<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Piret-Magazine n°008 &#8211; Piret-Magazine</title>
	<atom:link href="https://www.meurs.be/category/piret-magazine/piret-magazine-n008/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.meurs.be</link>
	<description>Un site de la famille Piret-Meurs</description>
	<lastBuildDate>Fri, 16 Dec 2011 00:00:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.4.3</generator>
	<item>
		<title>De la “Petite Cense” au “Beau Château”.</title>
		<link>https://www.meurs.be/2011/12/16/198/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alisce]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Piret-Magazine n°008]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.meurs.be/?p=198</guid>

					<description><![CDATA[De la “Petite Cense” au “Beau Château”. J’avais douze ans quand mes parents ont quitté la “Petite Cense” au Bois du Sépulchre à Nivelles (1) et repris la ferme appelée “Beau Château” à Boussu. Cette reprise s’est faite au mois de mai, cependant, mes parents n’y ont emménagé qu’en décembre.<a class="moretag" href="https://www.meurs.be/2011/12/16/198/"> Lire la suite&#8230;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style>
<!--
 .style1 {color: #FF6600;}
 -->
</style>
<h1 class="style1">De  la “Petite Cense” au “Beau Château”.</h1>
<p>J’avais douze ans quand mes parents ont quitté  la “Petite Cense” au Bois du Sépulchre à Nivelles (1) et repris la ferme  appelée “Beau Château” à Boussu. Cette reprise s’est faite au mois de mai,  cependant, mes parents n’y ont emménagé qu’en décembre. Ferdinand, François et  moi, nous sommes restés près de trois mois seuls à Boussu pour assurer les  travaux de la fenaison. </p>
<p>Je me souviens que je suis partie là-bas le 28  juin, l’école à peine finie (2). Je devais me débrouiller pour faire la cuisine  sur un poêle qui marchait au bois : il n’y avait pas de charbon. Un jour, les  patates n’arrivaient pas à cuire parce que l’eau ne bouillait pas assez&#8230; Une  autre fois, je devais cuire des petits pois. Maman m’avait dit qu’on les jetait  “à la dernière minute” dans l’eau bouillante, sans trop préciser qu’il fallait  qu’ils cuisent quand même. Nous les avons mangés croquants ! Heureusement  qu’ils étaient tout frais, venant du jardin. Une autre fois encore, j’ai du  faire du cacao avec de l’eau parce qu’il n’y avait pas de lait&#8230;</p>
<p>Une nuit, je me suis réveillée à cinq heures du  matin. Je n’ai pu tenir, il fallait que je me lève, tant la solitude me pesait.  J’ai traversé toutes les prairies, jusqu’aux oseraies, près de la “Cache du  Prince”, pour aller rejoindre Ferdinand qui fauchait déjà. </p>
<p>Nous avons fauché, fané et ramassé 17 hectares  de foin, et quand nous avons eu fini, il était déjà 8 heures du soir. Nous  étions contents de pouvoir nous reposer. Mais nos parents ont téléphoné, à  moins que ce ne soit Ferdinand qui les ait appelés pour leur dire que nous  avions fini : il fallait rentrer à Nivelles sur le champ ! Ferdinand a attelé  le char et nous sommes partis, en route toute la nuit. J’avais tellement froid  que je me suis mise sous le matelas. Au petit jour, François, qui avait pris un  vélo, est allé au-devant pour rassurer les parents en signalant que nous  arrivions.</p>
<p>À partir du mois de septembre, je suis allée à  l’école à Boussu. Il m’est arrivé de devoir prendre le train pour rentrer à  Nivelles. Il fallait d’abord prendre le tram à Saint-Ghislain pour aller  jusqu’à Mons. La première fois, j’ai bien cherché longtemps avant de trouver  l’entrée de la gare de Mons ! J’ai embarqué dans un wagon plein d’ouvriers et  j’étais très mal à l’aise. Après avoir changé à La Louvière, je suis enfin  arrivée à Nivelles Nord d’où il y avait encore trois quarts d’heure à pied pour  arriver à la Petite Cense. Mais je ne me rappelle plus si on m’y attendait ou  pas&#8230;</p>
<p align="right">Récit d’Odile Tamigniau, 1991<br />
  Recueilli par Jean-François Meurs</p>
<p> </p>
<ol>
<li>C’était la ferme familiale des Tamigneaux, près du Bois du Sépulchre. La  reprise a eu lieu sans doute après la mort de l’oncle Remy Tamignaux, décédé  subitement le 3 septembre 1924.</li>
<li>Odile allait à l’école du béguinage (souvenir de Marie Louise Piret).</li>
</ol>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
