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	<title>Piret-Magazine n°092 &#8211; Piret-Magazine</title>
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	<description>Un site de la famille Piret-Meurs</description>
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		<title>Benoît Meurs achète des terres à Ronquières</title>
		<link>https://www.meurs.be/2012/10/12/210/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Oct 2012 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°092]]></category>
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					<description><![CDATA[Beno&#238;t Meurs ach&#232;te des terres &#224; Ronqui&#232;res M. Jean Letroye m&#8217;a transmis en juillet 2012 un acte de vente aux ench&#232;res, conserv&#233; dans le Notariat de Nivelles, actuellement aux archives de Louvain-la-Neuve. Beno&#238;t Meurs appara&#238;t parmi les acqu&#233;reurs. L&#8217;acte concerne deux s&#233;ances de vente aux ench&#232;res, qui ont lieu successivement<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2012/10/12/210/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
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<h1 class="style1">Beno&icirc;t  Meurs ach&egrave;te des terres &agrave; Ronqui&egrave;res</h1>
<blockquote>
<blockquote>
<p><em>M. Jean Letroye m&rsquo;a transmis en juillet 2012 un acte de vente aux  ench&egrave;res, conserv&eacute; dans le Notariat de Nivelles, actuellement aux archives de  Louvain-la-Neuve. Beno&icirc;t Meurs appara&icirc;t parmi les acqu&eacute;reurs. </em></p>
</blockquote>
</blockquote>
<p>L&rsquo;acte concerne deux s&eacute;ances de vente aux  ench&egrave;res, qui ont lieu successivement le 9 mai et le 15 mai 1843. </p>
<p>Le vendeur est Jean-Baptiste Canart,  propri&eacute;taire et cultivateur &agrave; Ronqui&egrave;res. Il met en vente 5 pi&egrave;ces de terres  labourables ou prairies. Elles proviennent du partage lors de la succession de  ses parents, feus Adrien Canart et&nbsp;  Marguerite Joseph Dutillieux. </p>
<p>Beno&icirc;t Meurs est toujours domicili&eacute; &agrave;  Ronqui&egrave;res &agrave; l&rsquo;&eacute;poque ; n&eacute; en 1783, il a soixante ans. </p>
<p>Lors de la premi&egrave;re s&eacute;ance d&rsquo;ench&egrave;res, il se  porte acqu&eacute;reur pour le second lot, mis &agrave; prix &agrave; 2600 francs, pour lequel il  mise 3200 francs. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une pi&egrave;ce de terre au champ  de Houx contenant quatre-vingt-treize ares, quatre centiares,&nbsp; joignant au chemin de Ronqui&egrave;res&nbsp; &agrave; Henripont, &agrave; Messieurs&nbsp; Jean-Baptiste Detournay, Franquinet et  Charles Maurage. </p>
<p>Le quatri&egrave;me  lot mis &agrave; prix &agrave; quinze cents francs n&rsquo;a pas trouv&eacute; d&rsquo;ench&egrave;re lors de la  premi&egrave;re s&eacute;ance du 9 mai. Du coup, l&rsquo;adjudication a &eacute;t&eacute; remise &agrave; une date  ult&eacute;rieure (comme le premier lot, pour lequel le vendeur avait trouv&eacute; les  ench&egrave;res trop peu &eacute;lev&eacute;es). A la seconde s&eacute;ance, le 15 mai, ce lot est  &laquo;&nbsp;adjug&eacute; apr&egrave;s plusieurs ench&egrave;res &agrave; la somme de dix-huit cents francs &agrave;  Monsieur Beno&icirc;t Meurs, fermier domicili&eacute; &agrave; Ronqui&egrave;res, acceptant pour lui et la  Dame Marie-Th&eacute;r&egrave;se Tilman, son &eacute;pouse, fermi&egrave;re domicili&eacute;e audit lieu. Quelle  somme il a pr&eacute;sentement pay&eacute;e au vendeur qui le reconna&icirc;t et en donne quittance  d&eacute;finitive.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Il s&rsquo;agit  d&rsquo;une prairie, laquelle vient d&rsquo;&ecirc;tre lou&eacute;e pour un bail de 9 ans &agrave; Albertine  Delalieux, veuve d&rsquo;Adrien Thunus. Beno&icirc;t devra respecter ce bail, et le prix de  la location qui avait &eacute;t&eacute; convenu avec le vendeur (mais qu&rsquo;il percevra). Ou  alors, il devra s&rsquo;entendre avec la veuve et proposer une alternative s&rsquo;il veut  jouir lui-m&ecirc;me de son bien. L&rsquo;acte ne dit pas, ce n&rsquo;est pas son r&ocirc;le, ce que  Beno&icirc;t a fait&hellip; </p>
<p>L&rsquo;acte, qui  court sur huit pages, d&eacute;crit toutes les conditions des ench&egrave;res, et notamment,  la libert&eacute; que prend le vendeur de refuser la derni&egrave;re proposition s&rsquo;il estime  qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas assez &eacute;lev&eacute;e. Une des conditions retient mon attention : le  vendeur exige le paiement en esp&egrave;ces m&eacute;talliques, en or ou argent, d&rsquo;une valeur  d&rsquo;au moins cinq francs, &agrave; l&rsquo;exclusion de papier monnaie ou tout autre type de  paiement. J&rsquo;imagine donc Beno&icirc;t se rendant &agrave; la vente, chez le notaire, avec sa  besace bien remplie d&rsquo;argent sonnant et tr&eacute;buchant&hellip; </p>
<p>L&rsquo;autre acqu&eacute;reur est M. Etienne Denis,  bourgmestre de Ronqui&egrave;res, propri&eacute;taire. </p>
<p align="right">Jean-Fran&ccedil;ois Meurs</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Guifré le velu</title>
		<link>https://www.meurs.be/2012/09/20/208/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Sep 2012 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°092]]></category>
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					<description><![CDATA[Guifré le velu Cet été, j’ai passé une semaine à Ripoll, petite ville catalane, au nord de Barcelone, allongée paresseusement dans une vallée des Pyrénées, non loin d’Andorre. Lors de nos balades dans la ville ou dans les petites villes des alentours, partout je trouvais des traces d’un certain “Guifré<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2012/09/20/208/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style>
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<h1 class="style1">Guifré  le velu</h1>
<p><em>Cet été, j’ai passé une semaine à Ripoll, petite ville catalane, au nord  de Barcelone, allongée paresseusement dans une vallée des Pyrénées, non loin  d’Andorre. Lors de nos balades dans la ville ou dans les petites villes des  alentours, partout je trouvais des traces d’un certain “Guifré el pelos”, ou  “el pilos”, en français “Guifré ou Wilfred le velu”, comte de Catalogne : une  rue à son nom, un sarcophage dans l’église de l’ancienne abbaye, un géant de  carnaval portant son nom, l’abbaye de Sant Joan de les Abadesses dont sa fille  Emma fut la première abbesse, avec une place du marché portant le nom de Guifré  &#8230; Sans compter la fête médiévale de Ripoll, avec ses échoppes un peu partout,  où l’on trouvait des écus, des boucliers armoriés, des blasons, des épées en  bois, des cottes de mailles et des heaumes, et des figurines de chevaliers,  dont le fameux Guifré. </em></p>
<p align="center"><img decoding="async" src="https://www.meurs.be/images/publiques/GuifreElpilos.jpg" alt="Guifré El Pilos" width="50%"><br /><strong>Guifré El Pilos</strong></p>
<p><em>Mais c’est lorsque j’ai vu une rue dédiée à Berenguer “el vell”,  Bérenguer ou Béranger “le vieil” que mon intérêt généalogique s’est mis à  fonctionner. Ce personnage fut comte de Barcelonne, lesquels sont de même  souche que les comtes de Provence qui figurent parmi nos ancêtres MEURS à plus  d’un titre. Il y a des liens aussi avec les familles d’Aragon, de Toulouse, et  avec la première maison des Ducs de Bourgogne, bref une belle série d’alliances  qui excèdent ma mémoire et ne feraient qu’encombrer la vôtre, c’est pourquoi je  ne donne pas ici la filiation que l’on peut trouver sur Wikipedia ou ailleurs. </em></p>
<p><em>Je m’attacherai seulement au personnage, Guifré le velu, une  personnalité marquante pour l’histoire de la Catalogne, et par ricochet pour  celle de France, d’Espagne et d’Angleterre. </em></p>
<p> </p>
<h2>Le père de la patrie  catalane</h2>
<p>Son surnom, “el pelos” vient certainement d’une  pilosité remarquable. Pour l’anecdote, j’ai passé autrefois à plusieurs  reprises plusieurs semaines à Salamanca, et dans la bande des jeunes amis, il y  avait deux garçons portant le prénom d’Angel. Pour les distinguer, il y avait  “Angel el pelos”, qui avait de longs cheveux noirs et une barbe fournie, et  “Angel el motos”, propriétaire d’une grosse moto. </p>
<p>Guifré est le fils de Sunifred 1er  de Barcelone. Il fut comte d’Urgell et de Cerdagne de l’an 870 à l’an 897, date  de sa mort. Il fut nommé comte de Barcelone au concile de Troyes, en 878. Louis  le Bègue (descendant direct de Charlemagne) avait en effet destitué Bernat 1er,  comte de Barcelone. Guifré prit alors le titre de Comte de Barcelone et de  Gérone, tandis que son frère Miron 1er prenait le titre de Comte du  Roussillon. </p>
<p>Il épousa Gunédilde de Flandres, dont il eut  plusieurs enfants, parmi lesquels :</p>
<ol>
<li>Miron  II le Jeune, futur comte de Cerdagne et d’Urgell</li>
<li>Borell  1er qui sera comte de Barcelonne et mourra sans descendance</li>
<li>Sunyer  1er qui succèdera à son frère Borell comme comte de Barcelonne, de  Gérone (Girona) et d’Ausonne (Osona).</li>
<li>Radulfo,  qui sera élevé au monastère de Sainte Marie de Ripoll, dont il deviendra plus  tard Abbé, avant de devenir évêque d’Urgell.</li>
<li>Emma,  qui sera abbesse de Sant Joan</li>
</ol>
<p> </p>
<p>Parmi ses réalisation importantes, il y a avant  tout le repeuplement et le développement des vallées de Ripoll, d’Urgell et de  Cerdagne, ainsi que de la plaine de Vic. La région avait été dépeuplée lors de  la révolte des Gots et des Hispaniques qui s’étaient rebellés, en 826-827 contre  l’occupation franque. La répression fut violente, les villages dépeuplés, les  fermes existant depuis la période romaine furent rasées. La grande razia opérée  par les musulmans en 827 avait achevé la ruine de la région. </p>
<p>Pour appuyer sa politique, le comte Guifré crée  des abbayes : Santa Maria de Ripoll, commencée en 880 et consacrée en 888, qui  fut un centre intellectuel remarquable, et qui est à l’origine du célèbre  monastère du Montserrat ; Sant Joan de les Abadesses (885), dont sa fille Emma  fut abbesse durant plus de 40 ans, active elle aussi dans le repeuplement des  vallées des alentours. Vers 885, il crée le comté d’Ausonne, et il rétablit  l’évêché sur les territoires reconquis sur les musulmans.</p>
<p>Guifré meurt le 11 août 897, au siège de  Lerida, en combattant le chef musulman Lubb ibn Muhammad, appartenant à une  famille importante de Saragosse. Ce dernier voulait contrer l’expansion de la  Catalogne suite au repeuplement et au développement économique de la région, et  ne manquait pas d’ambitions et de rapacité, même au détriment des autres  royaumes arabes. </p>
<p>La “légende” fera de Guifré le “Père de la  patrie” catalane. Une statue à sa mémoire a été érigée à Madrid en 1750-53.  S’il y a sans doute quelque exagération teintée de chauvinisme indépendantiste,  on sent qu’il s’agit là d’une personnalité forte, qui a su tirer profit des  faiblesses de l’empire franc et des dissensions entre les fils de Charlemagne  pour se constituer un domaine personnel, y menant une politique qui attire les  populations fatiguées de l’instabilité de leur région d’origine. Il mènera  également une politique de fortification et sécurisation du pays contre les  musulmans, la catalogne devenant une “marche” frontière avec le califat de  Cordoue. </p>
<p>Si vous passez à proximité, sachez que les  abbayes de Ripoll et la petite ville historique, ainsi que Sant Joan de les  Abadesses valent la peine d’une visite. Le cloître du monastère de Sant Joan  est d’une belle élégance. Et si vous y êtes un dimanche, attardez-vous sur la  place principale aux environs de 18 heures : vous y verrez les gens attablés  aux nombreuses terrasses se lever et se mettre spontanément à danser dans la  rue la sardane en cercles de 10, 25 ou 50 personnes ! </p>
<p align="right">Jean-François</p>
<p align="center"><img decoding="async" src="https://www.meurs.be/images/publiques/RipollCloitre.jpg" alt="Cloitre de Ripoll" width="50%"><br /><strong>Cloître de Ripoll</strong></p>
<p><img decoding="async" src="https://www.meurs.be/images/publiques/SantJoanVieuxPont.jpg" alt="Vieux Pont de 'Sant Joan'" width="50%"><br /><strong>Vieux pont de Sant Joan</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Vincent Meurs et la ferme de Henriamont</title>
		<link>https://www.meurs.be/2012/09/20/209/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Sep 2012 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°092]]></category>
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					<description><![CDATA[Vincent Meurs et la ferme de Henriamont Bail de location de bâtiments, de terres et de prairies.   M. Jean Letroye m’a aimablement communiqué cet acte daté du six juin 1848, qu’il a relevé au cours de ses recherches dans les archives notariales de Nivelles. Il comporte quatre pages, et<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2012/09/20/209/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style>
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</style>
<h1 class="style1">Vincent Meurs et la ferme de Henriamont</h1>
<h2>Bail  de location de bâtiments, de terres et de prairies.</h2>
<p> </p>
<p><em>M. Jean Letroye m’a aimablement communiqué cet <strong>acte daté du six juin 1848</strong>, qu’il a relevé au cours de ses  recherches dans les archives notariales de Nivelles. Il comporte quatre pages,  et concerne notre ancêtre Vincent Meurs, né en 1800, décédé en 1875. Il  occupait la ferme de Henriamont au moins depuis son mariage avec Amélie Lejour  en janvier 1833. On lira avec intérêt les obligations liées au bail, &#8211; c’est  sans doute un renouvellement -, en particulier celle concernant la chambre à  réserver au propriétaire, ou encore ce qui concerne les arbres. </em></p>
<p> </p>
<p>Devant Maître Florent Castelain, Notaire à la  Résidence de la Ville de Nivelles, Province de Brabant, assisté des témoins  soussignés, </p>
<p>Est comparu Monsieur Pierre François Paul,  Propriétaire Rentier domicilié en la dite Ville,</p>
<p>Lequel a par les présentes remis de bail à  ferme et de louage pour neuf années entières et consécutives qui prendront  cours, pour les terres ci après désignées le quinze septembre mil huit cent  cinquante un, pour les bâtiments le premier mai mil huit cent cinquante deux,  pour les prairies le premier may même année dix huit cent cinquante deux, pour  finir de plein droit et sans congé à pareilles époques, les neuf années  révolues et apurées. </p>
<p>Le Sieur Vincent Joseph Philibert Meurs,  fermier, domicilié à Verginal Samme, à ce présent et acceptant, pour lui et  Dame Amélie Lejour, son épouse. </p>
<p>Les Biens suivants situés au dit Verginal  Samme, Savoir :</p>
<p>1°/ Les bâtiments de ferme, cour, jardin et  prairie nommés Henriamont, contenant en superficie deux hectares, dix ares,  sept centiares, tenant au chemin allant du bois de la Houssière au pont  d’Asquempont, à une pièce de terre dite le versan, aux héritiers François  Dujacquier, à François Claus, et à la closière nommée Molidée.</p>
<p>2°/ Une prairie nommée le Courtil Agathe,  contenant deux hectares quarante et un ares six centiares, tenant à Jean Druet,  au chemin del Houssière à Asquempont, à Dubois, à Michel Joseph Dujacquier, au  pré à la fontaine et à la terre dite le sec pachis. </p>
<p>3°/ La closière nommée Molidée, contenant  cinquante quatre ares, cinquante trois centiares, tenant à la grange, au chemin  venant de la houssière à Asquempont, à la prairie des héritiers Dujacquier, à  la terre suivante et à Monsieur Plovits.</p>
<p>4°/ La terre nommée la Trompette, grande  soixante dix huit ares quatre vingt douze centiares tenant aux héritiers  François Claus, à ceux de Michel Dujacquier, et à la terre nommée les cinq journaux  franchise. </p>
<p>5°/ La terre nommée les dix journaux près de la  ferme grande deux hectares quarante et un ares soixante six centiares, tenant  au chemin du bois del Houssière au pont d’Asquempont, à Jean Druet et au ci  devant (majorat ?) d’Herzelles et au chemin de Verginal à Fauquez.</p>
<p>6°/ Une pièce de terre contenant soixante deux  ares soixante sept centiares joignant de trois côtés au Bailleur et du  quatrième à Claus. </p>
<p>7°/ Une pièce de terre contenant quatre vingt  dix ares cinquante centiares, tenant à la terre Minne, à Pierre Bonenge, à  Marie Thérèse Minne et aux héritiers Michel Dujaquier.</p>
<p>8°/ Une pièce de terre contenant un hectare  environ, joignant de trois côtés à Claus, et du (<em>on passe à la page 2</em>) quatrième aux héritiers Hauthier (ou  Bauthier). </p>
<p>9°/ Finalement une pièce de terre au champ du  voisin contenant quatre vingt un ares quatre vingt neuf centiares, tenant au  chemin d’Asquempont à Verginal, de deux côtés à la Dame Paul, et à la terre  Mautte. </p>
<p>Ainsi que ces biens se poursuivent et se comportent,  sans en rien excepter ni réserver, mais aussi sans aucune garantie de mesure,  dont le plus ou le moins, quelle que soit la différence, tournera au profit ou  à la perte du preneur qui a déclaré en avoir une connaissance exacte comme les  occupant déjà.</p>
<p>Ce bail est fait aux charges, clauses et  conditions suivantes que le preneur s’oblige d’accomplir et exécuter en tout  leur contenu, sans aucune diminution au fermage ci après fixé, savoir :</p>
<p>Article 1er , de payer et supporter  personnellement toutes les contributions quelconques, sinon réelles,  personnelles, mixtes, prélèvements en nature, livrances, prestations, convois  militaires et toutes autres charges, mises ou à mettre, ordinaires ou  extraordinaires, aucune exceptée ni réservée, qui auraient pour cause, motif,  ou base les dits biens, nonobstant lois, décrets ou arrêtés du Souverain ou de  toute autre autorité amie ou ennemie, quelles contributions ou charges,  n’importe leur dénomination, seront supportées par le preneur jusque y compris  le trente un décembre de la dernière année de jouissance. </p>
<p>Article 2, D’entretenir à ses frais les  bâtiments ci-dessus loués, de toutes réparations locatives telles que vitres,  serrures, verroux, et toutes autres de cette nature ; il sera également tenu de  la reconstruction des toits pour délivrer le tout en bon état à sa sortie. </p>
<p>Article 3. Il devra faire balayer et nettoyer  les tuyaux des cheminées au moins une fois l’an, afin de préserver les  bâtiments d’incendies ; il devra également chaque année faire blanchir l’intérieur  de la maison. </p>
<p>Article 4. Le preneur devra cultiver les dits  biens comme les bons cultivateurs, par soles et saisons convenables, sans  pouvoir les dessoler ni les dessaisonner, et de fumer les terres ainsi que les  prairies au moins d’une pleine fumure pendant le cours de ce bail. </p>
<p>Article 5. Le fermier qui succèdera au preneur  aura la faculté de semer lors de la dernière année du présent bail, du trèfle  dans les dors grains, sans que le preneur puisse prétendre une quelconque  indemnité.</p>
<p>Article 6. Le preneur n’aura droit, ni ne  pourra prétendre aucune diminution sur le fermage, pour cause de grêle,  aridités, fourragements militaires ou autres, cas fortuits prévus ou imprévus.</p>
<p>Article 7. Il devra avoir bon soin des  prairies, les tiendra en bonne nature de fauche, sans pouvoir les faucher deux  années de suite, et répandra les taupinières en (<em>page trois</em>) temps et saisons convenables, extirpera ronces, épines,  broussailles et toutes mauvaises autres plantes empêchant la croissance de la  bonne herbe, et généralement faire et soigner les fossés et rigoles nécessaires  à l’écoulement des eaux.</p>
<p>Article 8. Il devra entretenir la clôture des  haies, en planter de nouvelles partout où il en pourra manquer, écheniller les  arbres toutes les fois qu’il sera utile, élaguer les haies en temps et saison,  et leur laisser, à l’expiration du bail, des rejets d’un an, de deux ans, de  trois ans, par (tiers).</p>
<p>Article 9. Il entretiendra les biens précités  dans leurs limites actuelles, surveillera les usurpations ou empiètements,  avertira le propriétaire de tous ceux qui pourraient être commis, préservera  les dits biens de toutes servitudes indues ou inusitées, et devra également  soigner les chemins et sentiers joignants et les entretenir à ses frais en  temps et saison pour qu’il n’en résulte aucune amende ni frais, à peine de la  supporter lui-même. </p>
<p>Article 10. Le Bailleur se réserve le droit de  faire planter et abattre sur les dits biens les arbres qu’il jugera  convenables, sans que le preneur puisse réclamer aucune indemnité de ce chef. </p>
<p>Article 11. Si quelqu’un succède au preneur,  celui ci devra pendant la dernière année de ce bail laisser au fermier  successeur la jouissance d’une place à faire feu, une écurie propre à mettre  son bétail et les chevaux nécessaires à l’agriculture, et devra également  laisser prendre par ce dernier dans la cour, neuf voitures de bon fumier  conditionnées à cinq chevaux chacune, le tout sans déduction au fermage.</p>
<p>Article 12. Le fermier devra toujours employer  à l’engrais des terres et des prairies, le fumier provenant de son  exploitation, sans qu’il puisse l’utiliser ailleurs que sur les biens  présentement loués, et à sa sortie, il devra laisser à la disposition de son  successeur tout le fumier qui se trouvera dans la cour, sans qu’il puisse en  enlever et détourner de quelque manière que ce soit. Cependant, le preneur  pourra lors de la dernières année seulement de ce bail, vendre la récolte en  campagne. </p>
<p>Article 13. Le preneur devra planter  annuellement pendant le cours du bail, six greffes de bon fruit, les armer de  murs, épines et tuteurs jusqu’à ce qu’elles soient à l’abri de tout danger. Il  plantera également par chaque année de ce bail sur les biens à indiquer par le  Bailleur, six jeunes arbres montans, essence orme ou autre à désigner. </p>
<p>Article 14. Le preneur sera tenu pendant le  temps du bail, de faire assurer à ses frais contre l’incendie les bâtiments  loués, pour une valeur de minimum de dix mille francs et de justifier tous les  ans, par la production de sa quittance, de l’acquit de sa prime d’assurance,  sous peine (d’&#8230;) dommages et intérêts. En cas de sinistre, l’indemnité sera  touchée par le Bailleur lui-même et employée par lui (<em>page 4</em>) à la Reconstruction des bâtiments.</p>
<p>Article 15. Le Bailleur se réserve l’usage,  sans indemnité, d’une chambre à son choix pour se loger quand bon lui semble. </p>
<p>Le bail est fait en outre et accepté moyennant  un fermage annuel de mille francs que le preneur s’oblige à payer en la demeure  du Bailleur, à lui-même ou au porteur du présent muni des pouvoirs, en deux  termes par an, le premier desquels echerra et sera exigible le trente novembre  mil huit cent cinquante un, le second le premier may suivant, et ainsi par la  suite de semestre en semestre et toujours par anticipation jusqu’à l’expiration  du bail et le paiement complet des neuf fermages.</p>
<p>À défaut par le preneur d’acquitter le fermage  aux époques fixées, ou au plus tard dans le mois de l’échéance, il supportera  une augmentation de cinquante francs par chaque terme de paiement en retard.</p>
<p>Les prestations mises à sa charge sont évaluées  pour la liquidation du droit d’enregistrement, à trente cinq francs l’an. </p>
<p>Les frais à résulter des présentes sont  supportés par le preneur.</p>
<p>L’afaire (sic) est entendue, la dame Amélie  Lejour, épouse du dit Vincent Joseph Philibert Meurs, fermière, domiciliée à  Virginal Samme, laquelle sous l’assistance et l’autorisation de son mari a  accepté le bail qui précède, conjointement avec lui, s’est engagée  solidairement à l’exécution de toutes les conditions qui y sont contenues,  ainsi qu’aux paiements des fermages aux époques fixées, le tout sans division  ni discussion.</p>
<p>Dont Acte. Fait et passé, à Nivelles, en  l’étude, le six juin mil huit cent quarante huit en présence des sieurs Antoine  Joseph Dusausoy, retordeur de fil, et François Dupont, journalier, domiciliés  en cette ville, témoins qui ont signé avec les parties, et le notaire, après  lecture faite.</p>
<p>A. Lejour         P. F. Paul<br />
  V.J.P. Meurs    A.J. Dusausoy<br />
  F. Castelain       Dupont</p>
<p>Enregistré à Nivelles le six juin mil huit cent  quarante huit, volume 130 folio 92&#8230;</p>
<p align="center"><img decoding="async" src="https://www.meurs.be/images/publiques/VMeurs.jpg"><br /><strong>Signature de Vincent Meurs</strong></p>
<p align="center"><img decoding="async" src="https://www.meurs.be/images/publiques/ALejour.jpg"><br /><strong>Signature d&rsquo;Amélie Lejour</strong></p>
<p align="center"><img decoding="async" src="https://www.meurs.be/images/publiques/VincentMeursHenriamont.jpg"></p>
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