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	<title>Piret-Magazine n°073 &#8211; Piret-Magazine</title>
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	<description>Un site de la famille Piret-Meurs</description>
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		<title>Hommages à Bernard</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/12/28/128/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°073]]></category>
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					<description><![CDATA[Hommages &#224; Bernard Ces deux textes ont &#233;t&#233; lus au cours de la messe de fun&#233;railles de Bernard. Bernard, Il y a 30 ans, je faisais ta connaissance &#224; la J.A.P. Ensuite, par le lien familial, on s&#8217;est retrouv&#233;, appr&#233;ci&#233;, et nous sommes devenus tr&#232;s proches, tout comme nos enfants<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/12/28/128/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Hommages &agrave; Bernard</h1>
<blockquote>
<blockquote>
<blockquote>
<blockquote>
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<blockquote>
<blockquote>
<p><em>Ces deux textes ont &eacute;t&eacute; lus au  cours de la messe de fun&eacute;railles de Bernard. </em></p>
</blockquote>
</blockquote>
</blockquote>
</blockquote>
</blockquote>
</blockquote>
</blockquote>
<h2>Bernard, </h2>
<p>Il y a 30 ans, je  faisais ta connaissance &agrave; la J.A.P.<br />
  Ensuite, par le  lien familial, on s&rsquo;est retrouv&eacute;, appr&eacute;ci&eacute;, et nous sommes devenus tr&egrave;s proches,  tout comme nos enfants aussi.<br />
  Ta voix  reconnaissable entre toutes, ton charisme, ta spontan&eacute;it&eacute;, ta joie de vivre  l&rsquo;amour de tous les enfants, le don de soi, ta gentillesse, on ne l&rsquo;oubliera  jamais.<br />
  Vous avez &eacute;cout&eacute;  les enfants, ce sont eux qui spontan&eacute;ment, on choisit les mots, les intentions,  et cr&eacute;&eacute; une partie des montages de fleurs. Une entraide, un soutien total l&rsquo;un  envers l&rsquo;autre, on le voit tr&egrave;s rarement, c&rsquo;est l&rsquo;esprit de famille que Bernard  a r&eacute;ussi &agrave; leur transmettre.<br />
  S&rsquo;il fallait mettre  un nom, un visage sur le mot &laquo;&nbsp;chr&eacute;tien&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est le tien que je  choisirais.<br />
  Il y a des  personnes qui comptent dans une vie, tu es au-dessus du lot, un &ecirc;tre  d&rsquo;exception, un Monsieur, et, en grandes majuscules, UN HOMME.<br />
  Et cet homme, on va  le remercier, pour ce qu&rsquo;il nous a apport&eacute;s et apportera encore&nbsp;: je vous  demande de vous lever&hellip;et de l&rsquo;applaudir.</p>
<p align="right">Bernard Van Hollebeke</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Parrain&hellip;</h2>
<p>Tu es parti sans  avoir pu nous dire au-revoir, sans avoir pu dire un mot.<br />
  Nous n&rsquo;entendrons  plus chanter ta grosse voix, ni ton rire, ni tes petites blagues.<br />
  Nous ne te verrons  plus faire boire quelqu&rsquo;un dans sa chaussure, ni ton petit sourire que tu avais  tout le temps et semblais encore avoir dans ton cercueil. <br />
  Tout le monde est  perdu sans toi, tu laisses un vide partout o&ugrave; tu es pass&eacute; car tu y prenais de  la place.<br />
  Ce qui s&rsquo;est pass&eacute;  ce jour-l&agrave;, personne ne le sait &agrave; part toi, nous ne le saurons que lorsque nous  serons &agrave; tes c&ocirc;t&eacute;s, l&agrave; tu pourras nous le raconter. J&rsquo;esp&egrave;re juste que tu n&rsquo;as  pas souffert car tu ne le m&eacute;ritais pas&nbsp;! <br />
  Tu t&rsquo;es battu  longtemps et jusqu&rsquo;au bout car tu &eacute;tais fort et tu nous permettais de nous  pr&eacute;parer petit &agrave; petit &agrave; ta mort&nbsp;! <br />
  Dans ma chambre, je  t&rsquo;ai repr&eacute;sent&eacute; par un aigle car tu es au-dessus de nous et tu veilles sur  nous. <br />
  Tu avais promis  qu&rsquo;on passerait notre permis de chasse ensemble, sans que Christine le sache  car elle n&rsquo;&eacute;tait pas tr&egrave;s d&rsquo;accord. Je devrai le passer tout seul et je le  r&eacute;ussirai pour toi. J&rsquo;esp&egrave;re que tu viendras tout de m&ecirc;me me souffler quelques  r&eacute;ponses. On ne chassera jamais l&rsquo;un &agrave; c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;autre, ce que je voulais tant.<br />
  On avait d&eacute;j&agrave;  magouill&eacute; tant de choses ensemble&nbsp;! <br />
  Tu &eacute;tais et es  encore pour moi un exemple, une sorte de grand fr&egrave;re. <br />
  Tu n&rsquo;es plus l&agrave;  pour m&rsquo;accompagner, rajouter des mailles &agrave; la montre que tu m&rsquo;as offerte&nbsp;;  je ne la quitte plus. L&rsquo;heure s&rsquo;est arr&ecirc;t&eacute;e au moment o&ugrave; tu as eu l&rsquo;accident,  pour moi ce n&rsquo;est pas un hasard. <br />
  Ton chien, Tania, te cherche partout, elle se demande o&ugrave; tu es pass&eacute;,  comme tout le monde je pense. <br />
  Tu &eacute;tais tout le  temps heureux, tout le monde t&rsquo;aimait, tu prenais le temps d&rsquo;&eacute;couter les gens,  de les aider. Tu &eacute;tais toujours l&agrave; pour ta famille et tes amis mais surtout  pour tes enfants.<br />
  Tu &eacute;tais un p&egrave;re,  un mari, un parrain, un fils, un cousin, un ami &#8211; et j&rsquo;en passe -, formidable,  c&rsquo;est toi qui as nou&eacute; tous les liens entre les familles.<br />
  Tu &eacute;tais un  chasseur formidable aussi. Tu aimais la nature, la chasse, le vin, les f&ecirc;tes,  les enfants et beaucoup d&rsquo;autres choses. Les enfants, tu avais juste &agrave; les  regarder et tu savais ce qu&rsquo;ils voulaient, de quoi ils avaient besoin.&nbsp; <br />
  Au fun&eacute;rarium, je  suis rest&eacute; aupr&egrave;s de toi lorsqu&rsquo;on a referm&eacute; ton cercueil&nbsp;; c&rsquo;&eacute;tait dur,  mais c&rsquo;est toi qui me donnais la force n&eacute;cessaire pour rester.<br />
  Pourquoi la vie t&rsquo;a  enlev&eacute;&nbsp;? Tu avais encore tant de choses &agrave; vivre, et nous, on&nbsp; avait besoin de toi. Maintenant, c&rsquo;est le  Seigneur qui t&rsquo;a &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, il doit bien rigoler. On te gardera toujours dans  nos c&oelig;urs. Nous sommes fiers de tout ce que tu as fait. Merci pour tout&nbsp;!<br />
  Nous ne  t&rsquo;oublierons jamais&nbsp;! Veille sur nous parrain&nbsp;! Je t&rsquo;aime.</p>
<p align="right">Fran&ccedil;ois Van  Hollebeke</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vingt ans après…</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/12/28/127/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°073]]></category>
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					<description><![CDATA[Vingt ans apr&#232;s&#8230; &#160; Il y a 20 ans, le 20 septembre 1987, &#224; l&#8217;occasion d&#8217;une f&#234;te qui rassemblait toute la famille Piret &#224; Obaix, Mich&#232;le &#233;voquait tous les oncles et tantes Piret au cours d&#8217;un eucharistie&#8230; &#160; Pour mes petites tantes, pour mes chers oncles&#8230; Mes oncles et tantes,<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/12/28/127/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style>
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<p><H1>Vingt ans apr&egrave;s&hellip;</H1></p>
<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>
<blockquote>
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<blockquote>
<blockquote>
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<blockquote>
<p><strong><em>Il y a  20 ans, le 20 septembre 1987, &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;une f&ecirc;te qui rassemblait toute la  famille Piret &agrave; Obaix, Mich&egrave;le &eacute;voquait tous les oncles et tantes Piret au  cours d&rsquo;un eucharistie&hellip;</em></strong></p>
</blockquote>
</blockquote>
</blockquote>
</blockquote>
</blockquote>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h2 class="style1">Pour mes petites tantes, pour mes chers oncles&hellip;</h2>
<p>Mes oncles et tantes, si vous saviez comme je  les aime&nbsp;!</p>
<p>Colette m&rsquo;a appris &agrave; manger le melon poliment,  &agrave; bien accorder le f&eacute;minin et le masculin, &agrave; rouler les tartes bien rondes, et  surtout &agrave; oser entreprendre des &eacute;tudes.</p>
<p>Paule m&rsquo;a appris &agrave; me s&eacute;parer de ma maman &ndash;  c&rsquo;est chez toi que je suis all&eacute;e en vacances pour la premi&egrave;re fois &ndash; &agrave; &ecirc;tre  autonome.</p>
<p>Marie-Madeleine m&rsquo;a montr&eacute; comment discuter,  comment &ecirc;tre soi-m&ecirc;me et oser le dire.</p>
<p>Odile m&rsquo;a entrouvert la fantaisie,  l&rsquo;imagination, et plus tard, la vie &eacute;ternelle avec en prime l&rsquo;esp&eacute;rance. </p>
<p>Marie-Louise le go&ucirc;t du travail bien fait, la  d&eacute;termination dans l&rsquo;effort, le courage de continuer, l&rsquo;ouverture au progr&egrave;s.</p>
<p>Anne-Marie&nbsp;: que de souvenirs  ensemble&nbsp;! Tu m&rsquo;as toujours pardonn&eacute; mes sottises d&rsquo;enfant, tu m&rsquo;as montr&eacute;  ton c&oelig;ur grand ouvert, ton sens de l&rsquo;hospitalit&eacute; et de l&rsquo;organisation.</p>
<p>Agn&egrave;s, chez toi je suis devenue grande&nbsp;;  j&rsquo;ai appris l&rsquo;&eacute;ducation des filles, la cuisson des gaufres, &hellip;  l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;&nbsp;!</p>
<p>Quant &agrave; toi, Josaphat, ton c&oelig;ur &agrave; l&rsquo;ouvrage  &eacute;tait tel que lors de notre premi&egrave;re rencontre, nous avons, avec de la cr&egrave;me  fouett&eacute;e, fait du beurre&nbsp;: c&rsquo;est toujours d&rsquo;actualit&eacute;&nbsp;!</p>
<p>Maman a mix&eacute; le tout et m&rsquo;a donn&eacute; tout son  amour&nbsp;!!!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alfred, tu m&rsquo;as montr&eacute; qu&rsquo;on pouvait lire des  choses intelligentes et en tirer profit, qu&rsquo;on pouvait se taire et &ecirc;tre savant.</p>
<p>Pierre, tu m&rsquo;as appris que vivre &eacute;tait une  joie, une gr&acirc;ce, m&ecirc;me dans la peine&nbsp;; qu&rsquo;on peut toujours se remettre en  question.</p>
<p>Ferdinand, tu m&rsquo;as montr&eacute; qu&rsquo;il ne fallait pas  avoir peur, ni du noir, ni des caves profondes, ni des &laquo;&nbsp;puss&rsquo;&nbsp;&raquo; (des  puits) mena&ccedil;ant l&rsquo;&eacute;croulement.</p>
<p>Jules, c&rsquo;est de ta douce voix que je me  souviens, de tes petits mots gentils, de ton go&ucirc;t immod&eacute;r&eacute; du jardin.</p>
<p>De Joseph, l&rsquo;amour des belles voitures, de  l&rsquo;ordre&hellip; le souvenir de l&rsquo;oncle brave et bon.</p>
<p>Adelson, le plaisir de d&eacute;couvrir autre chose,  d&rsquo;&ecirc;tre diff&eacute;rent et efficace.</p>
<p>Paul, l&rsquo;exigence d&rsquo;une bonne autorit&eacute; (il faut  savoir qu&rsquo;on ne fait pas &laquo;&nbsp;ce que l&rsquo;on veut&nbsp;&raquo;&nbsp;!), le guide, le  garde-fou.</p>
<p>Fran&ccedil;ois, j&rsquo;aime bien tes chansons, ton sourire,  tes taquineries envers nous&nbsp;; en un mot, ta grande disponibilit&eacute; envers  les enfants.</p>
<p>Papa, d&rsquo;un grand &eacute;clat de rire a assur&eacute; cela  pour toujours&nbsp;!!!</p>
<p>Je n&rsquo;oublie pas Jacques et Elisabeth qui, dans  ma vie d&rsquo;enfant, tiennent une grande place, de l&rsquo;apprentissage de la machine &agrave;  &eacute;crire au sens de l&rsquo;humour, de l&rsquo;immense disponibilit&eacute; envers toute personne,  toute d&eacute;tresse, au respect de l&rsquo;autre.</p>
<p>Et pour vous tous, mes cousins, tous si  diff&eacute;rents, si riches de valeurs chr&eacute;tiennes, combattant la b&ecirc;tise et  l&rsquo;intol&eacute;rance, artisans de paix, fabricants de bonheur&nbsp;: que Dieu vous  garde toujours dans la lumi&egrave;re de l&rsquo;Amour.</p>
<p align="right">Mich&egrave;les Plasman</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Amélie Célestine Désirée Joseph Meurs</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/12/15/126/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°073]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.meurs.be/?p=126</guid>

					<description><![CDATA[Descendance de Célestine Meurs Ancêtre de la famille Paesmans Piret Amélie Célestine Désirée Joseph Meurs Fille de Jean-François MEURS et Marie-Joseph PIERART, née à Ronquières le 11 novembre 1786, décédée à Feluy le 5 février 1869. Fermière, ménagère. On l’appelait la tante « du Tombois » parce que son mari<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/12/15/126/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style>
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<h1>Descendance  de Célestine Meurs</h1>
<h1>Ancêtre  de la famille Paesmans Piret</h1>
<h2 class="style1">Amélie <u>Célestine</u> Désirée Joseph Meurs</h2>
</p>
<p>Fille de Jean-François MEURS et Marie-Joseph  PIERART, née à Ronquières le 11 novembre 1786, décédée à Feluy le 5 février  1869. Fermière, ménagère. </p>
<p>On l’appelait la tante « du Tombois »  parce que son mari provenait de cet endroit, ou encore « du Bo’  d’Hauru », parce que le couple y a habité par la suite. Le Tombois et le  Bois d’Hauru sont des lieu-dits de Ronquières et Ecaussinnes qui se trouvent de  part et d’autres de la tour du plan incliné de Ronquières. </p>
<p>Elle épouse à Rêves le 7 avril 1813 Pierre  Joseph Ghislain PAUL, fils de Pierre Joseph Paul et de Marie Alexandrine Joseph  Seutin, né à Ronquières le 7 avril 1780 (ss Jean Joseph Seutin de Nivelles et  Marie Thérèse Paul de Ronquières), décédé à Feluy le 26 février 1862 et inhumé  le 28. </p>
<p>Selon Jean Jacques Paul de Nivelles (54, avenue  du Monde) rencontré le 7 février 1989, et d’après les notes de son père,  l’union de Pierre Joseph Paul avec Amélie Célestine Désirée Meurs n’est guère  appréciée de la famille de Pierre, puisque la mère, veuve, se borne à un  consentement par procuration. </p>
<p>Toujours selon lui, la gestion de la ferme de  la Basse-Cour du Château de Rêves n’a pas donné satisfaction puisque le bail ne  dure que 3 ans (il dure en fait 5 ans selon le frère Willy Schommer, de la  revue Rodava), et Pierre Paul devient un « simple ouvrier agricole »  à Buzet. </p>
<p>De fait, Pierre Paul et son frère Jean-François  Paul avaient contracté un bail dès la fin de la saison 1812, bail grâce auquel  ils ont le droit d’exploiter la ferme de la Basse-Cour du Château de Rêves,  propriété à l’époque d’Anne Louis Alexandre de Montmorency, prince de Rebecq. À  la fin de 1817, il sera obligé (forcé ?) de résilier le bail, car il  n’était pas coutumier de louer pour une durée de 5 ans.</p>
<p>Il sera alors « trécensier »,  c’est-à-dire chef de culture, à la ferme Hauchamps à Buzet. C’est dans ce  village que sont nés les quatre derniers enfants, entre 1821 et 1830. </p>
<p><a href="https://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=14&#038;id_img=81" target="_blank"><br />
<img decoding="async" src="https://www.meurs.be/modules/galerie/images/thumbs/mini_CelestineMeurs02_81.jpg"><br />
</a><br />
<a href="https://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=14&#038;id_img=82" target="_blank"><br />
<img decoding="async" src="https://www.meurs.be/modules/galerie/images/thumbs/mini_CelestineMeurs03_82.jpg"><br />
</a><br />
<a href="https://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=14&#038;id_img=83" target="_blank"><br />
<img decoding="async" src="https://www.meurs.be/modules/galerie/images/thumbs/mini_CelestineMeurs04_83.jpg"><br />
</a></p>
<p>Vers 1845, le couple reprend une ferme à  Ecaussinnes Lalaing. </p>
<p>Enfin, vers 1854, ils se retirent à Feluy comme  « rentiers ». </p>
<blockquote>
<blockquote>
<p>Pierre Joseph PAUL (Ronquières  1753-1798) épouse Marie Cécile Alexandrine Joseph SEUTIN (1748-1827) le 8 juin  1778 (témoins : Joseph Baudine et Thomas Seutin). <br />
      Ils exploitent la ferme du  « Tombois » à Ronquières ; mais le décès prématuré du père, à 45  ans, rendait la chose difficile, et la veuve cessa l’exploitation de cette  ferme pour aller habiter à Ecaussinnes d’Enghien où elle décède en 1827. Ce  sera, en tout cas, le signal de la fin de l’exploitation du Tombois par la  famille Paul. </p>
<p><a href="https://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=14&#038;id_img=80" target="_blank"><br />
<img decoding="async" src="https://www.meurs.be/modules/galerie/images/thumbs/mini_CelestineMeurs01_80.jpg"><br />
</a></p>
<p>De ce couple, sont nés, au  moins : </p>
<ol>
<li>Pierre, époux de Célestine  Meurs</li>
<li>Marie Alexandrine Joseph, née à  Ronquières le 2 décembre 1781 (ss Michel Joseph Paul de Nivelles et Marie  Alexandrine Seutin de Ronquières)</li>
<li>Célestin Joseph, né à  Ronquières le 1er décembre 178 ? (ss Michel Joseph Paul de  Nivelles et Marie Joseph Seutin de Ronquières)</li>
<li>Jean-François, né à Ronquières  le 2 décembre 1787 (ss Liévin François Demulder de Nivelles et Barbe Joseph  Paul d’Ittre)</li>
</ol>
</blockquote>
</blockquote>
<p>Du couple  Célestine Meurs et Pierre Paul sont issus : </p>
<h2 class="style1">1/ Pierre Joseph PAUL</h2>
<p>Né à Rêves  le 29 juillet 1813, décédé à Buzet le 3 novembre 1873, cordonner. Il épouse à  Buzet le 26 mai 1841 (tt Jean François Paul, cultivateur, 26 ans, frère à  l’époux, domicilié à Waterloo, Ferdinand Gilbert, cultivateur, 31 ans, cousin  germain de l’époux, etc.) Marie-Claire GERMEAUX, fille de Pierre-Joseph  Germeaux, charron, et Marie Françoise Bioux, ménagère ; née à Buzet le 18  floréal an 13 (8 mai 1805) et décédée à Buzet le 4 août 1883, lingère (acte de  mariage), cabaretière (à la naissance de son petit-fils Florimond Lepomme en  1880). Dont : </p>
<p style='margin-left:22.5pt;text-indent:-22.5pt'>1.1. <b>Lucie PAUL</b>, née à Buzet le 5 janvier, y<br />
baptisée le 6 janvier (ss Pierre Joseph Germeaux et Lucie Ghislaine Paul),<br />
lingère. Elle épouse à Buzet le 10 juin 1874 (parmi les témoins : Vincent<br />
Paul, rentier, 50 ans, oncle, domicilié à Feluy) Florimond LEPOMME, fils de<br />
Casimir Lepomme et Amélie Lacroix, tous deux journaliers à Pont-à-Celles ;<br />
né à Pont-à-Celles le 18 avril 1846 ; Journalier au moment de son mariage,<br />
ouvrier du chemin de fer lors de la naissance de son fils Florimond.<br />
Dont :</p>
<blockquote>
<p style="margin-left:30.0pt;text-indent:-30.0pt">1.1.1. Juliette Marie, dite Justine, née à Buzet le 19<br />
    décembre 1874, y baptisée le 20 décembre (ss Thomas Germeaux,<br />
  « consanguineus », et Marie-Claire Germeaux). Institutrice. Sans<br />
    alliance.</p>
<p style="margin-left:30.0pt;text-indent:-30.0pt">1.1.2. Florimond, né à Buzet le 30 mai 1880, y baptisé<br />
    le 31 mai (ss Charles Paul et Justine Lepomme, sa sœur), déclaré le 1<sup>er</sup>juin, menuisier. Epoux de Camille Daloze. Sans postérité.</p>
<p style="margin-left:30.0pt;text-indent:-30.0pt">1.1.3. jumeau mort-né le 12 mars 1886</p>
<p style="margin-left:30.0pt;text-indent:-30.0pt">1.1.4. jumeau mort-né le 12 mars 1886</p>
</blockquote>
<p>Note 1 : <strong>Pierre  Joseph Paul</strong>, cordonnier, avait hérité du surnom de son père :  « Paul du Trè ». Il possédait une maison à Buzet donnant sur la  petite ruelle qui descend de l’église et sur la rue principale, ainsi qu’un  jardin donnant sur la même grand rue, et encore une terre au « Champ du  Fond de May » vers Rêves. Voir cadastre Popp de Buzet. <br />
  Note 2 : <strong>Lucie Paul</strong> était surnommée « Lucie du Trè » comme son père et son grand-père,  qui furent « trécensiers » à la Cense Hauchamps (ou Cense Del Borre),  plus récemment appelée « du Blanc Boudin ». Elle habitait au cabaret  qui fut dit « Fonse Botte », puis « Café Renard », sans  doute la maison de ses parents. Une partie de la maison donnait sur la petite  ruelle qui descend de l’église. Il y avait une petite fenêtre où les enfants  frappaient pour la faire enrager : elle accourait fâché avec son bâton. <br />
  Note 3 : <strong>Justine  Lepomme</strong> fut institutrice au « Bo des Nauwes », petit hameau de  Seneffe proche de Rosseignies (Obaix). Elle était plutôt sèche et revêche.  Quand elle arrivait avec son parapluie, on disait « I va pieùf’ »  (anecdote racontée par Justinien, puis par Paula Mabille). <br />
  <em>Originaire de Buzet,  Mademoiselle Lepomme fut nommée sous-institutrice à l’école de Bel en 1895,  puis institutrice de l’école des filles en 1898. Elle quitta les bâtiments de  Bel pour prendre possession de la nouvelle école construite à Bois-des-Nauwes  (en face de l’église, elle aussi construite en 1899) le 5 janvier 1902. Elle  cessa d’enseigner en 1925 et démissionna en 1927. </em>(tiré d’une revue du Cercle  d’Histoire de Seneffe, avec photos). <br />
  Note 4 : <strong>Florimond  Lepomme</strong> était surnommé « El roucha du Trè ». Il habitait Buzet, à  la maison devenue le « Café Renard ». Il s’est associé à Arcoly, au  début, et il a été ruiné. Il finançait, mais c’est Arcoly qui allait toucher  après la construction des hangars et qui empochait tout ! <br />
  Son épouse, « Camille  du Roucha du Trè » tenait un magasin de quincaillerie dans la maison en  face du café « Fonse Botte ». Elle faisait sa couleur elle-même,  « c’était de la bonne couleur, ah oui ! » (témoignage de Paula  Mabille). Camille Daloze s’est remariée avec Arthur Delmotte, maréchal. <br />
  Note 5 : pour les  enfants du couple Pierre Joseph Paul et Marie Cécile Alexandrine Seutin, voir  les notes généalogiques sur la famille Seutin par Christian Vanderborght dans  Miscellanea 2007, 153-154. A noter l’incompatibilité de dates de naissance de  Marie Alexandrine et Célestin, nés à un jour d’écart (02 et 01 / 12 / 1781).</p>
</p>
<h2 class="style1">2/ Jean-François PAUL</h2>
<p><strong>N</strong>é à Rêves le 21 novembre 1814, décédé à Nivelles le 6 avril 1900,  âgé de 86 ans. Il a été élevé chez sa tante Charlotte Meurs à Waterloo  (Bascule). Fermier à Waterloo à l’âge de 25 ans, puis à Ecaussinnes d’Enghien  (il est sans doute revenu près de ses parents). Sans alliance. Il se retire  comme rentier à Nivelles chez sa nièce Apollonie Delcorde, fille de Lucie, où  il est décédé. </p>
</p>
<h2 class="style1">3/ Justine PAUL</h2>
<p><strong>N</strong>ée à Rêves le 21 septembre 1817, décédée à Nivelles le 30 avril 1899  âgée de 82 ans. Sans alliance. Elle vit avec ses parents à Buzet, puis à  Ecaussinnes, puis à Feluy. Elle se retire à Nivelles, comme son frère  Jean-François, chez sa nièce Apollonie Delcorde. </p>
</p>
<h2 class="style1">4/ Sylvie PAUL</h2>
<p><strong>N</strong>ée à Buzet le 1er mars 1821, décédée à Baulers le 5  novembre 1872, cultivatrice. Elle épouse à Ecaussinnes-Lalaing le 10 juillet  1850 (parmi les témoins Jean-François Paul, 62 ans, oncle, domicilié à  Ecaussinnes d’Enghien et Vincent Paul, 26 ans, cultivateur, frère) son cousin  germain Maximilien GILBERT, fils de Charles Gilbert et Marie-Thérèse Meurs, né  à Baulers le 3 avril 1821 (déclaré le 1er mai), y décédé le 30  juillet 1905, fermier à la « Ferme de Dinant ». <br />
  Voir la  descendance de ce couple dans la Descendance de Marie-Thérèse Meurs et Charles  Gilbert. <br />
  Sylvie est  ancêtre des Paesmans (voir généalogie Piret). </p>
</p>
<h2 class="style1">5/ Vincent Joseph PAUL</h2>
<p>Né à Buzet  le 11 novembre 1923, décédé à Feluy le 23 juin 1885. Fermier à Ecaussinnes  Lalaing, puis jardinier à Feluy. Il a 45 ans lorsqu’il épouse à Feluy le 17  juin 1868 (témoins Félicien Guillaume et Charles Paul) Marie Alexandrine  MICHEL, veuve d’Honoré Daubioul, lingère, née à Feluy le 28 janvier 1811, fille  de Jean Baptiste Michel et Célestine Theys. Elle a 56 ans au moment du mariage  et est rentière. Elle meurt un an après le mariage. Vincent termine rentier.  Sans postérité. </p>
</p>
<h2 class="style1">6/ Lucie Ghislaine PAUL</h2>
<p><strong>N</strong>ée à Buzet le 14 décembre 1826, y baptisée le 15 (ss Pierre Joseph  Paul et Augustine Meurs de Ronquières), décédée à Feluy le 27 avril 1897,  cultivatrice. Elle épouse à Ecaussinnes Lalaing le 27 avril (publication des  bans à Ronquières le 17 avril) 1853 Casimir DELCORDE, fils de Jacques Delcorde,  marchand de porcs à Ronquières, et de Marie Joseph Limbourg ; né à  Henripont le 8 mai 1832. Dont : </p>
<p style='margin-left:20.0pt;text-indent:-20.0pt'>6.1. Jules, né à Ecaussinnes Lalaing le 31 août 1853. Marié. Dont une fille.</p>
<p style='margin-left:20.0pt;text-indent:-20.0pt'>6.2. Apollonie (Apoline Ghislaine), née à Feluy le 22 mars 1859. Elle y épouse le 22<br />
octobre 1892 (tt Charles Paul et Léon Jurion, bans au St Sépulchre à Nivelles)<br />
Jules Omer MARSILLE né le 10 mars 1861 à Arquennes, fils de Charles Auguste<br />
Marsille et Marie Adèle Bottemanne, maître d’études au Collège communal.<br />
Dont :</p>
<blockquote>
<p style="margin-left:30.0pt;text-indent:-30.0pt">6.2.1. Léon, né à Nivelles et y décédé.</p>
<p style="margin-left:30.0pt;text-indent:-30.0pt">6.2.2. Gaston, né à Nivelles</p>
</blockquote>
<p>Note  1 : Le couple <strong>Lucie Paul et Casimir Delcorde</strong> a habité à Ecaussinnes  Lalaing puis à Feluy, où il a tenu un cabaret ; puis il s’est établi à  Roux. « Tout porte à croire que l’entente ne règne pas » (selon le  témoignage de Mr Jacques Paul de Nivelles). Elle meurt à Feluy, âgée de 70  ans ; elle est alors ménagère, habitant Grand’Rue, mais domiciliée à Roux. <br />
  Note  2 : <strong>Jules Delcorde</strong>. Je trouve dans le carnet d’adresses de Louis  Meurs : Jules Delcorde, Godarville. Selon M. Paul de Nivelles, Jules a été  boucher à Godarville. Je trouve aussi dans la gazette de Nivelles, entre le 13  et le 20 février 1896, le mariage d’un Jules Delcorde, employé, et Elise  Sidonie Ghislaine Bauduin, fileuse ; mais cela ne correspond pas avec les  indications de boucher à Godarville. <br />
  Note  3 : <strong>Apollonie Delcorde</strong>. Selon Mr Paul de Nivelles, le ménage  d’Apollonie et Jules Omer Marsille se fixe à Nivelles. Le mari est maître  d’études au Collège communal. C’est là que se retirent Jean-François Paul et  Justine Paul. Vers 1920, le ménage quitte Nivelles. Léon, né à Nivelles, se  suicide tout jeune. Gaston, né à Nivelles, quitte la ville en même temps que  ses parents. Le carnet de Louis Meurs les signale à Jodoigne. </p>
</p>
<h2 class="style1">7/ Charles François PAUL</h2>
<p>Né à Buzet le 25 mars 1830, y baptisé le 26 (ss Jean François Paul et  Charlotte Joseph Meurs), décédé à Feluy le 15 avril 1899. Il épouse à Feluy le  13 septembre 1893 (tt Jules Delcorde, René Stranart et Joseph Declercq)  Léocadie STRANART, née à Feluy le 9 décembre 1842, fille d’Auguste Stranart et  Sophie Dubois ; cabaretière ; décédée à Feluy le 29 juillet 1912.  Sans postérité.</p>
<p>Note :  Selon M. Paul de Nivelles, il est sans alliance jusqu’à 63 ans. D’abord  domestique. Il accompagne ses parents à Feluy. Il y épouse Léocadie Stranard,  qui tenait un café sur la Grand Place de Feluy. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Noël à Obaix il y a 50 ans</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/12/02/125/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°073]]></category>
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					<description><![CDATA[No&#235;l &#224; Obaix il y a 50 ans Lettre de Cousine Octavie Dubois &#224; son fr&#232;re Pierre, le 29 d&#233;cembre 1957 &#160; Octavie Dubois, n&#233;e &#224; Bois-d&#8217;Haine le 2 juillet 1896, d&#233;c&#233;d&#233;e &#224; Bruxelles le 4 d&#233;cembre 1974, fille de Jules Dubois et Odile Lavianne. Cette derni&#232;re &#233;tait demi-s&#339;ur de<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/12/02/125/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css">
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</style>
<h1>No&euml;l  &agrave; Obaix il y a 50 ans</h1>
<h2 class="style1">Lettre  de Cousine Octavie Dubois &agrave; son fr&egrave;re Pierre, <br />
  le  29 d&eacute;cembre 1957</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p align="right"><em>Octavie Dubois, n&eacute;e &agrave; Bois-d&rsquo;Haine  le 2 juillet 1896, d&eacute;c&eacute;d&eacute;e &agrave; Bruxelles le 4 d&eacute;cembre 1974, fille de Jules  Dubois et Odile Lavianne. Cette derni&egrave;re &eacute;tait demi-s&oelig;ur de Colette Cro&ocirc;ne,  &eacute;pouse d&rsquo;Alfred Piret. Elle a beaucoup fr&eacute;quent&eacute; la famille Piret &agrave; Baulers,  puis la famille Meurs &agrave; Obaix&hellip;Grande &eacute;pistoli&egrave;re, elle avait la plume facile et  prolixe&nbsp;!</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bonne et Heureuse ann&eacute;e&nbsp;! Sant&eacute;  satisfaisante en 1958. Ce sont nos bons v&oelig;ux &agrave; No&euml;l pris devant la cr&egrave;che  d&rsquo;Obaix. Cette ann&eacute;e encore nous avons partag&eacute; avec nos ch&egrave;res cousines la joie  de ce jour de f&ecirc;te bien r&eacute;ussie. Une cr&egrave;che vivante &agrave; l&rsquo;&eacute;glise o&ugrave; les enfants  Meurs repr&eacute;sentaient largement les personnages, un temps printanier dans la  journ&eacute;e et une ambiance familiale et joyeuse si accueillante nous laissent une  participation consolante &agrave; leurs festivit&eacute;s. Nous serions plus seules sans  cela. </p>
<p>Vers les 8 heures le soir, les familles Thomas  et Plasman s&rsquo;am&egrave;nent en voiture. On soupe gentiment et sobrement, car tout le  monde viendra &agrave; la Messe de Minuit et y communiera. Les Thomas ont perdu leur  proc&egrave;s jusqu&rsquo;en appel et la facture va suivre et devra &ecirc;tre vite pay&eacute;e sous  peine d&rsquo;ex&eacute;cution. Bilan de l&rsquo;ann&eacute;e, perte de 200.000 francs au moins. Dans la  journ&eacute;e ils allaient assister au d&icirc;ner de fian&ccedil;ailles de leur fils a&icirc;n&eacute; &agrave;  Fosses. Il faudra caser celui-l&agrave; aussi cette ann&eacute;e. Tous t&rsquo;envoient un  affectueux souvenir car on parle toujours de Parrain Pierre quand je suis l&agrave;.</p>
<p>J&rsquo;ai ramen&eacute; Jean-Fran&ccedil;ois pour faire soigner  ses yeux qui clignaient souvent. Ecz&eacute;ma et inflammation chronique des  paupi&egrave;res, c&rsquo;est ce qui l&rsquo;incommode continuellement. Il va bien se soigner et  est reparti avec gouttes, pommade et savon &laquo;&nbsp;Dermacide&nbsp;&raquo; &agrave; son usage  personnel. C&rsquo;est encore une fa&ccedil;on de les aider en veillant aux soins  essentiels. Ils sont bien portants en g&eacute;n&eacute;ral. Mais Ir&egrave;ne est transform&eacute;e, de  tout l&rsquo;an dernier, et de la gel&eacute;e royale aussi.</p>
<p>Jules est revenu le jour de No&euml;l avec un beau  r&eacute;sultat, 86 %, 2e. Ils avaient assist&eacute; aux 3 messes de minuit et se  sont couch&eacute;s, et &agrave; 5h &frac12; se trouvaient &agrave; la gare de Tournai pour un retour  matinal. &Ccedil;a c&rsquo;est une bonne discipline et quand on est gar&ccedil;onnet, on ne  s&rsquo;attarde pas et on file, heureux de surprendre sa famille. Paul avait aussi  plus de 85 % et 2e. C&rsquo;est une joie de les voir se maintenir et  travailler malgr&eacute; la grippe et les maux de ventre qui ont pris la jeunesse en  tra&icirc;tre ce trimestre. </p>
<p>Et toi, comment vas-tu&nbsp;? Quelle surprise  que ce timbre &eacute;tranger sur ta lettre. Tout de suite on pense, il est sous  d&rsquo;autres cieux, donc en bonne sant&eacute;, bien allant et r&eacute;sistant au temps qui  pourrait &ecirc;tre dur sur les c&ocirc;tes. Je me suis r&eacute;jouie des joies que tu pouvais  encore avoir dans ce p&egrave;lerinage. Nous avons une similitude de sentiments  vivaces &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des souvenirs heureux qui ont marqu&eacute; notre vie, plus que la  banalit&eacute; d&rsquo;autres existences. Ce sont les attentions de la Providence au cours  des difficult&eacute;s de la guerre qui nous raccrochaient &agrave; un secours original d&rsquo;o&ugrave;  d&eacute;coul&egrave;rent d&rsquo;autres bienfaits. Le passage &agrave; Fayt de Tante Viteau fut  bienfaisant et les connaissances que tu fis depuis tes rapports avec eux t&rsquo;ont  &eacute;largi les id&eacute;es et les vues que tu eus, sur un monde diff&eacute;rent du n&ocirc;tre. Il y  a des appel&eacute;s et des &eacute;lus partout. </p>
<p>Je viens de passer de longues heures &agrave; pr&eacute;parer  le n&eacute;cessaire pour un b&eacute;b&eacute; arriv&eacute; &agrave; l&rsquo;improviste avec papa ch&ocirc;meur. J&rsquo;ai fait  diligence et j&rsquo;ai re&ccedil;u la veille de No&euml;l un mot de remerciement aimable, pour  avoir transform&eacute; la pierre froide de la Cr&egrave;che en un berceau bien chaud. &Agrave; quoi  de meilleur employer un temps pr&eacute;cieux. Profitons-en vite tant que le Bon Dieu  nous le donne en notre appartement douillet. J&rsquo;emploie les vieux lainages  propres pour constituer des couvertures pour les petits, les recouvrant de  cretonne fleurie. </p>
<p>J&rsquo;ai envoy&eacute; mes souhaits de No&euml;l et de  Nouvel-An avec de jolies images &eacute;dit&eacute;es par les missionnaires maristes de  Genval. Et cela fait plus de bien que les banales cartes, il y a un rappel  significatif de la Sainte f&ecirc;te et une pens&eacute;e pieuse. </p>
<p>La salle &agrave; manger d&rsquo;Obaix &eacute;tait intime avec une  profusion d&rsquo;&eacute;toiles brillantes, un gentil sapin, une cr&egrave;che o&ugrave; chaque enfant  est repr&eacute;sent&eacute; par sa bougie allum&eacute;e le soir pendant 8 jours. On &eacute;teint la  grande lampe et on a caus&eacute; entre nous jusqu&rsquo;&agrave; 11 heures &frac12;. Les enfants d&rsquo;Ittre  et de Lillois n&rsquo;ont pas la m&ecirc;me intelligence ni l&rsquo;application et l&rsquo;&eacute;mulation de  ceux d&rsquo;Obaix. C&rsquo;est si curieux de les observer et d&rsquo;entendre les parents se  demander ce qu&rsquo;on en fera. Vrai, dans les grandes familles, le probl&egrave;me des  &eacute;coles est important. Il y a l&rsquo;&eacute;cole Normale de l&rsquo;Etat &agrave; Nivelles, et un tas de  consid&eacute;rations &agrave; pr&eacute;voir. N&eacute;anmoins la pension est une solution de tout repos  pour les parents car les enfants sont sollicit&eacute;s par de multiples corv&eacute;es ce  qui les distrait du devoir &agrave; faire ou des le&ccedil;ons &agrave; &eacute;tudier. Enfin esp&eacute;rons, et  donnons notre petit appoint et appui pour les &eacute;pauler l&rsquo;un apr&egrave;s l&rsquo;autre.</p>
<p>T&rsquo;ai-je d&eacute;j&agrave; dit l&rsquo;immense d&eacute;ception, presque  d&eacute;sespoir d&rsquo;Odile. Non pas supplant&eacute;e, mais mise sous une autre direction dans  le service. Un colonial rentrant d&rsquo;Afrique, ami du Grand Patron ou son oblig&eacute;,  mais qui en attendant la retraite trouve une place, o&ugrave; chacun se retrouve &agrave;  l&rsquo;&eacute;tage plus bas de ses fonctions plut&ocirc;t que de progresser. Esp&eacute;rons que tout  finira par s&rsquo;arranger car en ce moment c&rsquo;est le marasme et un peu le d&eacute;go&ucirc;t de  la situation. Dis une bonne pri&egrave;re pour elle, qui s&rsquo;effondre apr&egrave;s un si vif  espoir. </p>
<p>Notre 1er janvier et le 15 nous  reviennent avec les anniversaires de notre bien-aim&eacute;e Maman et d&rsquo;Ars&egrave;ne. Les  souvenirs ne s&rsquo;estompent point malgr&eacute; le temps et nous rapprochent toujours de  ceux qui ont influenc&eacute; notre vie. Les bons souhaits sur le palier de Fayt au  soir du 31 D&eacute;cembre, ces visites du 1er janvier avec une bonne  goutte, un bon porto et des galettes. C&rsquo;est surann&eacute; sans doute, mais cela a  enchant&eacute; nos jeunes ann&eacute;es. Quel que soit ton 1er janvier je pense &agrave;  toi, je prie pour toi, pour ton bonheur, pour celui de tous ceux pour qui nous  avons l&rsquo;un et l&rsquo;autre une commune affection. Et n&rsquo;oublions pas surtout le  paradis &agrave; la fin de nos jours, &laquo;&nbsp;quand vous voudrez mon Dieu&nbsp;&raquo;. Nous  t&rsquo;embrassons toutes deux de tout c&oelig;ur. </p>
<p align="right">Octavie et Odile</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le golf fermier</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/11/01/124/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°073]]></category>
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					<description><![CDATA[Le golf fermier Jean-Fran&#231;ois et la communaut&#233; de Farni&#232;res l&#8217;ont test&#233; pour vous&#160;: une apr&#232;s-midi de d&#233;tente, d&#8217;effort physique, en plein air, dans une ambiance rurale&#160;! Extr&#234;mement sympa&#160;! La ferme Monville, &#224; Stoumont, entre Coo et Remouchamp, surplombe un paysage magnifique, une plong&#233;e vertigineuse vers la vall&#233;e de l&#8217;Ambl&#232;ve. Des<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/11/01/124/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css">
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</style>
<h1>Le golf fermier</h1>
<p><em>Jean-Fran&ccedil;ois et la communaut&eacute;  de Farni&egrave;res l&rsquo;ont test&eacute; pour vous&nbsp;: une apr&egrave;s-midi de d&eacute;tente, d&rsquo;effort  physique, en plein air, dans une ambiance rurale&nbsp;! Extr&ecirc;mement  sympa&nbsp;!</em></p>
<p>La ferme Monville, &agrave; Stoumont, entre Coo et  Remouchamp, surplombe un paysage magnifique, une plong&eacute;e vertigineuse vers la  vall&eacute;e de l&rsquo;Ambl&egrave;ve. Des prairies et des bois, des maisons nich&eacute;es &agrave; des  endroits incroyables.</p>
<p>La fille du fermier apporte les balles, une  rouge, une bleue, une jaune, &#8211; de belles grosses balles en cuir de 15 cm de  diam&egrave;tre &ndash; et les maillets &agrave; longs manches pour frapper. Cela ressemble &agrave; des  maillets de jeu de croquet. On voit quelques drapeaux jaunes num&eacute;rot&eacute;s, mais la  plupart restent cach&eacute;s &agrave; la vue, car le relief est accident&eacute;. Le groupe se constitue  en &eacute;quipes, les r&egrave;gles sont vite expliqu&eacute;es et assimil&eacute;es. </p>
<p>Et nous voil&agrave; partis au milieu des vaches,  &eacute;vitant les bouses, dans l&rsquo;herbe bien grasse o&ugrave; les balles disparaissent  parfois. Attention de ne pas les envoyer au-del&agrave; des limites&nbsp;: ce sera une  p&eacute;nalisation (et il faudra peut-&ecirc;tre ramper en-dessous de la cl&ocirc;ture). Sur une  feuille, on compte les coups n&eacute;cessaires pour envoyer les balles dans les  trous. Le jeu convient tr&egrave;s bien pour toutes les g&eacute;n&eacute;rations, m&ecirc;me s&rsquo;il faudra  parcourir trois kilom&egrave;tres. Quand on suit le bon chemin, il y a des chicanes  pour passer les cl&ocirc;tures&hellip;</p>
<p>Au bout d&rsquo;une heure et demie (mais il y a parmi  nous quelques pi&egrave;tres joueurs), nous en sommes &agrave; la moiti&eacute;. Il faut entre deux  et trois heures pour faire le tout. La fermi&egrave;re nous rejoint avec les cruchons  d&rsquo;eaux de vie aromatis&eacute;es aux prunelles, aux cerises, aux framboises. Nous  d&eacute;gustons autour d&rsquo;une table, les conversations vont bon train, pour commenter  les coups et surtout les styles. </p>
<p>Ce fut une super agr&eacute;able apr&egrave;s-midi de d&eacute;tente  conviviale. A recommander pour les familles, grands-parents et jeunes enfants,  et pour les bandes d&rsquo;amis. Le terrain de golf est affili&eacute; &agrave; une des f&eacute;d&eacute;rations  de golf fermier (c&rsquo;est du s&eacute;rieux&nbsp;!). Pour en savoir plus, il suffit de  taper &laquo;&nbsp;ferme Monville&nbsp;&raquo; sur Google et visiter l&rsquo;Internet, choisir  les items &laquo;&nbsp;Golf champ&ecirc;tre&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Agrogolf&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;G&icirc;te &agrave;  la ferme-Stoumont&nbsp;&raquo;. </p>
<p align="center">
<a href="https://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=13&#038;id_img=75" target="_blank"><br />
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</a><br />
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<img decoding="async" src="https://www.meurs.be/modules/galerie/images/thumbs/mini_Les_golfeurs_salesiens_et_salesiennes_3_77.jpg"><br />
</a><br />
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<img decoding="async" src="https://www.meurs.be/modules/galerie/images/thumbs/mini_Les_golfeurs_salesiens_et_salesiennes_4_78.jpg"><br />
</a><br />
<a href="https://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=13&#038;id_img=79" target="_blank"><br />
<img decoding="async" src="https://www.meurs.be/modules/galerie/images/thumbs/mini_Les_golfeurs_salesiens_et_salesiennes_5_79.jpg"><br />
</a></p>
<p>Cliquer sur les images pour les agrandir
</p>
<p>&Agrave; c&ocirc;t&eacute; de la ferme, il y a un g&icirc;te rural tr&egrave;s  tr&egrave;s bien am&eacute;nag&eacute; et &eacute;quip&eacute;, avec quatre chambres, et une vue panoramique extraordinaire&hellip;  Si le c&oelig;ur vous en dit&nbsp;! Et dites aux fermiers que vous me  connaissez&nbsp;: ce sont de grands amis de Farni&egrave;res&nbsp;! </p>
<p align="right">Jean-Fran&ccedil;ois</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Homélie d&#8217;adieu à Bernard Meurs</title>
		<link>https://www.meurs.be/2007/10/17/122/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°073]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.meurs.be/?p=122</guid>

					<description><![CDATA[Homélie Bien cher Bernard, je me réjouis et je m’émerveille en premier lieu de ton aptitude au bonheur. Quelle joie de vivre ! Quel goût de faire la fête ! Buvons, tchantons, fèyons rimpli nos vérres, … Ouais, ouais, ouais ! Tout l’monde debout son verre à la main… On<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2007/10/17/122/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Homélie<BR><br />
<BR><br />
Bien cher Bernard, je me réjouis et je m’émerveille en premier lieu de ton aptitude au bonheur. Quelle joie de vivre ! Quel goût de faire la fête ! <em>Buvons, tchantons, fèyons rimpli nos vérres, … Ouais, ouais, ouais ! Tout l’monde debout son verre à la main…</em> On aurait dit parfois que tu était heureux avec désinvolture. Un bonheur bruyant, servi par une voix puissante capable de dominer le brouhaha pour diriger le quadrille. Pour moi, tu resteras toujours un cri, un cri d’animation, suivi d’un grand rire. <BR><br />
<BR><br />
Tu avais une fameuse aptitude à vivre le bonheur pour toi et à le donner aux autres. Les deux ensemble, indissolublement liés. Ton bonheur n’était donc pas légèreté, puisqu’il englobait les autres. Au contraire, c’était du solide. Tu étais optimiste avec les pieds sur terre !<BR><br />
<BR><br />
Ce qui remonte chez tous ceux que j’ai entendu, c’est ton esprit de service. Beaucoup peuvent témoigner d’un coup de main solide, donné spontanément, généreusement, sans arrière-pensée. Tu as beaucoup travaillé et donné de ton temps pour les tiens et pour les autres. Tu ne laissais pas tomber et tu savais dédramatiser. Tu me fais penser à la chanson de Goldman : tu changeais la vie !<BR><br />
<BR><br />
Si j’ai choisi pour toi le récit du « Bon Samaritain », c’est parce que tu avais le don de l’amitié, et que ta vie nous raconte une histoire comme nous les aimons bien, une histoire qui fait du bien, l’histoire d’un homme de cœur. Et, &#8211; ce qui est bien !-, sans prétendre nous faire la leçon. <BR><br />
<BR><br />
Tu ne t’es pas emberlificoté dans la théorie sur le plus grand commandement et sur la loi, comme le savant poseur de questions. Comme le Samaritain, tu as simplement laissé parler ton cœur. Et quand on laisse parler son cœur, on se fait beaucoup de prochains ! Et ce n’est pas un problème d’en avoir beaucoup parce que, plus on accueille des amis dans son cœur, et moins le cœur est encombré. <BR><br />
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Oui, j’aime bien la réponse de Jésus à ce savant qui aimerait donner des leçons et mettre au point la théorie. Il vient à son secours en racontant une histoire qui ne répond pas exactement à sa question, mais qui lui fait comprendre son problème. Jésus lui dit, laisse parler ton cœur avant de faire de la théologie. <BR><br />
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Bernard, tu n’a pas attendu pas de voir le Christ dans ton prochain pour agir. Tu savais qu’on n’aime pas avec des principes, mais que, quand on est humain, simplement humain, on se fait proche et on rend service. Pourtant, grâce à toi, je peux faire de la théologie et dire, ici et maintenant, en toute vérité, que quand on est profondément humain, on est aussi profondément le cœur et les mains de Dieu. Si tu n’avais pas été là, Dieu n’aurait pas été si proche de chacun de nous, Dieu nous aurait beaucoup manqué. Mais tu étais là, et on ne pensait pas que Dieu était avec nous. Et pourtant… on vivait en sécurité. <BR><br />
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Bernard, tu es de ceux qui nous révèlent que la sainteté existe, beaucoup plus qu’on ne pense. Quand je dis sainteté, je ne parle pas d’exploits extraordinaires ! Tu n’es pas une star, même si tu es une étoile qui nous entraîne dans le ciel. La sainteté, c’est tout simplement d’aller jusqu’au bout de ce que l’on est… Et toi, tu as vécu à fond, parfois à du cent à l’heure, et tu as sorti tout ce que tu avais dans tes tripes. Ce qui s’appelle réaliser sa vocation d’homme, faire la volonté de Dieu. <BR><br />
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« Saint Bernard », comme un chien Saint-Bernard, avec son petit tonneau d’abord, pour la convivialité et le plaisir, et les aboiements, la bonne agressivité du chien berger pour rassembler le troupeau, ou l’empêcher de faire des bêtises, ou pour défendre les siens… <BR><br />
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Tu y as gagné d’être un homme libre. En créant des liens, tu as trouvé un grande liberté dans ta façon d’être. Cela t’a évité de tomber dans les pièges des jalousies et de la zizanie. Il me semble que, d’instinct, tu évitais les chemins des malveillances et des disputes, choisissant les chemins les sentiers de la paix qui nous rapprochent, les chemins ouverts sur l’avenir. Tu étais trait d’union, un rassembleur, cultivant l’esprit de famille. Non, ton bonheur n’avait rien de facile et de désinvolte !<BR><br />
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Cher Bernard, tu étais et tu restes libre comme le Bon Samaritain : tu étais en voyage, tu es arrivé au bon moment sur notre terre, beaucoup d’entre nous peuvent le dire. Tu as pris soin des tiens et de nous, et maintenant, tu nous passes le relais. Nous allons devoir nous débrouiller sans toi. <BR><br />
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Mais tu as laissé deux pièces d’argent. Ça ne paraît pas beaucoup quand on a peur de ce que sera l’avenir, mais c’est suffisant, c’est peut-être même énorme ces deux pièces : le goût de la vie et le goût de la liberté, une sacrée énergie et une joie imprenable, la tendresse jumelée à la force. Ces deux pièces d’argent, nous ferons de notre mieux pour les faire fructifier, et nous découvrirons qu’elles doivent nous suffire pour attendre la résurrection. Oui, avec ce que tu nous laisses, et ce que Jésus nous a laissés, nous ressusciterons. <BR><br />
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Jean-François</p>
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