En 1900, le cardinal archevêque de l’époque, Monseigneur Goossens, demanda à tous les curés de dresser un état des lieux de leur paroisse. Le doyen Meurs rédigea une ample monographie qui détaille les différents aspects de Wavre, non seulement les aspects religieux et culturels, mais aussi économiques. A vrai dire, son portrait de Wavre n’est guère flatteur, je cite : citadelle d’un libéralisme sectaire, irréligieux et profondément ignorant ; une jeunesse à l’intelligence en-dessous de la moyenne ; un désert culturel … « … l’histoire de Wavre ne mentionne aucun grand homme, ni même aucun cerveau supérieur… on en est réduit à s’accrocher à un Primus de Louvain, à un poète de quatrième ordre et à un peintre qui eut un jour quelqu’inspiration ». Il insiste : le wavrien est tourné vers les choses pratiques, commerçant avant tout, noceur et bon vivant, soignant très bien ses petites affaires matérielles, et s’il manque d’idées artistiques, c’est parce que cela ne rapporte rien du tout. Heureusement, il y a quand même dans le petit nombre de catholiques des gens très remarquables et généreux de leurs sous pour soutenir un bon nombre d’œuvres !</p>
<p>M. le Doyen Meurs devait avoir quelque prétention de bon goût. En tout cas, il a fait restaurer l’église Saint Jean Baptiste qu’il décrivait comme en ruines dans son rapport de 1900.</p>
<p>En 1902, il fit appel aux sœurs Clarisses et il proclama leur couvent « le paratonnerre de la paroisse ». Nommé aumônier de l’Ecole régimentaire, il fonda le cercle militaire qu’il entretint de ses deniers. Du côté de la jeunesse, il encouragea activement la création du patronage ouvrier « l’Union des Travailleurs » en 1886, sous la protection de Saint Joseph. Les ouvriers y étaient admis à partir de l’âge de 15 ans. En 1890, on créa le Patronage des enfants. Ces institutions voulaient offrir un divertissement honnête, donner une formation chrétienne, former des citoyens économes.</p>
<p>Il attira plusieurs de ses neveux et petits-cousins au Collège de Basse Wavre : ses neveux Victor et Louis Meurs, de Nivelles, fils de son frère aîné Pierre et de Julienne Decock ; le premier devint Jésuite, le second fut curé de La Hulpe. Il y eut aussi son neveu Vital Meurs, fils de son frère Firmin, et Max Meurs, de la descendance de Benoît. Il y avait sans doute dans ce fait une préoccupation, celle des vocations sacerdotales. On trouve dans l’album de famille la photo d’un jeune séminariste dont il existait un grand portrait chez Vital Meurs : plus personne ne connaît le nom, mais on se souvient du « protégé » de l’oncle doyen. On dit qu’il est mort jeune.</p>
<p> </p>
<p><center><img decoding="async" alt="Protégé de Victor Meurs" height="853" longdesc="Prot%C3%A9g%C3%A9%20de%20Victor%20Meurs" src="https://www.meurs.be/modules/galerie/images/ProtegeDeVictor_Meurs_269.jpg" width="555" /><br /><b>Protégé de Victor Meurs</b></center></p>
<p> </p>
<p>Mais il avait surtout un fort esprit de famille. A la naissance de sa nièce Marie Meurs, fille de son frère Jean-Baptiste, à Bellecourt, il alla s’offrir comme parrain, alors qu’il avait toujours refusé ce rôle. Un mois plus tôt, son frère avait perdu le petit Oscar, qui avait deux ans, écrasé par la roue d’un char.</p>
<p>On constate qu’il a démissionné de son poste de doyen de Wavre dans le mois qui a suivi le décès de sa sœur Marie, épouse séparée d’Alphonse Lenoir. Il en était fort affecté. Il est allé habiter à la rue du Géant à Nivelles, et il avait pris avec lui sa sœur Lucie, veuve de son cousin Jules Meurs ; elle décèdera en 1920. Il y accueillera pour le temps de ses études un de ses cousins, Georges Dejean, étudiant à l’Ecole Normale durant la guerre de 1914.</p>
<p>On sait par des cartes postales que le dit Georges envoyait à sa famille que le doyen Victor Meurs allait jouer aux cartes à la ferme de Virginal, chez ses frères Nicolas et Firmin ; une voiture le ramenait le soir à Nivelles. Nicolas était resté célibataire. Le même Georges Dejean écrit le 2 juin 1917 : « Nicolas de Vesnau a manqué (quelle bonne idée, hein !) de mourir, ce qui a occasionné un exode des Meurs vers la cité de Félicien, exode qui a eu pour conséquence imprévue de guérir subitement le doyen ».</p>
<p>Son neveu Vital Meurs, fils de Firmin, s’est marié avec la redingote que le doyen lui a donnée : celle-ci lui avait été payée pour un voyage en Angleterre où le clergyman était de rigueur.</p>
<p>Léon Ballieu, son neveu, fils de sa sœur Charlotte Meurs et Vincent Ballieu, habitant Bornival, allait souvent chez l’oncle doyen. Il a été enfant de chœur quand ce dernier a fêté ses 50 ans de prêtrise, en 1915, chez les sœurs Conceptionnistes. Il avait ce jour-là invité tous ses neveux, mais il n’y avait pas une seule personne du sexe féminin à la réception. Il y eut beaucoup de chuchotements, de commentaires et de rires… Peu de temps après, le doyen a fait un dîner où il n’a invité que les femmes !</p>
<p>On lui connaît un humour typiquement wallon. Il disait, fataliste : « Nous n’avons eu que treize poulets sur treize œufs… » Il avait de qui tenir : j’ai raconté par ailleurs la réflexion de son père Vincent Meurs le jour où, avec ses amis du séminaire, il fêtait à la ferme de Virginal sa réussite à l’université. Le petit groupe remontait de la cave force bouteilles de vin, et les « descendait » aussitôt, et l’ancêtre regardait cela d’un œil critique quand un domestique est entré en déclarant tout à trac : « Patron, èl via n’vû nî beure ! Qu’est-ce què d’dwè fé ? ». A quoi le patron répondit, en regardant la petite assemblée ecclésiastique : « Fèyez-li ène tonsure ! »</p>
<p>Il était resté le dernier de ses frères, sœurs. Seule sa belle-sœur Désirée Meurs subsistait de sa génération quand il mourut le 4 septembre 1925. Les citations sur son souvenir mortuaire, extraites de ses dernières notes, révèlent un trait de caractère : « La vieillesse ne peut pas être le déclin ; elle doit être le progrès, elle doit monter vers Dieu ! … A quoi nous servirait-il de vieillir, si ce n’est pour nous améliorer ? … » ; « La vieillesse ne peut pas être chagrine ou morose, mais digne. La joie du visage doit faire rayonner l’âme autour de soi… »</p>
<p> </p>
<p><center><img decoding="async" alt="Victor Meurs âgé" height="451" longdesc="Victor%20Meurs%20%C3%A2g%C3%A9" src="https://www.meurs.be/modules/galerie/images/VictorMeurs2_271.jpg" width="572" /><br /><b>Victor Meurs âgé</b></center></p>
<p> </p>
<p>C’est son neveu Louis qui a procédé au partage des quelques biens de l’oncle Doyen. Il fit des lots, tirés au sort. Vital Meurs a hérité des couverts marqués « V ». Mon grand-père Jules Meurs a reçu un lion en bronze, un Christ portant sa croix également en bronze, et deux sanguines représentant des scènes campagnardes ; l’une d’elles à disparu lors d’une restauration par le menuisier ; l’autre s’intitulait « A la Cava (Naples) » et a longtemps été mise en bonne place dans la salle-à-manger de la ferme d’Obaix.</p>
<p align="right">JF Meurs</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Angèle Campion &#8211; La saveur de l’esprit wallon</title>
		<link>https://www.meurs.be/2014/05/21/244/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2014 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°099]]></category>
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					<description><![CDATA[Angèle Campion La saveur de l’esprit wallon   Notre voisine, Angèle Campion (1), était une wallonne tricotée pure laine ! Elle avait des expressions qui nous faisaient rire ou sourire, tellement elles étaient expressives et savoureuses. Quelques unes méritent d’être sauvées de l’oubli, car elles témoignent de l’esprit wallon.  <a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2014/05/21/244/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 class="style1">Angèle Campion</h1>
<h2>La saveur de l’esprit wallon</h2>
<p> </p>
<p><em>Notre voisine, Angèle Campion (1), était une wallonne tricotée pure laine ! Elle avait des expressions qui nous faisaient rire ou sourire, tellement elles étaient expressives et savoureuses. Quelques unes méritent d’être sauvées de l’oubli, car elles témoignent de l’esprit wallon.  </em></p>
<p> </p>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" alt="Angèle Campion-Goossens et son fils" height="800" longdesc="Ang%C3%A8le%20Campion-Goossens%20et%20son%20fils" src="https://www.meurs.be/images/publiques/AngeleCampion-Goossens.jpg" width="493" /><br /><b>Angèle Campion-Goossens et son fils</b></center></p>
<p> </p>
<p>On l’appelait « Angèle du petit Louis », elle était la fille de Louis Campion, née à Obaix le 5 janvier 1901. Son petit fils Gilbert Goossens était encore identifié en remontant les trois générations comme « <em>èl gamin du fils d’Angèle du P’tit Louis</em> ». Elle était encore jeune quand elle a perdu sa maman, et elle a eu une enfance laborieuse et méritante, comme toute sa vie d’ailleurs.</p>
<p>Elle venait tous les jours à la « Cinse Meurs » sans « <em>ramponer</em> (2) <em>à l’uche</em> », sans frapper à la porte. Elle y venait pour peler les patates et les légumes ou pour faire la vaisselle du déjeuner, mais elle venait surtout pour sa distraction ; elle déclarait : « <em>I ya doula ène dijène dè rossignols, y tchantent’ne tertous yè i sont tertous au pu bias</em> », « Il y a là une dizaine de rossignols, ils chantent tous et ils sont tous tellement beaux », et elle ajoutait à l’adresse de l’un ou l’autre : « <em>èle feume qui vos-z-âra, èle ara bî dèle tchance</em>. », « La femme vous épousera aura bien de la chance ». Et un jour, elle osa : « <em>si d’javoûs vingt ans d’mwinse, djè dè prind yun, n’impourte èl quél, èl preumî què d’troufe, èyè d’jè l’sèrre bî four djusqu’à-c’qui dise waye ! </em>», « si j’avais 20 ans de moins, j’en prends un, n’importe lequel, le premier qui se trouve, et je le serre bien fort jusqu’à ce qu’il dise ‘<em>oui’ </em>». Et geste à l’appui, elle attrape l’un de nous et lui inflige sans lui demander son consentement « <em>in sètche bètche </em>», « un baiser qui claque », avec son haleine de croqueuse d’ail, en frottant ses joues mal rasées, avant de se faire rabrouer à jurons indignés.</p>
<p>Et elle s’installait à table sur le banc, prenait une jatte de café, l’entourait de ses nombreuses pilules, s’attribuait une grande tranche de pain cuit à la ferme, la beurrait de beure bien jaune et commençait à y mordre. Un matin où elle était impatiente de placer son mot, elle coupa mon oncle dans ses explications : « <em>è asteûr, mononc Paul taijî vous, c’e-s-t-à m’tour </em>». Ce qui lui valut un index indiquant la porte accompagné d’une voix impérieuse : « <em>èrtournèz ran’mint dins vos cassine ! </em>», « retournez tout de suite à votre maison ». Ce qu’elle fit tête basse, mais ne l’empêcha pas de revenir une demi-heure plus tard.</p>
<p>Il pleuvait à drache, mais ça non plus ça ne pouvait pas l’arrêter. Je l’entend encore dire : « <em>I pieù à tètes dè trouye </em>» : les gouttes de pluie rebondissaient formant sur la surface ruisselante  comme des tétines sur le ventre d’une truie.</p>
<p>Un jour qu’elle s’exprimait de travers, je ne sais plus qui l’a reprise, peut-être bien encore une fois l’oncle Paul : « c’est pas comme ça qu’on dit ». Cela lui a valu en retour : « <em>Si vos z’astéz aussi r’lètchau què vos z’astéz r’perdau, i n’a pu in brin d’sus l’tchèmin !</em> », « si vous êtes aussi re<em>lécheur</em> que vous n’êtes <em>repreneur (3)</em>, il n’y a plus une merde sur le chemin ! »</p>
<p>Elle avait toutes les audaces, et on pouvait lui confier la vente de billets de tombola, elle insistait, personne ne pouvait lui résister. Un jour, tenant tête à une dame du bout du village, je ne sais plus à quel sujet, je l’entends encore dire, argument ad hominem et qui cloue le bec : « <em>d’alieur, vo-z-avez des pwèyes dins vos nèz comme des scorions d’botines </em>» : « d’ailleurs, vous avez des poils dans le nez pareils à des lacets de bottines ! ». L’autre a détalé sans demander son reste : avec une telle infirmité, il est en effet impossible d’avoir raison !</p>
<p>Exprimant son opinion concernant une personne qui rêvait à des choses impossibles, elle disait : « <em>pour mi, èle a ène pate dins s’front ! </em>», « pour moi, elle a une patte dans sa tête ». Pragmatique, elle déclarait qu’on pouvait mentir « pour épargner la vérité » : « Minti pou spârgnî l’véritè, c’n’èst nî minti ! »</p>
<p>A un de mes frères qui allait se marier, elle expliquait : « <em>Yè vous, quand vos s’réz mariè, vos s’rez comme tout les ôtes, vos s’rez dins l’coqmwâr yè vos rwétréz pa l’buzète </em>», à savoir : « et vous, quand vous serez marié, vous serez comme tous les autres, vous serez dans la cafetière et vous regarderez par la buse », façon de dire qu’il ne faudra plus loucher ailleurs (4) &#8230; Moins cynique, mais matérialiste à souhait, elle affirmait aussi que : « <em>Quand on s’mariye, i n’faut nî qu’lès coutchas s’batent-ne avu les soris dans les tirwârs ! </em>», « quand on se marie, il ne faut pas que les couteaux se battent avec les souris dans les tiroirs » : il faut avoir de quoi garnir son assiette, gagner de l’argent !</p>
<p>C’est elle qui m’a appris que le bouquet que l’on mettait « <em>al coupète dèle dérenne tchèréye </em>» à la moisson (5), s’appelait l’ « <em>oupia</em> » (6), et qu’un buisson rabougri « <em>astout in buchon raskèrpi </em>». Et celui qui avait les joues avivée par l’air froid «<em>astout roudje comme in colau </em>», « rouge comme un coquelicot ».</p>
<p>La vie a été dure avec elle, mais elle avait la vie dure, bien accrochée. Sur la fin, elle constatait, l’expression est pudique : « <em>Asteûr, mè vla d’sus l’tchèmin du monde qui croke </em>», « maintenant, me voilà sur le chemin du monde qui croque ». Certains commentaient qu’il faudrait de toute façon « <em>in coup d’martia pou l’fé s’in daler </em>», « un coup de marteau pour qu’elle s’en aille », et ils n’avaient pas tort : elle a résisté encore bien des années, et elle est morte d’une mauvaise chute pour avoir glissé sur le verglas en traversant imprudemment la rue, sa tête a cogné sur la bordure. Elle avait survécu quarante ans après avoir vaincu deux cancers.</p>
<p align="right">Jean-François Meurs</p>
<p> </p>
<p>Notes :</p>
<ol>
<li>Angèle Campion, née à Obaix le 5 janvier 1901, fille de Louis Campion. Epouse de François Goossens, né à Overmeire le 16 novembre 1900 ; dont Jean Goossens, né à Obaix le 2 juillet 1930, époux de Josiane Meurée, née à Pont-à-Celles le 23 novembre 1934. Jean avait développé à Obaix un garage, représentant les firmes Skoda, puis Toyota.</li>
<li>Le mot « ramponner » est à ajouter dans le dictionnaire Aclot de Joseph Coppens ou dans le dictionnaire du Wallon du Centre de Deprêtre et Nopère !</li>
<li>« r’perdau », celui qui reprend dans le sens de corriger une erreur d’expression.</li>
<li>Le mariage comme une prison.</li>
<li>On cueillait des branches pour faire un bouquet que l’on portait en triomphe sur la dernière charrée pour signifier la fin de la moisson.</li>
<li>Oupia, oupète, même racine que le français houppe.</li>
</ol>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Crayon généalogique Hauyau</title>
		<link>https://www.meurs.be/2014/05/21/245/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2014 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°099]]></category>
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					<description><![CDATA[Crayon généalogique Hauyau Hauyau, Hoyau, Hoyault, Hauiau, Hawiau, Hayau. Le patronyme a de nombreuses variantes. Ancêtres de Marie Hélène Hoyau, épouse de Henri Piret (voir ce crayon généalogique). Non rattaché, mais proche par le lieu et la date : Henry Hayaux : 16 juillet 1667. Isabeau Nicaise porte plainte contre<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2014/05/21/245/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 class="style1"><strong>Crayon généalogique Hauyau</strong></h1>
<p><strong>Hauyau, Hoyau, Hoyault, Hauiau, Hawiau, Hayau</strong>. Le patronyme a de nombreuses variantes.</p>
<blockquote>
<p><em>Ancêtres de Marie Hélène Hoyau, épouse de Henri Piret (voir ce crayon généalogique).</em></p>
</blockquote>
<p><strong>Non rattaché</strong>, mais proche par le lieu et la date :</p>
<ol>
<li>Henry Hayaux : 16 juillet 1667. Isabeau Nicaise porte plainte contre Henri Hayaux, Cahier Van Genechten, Bornival VIII p. 26, Greffes scabinaux, Procès de Bornival. Il pourrait être un frère de Laurent.</li>
</ol>
<h2>I – Laurent Hauyau</h2>
<p>Laurent Hauyau, décédé avant juillet 1666. Il épouse Anne RASPE, fille de Pierre et Louise VERLY, citée veuve en 1666 ; en avril 1669, date du partage entre les enfants, elle est décédée. Ils habitaient probablement Grambais, paroisse Notre Dame de Nivelles, et des liens avec Bornival. Dont (1) :</p>
<ol>
<li><strong>François</strong> (2), décédé avant 1673. Il épouse à Nivelles le 22 novembre 1636 Marguerite de BASSERODE (3). Fermier en 1642 d’une ferme de Monstreux appartenant au Seigneur Simon Paul Darlin (4). Cité le 10 janvier 1645 et le 12 janvier 1654 (5). Dont, au moins :
<p>	1.1. <strong>Etienne</strong> (6), baptisé à Nivelles le 19 octobre 1637.</li>
<li><strong>Etienne</strong> (7), encore en vie en 1684. Il épouse à Nivelles en 1654 Jeanne DUCAN. <strong>Notre ancêtre.</strong> <strong>Qui suit en II</strong>.<br />
	 </li>
<li><strong>Marie</strong> (8), qui épouse Nicolas FLANDROY. Le couple est toujours en vie en 1673.</li>
</ol>
<p><strong>Notes</strong> :</p>
<ol>
<li>La composition de la famille de Laurent Hauyau nous est connue par un document du Greffe de Grambais du 2 avril 1669 : François et Etienne Hauiau, et Nicolas Flandroy avec Marie Hauiau sa femme et soeur des premiers, tous enfants de feu Laurent Hauiau et Anne Raspe ; par la mort de leurs parents, ils ont hérité d’une maison avec 1 et ½ bonnier de prés. La maison est mise en vente à Nicolas Flandroy et sa femme, mais, le 16 avril 1670, ceux-ci rétrocèdent ledit héritage à Etienne Hauiau leur frère. Celui-ci est accompagné de Marguerite Basserode alors veuve de François Hahiau. Archives de LLN, ville de Nivelles, D005 3720, Greffe de Grambais. Repris dans VG Grambais à la date du 9 décembre 1673.</li>
<li>Hozeau dans la table des mariages.</li>
<li>Basserode : Jean-François Basseroy se marie deux fois et a des enfants à Monstreux de 1726 à 1736. En 1694, on retrouve à Houtain des Basserode et Basseroy alliés aux familles Larbalestrier et Journe(l).</li>
<li>Le 6 may 1642, Simon Paul Darlin constitue une rente hypothéquée sur plusieurs de ses biens, dont “l’héritage que fut Laurent Marchand avec le fournil, 2 bonniers, fermier François Hoyaul” : VG Monstreux II p.26.</li>
<li>1/ 10 janvier 1645 : Le commis du Seigneur contre Franchois Hoyau pour 160 florins &#8230; de louage de Bonté ; 2/ le 22 septembre 1645, Nicolas Grier, mambour des enfants Laurent Marchand contre François Hoyau, pour 50 florins de louage de prairie et maison où il réside : VG Bornival VIII p.10. 3/ 12 janvier 1654, plainte de Philippe le Hoy contre franchois Hoyaux pour 7 florins 5 sols de bois livré, VG Bornival VIII-16.</li>
<li>Le nom est écrit Hoyault dans un document de 1627.</li>
<li>Le prénom est Stéphane dans la table de mariage, à partir du latin Stephanus.</li>
<li>Ne serait-ce pas elle qui fut baptisée à Nivelles le 14 janvier 1614 ?</li>
</ol>
<p><strong>Annexe</strong> :</p>
<ol>
<li>VG Grambais, 9 juillet 1625, Leurent Hauyau et Anne Raspe son épouse d’une, et François Raspe avec Jan Herbau marit de Gertrude Raspe d’autre &#8230; au sujet du testament de feu Pier Raspe leur père et beau-père. Difficulté de procés. Ils s’arrangent.</li>
<li>VG Grambais 25 août 1625, Leurent Hauyau et Anne Raspe sa femme ont reçu le capital de 11 ½ florins de rente de Adrien Compère, sur l’héritage qu’on dit l’hermitaige à Grambais.</li>
<li>VG Grambais, 12 février 1627. Leurent Hoyaulx et Anne Raspe, sa femme, ont constitué une rente de 3 fl. Par an au profit du cloître d’Orival, ce acceptant fr. Pasquier Cloquet, vicaire général et ministre d’Orival. On parle de l’obit à chanter là pour Antoine d’Ittre Sre Larondeau et de Barbe Passaige, sa femme, au jour S. Antoine.</li>
<li>VG Grambais, 29 décembre 1639, Piere Pierat a vendu à Mre Antoine Ghobart, prêtre de la chapelle Ste Gertrude, une rente qu’il avait à Grambais sur l’héritage occupé par Leuren Hauyau (vol. 561).</li>
<li>VG Grambais, 13 juillet 1666, François Hauyeau par consentement de Anne de Raspe vefve de Laurent Hauyeaux, sa mère, a constitué au profit de Marie Madeleine, Marie Jenne et Marie Agathe Ravaux enfans de Pierre Ravaux et feu Jenne Francquart, une rente de sept florins.</li>
<li>VG Grambais, 2 avril 1669. François et Etienne Hayeau, et Nicolas Flandroy avec Marie Hayeau sa femme et soeur aux susnommés enfantz de feuz Laurent Hayeau et de Anne Raspe ; par leur mort est succédé à eux une maison de 1 ½ bonnier de pret. François et Etienne l’ont mis en rente à Nicolas Flandroy et à sa femme pour 60 fl de rente tant vielles que nouvelles. On payait sur cet héritage 5 fl de rente pour des obits à l’église de Bourgnival et encore bien d’autres&#8230;</li>
</ol>
<p> </p>
<h2>II – Etienne Hauyau/Hoyau</h2>
<p>Etienne, Esthienne. Fils de Laurent et Anne Raspe. Toujours en vie en 1686 (1). Il épouse à Nivelles le 26 mai 1654 Jeanne DUCAN. Ils vivaient sans doute à Grambais, où ils avaient du bien, et qui faisait alors partie de la paroisse ND de Nivelles. Dont :</p>
<ol>
<li>(Sans doute) Jean-Charles (2), baptisé à Nivelles le 15 décembre 1654<br />
	 </li>
<li>Marguerite (3), baptisée à Nivelles le 17 mars 1657. Elle épouse, avant 1692, Philippe LARBALESTRIER.<br />
	 </li>
<li>Marie-Thérèse (Hoiau), baptisée à Nivelles le 15 décembre 1658. Elle est marraine de Marie-Thérèse Larbalestrier (fille de sa soeur Marguerite) à Arquennes en 1693 (sous le patronyme Huiaux).<br />
	 </li>
<li>Sans doute d’autres entre 1659 et 1667<br />
	 </li>
<li><strong>Marie-Hélène</strong> (Hoyau), baptisée à Nivelles le 15 novembre 1667. Elle <strong>épouse à Nivelles le 9 février 1702 Henri PIRET</strong> né en 1660 à Arquennes. Elle est marraine de Mathieu Joseph Larbalestrier baptisé à Arquennes en 1692, fils de Philippe et Marguerite Hoyau. Elle est aussi marraine de Marie-Hélène Hoyaux baptisée à Bornival le 3 avril 1700, fille de Laurent (4) et Catherine CHENU ou CHERON.</li>
</ol>
<p><strong>Notes</strong> :</p>
<ol>
<li><strong>Le 13 octobre 1684</strong>, Etienne achète les ¾ d’une terre d’un peu plus de 5 journaux (environ 1,33 bonniers) située à Grambais, tenant au chemin de Nivelles à Grambais, au grand pré de la Rosière et au ruisseau. Cette terre venait des frères et soeurs Carpentier (Notaire Montroussel, Nivelles, 27 février 1686).<br /><strong>Le 27 février 1686</strong>, Englebert Dassonville et Jenne Carpentyer sa femme, Jan Gaudry et Madleine Carpentier sa femme, Nicolas Cellier et Françoise Carpentier sa femme, vendent à Etienne Havyau les ¾ parts d’un héritage, l’autre ¼ appartenant à Jacq Philippe Carpentier. Cet héritage venant de Jacq et Philippe et Françoise Carpentier, leur père, oncle et tante.</li>
<li>Baptisé sous le patronyme Hayoy. Né environ 7 mois après le mariage d’Etienne et Jeanne.</li>
<li>Honiau.</li>
<li>Le nom du père est omis dans l’acte de baptême, mais une note d’Emile de Lalieux signale : Laurent Hoyau, époux de Catherine Chesnu, échevin de Bornival en 1695.</li>
</ol>
<p><strong>Annexes</strong> :</p>
<ol>
<li>VG Grambais le 14 février 1704. Joachim van Daelen commis de Sr Françoise Deschamps religieuse au couvent de Rebecq expose en louage 6 journaux de pret appartenant à Estienne Haveau (pour Hoyau). Sergeant Gille Flandroy.</li>
<li>VG Grambais, le 8 juin 1704. Les mêmes exposent en vente l’héritage Estienne Haveau (Hoyau). Le pasteur de Bournival réclame sur l’héritage 5 fl de rente arriérée de quelques années&#8230;</li>
<li>VG Grambais 5 mars 1722. Le receveur de la Charité expose en louage une prairie nommée Sanctorum, abandonnée, autrefois tenue par Estienne Hauiau. En fait, cette prairie a été vendue injustement, et Hubert Piret, petit-fils d’Etienne demande de faire des recherches à ce sujet pour la récupérer : voir Hubert Piret fils d’Henri et Marie Hélène Hoyau.</li>
</ol>
<p> </p>
<h2>Non rattachés :</h2>
<ol>
<li><strong>François Hoyaux, charpentier</strong>, qui a fait 10 journées aux bergeries de Hubeaumont, payé le 15 septembre 1653 : cf. Arquennes, Registre du curé Rondeau p. 125.
<ul>
<li>François Hoyaux a marchandé avec le curé Rondeau au sujet de deux chênes, 18 janvier 1665, et autres travaux en 1666, 1667 : Registre Rondeau 32.</li>
<li>Le XVIII novembre 1653, (le curé) a payé à Franchois Hoyaux, charpentier, au nom de Mr le Prélat pour VIII journées employées pour la réparation du pont de bois près de la bruyère, III florins.</li>
<li>Le XXVIII décembre donné assignation à Franchois Hoyaux charpentier pour III florins pour le mesme. Item un vasseau de bled moulu XVIII patars.</li>
</ul>
</li>
<li>Marie Hoyau, baptisée à Nivelles le 14 janvier 1614.</li>
<li>Marie Hoyau, qui épouse à Nivelles le 29 avril 1647 Antoine MAILLART.</li>
<li>Michel Hoyau époux de Marie DE HAINAU, dont : Catherine baptisée à Arquennes le 6 avril 1655, et probablement Catherine Louise baptisée à Nivelles le 28 décembre 1653, et Hoyau Marie, baptisée à Nivelles le 27 novembre 1651.</li>
<li>En 1780-1800, il y a toujours des Hoyaux à Arquennes et Petit-Roeulx. Ils sont par trois fois alliés aux Hainaux. Les prénoms Etienne et Marie-Hélène sont encore représentés.</li>
<li>Marguerite Hauiau épouse de Pierre Gilmont, dont 5 enfants, Recensement Nivelles 1709 page 101.</li>
<li>Plusieurs Hawiau à Seneffe, recensement de 1709, page 96, &#8230;</li>
<li>Marie Anne Hoyau, servante de Jean Mine et Marie Tamineau à Monstreux, recensement de Monstreux 1709, page 146.</li>
<li>Marie Noyau&#8230; ne faut-il pas lire Hoyau, épouse d’André Fayt à Monstreux, dont Nicolas, Gilles et Marie Cicille : recensement Monstreux 1709, page 149.</li>
<li>Marie Hoyau, servante de Jean Manduiau et Magdeleine Regniere, recensement de Bornival 1709, page 154.</li>
<li>Marie Hélène Hoyaux décédée à Bornival le 19 décembre 1759, veuve d’André Robert.</li>
<li>Michiel Hoyas paie une messe à dire à Notre Dame du Bon conseil, et ses droits de mariage, en 1653. Arquennes, Registre Rondeau, page 67.</li>
<li>Jeanne Hoyaux : elle semble être la fille de Mlle Falconnier. Elle a fait des journées pour le curé Rondeau, entre 152 et 1668, voir ce registre p. 73 et 74.</li>
<li>Remarque : On trouve de très nombreux Hoyaux dans les anciennes tombes du cimetière de Fayt-lez-Manage.</li>
</ol>
<p> </p>
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