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	<title>Piret-Magazine n°068 &#8211; Accueil</title>
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	<description>Un site de la famille Piret-Meurs</description>
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		<title>Le monastère de La Huelgas à Burgos</title>
		<link>https://www.meurs.be/2006/09/27/74/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Sep 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°068]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans la généalogie de la famille MEURS Le monastère de La Huelgas à Burgos Cet été 2006, j’ai fait un séjour à Burgos, dans le cadre d’une réunion de travail pour la revue « Don Bosco Aujourd’hui ». La maison salésienne où je me trouvais est à deux cent mètres<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2006/09/27/74/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><H2>Dans la généalogie de la famille MEURS</H2><br />
<H1><U>Le monastère de La Huelgas à Burgos</U></H1></p>
<p align="justify">Cet été 2006, j’ai<br />
fait un séjour à Burgos, dans le cadre d’une<br />
réunion de travail pour la revue « Don Bosco<br />
Aujourd’hui ». La maison salésienne où<br />
je me trouvais est à deux cent mètres du Monastère<br />
royal de Las Huelgas, dont je voyais l’église et les<br />
murailles depuis la fenêtre de ma chambre. Quelques mots et<br />
quelques images à propos de ce haut lieu royal qui fut fondé<br />
par nos ancêtres…</p>
<p></p>
<p align="justify">Ce monastère de religieuses cisterciennes a été<br />
fondé par le roi Alphonse VIII en 1187. A l’origine, il<br />
n’accueillait que des moniales princesses de sang royal ou<br />
liées à la couronne de Castille. Il fut panthéon<br />
royal, puisque plusieurs rois de Castille et membres de leur famille<br />
y ont été enterrés, et notamment <B>Alphonse<br />
VIII et son épouse Eléonore de Plantagenet</B>. Leurs<br />
sarcophages jumelés se trouvent actuellement dans la nef<br />
centrale de l’église.</p>
<p></p>
<p align="center">
<a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=1&#038;id_img=6"><br />
<img decoding="async" width="25%" src="https://www.meurs.be/images/publiques/Huelgas006mini.jpg"><br />
</a><br />
<b>Sarcophages d&rsquo;Alphonse VIII et Eléonore de Plantagenet</b>
</p>
<p></p>
<p align="justify">C’est une construction romane<br />
splendide, notamment le cloître. Le roi Alphonse VII aimait les<br />
décorations arabes et on en retrouve dans ce qui subsiste des<br />
stucs des plafonds.</p>
<p></p>
<p align="center">
<a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=1&#038;id_img=7"><br />
<img decoding="async" width="25%" src="https://www.meurs.be/images/publiques/Huelgas008mini.jpg"></a><br />
<a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=1&#038;id_img=8"><br />
<img decoding="async" width="25%" src="https://www.meurs.be/images/publiques/Huelgas009mini.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=1&#038;id_img=9"><br />
<img decoding="async" width="25%" src="https://www.meurs.be/images/publiques/Huelgas011mini.jpg"></a><br />
<a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=1&#038;id_img=10"><br />
<img decoding="async" width="25%" src="https://www.meurs.be/images/publiques/Huelgas013mini.jpg"></a><br />
<b>Le cloître</b>
</p>
<p></p>
<p align="justify">Dans une chapelle, on trouve une<br />
curieuse statue de Saint Jacques, avec des bras articulés,<br />
dont l’un d’eux tient une épée. Elle<br />
servait pour les cérémonies où l’on<br />
« armait » les chevaliers. Ceux-ci passaient la<br />
nuit en veille, habillés en blanc : il paraît que<br />
c’est de là que vient l’expression « passer<br />
une nuit blanche » ! Un prêtre actionnait les<br />
bras, comme pour une marionnette, pour adouber les candidats.</p>
<p></p>
<p align="center">
<a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=galerie&#038;action=img&#038;id_gal=1&#038;id_img=12"><br />
<img decoding="async" width="25%" src="https://www.meurs.be/images/publiques/Huelgas016mini.jpg"></a><br />
<b>Statue de Saint Jacques</b>
</p>
<p></p>
<p><H2>Les liens généalogiques</H2></p>
<p align="justify">Alphonse VIII de Castille, fils de<br />
Sanche III et de Blanche de Navarre, est né le 11 novembre<br />
1155 et est décédé à Avila le 5 octobre<br />
1214. Il fut roi de Castille et de Tolède. Il est le vainqueur<br />
de la fameuse bataille de Las Navas de Tolosa, en 1212, bataille<br />
décisive qui brisa le pouvoir des califes Almohades et amorça<br />
la phase décisive de la Reconquista.</p>
<p align="justify">Alphonse VIII et son épouse<br />
sont nos ancêtres à plusieurs titres.</p>
<p align="justify">1° Leur fille aînée, <B>Bérengère</B>, qui<br />
fut reine de Castille à la mort de son jeune frère<br />
Henri, épouse son proche cousin Alphonse IX de León. Ce<br />
mariage sera annulé à cause des liens de consanguinité,<br />
mais plusieurs enfants sont nés de ce mariage, dont :</p>
<p align="justify"><B>Ferdinand III, roi de Castille, « saint Ferdinand »</B>,<br />
né en 1199 et mort à Séville le 30 mai 1252. Il<br />
chasse les Maures de Cordoue (1236) et de Séville (1248), et<br />
est le grand vainqueur à la grande bataille de Xérès<br />
(Jérez de la Frontera). Il est aussi le fondateur de<br />
l’université de Salamanque.</p>
<p align="justify">De son épouse Béatrice de Souabe, il a deux enfants :<br />
Alphonse X « le Sage », roi de Castille et<br />
León ; et Eléonore de Castille, 1244-1290, qui<br />
épouse au monastère de Las Huelgas en octobre 1245<br />
Edouard 1<SUP>er</SUP> d’Angleterre.</p>
<p align="justify">De cette union, une fille, Marguerite<br />
d’Angleterre, 1275-1318, épouse à l’abbaye<br />
de Westminster en 1290 Jean II, 1275-1312, duc de Brabant.
</p>
<p align="justify">De cette union est issu Jean III, 1300-1355, duc<br />
de Brabant et de Limbourg. Qui épouse en 1311 Marie d’Evreux,<br />
+ 1335, fille de Louis de France, comte d’Evreux et de<br />
Marguerite d’Artois.</p>
<p align="justify">Leur fille Marguerite, 1323-1368, est mariée<br />
en 1347 à Louis de Maele, comte de Flandre, <B>ancêtre<br />
de Marguerite de Maele et des duc de Bourgogne</B>.</p>
<p align="justify">2° Leur fille <B>Blanche de Castille</B>, 1188-1252 épouse Louis VIII, roi de France. <b><u>Elle est notre ancêtre</u></b> à plusieurs<br />
titres : </p>
<p align="justify">Comme mère de <B>Louis IX, saint Louis</B>, et, par la lignée<br />
des rois de France, ancêtre des ducs de Bourgogne dont nous<br />
descendons par un bâtard (bien doté !) du <a href="http://www.meurs.be/index.php?mod=articles&#038;ac=commentaires&#038;id=25">Duc Jean Sans Peur</a>. </p>
<p align="justify">Comme ancêtre de Philippe III le Hardi, époux de Marie de<br />
Brabant, dont un fils, Louis de France, comte d’Evreux,<br />
1276-1319. Une fille de ce dernier, <B>Marguerite, épouse<br />
Louis de Maele</B> (voir ci-dessus).</p>
<p align="justify">Comme ancêtre de Philippe V, roi de France, dont la fille, <B>Marguerite, épouse en 1317 Louis 1<SUP>er</SUP> (de<br />
Dampierre) comte de Flandre</B>. Louis de Dampierre et Marguerite<br />
sont les grand-parents de Marguerite de Maele, épouse de Jean<br />
Sans Peur, duc de Bourgogne.</p>
<p align="justify">D’autres recoupements sont possibles…</p>
<p align="right">Jean-François Meurs</p>
<p><b>Note: plus de photos disponibles dans la <a href="/index.php?mod=galerie&#038;action=gal&#038;id_gal=1">Galerie des photos</a></b>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fête du 9 septembre</title>
		<link>https://www.meurs.be/2006/09/15/72/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Sep 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°068]]></category>
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					<description><![CDATA[La Fête de Famille du 9 septembre 2006 Félicitations à la jeune équipe du CFFP &#8211; Comité de Fête de la Famille Piret -, qui a pris la relève pour organiser le rassemblement familial de ce 9 septembre. Il fallait le faire ! Ils ont été efficaces, les différentes «<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2006/09/15/72/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><H1><U>La Fête de Famille du 9 septembre 2006</U></H1></p>
<p>Félicitations à la jeune équipe du CFFP &#8211; Comité de Fête de la Famille Piret -, qui a pris la relève pour organiser le rassemblement familial de ce 9 septembre. Il fallait le faire ! Ils ont été efficaces, les différentes « manœuvres » ont été rondement menées, les différents postes bien assurés. Les générations montantes se réjouissent de voir qu’une suite est assurée à ces réunions de famille très appréciées. </p>
<p>La journée a débuté par une eucharistie toute simple dans l’église de Buzet. Certains m’ont dit que ce moment était émouvant, avec la présence des oncles et tantes, et le souvenir ravivé de tous ceux qui ont disparu mais restent présents dans les esprits.</p>
<p>Un soleil extraordinaire et inattendu nous a permis de prendre l’apéritif et le pique-nique dehors. Au centre de la cour, la table avec les « anciens », tout autour les moins jeunes et les jeunes, en cercles concentriques ; sur le côté, une multitude d’enfants sautant dans les châteaux gonflables. Les arrivées se sont faites peu à peu, avec une grosse affluence vers deux heures, le moment annoncé pour les photos. Impossible de parler avec tout le monde, mais on a pu se piquer au jeu de reconnaître des enfants devenus ados en herbe et en barbe, et des ados qui sont entrés dans le monde des adultes, les jeunes couples déjà entourés d’enfants, des bébés sur les bras, des biberons en mains.</p>
<p>Avec plus ou moins de discipline et beaucoup de bonhomie, les familles se sont regroupées devant l’objectif… face au soleil. L’exercice est toujours un peu difficile. Surtout quand il faut attendre que le soleil tourne, et qu’un arbre vient projeter son ombre importune.</p>
<p>Après cela, tout le monde s’est mis à tourner autour de la table garnie de gâteaux variés, de tartes bien tentantes. Ce n’était pas le moment de se montrer des intégristes intransigeants du régime…</p>
<p>Puis, beaucoup se sont installés devant l’écran pour visionner des films anciens retranscrits en numérique et gravés sur DVD… On a revu avec plaisir le classique film des Noces d’Or d’Adolphe Piret et Julia Tamigneaux le 10 juillet 1960, et quelques antiquités sur lesquelles on hésite à reconnaître tel ou tel bambin.</p>
<p>Le barbecue du soir était abondant… Les saucisses délicieuses, les salades et crudités croquantes, les fromages savoureux. Les conversations allaient bon train. Pendant ce temps là, le « gang » des jeunes garçons emmenés par Pierrick balayait tout l’espace de ses allées et venues décidées …</p>
<p>La sono est alors entrée dans le jeu… Les plus jeunes, et les plus courageux, se sont éclatés par la danse, pendant que les oreilles plus sensibles allaient se reposer… Après l’attendu « Baby come back ». </p>
<p>Les jeunes organisateurs pourront sans doute nous dire combien nous étions ce samedi. Un beau nombre en tout cas, même si, il faut être réaliste, on ne peut réunir tout le monde. </p>
<p>Nous attendons le prochain rendez-vous. Peut-être en 2010 ? En effet, le 23 juin 2010 sera la date du centième anniversaire du mariage de Julia Tamigneaux et Adolphe Piret ! L’occasion d’une sorte de bilan ! …</p>
<p align=right>Jean-François Meurs</p>
<hr>
<p><center><br />
<img src=images/publiques/Fete9septembre001.jpg> <img src=images/publiques/Fete9septembre003.jpg></p>
<p><img src=images/publiques/Fete9septembre005.jpg> <img src=images/publiques/Fete9septembre010.jpg></p>
<p><img src=images/publiques/Fete9septembre015.jpg> <img src=images/publiques/Fete9septembre019.jpg></p>
<p><img src=images/publiques/Fete9septembre028.jpg> <img src=images/publiques/Fete9septembre030.jpg></p>
<p><img src=images/publiques/Fete9septembre037.jpg> <img src=images/publiques/Fete9septembre040.jpg></p>
<p><img src=images/publiques/Fete9septembre046.jpg><br />
</center></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les « Pilum Piku » du Burkina</title>
		<link>https://www.meurs.be/2006/09/15/73/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Sep 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°068]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.meurs.be/?p=73</guid>

					<description><![CDATA[Les « Pilum Piku » du Burkina Anton Loriaux a passé 3 semaines au Burkina Faso, « le pays des hommes intègres », pour un projet d’animation avec de jeunes enfants. Pour faire naître des petits griots heureux faisant du théâtre… Apprentissage, conversions, échanges interculturels. Bilan du séjour : il<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2006/09/15/73/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><H1><U>Les « Pilum Piku » du Burkina</U></H1></p>
<p><b><a href='http://genealogy.meurs.be/fiches/fiche776.htm#f3880' target='new'>Anton Loriaux</a> a passé 3 semaines au Burkina Faso, « le pays des hommes intègres », pour un projet d’animation avec de jeunes enfants. Pour faire naître des petits griots heureux faisant du théâtre… Apprentissage, conversions, échanges interculturels. Bilan du séjour : il est résolu à y retourner avec un nouveau projet !</b></p>
<p>Nous étions 5 étudiants de 19-20 ans, et le voyage s’est déroulé du 3 au 24 juillet, à quoi il faut ajouter les trois jours de retard de l’avion au voyage retour : nous étions bel et bien en Afrique !</p>
<p>Nous avons travaillé en collaboration avec une école bilingue, moré-français, du secteur 9 de la ville de Koudougou. Le directeur, Pascal Kafando, nous accueillait dans sa maison pour toute la durée de notre séjour. Les instituteurs sont venus nous chercher à l’aéroport de Ouagadougou avec une camionnette que nous avions loué à une entreprise de production de miel. Le trajet jusqu’à Koudougou, troisième ville du pays, à l’Ouest de la capitale, dure trois heures.</p>
<p>Les deux premiers jours furent mis à profit pour préparer les deux semaines : pour faire connaissance avec les instituteurs, le climat… et les moustiques. Pour acheter aussi 40 kg de riz, 45 kg de pâtés, 30 kg de poisson et une vingtaine de poulets !</p>
<p>Durant les deux semaines, nous avons accueilli dans les locaux de l’école deux fois 40 enfants de 8 à 14 ans, chaque groupe pour une semaine. Le premier jour fut très stressant, car il est difficile d’entrer en contact avec ces enfants. De plus, trois d’entre nous n’avaient aucune expérience d’activités avec des enfants ; les deux autres n’étaient d’ailleurs pas plus avancés, car la différence de culture entre les enfants africains et les européens est énorme. Heureusement, les instituteurs nous aidaient et nous ont guidés, car seuls, nous n’y serions jamais arrivés. </p>
<p>Nous avons monté des petites pièces de théâtre que nous travaillions chaque après-midi. Pour la première semaine, les enfants répartis en petits groupes venaient pêcher dans un chapeau la situation initiale, un élément déclencheur, un personnage, et un trait de caractère. À partir de là, ils devaient inventer une petite histoire. Le but étant de présenter la pièce le dernier jour de la semaine devant les parents.</p>
<p>Ce que nous ne savions pas, c’est que les enfants ne sont absolument pas habitués à s’exprimer, à inventer, ni même à concevoir quelque chose de fantastique ou de surnaturel. Pourquoi une poule parlerait-elle ? Les instituteurs nous alors on expliqué qu’ils ne laissaient aucune place à la créativité durant les classes, et que dans les familles, les enfants ne sont pas autorisés à s’exprimer, du moins devant leurs parents. Et pour corser le tout, certains ne parlaient pas très bien français, d’où un très fort complexe d’infériorité face à nous et à leurs camarades.</p>
<p>Heureusement, tout a fini par se « dérouiller » un peu et les pièces furent des succès. Les enfants étaient fiers de jouer devant leurs parents, et ceux-ci étaient stupéfaits de découvrir leur enfant qui s’exprimait, et surtout qui les faisait rire. À la fin du spectacle, nous avons offert un verre à tout le monde. Que de gratitude nous avons reçu de la part des parents !</p>
<p>La deuxième semaine, les enfants devaient inventer la suite d’un conte de chez nous, comme « le Petit Chaperon Rouge » ou d’une fable comme « le Rat et le Lion ». Les histoires furent des régals. Dans mon groupe, les enfants qui inventaient la suite de l’histoire du « Petit Poucet » se révoltaient contre leurs parents.</p>
<p>Les journées étaient parsemées de petits jeux d’approche, de chants et de grands jeux. Nous les avons également emmenés en excursion à Ziniaré dans un parc animalier et à Laongo, dans une exposition de sculptures sur granit en pleine savane. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les enfants ne connaissaient ni les éléphants, ni les zèbres ou autres spécimen de la faune subsaharienne : comme dans nos régions, les villes et la surpopulation ont fait disparaître les espèces animales indigènes.</p>
<p>Pour nous rendre au parc, nous sommes passés par Ouagadougou, la capitale. Pour les enfants, voir les bâtiments publics, par exemple l’assemblée nationale, est une source de prestige. Toutes ces choses, la majorité d’entre eux ne les reverront plus, et leurs parents ne les ont jamais vues !</p>
<p>Que de bonheurs et d’apprentissages avec les enfants ! Et avec les instituteurs, nous avons discuté longuement des échanges nord/sud, de la place de la femme, de la dictature, de l’économie, des mœurs et de mille autres choses. Je crois que notre vision est désormais changée pour toujours.</p>
<p>Dans les derniers jours, nous sommes allés acheter des livres scolaires pour l’école, avec l’argent qui nous restait. Car les classes ne possèdent qu’un ou deux exemplaires des livres dont ils ont besoin, ce qui entraîne une perte de temps énorme, puisque l’instituteur doit tout récrire au tableau. Dorénavant, il y aura un livre pour deux enfants.</p>
<p>Nous avons rapporté des centaines de photos et, plus précieux encore, des heures d’enregistrement sonore. Nous essaierons d’en faire une petite émission radiophonique.</p>
<p>Nous avons déjà décidé de refaire le projet dans deux ans, et de monter une petite a.s.b.l. Ce ne sera plus « Les Griots », nom qui n’a pas grand chose à voir avec le projet, mais « Pilum piku » qui signifie « Papillon » en langue moré.</p>
<p><p><b>Anton</b></p>
<hr>
<p><center><br />
<img src=images/publiques/PilumPiku01.jpg> <img src=images/publiques/PilumPiku02.jpg></p>
<p><img src=images/publiques/PilumPiku03.jpg> <img src=images/publiques/PilumPiku04.jpg></p>
<p><img src=images/publiques/PilumPiku05.jpg> <img src=images/publiques/PilumPiku06.jpg></p>
<p><img src=images/publiques/PilumPiku07.jpg><br />
</center></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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